
L'ami Eric Franceschi, ulta-talentueux correspondant-photographe à Marseille de Libération nous envoie une photo de la Canebière pour l'envoyée spéciale du journal enlevée en Irak, Florence Aubenas et son traducteur, Hussein Hanoun Al-Saadi (cliquer ici pour agrandir)
En France, la vidéo choque et horrifie. Aux Etats-Unis, personne n'en parle. Une copine de Los Angeles me demandait pourquoi j'avais une photo de l'acteur Orlando Bloom en haut de page de ce site: elle faisait référence à la bannière animée de soutien à Florence et Hussein. Ainsi Florence ressemble à Legolas du Seigneur des Anneaux! Ah, vivre à Hollywood.
Il se trouve que les journalistes enlevés en Irak sont avant tout européens. Les Américains sur place n'y vont pas à la légère, avec gardes du corps, voitures blindées et budgets conséquents pour protéger les journalistes barricadés dans leur hôtel et recruter des free-lance irakiens qui font pratiquement tout le boulot de terrain. Les envoyés spéciaux sont remplacés régulièrement. Les rédactions françaises n'ont pas ce genre de moyens. Les journalistes sont pratiquement seuls à Bagdad et ont tendance à rester longtemps, pour faire des économies. Le danger étant, qu'au bout de quelques semaines, on relâche sa vigilence. On sort à la rencontre de la population, impatient de faire son boulot de journaliste.
A l'heure Américaine signale un blog consacré à la mobilisation en France pour la libération de Florence et Hussein.
A l'heure Américaine
informs us about this new blog detailing the mobilization in France for the release of Florence and Hussein.OK pour le coût de la sécurité (il y a eu bcp de freelances aussi kidnappés dt un américain)
Mais c'est pas vrai l'idée que les journalistes européens restent plus longtemps pour économiser de l'argent ! La plupart des quotidiens américains ont une présence permanente en Irak, avec des journalistes qui y font des rotations souvent plus longues que les durées de passage des français.
Tu a raison Guillemette sur la durée. On m'a rapporté de l'intérieur d'un grand journal cet argument des séjours longs par souci budgétaire, les grands journaux française ayant des principes de fonctionnement différents...
Nicolas Hénin, correspondant à Amman/Bagdad de Radio France ne peut pas poster directement (internet aléatoire) mais nous envoie ce e-mail très intéressant de là-bas:
"Oui, Emmanuelle, tu as raison, les journalistes enlevés sont principalement européens. Et même, on peut pousser le raisonnement plus loin : ils sont surtout indépendant, de portefeuille ou d’esprit. Qu’il s’agisse de ces Asiatiques ou de ces deux pigistes français qui ont été kidnappés l’an dernier, ou qu’il s’agisse de ces deux femmes, reporters comme
par hasard de journaux de gauche, opposés à l’intervention américaine, et désireux d’en montrer les vrais effets sur la population. Ils courraient des
risques qu’on ne craint pas quand on est embedded, bien au chaud chez les merlots.
La question des moyens est essentielle. CNN ou BBC World resteront en Irak quelle que soit la situation sécuritaire, et ils ne se sont jamais posés la question d’en partir, alors que c’est le rêve de beaucoup de djihadistes de se taper un reporter US ou
British. Il faut se donner les moyens.
Mais il y a aussi beaucoup une question de volonté. Il faut être prêt à courrir des risques.
L’Independent britannique a deux reporters à Bagdad. Ils sortent tous les jours, font gaffe mais ne sont pas tétanisés, et ils bossent très bien sans que rien ni personne ne viennent les emmerder.
Surtout pas un chef qui leur
dit : ne sors pas de ta chambre d’hôtel, ou : prends le premier avion pour sortir de là. Il faut faire confiance aux reporters de terrain. Ce sont eux qui sont les meilleurs juges de la situation. Même si, au final, puisque la responsabilité est partagée, il faut que la décision soit collégiale. Il faut garder à l’esprit que si un reporter est enlevé, blessé ou tué, il va quand même morfler beaucoup plus que son chef. Si le reporter veut bosser, s’il est volontaire, c’est aussi un choix qui doit être respecté.
Enfin, il faut se poser la question du pourquoi ce qui se passe en Irak arrive. Pourquoi sommes-nous cibles ? Les avons-nous déçus ? Avons-nous bien fait notre
boulot ? Connaissent-ils le rôle d’une presse
indépendante en occident, sont-ils confiants dans le fait qu’elle peut faire évoluer les choses ? Peut-on
leur expliquer la nature de notre travail, à eux qui n’ont aucune idée d’à quoi ressemble une information honnête, et qui ont toujours vécu dans un pays où on
ne sait même pas ce que c’est qu’une opinion publique ?
Je discutais encore la semaine dernière avec une déléguée du CICR qui était avec moi à Bagdad quand leur siège a sauté. On se pose sensiblement les mêmes
questions. Nous ont-ils frappés parce qu’ils ne connaissaient pas bien la nature de notre travail en Irak, ou au contraire parce qu’ils la connaissaient trop bien, et qu’ils n’en voulaient pas ?
Il serait salutaire que se mette en place, à l’échelle mondiale, une réflexion sur l’information en Irak. Afin de définir des règles, des mesures communes, et
même une politique de communication vis-à-vis des Irakiens. Mais je dois rêver, sans doute.
Quoique ; les Japonais commencent à se poser des questions sérieuses, et je songe même à aller faire un tour à Tokyo pour en parler avec eux !"
elle aurait été libérée !
LA DIRETTA - La giornalista italiana del "Manifesto"
era stata rapita il 4 febbraio scorso. La notizia è
stata data da Al Jazeera. La conferma dal suo
giornale: è stata liberata a Bagdad
http://www.repubblica.it/
Libération de la journaliste italienne Giuliana Sgrena
DOUBAI (Reuters) - La journaliste italienne Giuliana
Sgrena, enlevée à Bagdad le 4 février dernier, a été
libérée, affirme vendredi la chaîne de télévision
panarabe Al Djazira citant des sources non
identifiées.
Sa libération a été confirmée à Rome par le quotidien
Il Manifesto, dont elle était l'envoyée spéciale en
Irak.
... sauf qu'elle s'est fait apparemment tirer dessus par les Américains et qu'un agent des services secrets italien est mort
http://apnews.myway.com/article/20050304/D88KD8S00.html
And I, an American, should give a flying fuck what happens to a couple of anti-American French Marxists that have gladly cheered on the Baathist and Al-Quadaist murderers?
Hey, that the very people that will cut their heads off are the very same people they reported glowing stories about is called "poetic justice" in the English language.
And I won't shed one goddamn tear.
Anger management, David?
Giuliana Sgrena dans Libération
"Je soutenais qu'il fallait raconter cette guerre sale et je me trouvais là otage pour n'avoir pas voulu rester enfermée à l'hôtel. "Nous ne voulons plus voir personne en Irak", disaient mes ravisseurs.
Mais moi, je voulais raconter le bain de sang de Fallouja avec les paroles mêmes des réfugiés. Je voyais là la vérification de mes analyses sur comment la guerre avait transformé la société irakienne, et eux me lançaient au visage leur vérité : "Nous ne voulons voir personne, et à quoi peuvent nous servir ces interviews ?" Le pire effet collatéral de la guerre a été de détruire la communication."
Oh gosh, Emmanuelle, considering that you French-insects love cheering on the world's worst dictators (i.e., Saddam Hussein, Fidel Castro, Joseph Stalin, Mao Sao Tung, Ho Chi Minh, etc., etc., fucuking etc.)
And yes it is anger, in that you French gladly cheer on the deaths of Americans and Iraqis. Not only cheer on, but actively support those Baathists and Al-Quadists that murder Americans and Iraqis. You have no problem with the French government shipping millions of dollars to the murderers. You call it ransom. I call it actively supporting murderers.
Hey, here's an idea. Why isn't you smelly ass in Iraq? You seem to think that the USA is doing something horrible there. So why don't you get your fucking ass over there?
Hey David Crawford,
I live in France having got French nationality. I have been in America several times and loved being there. French people did not cheer the deaths of Americans any more than the death of other people. Stop being rude and use your brain.
Those of us Amerloques who prefer CNN to the quaint local broadcasts are fully aware what's going on. We tend to live near oceans, in what are now called 'blue' states, and have our own copies of Fahrenheit 9/11. We make up almost half the country's population but regretably not quite 51%. Our time is taken up battling domestic Fascisti.
And both Florence and Hussein are definitely in our thoughts.