July 31, 2005
Happy birthday Matt!

The party moved back to the dorms

Posted by Emmanuelle at 4:50 PM | Comments (5)
July 26, 2005
J2M sex scandal! Quel scandale?

Un lecteur m'envoit un lien à cet article du New York Daily News sur les coucheries présumées de l'ex-patron de Vivendi Universal Jean-Marie Messier et s'exclame: "Le New York Post prépare un article! (Comment se fait-il que) Personne ne parle de cette histoire en France!"

A reader sends me a link to this New York Daily News article about the alleged sexcapades of former Vivendi Universal chief Jean-Marie Messier, a.k.a J2M and adds: "Another story will be in the New York Post soon. (How come) This story has gotten no play in France at all!!!"

Réponse, à mon humble avis: parce qu'il n'y a rien d'intéressant! Les foucades d'un "milliardaire français mégalo déchu", selon la description du NYDN, ne concernent que lui, sa femme, sa maitresse, l'ex-copain jaloux, leur chihuaha etc. Le très bon livre "Sixty Million Frenchmen can't be wrong" explique cette attitude française envers les ragots de caleçon: "à partir du moment où aucun crime n'est commis, ce qui se passe dans la chambre-à-coucher est privé."

Here's why, in my opinion: because there's nothing remotely interesting! The caprices of a "disgraced megalomaniac French billionaire", as described by the NYDN, only matter to his wife, his mistress, her jealous ex, their chihuahua, etc. The very good book "Sixty Million Frenchmen can't be wrong" explains this French attitude towards sex gossip: "as long as no crime is committed, the bedroom is a private space."

"Les français considèrent le sexe comme quelque chose de tout à fait privé. Ce que les hommes politiques font avec des cigares dans l'intimité de leur bureau ne concerne pas le public. Bien sur, les Français échangent des ragots sur la vie sexuelle des personnes connues lors de diners en ville. Mais contrairement aux Américains ou aux Anglais, ils n'éprouvent pas le besoin de se ruer pour livrer les détails en pâture au public."

[...]

"Les Français attendent des personnes au pouvoir qu'elles dirigent le pays, pas qu'elles établissent un cadre moral. Conséquence: les journalistes français n'enquêtent pas sur les scandales sexuels et portent peu attention à ceux de l'étranger."

"The French truly consider sex as a private matter. They don't think what politicians do with cigars in the intimacy of their own offices is the public's business. The French gossip about the sex lives of public figures at dinner parties, of course. But they don't have the same urge as Americans or the British to instantly go public with the details."

[...]

"The French expect people in power to run the country, not set moral standards. As a consequence: French journalists don't investigate sex scandals - or care that much about other countries'."

Malheureusement, la presse française est bien trop réservée vis-à-vis du pouvoir en général et pas assez agressive, mais c'est un autre sujet.

Unfortunately, the French press is far too reserved towards power in general, and not aggressive enough, but that's another story.

PS: Le bouquin précise que des questions américaines banales du genre "Comment vous appelez-vous?" ou "Qu'est ce que vous faites dans la vie?" d'entrée-de-jeu passent mal avec les Français. D'autant plus que les Américains ont tendance à vous bombarder d'informations très personnelles (photos du gamin tirées du porte-feuille au bout de 30 secondes de conversation, par ex.) Alors qu'entre Français, on peut discuter pendant une heure de n'importe quoi, y compris des frasques de J2M, sans penser à demander le nom de son interlocuteur.

PS: the book adds that questions Americans consider banal such as "What's your name?" or "What do you do?" asked right away tick French people off. And Americans tend to bombard you with very personal information (pictures of the kid pulled out of the wallet 30 seconds into a conversation, for ex.). Whereas French people can easily talk about various things for an hour, including the latest with J2M , without thinking of asking for their interlocutor's name.

Posted by Emmanuelle at 9:41 AM | Comments (10)
July 20, 2005
Wonkette in L.A.

Voici Ana Marie Cox, alias Wonkette, la fameuse webstar, blogueuse politique américaine, venue à Los Angeles de Washington. Les photos sont de LilyLord (pour davantage de photos candides, taper "Wonkette" dans ce cool moteur de recherche Flickr , indiqué par le blog suisse en équipe Bohellz).

Here is Ana Maria Cox, a.k.a Wonkette, political webstar visiting from Washington, photographed by LilyLord (more candid pics of her if you type "Wonkette" in this cool Flickr search engine, mentioned by Swiss blogging team Bohellz).

Quelque chose d'étrange est survenu à cet événement, déjà raconté par Cathy sur son blog: Mickey Kaus a mené une interview très divertissante de Wonkette, mais le public ne semblait pas ... la porter dans son coeur. Pour tout dire, plusieurs bons mots se sont heurtés à des silences et une incursion risquée dans un marais de clichés sur les gays ont fait grincer des dents (OK, m'ont fait grincer des dents, mais les gens autour de moi étaient loin de se taper sur les cuisses.) Comme le remarque Cathy, le public n'était sans doute pas des plus favorables aux blogs pour commencer. Ceci étant dit, Wonkette est coquine et drôle, et "elle est quelque chose!" comme le dit Mickey.

A strange thing happened last night at this event that Cathy has already blogged about: Mickey Kaus did a very entertaining interview of Wonkette, but the audience didn't seem to ... really warm up to her. In fact, there were quite a few painful post-joke crickets, as well as risqué forays into gay cliche territory that made people cringe (OK, me, but folks around me were not exactly slapping their knees, either). I guess that, as Cathy points out, the audience was not the most blogger-friendly to start with. Now, Wonkette is pert and very funny and "she's something" as Mickey says.

C'était intéressant d'avoir un visteur de Washington à L.A. et un effort de réflection sur la capitale. Lors de ma première visite là bas le mois dernier, j'avais trouvé la ville très séduisante et attirante, avec ces cohortes de jeunes gens passionnés de politique qui entretiennent l'idéalisme ambiant. Mickey a fait une présentation de D.C.au vitriol: "Washington n'est que désir grossier pour le sexe, le pouvoir et l'argent..." "Washington est un endroit darwinien....Washington a plein de soirées nulles et pathétiques, comme le dinner des correspondants de presse...," c'est une ville "peuplée de gens mariés au volant d'une Volkswagen Passat." (oh l'ignominie! Mais Mickey s'y connait en voitures.)

It was interesting to have a Washingtonian in L.A. and a reflection effort about the capital. During my first-ever visit there last month, I found the city seductive and very attractive with its fauna of young political-minded people feeding an ambient idealism. Mickey only had vitriolic things to say about D.C. in his intro: "Washington is crude lust for sex, power and money..." "Washington is a Darwinian place....Washington has lots of lame and pathetic events such as the Correspondents dinner...," it's a town "filled with a bunch of married people driving Volkswagen Passats." (oh the ignominy! But then Mickey is a car connoisseur.)

Wonkette a souligné qu' "on se fait moins d'argent à Washington qu'à New York. On ne peut pas devenir aussi célèbre qu'à Los Angeles. Il faut être un petit peu idéaliste pour aller à Washington, et y sacrifier une part de sa jeunesse." Elle a ajouté qu'"à Washington règnent l'argent et le pouvoir. Le sexe, c'est ce qui me plait à imaginer ... Le pouvoir à Washington est un aphrodisiaque pas pour davantage de sexe mais pour davantage de pouvoir." Bien sur, quelqu'un dans le public a évoqué son obsession réputée pour la sodomie. Mais comprenez que Wonkette, et non Ana Marie est obsédée: "vous pouvez demander à mon mari!" Mais elle concède que la vulgarité l'aide certainement à attirer l'attention sur certains thèmes.

Wonkette noted that "the money in Washington is not as good in New York. The fame you can get will never be as big as in Los Angeles. You still have to be a bit idealistic to go to Washington and sacrifice some of your youth." She also said that "Washington is about money and power. The sex is what I like to imagine... Power in Washington is an aphrodisiac not for sex but for more power." Of course, she was asked about her famous obsession with sodomy. You see, it's Wonkette and not Ana Marie who's obsessed with it, "just ask my husband." But being vulgar certainly helps attracting attention to the issues, she conceded.

Elle s'est ensuite présentée en tant que libérale démocrate ("Mais les démocrates sont tellement peu intéressants, que je ne veux pas admettre mon affiliation") et en tant que cyber-libertarienne ("l'information doit être libre"). La conversation a évoqué l'actualité: Karl Rove fut décrit en "petite frappe de cour d'école ricanant, l'ancien gamin trop gros qui maintenant a du pouvoir," et on a appris que Wonkette ne déteste pas Bush. Ce, parce que des gens ont tendance à le haîr si violemment qu'il en devient une caricature, et "il est bien plus effrayant qu'un personnage de dessin-animé".

Then she went on to explain that she considers herself a liberal ( "But the Democrats are so uninteresting that I don't want to admit my affiliation") and a cyber-libertarian ("Information should be free"). The conversation tried to be topical: Karl Rove was described a "giggling bully, the fat kid who now has power," and we learned that Wonkette actually doesn't hate Bush. Because people tend to hate him so much that he becomes cartoonish and "he's much more frightning than a cartoon character.

Woah, ai-je vraiment pris autant de notes de cette 'Evangile selon Wonkette'? Il n'y a pas à dire, elle était douée. Et elle a même fait référence à son ancien employeur, le site humoristique culte Suck.com à l'époque de la folie internet (une histoire de Suck a récemment été publiée ici). A Suck, les rédacteurs avaient décidé qu'à l'ère de l'Internet, on pouvait se mettre à rire des événements tragiques comme les attaques terroristes à Londres après "une journée."

Wow, did I really take all these notes of the Gospel of Wonkette! But she was good, what can I say? And she even referred to her former employer, Suck.com, the wonderful cult website during the internet boom insanity era (a history of Suck was recently published here). She said that, back at Suck, they had claimed that in our Internet era, the proper time period to start laughing about a tragic event such as the London bombings was "a day."

Luke, Mickey and Cathy air kiss WonketteJ'aurais voulu lui demander comment elle gère ses sources, dans cette ville étrange, si il lui arrive d'en rencontrer dans un parking souterrain. Maintenant qu'elle est célèbre, les gens doivent la reconnaitre partout où elle va et lui proposer tuyaux et spin politique. Mais Wonkette a été prise d'assaut à la réception qui a suivi l'entretien. Avec Cathy, nous nous sommes laissées distraire par le
vin, les quesadillas et la conversation de Luke Ford, au bronzage lumineux qui s'est coltiné ces derniers jours un procès pour diffamation et une cyber-attaque.

I was curious to ask her how she works out her sources in this strange town, if she ever gets to meet some of them in a parking garage or, now that she's famous, if people recognize her and come up and give her tips and spin. But Wonkette got mobbed at the reception and there was wine and quesadillas to distract us, with the tanned and glowing Luke Ford, who's being sued and cyber-attacked these days, and Cathy.

A un moment, nous parlions avec un organisateur de la soirée. Il m'a écouté pendant bien 45 secondes, en hochant la tête avant de soudain déclarer: "Je n'ai absolument aucune idée de ce que vous venez de dire." Et il a éclaté de rire. De rire! J'ai failli éclabousser mon vin dans une soudaine montée de rage digne de Hulk, prête à arracher un palmier en hurlant: "le singe rendu mangeur de fromage va peler ton triste derrière!" Mais il faut bien admettre que je pourrais probablement améliorer mon accent. A ce moment là, Wonkette était déjà partie.

We were having a conversation with an organizer of the event and he listened to me for a good 45 seconds, nodding until he finally said: "I have absolutely no idea what you've just said." And he laughed. He laughed! I almost spilled my wine in an explosion of Hulkian rage, ready to rip off a palm tree and scream: "the cheese-eating surrender monkey will skin your sorry ass!" But then, when you come to think of it, it's true that I could probably work on my accent. Anyway, by then, Wonkette was gone.

Posted by Emmanuelle at 5:05 PM | Comments (8)
It's time for the good times

hurricane on its way Officiellement rentrée de vacances (une semaine compacte, à l'américaine!) dans le chaudron de pollution de Los Angeles. La Riviera Maya était fabuleuse entre deux ouragans. A quelques heures près, on a échappé à l'évacuation de 90 000 touristes le long de la côte.

Now officially back from vacation (a compact week, American-style!) in the polluted caldron of Los Angeles. The Mayan Riviera was fabulous, between the two hurricanes. We escaped by a few hours the massive evacuation of 90,000 turists along the Coast.

J'avais sélectionné la ville (Tulum) et l'hotel (Sunscape) grâce à TripAdvisor, la meilleure mine d'infos disponible pour les voyageurs à mon sens. Je consulte le site avant chaque déplacement en reportage. Grâce aux commentaires d'utilisateurs passés par là avant vous, vous apprenez que telle plage est rocailleuse et bourrée de moustiques (et hop, sandales de mer et citronnelle dans la valise) ou que l'internet sans fil dans tel motel ne fonctionne pas bien en ce moment, à cause d'un chantier à côté qui trouble la réception.

I had selected the town (Tulum) and the hotel (Sunscape) thanks to TripAdvisor, the best online source of information for travellers, in my view. I go to the site before each out-of-town assignment. Thanks to the comments of users who've been-there-done-that, you find out that the beach where you're going to is rocky and filled with mosquitoes (therefore, you throw sea sandals and citronelle in the suitcase) or that the wireless internet in a motel actually doesn't really work these days because of some construction next door that impairs the reception.

Et puisqu'on en est aux tuyaux, les meilleurs prix d'avion ne sont jamais sur les Travelocity et compagnie. Je jette un coup d'oeil sur SideStep et FareReport et CheapSeats, Cheap Air puis sur les sites des compagnies aériennes et en général, je finis par trouver un meilleur deal avec une agence. Go Away Travel aux USA et très sympa et très efficace, du moins c'est l'expérience que j'ai avec leur agent Valerie, qui est de surcroit parfaitement francophone.

And since we are exchanging tips, I find that the best air fares d'avion are never on Travelocity and such. I scan SideStep, FareReport, CheapSeats and Cheap Air then I go to the airlines' websites but in general, I end up getting a better deal through an agency. Go Away Travel in the U.S. is very nice and super efficient, at least that's my experience with agent Valerie, who happens to speak perfect French.

the magic of American Airlines or how airlines can ruin perfectly happy holidays on each end Quoiqu'il en soit, prendre l'avion de nos jours aux USA est une expérience tellement misérable (files d'attente soviétiques à la sécurité, retards, correspondances loupées, bagages paumés -- deux fois en quinze jours par American Airlines) que cela vous fait passer toute envie de voyager, au moins pendant un bon moment.

Anyhow, flying nowadays in the U.S. is such a miserable experience (Soviet-style lines at security, delays, missed connections, lost luggage -- twice within 2 weeks with American Airlines) that the mere thought of it sobers you up from any travelling fever, at least for a while.

Posted by Emmanuelle at 3:21 PM | Comments (4)
July 5, 2005
in Mexico
Seaweed attack in Playa del Carmen

Créatures de mer et batailles d'algues! Lectures de plage! Tacos! Tequila! Partie faire du tuba dans les eaux turquoise de la Riviera Maya jusqu'au 14 juillet, si ce gros malabar de Dennis ne vient pas semer la pagaille.


D'ici là, attaques de spam oblige, je dois fermer les commentaires et renoncer à consulter mes e-mails jusqu'à mon retour.

A dans une semaine, en espérant que, sur la côte Est, on aura retrouvé Peetuka, le perroquet qui parle hongrois.

Sea creatures and seaweed battles! Beach readings! Tacos! Tequila! I'm gone snorkling in the turquoise waters of the Rivieran Maya until July 14, if fat Dennis doesn't trash the place.

Until then, due to spam attacks, I will have to close the comments and renounce checking my e-mails until I come back.

To next week, nursing hope that people on the East Coast will find Peetuka, the Hungarian-speaking parakeet.

Posted by Emmanuelle at 7:14 PM | Comments (0)
July 4, 2005
Barbecue & cannonade

Le 4 juillet, fête de l'indépendance américaine: après quelques pensées émues pour "the Land of the Free" libéré de la perfide Albion, on regrette le manque d'apparat ici. Jusqu'aux années 20, les communautés américaines étaient réveillées par des coups de canons tirés par des jeunes gens dans les prairies voisines. Vers midi défilait la fanfare municipale et l'après-midi, les patriotes jouaient au jeu du cochon, qui consistait à essayer de capturer un cochon recouvert de graisse: cela ressemblait davantage à la fête de la Bastille en France. Les traditions se perdent: hier à un barbecue chez Richard et Nicole, à Venice, j'étais la seule à porter des pantalons patriotes, couverts de petits drapeaux. "On est à Venice en Californie, pas à Nashville!" s'est amusé Gabriel.

The Fourth of July, America's Independence day: After a few moving thoughts for the Land of the Free, I'm disappointed by the lack of pomp. Until the '20s, American communities were awakened by a cannon, shot by young people in a nearby field. Around noon the town's marching band would proudly play, and in the afternoon, patriots would play the game of catching the greased pig. This sounds more like the celebration of Bastille day in France. Traditions get lost: Yesterday at Richard and Nicole's barbecue in Venice, I was the only one wearing patriotic pants with flags on them. "We're in Venice, California, not in Nashville!" laughed Gabriel

Souvent, à ce genre de fêtes, les Américains me demandent ce qui me manque le plus de France, en vivant aux USA. Ces temps-ci, ce n'est plus la cuisine ou le sens de l'humour moqueur très gaulois, mais l'esprit de contestation: les protestations, les mouvements d'opposition. C'est d'autant plus curieux, que très souvent, je suis en désaccord avec les causes défendues lors des manifs et des grèves en France, y compris à dos d'âne. Mais face à des injustices américaines, on se demande: "Comment les Américains peuvent-ils tolérer cela sans bouger? Les Français seraient déjà dans la rue. Sans même parler de choses évidentes (le système de santé ici) je pense notamment à la récente décision de la cour suprême américaine: elle autorise une municipalité à exproprier quelqu'un de sa maison et de la raser pour permettre à un Wal-Mart ou autre de s'installer, sous prétexte qu'un business génère des emplois et de l'activité économique et est donc "d"utilité publique." In-croyable!

Often during parties, Americans ask me what I miss the most about France now that I live in the U.S. These days, it's not so much the cuisine or the mocking Gallic sense of humor, but the anti-establishment spirit: the marches, and the opposition movements including donkey-riding protesters. It's quite strange given that very often, I disagree with the core of the protests and strikes in France. But facing American injustice, you often wonder: "How can Americans tolerate this without protesting? The French would be already pounding the pavement." Not to mention the obvious problems (the health care system here), but I think for instance of the recent Eminent Domain ruling by the U.S. Supreme Court: They authorized city governments to expropriate people and bulldoze their houses to leave room for a Wal-Mart or else, under the pretext that a business generates jobs and fuels the economy and is therefore of "public utility." Just incredible!

Pascal à Washington raconte une anecdote drôle et révélatrice sur le blog américain de Libé: son avion pour Miami avait plus de 2 heures de retard. Avec des Français, on imagine les gens râler au bout de deux minutes et demi et pagaille s'ensuivre. Or, en salle d'embarquement, personne ne proteste. Quand l'avion arrive enfin, le stewart demande à tout le monde de s'organiser scrupuleusement pour permettre un embarquement rapide, car à quelques minutes près, le vol ne peut pas décoller (il est déjà tard le soir) et il faut tout repousser au lendemain. Tout le monde suit les instructions à la lettre. L'avion se remplit en une vitesse record. Décollage. Formidable! L'équipage et les passagers se félicitent copieusement. Pascal se demande si son voisin ravi ne va pas lui frapper la paume de la main en signe de victoire, alors que tout le monde semble avoir oublié... que l'avion à 2 heures de retard.

Pascal, Libération's bureau chief in Washington tells a funny and revealing anecdote on his blog: His plane for Miami was more than 2 hours late. You can imagine French passengers complaining loudly after 2 and a half minutes and the ensuing mess. Here, at the gate, nobody complains. When the plane finally arrives, the stewards ask everybody to organize themselves in scrupulous lines, to allow for quick boarding because if it's already late and if the process takes a few minutes too long, the flight has to be cancelled and people will have to take the first plane in the morning instead. Everybody follows the instructions to a T. The plane gets filled in record time. It takes off. It's great! The crew and the passengers congratulate each other with pride, and Pascal barely avoids having to hi-five the guy next to him. What a victory indeed when everybody seems to have forgotten that ... the plane is 2 hours late.

WASHINGTON

En parlant de Washington, c'était chouette de rencontrer Pascal et de visiter la capitale pour la première fois. A des galaxies de Los Angeles et pas si dépaysante pour un Européen (de nombreuses rues rappellent l'Angleterre.) Il faisait une chaleur étouffante et la ville est toute petite, mais très stimulante, remplie de jeunes surdoués et bosseurs, stagiaires pour des politiciens ou des fondations. Ils pensent politique, vivent politique, rêvent politique. Il flotte un idéalisme rafraichissant pour quelqu'un en provenance de Los Angeles où les conversations sont souvent, comment dire, moins "profondes."

Speaking of Washington, it was great to meet Pascal and to visit the capital for the first time. It seems galaxies away from Los Angeles, and not so foreign to a European (many streets feel like England). The heat was challenging and the city is quite small but very stimulating, filled with super-talented and hard-working young people, interns for politicians or employees of foundations. They think politics, live politics, dream politics. There is a refreshing idealism there, especially palpable when you come from Los Angeles, where, let's put it this way, conversations are not always very "deep."

Matt était invité avec d'autres blogueurs (Cathy, Moxie, Maia et l'insatiable Lewis) à la conférence de la fondation Arsalyn, qui rassemble des jeunes âgés entre 18 et 22 ans de tous les Etats-Unis désireux de s'engager en politique. Les jeunes nous ont sciés: super-intelligents, cultivés, à l'aise dans la vie ("tout le contraire de nous à leur âge," se disait-on avec Moxie) mais curieusement, assez conservateurs vis-à-vis de l’internet et méfiants envers les blogs (beaucoup plus que nous-autres, trentenaires.) Ils traitaient Nick, le rédacteur en chef du magazine libertarien Reason (employeur de Matt) en rock star. Plusieurs portaient un 'anneau de promesse,' sorte d'engagement public à rester vierges jusqu’au mariage.

Matt was invited along with other bloggers (Cathy, Moxie, Maia and the insatiable Lewis) to the annual conference of the Arsalyn foundation, which gathers young people with a desire to get into politics, aged 17-20 from all over the U.S. Those kids were stunning: super-smart, cultured, comfortable in life ("contrary to what we were at their age,," we thought with Moxie), but funnily enough, they seemed pretty at least, much more than us 30-somethings). They treated Nick, the editor of libertarian mag Reason (Matt's employer) like a rock star. Several kids were wearing a 'promise ring,' a kind of public display that you intend on staying virgin until marriage.

L’un des très bons speakers, Andrei Cherny, a raconté son rêve américain : il a démarré en politique à 12 ans en passant l’aspirateur dans le QG d’une campagne à Los Angeles. Le garçon est devenu un champion du dépoussiérage, a persévéré, a grimpé les échelons avant de devenir à 21 ans, rédacteur de discours pour Al Gore et Bill Clinton. Le triomphe du «tout est possible» américain.

One of the many very good speakers, Andrei Cherny, spoke of his American dream story: how he started in politics at the age of 12, by passing the vacuum cleaner in some campaign headquarters in Los Angeles. This young boy became a dusting champion; he persevered, climbed the ranks, and at 21 became a speechwriter for Al Gore and Bill Clinton. The triumph of the American "anything is possible."

Posted by Emmanuelle at 11:45 AM | Comments (8)
July 2, 2005
Live 8, Cure in "Pawis"

De retour de Washington, une petite histoire en attendant le concert de Cure au Live 8, à Paris en webcast sur le site de AOL Music (sans doute entre 22 et 23h heure de Paris).

Back from Washington D.C, here is a little story while waiting for the Cure concert @ Live 8, in Paris (the webcast is available on AOL Music and the band should probably play between 1 and 2 p.m. PST).

Ici sur la chaine Fox News, la présentatrice météo annonce le temps sur les villes qui abritent des concerts de Live 8: Londres, Moscou, Philadelphie... Quand vient le tour de Paris, son joli minois se tord en un affreux rictus: "Et à Paris (expression de dégoût), du soleil (mine navrée) sur le ... je vais vous le dire comme les Français (moqueuse, la bouche en cul de poule)... le 'pulay de Versay', ah ah ah" "Hin hin hin!" surrenchérit le présentateur de l'émission d'informations avec un sourire complice en direction des spectateurs.

Here on Fox News channel, the weather girl announces the weather on the various cities hosting the Live 8 concerts: London, Moscow, Philadelphia... When Paris comes up, her pretty face gets distorted into a hideous air-quote grimace: And in Paris (disgusted look), the sun is expected (sorry expression) on the ... let me say it like the French... (her mouth mockingly pursed)... the 'poolay de Versay' (understand: Palais de Versailles), ha ha ha" "Ar Ar Ar!" adds the news presenter, just short of wink-winking, nudge-nudging the audience.

Mais ne laissons pas ce genre de fines gaudrioles anti-françaises sur la chaine d'info la plus regardée des Etats-Unis entamer notre anticipation pré-Cure. Que je n'écoute plus du tout d'ailleurs: c'est fou ce que les goûts musicaux changent quand on n'a plus le loisir d'écouter des disques, allongés sur la moquette dans le noir pendant des heures comme quand on avait 13 ans. La musique est un bruit de fond en concurrence avec les chaines de télé toute-info ou un calmant en voiture pour adoucir la "road rage", quand vous vous retrouvez coincés dans les bouchons de Los Angeles. Ecoutez "Pornography" sur l'autoroute transformée en parking suce ce qu'il vous restait d'optimisme jusqu'à la dernière goutte. En revanche, emporter Cure lors d'un long voyage contemplatif dans le désert en direction de Reno ou de Las Vegas...

But let's not let some anti-French buffoonery on America's most watched all-news station affect our glad anticipation for the Cure. Who I never listen to nowadays. It's amazing how musical tastes change when you don't have the idle time to listen to records laying on the carpeted floor in the dark for hours, like when you were 13. Music is now an ambient sound, or competing with the all-news TV stations concurrence, or some kind of antidote to "road rage" when stuck in L.A. traffic. Try to listen to "Pornography" on a freeway turned into a parking lot and it will suck any optimism you had left until the last drop. It's another story if you bring the Cure on a contemplative drive through the desert on your way to Reno or Las Vegas...

Je n'ai jamais raconté sur ce blog ma rencontre avec Robert Smith l'année dernière en Californie, par égard pour ma copine qui m'a permis de passer quelques heures avec lui, mais une chose m'avait frappée: il était d'une tristesse infinie. Ce soir là en tous les cas, il n'était pas d'humeur à bavarder football. Un souvenir déprimé qui nappe d'une couche de mélancolie supplémentaire toute ma relation avec ce groupe sépulcral si... vital, curieusement, pour une partie de ma génération (Sur la photo: Robert Smith et Brian Molko de Placebo.)

I've never told on the blog about the one time when I met Robert Smith last year in California. This is out of courtesy for my girfriend, who brought me along to spend a few hours with him. But one thing struck me: his infinite sadness. That evening, at least, he wasn't in the mood for talking soccer. This morose memory adds a layer of melancholy to my personal relationship with this mournful band, that is curiously so... vital to a part of my generation. (On the pic: Robert Smith and Brian Molko of Placebo.)

+ Live versions of "M" and "Figurehead" on Yahoo Music.

+ Technorati page of blog posts about Live 8

+ en français une page spéciale sur le site de Radio France.

Posted by Emmanuelle at 11:32 AM | Comments (3)
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