

"Chacun ses marroniers," m'écrit l'ami photographe Eric de Marseille, "tu as les Oscars, nous on a l'OM-PSG." En effet... et ca empire par rapport à l'année dernière,: accéder à la salle de presse fut encore plus épique cet après-midi, avec des mesures de sécurité dignes de celles des aéroports de LAX et de Paris Charles de Gaulle combinés. En plus, où avais-je la tête, j'ai commis l'erreur de venir en col roulé pour pourfendre la clim' frigorifique: on a failli me renvoyer à la maison. Rappel: il faut venir en salle de presse en smoking pour les hommes et en robe de soirée pour les femmes.
La salle remplie de journalistes du monde entier est loin de frémir comme l'année où Michael Moore était en lice ou celle du "black power" quand plusieurs acteurs noirs ont raflé des honneurs. Cette année, tout le monde à l'air assez blasé ici: Brokeback Mountain est le grand favori, mais la brokeback-mania arrive à saturation et la sélection de films très politiques commence à irriter. Même les gens de gauche n'ont pas franchement envie de passer la soirée à regarder des millionnaires se donner des tapes dans le dos en se félicitant d'être aussi tolérants. Reste à voir comment le présentateur Jon Stewart va s'en sortir... dès sa première phrase, qui vaudra peut-être l'attaque d'anthologie du comique Chevy Chase aux Oscars en 1988: "Bonsoir, hypocrites de Hollywood!"
(photo AP via Yahoo News)
Tu blogues ts Oscars quelque part Pierre? Quelle expérience!
J'ai été décue pour ton frangin, surtout après l'avoir vu samedi matin à l'Académie des Sciences du cinéma au symposium sur les films étrangers. Il a été très drôle et est apparu éminemment sympathique ("C'est Noel tous les jours pour moi!") Il a charmé la foule par son humour. J'ai désormais hate de voir son film, sorti juste ce vendredi à Los Angeles (pour te voir aussi dans tes débuts en soldat, allemand, si je me souviens bien?)
De la salle de presse, ces oscars étaient chiantissimes jusqu'à la surprise Crash et Jon Stewart ne s'en est sorti qu'à moitié - de l'avis général mais certaines blagues resteront d'anthologie (Spielberg). Les journalistes voulaient clairement le triomphe de Ang Lee, car Crash déplait beaucoup à Los Angeles...
Non, le blog c'est fini pour moi quoique la tentation fut grande de le reouvrir pour l'espace d'un soiree.
Je te conseille vivement ;-) d'aller voir ce film mais je n'ai pas eu l'occasion de jouer ce role de soldat allemand mort, prisonniers des barbeles, en tarin de se faire manger les c.... par un rat :-))
Christian est sans aucun doute un peu decu, mais se retouver l'espace d'une semaine au beau milieu de la mecque du cinema restera un grand moment.
est-ce vraiment très important?
je pense que cette cérémonie comme beaucoup d'autres n'ont aucune importance
ceci n'est qu'un leur
Didn't watch them anyway. Why worry about Hollywood.
Keep up the good work.
Maybe I'll improve my French by checking in from time.
later,chip
Je suis ravie de retrouver ton blog et celui de Guillemette. Je vous avais beaucoup lues l'année dernière. C'est en lisant ton blog que j'ai eu envie de créer le mien. Evidemment, rien à voir, mais ça a été le petit tilt.
Je peux t'avouer qu'entre OM-PSG et les oscars...je choisis les oscars, oh oui!
Cette annee, frerot oblige, j'ai eu l'honneur de marcher sur ce fameux tapis rouge. Dommage que les appareils photos et telephone aient ete confisques a l'entree car il y avait de bien belles photos a prendre sur ce tapis ;-)
De l'interieur, en live, la prestation de Jon Stewart etait tres drole et tres fin, en particulier ses petites "piques" a destination de ses amis democrates/liberaux d'hollywood.
Une bien belle soiree donc, mais qui eut ete encore mieux si le frerot avait ramene le trophee a la maison ;-)