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October 26, 2006
Szia, kedves Duncan *


"Appelle moi: je suis ouvert 24 heures sur 24..." c'est avec ces mots que Duncan Shields réconfortait ses amis quand ca n'allait pas, et il tenait sa promesse. Disponible et chaleureux, toujours souriant, engageant, Duncan était l'un des piliers de la bande des correspondants de la presse étrangère en Hongrie, dont certains couvrent actuellement le 50ième anniversaire de la révolution de 1956 (voir Hungary's 50-year grudge par Christopher Condon.) Duncan est mort d'un cancer la semaine dernière à Londres, entouré de proches et de plusieurs amis, dont certains venus de Budapest pour être à ses côtés. Toute la communauté des journalistes étrangers ayant vécu en Hongrie après la chute du Rideau de Fer est très abattue et choquée: personne ne savait qu'il était malade, jusqu'à tout récemment.

"‘Just give a call,’: I’m open 24 hours..." This is how Duncan Shiels would comfort his friends when things didn't go well, and he would always keep his promise. Available and warm, perpetually smiling and engaging, Duncan was a pillar of the foreign press corps in Hungary, some of whom are covering right now the 50th anniversary of the 1956 revolution (see Hungary's 50-year grudge by Christopher Condon.)Duncan died of cancer last week in London, surrounded by relatives and several friends, some of which came from Budapest to be by his side. The entire community of media correspondents in Hungary after the fall of the Iron Curtain is very shocked and depressed: nobody knew that he was ill until very recently.

Duncan était venu d'Angleterre en 1986: un pionnier! Il avait travaillé pour le Daily Mail britannique et l'agence Reuters et co-fondé une équipe de foot. Excellent francophone, il avait aussi appris le hongrois et avait récemment publié avec Florence La Bruyère, la correspondante de Libération à Budapest et amie de longue date, Les Frères Rajk, un livre en français sur deux figures historiques hongroises (Laszlo Rajk opta pour le communisme tandis que son frère servit le régime fasciste à la fin de la seconde guerre mondiale.) Le Budapest Sun a publié un hommage à Duncan.

Duncan came from England in 1986: a pioneer! He worked for the U.K. Daily Mail, Reuters and co-founded a soccer team. An excellent francophone, he also learned Hungarian and recently published along with Florence La Bruyère, and old friend and the Hungarian correspondent for the French daily Libération, Les Frères Rajk, a book in French about two historical Hungarian figures (Laszlo Rajk, who embraced communism; and his brother, who served the fascist regime at the end of WWII.) The Budapest Sun ran this tribute to Duncan.

Depuis notre rencontre au milieu des années 90, je n'ai gardé que de très bons souvenirs de Duncan: les virées à l'arrière de sa moto à travers Budapest, les rigolades en soirées, cette expédition à Vukovar en Croatie où tous les toits des maisons s'étaient écroulés sous les bombardements, les longues conversations en français à coeur ouvert, car Duncan était un optimiste et un incorrigible romantique, qui adorait la compagnie des femmes en général.

We first met in the mid-1990s. I have nothing but very good memories of Duncan: flying on the back of his motorcycle through Budapest, laughs at parties, an expedition to Vukovar, Croatia, where all the roofs had been destroyed by bombs; long conversations about love in French, since Duncan was an optimist and a true romantic who happened to adore women's company in general.

La photo ci-dessus (empruntée à Generation Expat) remonte à la fiesta des anciens du Budapest Week pour le premier de l'an 2004 à Budapest. En janvier dernier, nous étions tombés sur Duncan en janvier, au Café Kör près de la basilique: en super forme, souriant comme toujours, plein de projets. Des amis de Duncan ont établi un blog, duncanshiels.com avec un lien à une gallerie de photos de Duncan au printemps à Paris. Un mémorial est prévu ce vendredi à l'Ambassade Britannique de Budapest. Je devrais conclure par quelque chose de sobre, du genre "quelle tristesse" mais je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est vraiment dégueulasse.

The pic above (borrowed from Generation Expat) dates back to the 2004 New Year's Eve fiesta of Budapest Week veterans in Budapest. This past January, we bumped into Duncan at Café Kör near the Bazilika: he was in great shape, smiling as always, filled with projects. Friends of Duncan have started a blog duncanshiels.com with a link to a photo gallery of Duncan in Paris in the spring. A memorial is scheduled this Friday at the British Embassy in Budapest. I should conclude with some sober comment, like "such sadness," but I can't help thinking that this is just revolting.

* Au revoir, cher Duncan

Posted by Emmanuelle at October 26, 2006 5:11 PM | TrackBack
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