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October 22, 2006
Michel and Grégoire do L.A.

Plus d'un an après la virée de Michel Houellebecq de San Francisco à Los Angeles, racontée dans le LA Weekly (L'étranger in a strange land) la revue The Believer publie le récit du point de vue d'un autre passager de l'équipage, l'écrivain Sam Lipsyte: Waiting for the bad thing. Cette chronique sans rebondissement est à lire surtout comme un document intéressant et pour les photos candides de l'amie "Sexy Sylvie" comme celle ci-dessus à Big Sur.

More than a year after Michel Houellebecq's road tip from San Francisco to Los Angeles, narrated in the LA Weekly (L'étranger in a strange land) the review The Believer publishes an account by another passenger in the car, writer Sam Lipsyte: Waiting for the bad thing. This rather uneventful chronicle should be read as an interesting document and for the candid pictures of our friend "Sexy Sylvie," such as this one above taken in Big Sur.

L'auteur décrit ses souffrances en détail et on en a mal pour lui. Il en bave pour faire parler Houellebecq qui le fixe royalement, l'air de penser sous sa paupière lourde: "Si tu pouvais la fermer espèce de crétin, j'en serais ravi." L'Américain a besoin de s'évader, comme dans ce bar de San Francisco, où le temps d'un verre très nécessaire, il échange plus de mots avec un opticien mexicain (qui veut envoyer les condamnés à mort se battre en Iraq pour racheter leur liberté...) qu'en une semaine avec Houellebecq. L'écrivain français sort de sa torpeur étrangement sur-caffeinée seulement pour discuter de son chien Lucien ou de Matrix II et III... Heureusement, YouTube a la vidéo d'un entretien un peu plus fouillé avec Laure Adler en septembre 2005 (voir image ci-dessous et les autres volets de l'interview ici.) Pour faire parler Michel H, mieux vaut être une belle femme cérébrale. Avant de regarder cette vidéo, je ne m'étais jamais rendue compte à quel point Houellbecq ressemblait à Beaudelaire.

The author describes his suffering in painful details. What an ordeal to get Houellebecq to talk: instead, he "seems to be to be the master of a kind of heavy-lidded stare that says, 'Anytime You Want to Shut Your Stupid Mouth I'll Be Quite Delighted.' " The American is desperate to escape, like in San Francisco, where he has a much-needed glass with a Mexican optician (who would like to send death-row inmates into battle in Iraq and give them a chance to win their freedom through valor...) and exchanges in one hour more words than in one week with Houellebecq. The French writer only shakes out of his strangely over-caffeinated torpor to discuss his dog Lucien or Matrix II and III... Thankfully, YouTube has videos of a more talkative Houellebecq in interviews such as this one with Laure Adler in September 2005 (see pic below and check here for the other parts of the interviews.) To make Michel H talk, it's better to be a cerebral and beautiful woman.

Cette semaine, un autre écrivain français était de passage à L.A.: Grégoire Bouillier. Etant un peu beaucoup dehors du coup ici en Californie, je n'avais aucune idée du phénomène GB en France. Il est allé à la rencontre d'étudiants au Francophone Resource Center de l'université de USC et a rejoint New York pour la promotion de son livre, "L'invité Mystère". La traduction en anglais recueille de bonnes critiques et une couverture médiatique impressionnante pour un auteur français aux Etats-Unis, en partie grâce à la bande-annonce du livre sur YouTube.
La blogueuse Maitresse à Paris soupçonne les Américains de s'enticher pour de mauvaises raisons. J'ai commencé à lire le livre en anglais (l'erreur!) et j'ai eu la chance de rencontrer l'auteur quelques instants, ce qui m'a donnée envie de me replonger dans le texte en français, maintenant que je trouve Gregoire Bouillier bien plus sympathique en personne que son alter-ego en sous-pull.

This week, another French writer came to visit us in L.A.: Grégoire Bouillier. Being a little bit much out of the loop here in California, I had no idea of the GB phenomenon in France. He talked with students at USC's Francophone Resource Center and went afterwards to New York to promote "The Mystery Guest." The English translation is garnering good reviews and impressive coverage for a French author in the U.S., thanks in part to the trailer for the book on YouTube. Blogger Maîtresse in Paris suspects Americans are adopting GB for the wrong reasons. I started reading the book in English (big mistake!) and I was lucky to meet the author for a few moments, which made me want to plunge into the French text, now that I find Gregoire Bouillier much more sympathetic in person than his fictional alter-ego in turtelneck sweaters.

Posted by Emmanuelle at October 22, 2006 10:26 PM | TrackBack
Comments


J'ai toujours l'impression que le seul auteur francais contemporain traduit aux USA est Houellebecq (avec BHL) ..

Posted by: Clementine at October 26, 2006 4:39 PM

And Catherine Millet.

Posted by: Paul Hrissikopoulos at October 26, 2006 10:47 PM

en fait, LE très (très) bon livre de Grégoire Bouillet, c'est "Rapport sur moi". Son premier. Celui pour lequel il a eu le prix de flore.

(hallucinant cette video de youtube !!!)

Posted by: emmanuelle at November 6, 2006 3:51 PM


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