
Comment était la conférence mondiale des détectives privés à Las Vegas? Formidable, avec quelques 1200 détectives venus du monde entier, pour la première conf de ce genre depuis... 1889.
Ces quatre journées de rencontres et de séminaires étaient organisées par PI Magazine, le magazine américain des "private investigators". Des pointures du milieu familiers de la télévision U.S. avaient fait le déplacement. Parmi eux:
John Walsh a évoqué avec émotion son jeune fils kidnappé et assassiné et a raconté comment, avec sa femme, il a révolutionné le traitement des affaires d'enfants disparus aux Etats-Unis, grâce à l'émission de télévision "America's Most Wanted": "Je détestais les médias tellement que je les ai rejoint."
Mes intervenants préférés: Cynthia Hetherington, la virtuose des enquêtes sur Internet (sa lettre d'infos gratuite est un must-read) et Corey Friedman, le directeur de mon ancienne école, Nick Harris Academy. Corey est un expert en "prétextes téléphoniques" et son parcours est fascinant: magicien à 13 ans, ancien fic, urgentiste, serrurier et désormais détective privé et chasseur de primes.
DETECTIVE CASTING
Deux voire trois sociétés de production télé arpentaient la conférence pour préparer des show de télé-réalité autour de détectives privés. Une émission envisage d'envoyer un détective résoudre des enquêtes dans l'Amérique profonde, au frais de la télé. Le public pourrait se rendre compte que les "privés" ne passent pas leur vie à suivre des époux volages (en fait, beaucoup refusent carrément les enquêtes matrimoniales.)
Difficile de divulguer des détails sur le contenu des séminaires: les secrets des détectives préservent leur valeur s'ils restent... secrets et les privés redoutent la dissémination d'information. Je le faisais remarquer à Tamara Thompson, une détective de Oakland, qui tient un blog sur le milieu des détectives, My PI News: elle me disait que les sites de journalisme sont les premiers à mentionner son blog tandis que les "privés" sont naturellement plus réticents.
Les détectives ont beaucoup de choses en commun avec les journalistes: bons vivants, ils adorent raconter des histoires et avec eux, on ne s'ennuit jamais. Mais les journalistes favorisent de loin le bar au buffet, et je dirais l'inverse des détectives. Politiquement, les journalistes que je connais sont largement portés à gauche, alors que les détectives me semblent en majorité conservateurs (beaucoup sont d'anciens policiers et vouent un culte à Ronald Reagan. Il faut voir le nombre de cartes de visite de détectives figurant une arme à feu, alors qu'en réalité, le boulot n'exige pas de port d'arme.)
La conférence a eu ses moments ringards à souhaits, avec un sosie de Humphrey Bogart (ci-dessus) et un imitateur de George Bush venu faire un discours pendant un déjeuner (le moment pour moi de quitter la salle: non seulement il n'était pas drôle pour un penny, mais endurer le vrai président au quotidien me suffit amplement.)
Au diner de gala, Ben Harroll, le fondateur du musée des détectives privés, The PI Museum, basé à San Diego, est venu costumé en Eugène Vidocq. Il a rappelé à l'assemblée que le tout premier détective privé connu au monde était l'ancien policier français, fondateur du Bureau des Renseignements à Paris en 1834.
Emmanuelle, a charming and well distilled synopsis of the PI conference. Most PIs are behind the technology curve and I can count on a few fingers those that have a serious blog. There are few investigators disseminating their ideas or industry news but journalists and lawyers are hungrily exploring this terrain.
J'aime bien le conseil de Candice DeLong...
Je le savais, inutile de cherche des théories aussi fumeuses que complexes, c'est un fou solitaire qui a tué Kennedy, c'est tout :-)
Quant à l'affaire OJ Simpson, c'est tout simple: il s'agit juste d'un suicide...
Je ne donnerai pas mon sentiment sur Michaël Jackson, c'est évident...
Plus sérieusement, hormis de rares exceptions, je lui donne en effet raison. On a trop vu Colombo (est-ce le même titre aux USA ?) dans notre jeunesse et l'on essaie toujours de voir les choses plus compliquées qu'elles ne sont.
Et toi Emmanuelle, où en sont tes activités de détective ?
Amicalement,
Bruno
Salut Bruno,
Comme ca, tu sais qui était derrière le meurtre de Kennedy? Ca m'intéresse! (Et Oliver Stone)
Comme quoi il faut toujours citer le contexte... Candice DeLong a utilisé pas mal d'exemples où les enquêteurs ont eu tendance à perdre de vue ce qui parait le plus évident. Justement, dans l'affaire OJ Simpson, c'est cherchez le conjoint. Les premiers soupçons se sont portés naturellement sur l'ex-mari jaloux adepte des tabassages conjugaux. On en revient toujours à "qui avait des raisons de tuer cette personne?"
Mes aventures de "privé" sont encore trop rares à mon goût. J'attends avec impatience le dernier numéro du magazine qui publie tes enquêtes, mais la poste a des ratées visiblement... Rien dans la boite depuis plusieurs semaines.
Bien à toi,
e
Bon Jour! Good Morning!