January 24, 2007
"So, what do you do Matt Welch?"

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Kate Coe du blog mordant spécialisé ès médias de Los Angeles, Fishbowl L.A., a interviewé Matt juste avant les derniers remous au Los Angeles Times où il travaille comme rédacteur en chef adjoint aux pages Opinion / Débats. Le journal a annoncé la fusion de la rédaction papier et de la rédaction web (mieux vaut tard...) et les réactions méfiantes sur place sont dignes d'un syndicat d'oribusiers (fabricants de bougies) français face à l'invention de l'électricité. En 2007.

Kate Coe of the biting media blog Fishbowl L.A. interviewed Matt just before the last earthquakes at the Los Angeles Times, where he works as an associate editor for the opinion section. The paper announced the fusion of the newsroom with the website (better late than never...) and the suspicious reactions there have been worthy of a French union of candlemakers at the dawn of electricity. In 2007.

Matt détaille sa consommation de télé à Fishbowl L.A:

"Au bureau, le Net est avant tout un outil de recherches, mais quand j'ai le temps, je clique sur les liens sur notre blog (Opinion L.A.) J'allume la télé en général vers midi, pour suivre CNN ou C-SPAN (une sorte de chaine parlementaire américaine) sans le son jusqu'au coucher du soleil, au moment de passer au baseball et au basket. J'ai de la chance si je rentre chez moi à temps pour regarder The Colbert Report. La seule émission d'information qui m'intéresse autrement de temps en temps est la minute dramatique de Hal Fishman."

"At the office, the Internet is mostly a search tool, though when I have time I might zip through the permalinks listed on our blog (Opinion L.A.) I usually turn the teevee on around noon, watch CNN or C-SPAN with the volume off until the sun goes down, then it's baseball or basketball. Back home, I'm lucky if I arrive in time for The Colbert Report. The only other news program that occasionally interests me is the Hal Fishman Drama Hour."

Les Frenchies en visite sur ce blog (coucou!) pensent ne pas connaitre Hal Fishman, mais ce présentateur de télé de Los Angeles a inspiré le personnage de Kent Brockman dans Les Simpsons. Après 45 ans ans de loyaux services, il a obtenu de pouvoir glisser dans ses journaux télévisés une minute de commentaire de temps à autre: c'est surréaliste. Imaginez Poivre interrompre son journal pour donner son avis sur le nombre de candidats démocrates aux présidentielles de 2008 ou les prix scandaleux à la pompe à essence (l'équivalent de 0,60 Euros le litre d'essence ordinaire sans plomb à Los Angeles... vu de France, pas de quoi hurler, sauf de joie)

Frenchies wandering on this blog (hi!) think that they don't know Hal Fishman, but they may do: this Los Angeles anchor man has inspired the character of Kent Brockman in The Simpsons. After 45 years of duty, he managed to get himself a one minute commentary in his newscast: It's surreal. Imagine French star newsreader Poivre d'Arvor putting his news bulletin on hold to give his opinion on the number of Democratic candidates in the 2008 presidential elections, or the scandalous prices at the pump (something like 0.6 Euros for a liter of regular gas in Los Angeles... In France, this would make people scream... with joy.)

So, what do you do, Matt Welch? Des smores! Le week-end dernier, notre copine Christelle a fêté les Rois tardivement chez elle près du Farmer's Market et Matt fraichement couronné à essayé de préparer un met typiquement américain pour épater les jeunes invités: des smores, une espèce de shamallow fondu sur un biscuit avec du chocolat. Mais les smores de Matt se sont emballés sur les flammes...

So, what do you do Matt Welch? Smores! Last week-end, our friend Christelle celebrated a belated King's cake at her place, near the Farmer's Market. A freshly crowned Matt tried to prepare a typically American treat to impress the Franco-American kids in attendance: smores , some kind of melted Marshmallow on a cracker with chocolate. But Matt's smores caught on fire, literally.

Posted by Emmanuelle at 9:52 PM | Comments (0) | TrackBack
January 17, 2007
Powder in Malibu / Alerte à Malibu



L'impensable arrive en Californie en ce début d'année... D'abord Schwarzie qui annonce son projet de couverture médicale pour tous les Californiens et aujourd'hui, de la neige à Malibu. Pas beaucoup, mais de quoi semer la zizanie: sauf neige artificielle à Disneyland à Noël, les Angeleno ne voient jamais de flocons ou presque (cf. cette photo de 1947). Ici, à Silver Lake, il fait seulement froid et pluvieux. A regarder ce soir avec une bouillotte: Le docu d'Al Gore sur le réchauffement de la planète.

The unthinkable has happened in California since the New Year.... First, Schwarzie announced his plan of health coverage for every Californian and today, it snowed in Malibu. Not much, but enough to freak people out: if not for the artifical snow in Disneyland over Xmas, Angelenos never see a snowflake, or almost never ). Here, in Silver Lake, it's only cold and rainy. A good movie to ponder tonight, clutching a warm water bottle: Al Gore's documentary on global warming.

Photos: NBC 4 & KNX1070

Posted by Emmanuelle at 5:30 PM | Comments (4)
YouTube, CNN Pipeline, blogs & the future of TV @ the L.A. Press Club (*)

Pour les Angelenos désireux d'en savoir plus sur la révolution YouTube et ce que la montée en puissance des sites communautaires signifie pour la télévision de Papa (=les chaines traditionnelles), Kevin Roderick du blog LAObserved interviewe ce jeudi au Club de la Presse de Los Angeles Nicole Lapin de CNN. Décrite par Wired comme une sosie surdouée de Lindsay Lohan, Nicole Lapin a étudié entre autres à Sciences Po Paris avant de présenter "CNN Pipeline", un nouveau service de la chaine d'info pour "news junkies" graves: il permet de regarder en direct sur le Net, les images de 4 événements majeurs à travers le monde en continu (voir cette critique du service sur le blog Many Highways + chez TVNewser.) - Plus d'infos sur le site du Club de la Presse de Los Angeles.

For Angelenos curious about the YouTube revolution and what the rise of community sites means for traditional television, Kevin Roderick of LAObserved interviews CNN Pipeline anchor Nicole Lapin this Thursday, at the L.A. Press Club. She could pass for Lindsay Lohan, Wired tells us, with brains and education: Nicole Lapin has studied, among other places at the Institut d'Etudes Politiques in Paris (a francophone?) before becoming an anchor for "CNN Pipeline", a new CNN service aimed at "news junkies" beyond redemption: it allows subscribers to watch continuously online video feeds from 4 concurrent events in the world (see this review by blogger Many Highways + one by TVNewser.) - More info about the event on the L.A. Press Club's website.

(*) Everyone who attends gets a one-year VIP pass to CNN Pipeline, the network's premium broadband news service, sez LA Observed.

(image: Mediabistro.)

Posted by Emmanuelle at 3:07 PM | Comments (2) | TrackBack
January 14, 2007
"Operation Director's Cut:" suite et fin / final cut

Pour ceux qui se souviennent de l'affaire Limelight, sur laquelle j'avais écrit un article pour feu le magazine Max en novembre, et pour tous les copains/ines français(es) de Los Angeles qui connaissaient les protagonistes les condamnations sont tombées: 20 ans de prison pour de Alexandre de Basseville,15 pour Bruno d'Esclavelles.

For those who remember the "Limelight affair," about which I had written for the November issue of the late Max magazine in France, and for my French friends in Los Angeles who know the main protagonists, the sentencings have occurred: a 20-year term for Alexandre de Basseville, and 15 for Bruno d'Esclavelles.

Rappel des faits: à Hollywood, Alexandre de Basseville, un photographe de mode au look de pirate, charismatique, cultivé et réputé "mytho" avait transformé la société de production de sa femme Kiera Chaplin, petite fille de Charlot, en organisation criminelle internationale de traffic d'Ecstasy, AK-47 et blanchiment d'argent. La DEA, l'organisme fédéral de lutte contre les traffics de stupéfiants a mis deux ans à démanteler ce réseau, une mission surnommée"Opération Clap de Fin".

Refresher: in Hollywood, Alexandre de Basseville, a fashion photographer with a pirate's flair, charismatic, well-educated and with the reputation of a "mythomaniac," was using his wife's production company as a front for an international criminal organization dedicated to Ecstasy trafficking, AK-47 smuggling and money laundering. His wife was Kiera Chaplin, Charlie's granddaughter. It took the DEA and various agencies two years to uncover what they called "Operation Director's Cut"

Pour plus de détails, voici l'article de Max (Début - suite) Des tournures ont été changées, parfois malencontreusement: par ex. Alexandre de Basseville est décrit en "aristocrate" alors que ses véritables origines sont floues.

For more details, here is the article published in Max (in French: First part - second part) I have to disagree with some of the editing: for instance, Alexandre de Basseville is described as "an aristocrat" even though, in fact, his true origins are not known.

Le Los Angeles Times avait couvert l'affaire brièvement, sans donner suite et je n'ai jamais lu d'enquête détaillée dans la presse helvétique sur tout le pan suisse de l'affaire, alors qu'AdB a tout de même réussi à enbobiner le clan Chaplin, ayant un moment installé sa holding au Manoir de Ban! Le plus triste dans l'affaire, me disent ceux qui ont connu les deux Français, est l'implication de Bruno d'Esclavelles: un père de famille décrit unanimement comme "un type bien", dont tout le monde se demande comment il a pu se laisser embarquer dans de tels traffics mafieux.

Quand à Kiera Chaplin, elle figure dans un reality show, a demandé le divorce de son pygmalion emprisonné et a déclaré à la presse anglaise, "je suis célibataire pour la première fois depuis l'âge de 16 ans et j'adore ça."

The L.A. Times had covered the affair briefly, and I've never come across a detailed investigation in the Swiss media about the Swiss aspect of this story, even though AdB had managed to charm their pants off the Swiss-based Chaplin family, having at some point located his holding atat the Manoir de Ban, the Chaplin's family mansion in Vevey! The saddest thing, for those who knew the two Frenchmen told me, is that Bruno d'Esclavelles is behind bars: he's universally described as "a good guy" and "devoted family man" whose involvement in such a Mafia-type of traffic is beyond comprehension.

As for Kiera Chaplin, she's starring in a reality show, served his jailed pygmalion with divorce papers and told the British press: "'I'm single for the first time since I was 16 and I'm loving it."

Posted by Emmanuelle at 11:42 AM | Comments (5) | TrackBack
January 12, 2007
Coming soon to the Playboy mansion: David Beckham?


Est-ce que le tout Los Angeles se tamponne de voir débarquer David Beckham en juillet? Pas Hugh Hefner, le fondateur de Playboy: "Le foot n'a jamais vraiment pris en Amérique, et Beckham peut changer cela," a-t'il dit hier lors d'une interview avec un groupe de journalistes au célèbre manoir Playboy. La venue du sex symbol footeux surexcite les trois petites amies de "Hef", Holly, Bridget et Kendra (ci-dessus). Son nom provoque un concert de petits cris et de «ohhhh» «aaaahhhh»:

Bridget: "Il va s’intégrer très vite ici! J'espère qu'il viendra à nos fêtes!"

Kendra : "Ohhh… c'est tellement super. Dites à David que je veux jouer au foot avec lui."

Bridget : "Victoria? Elle va bien s’amuser ici. On a des projets pour elle, hi hi hi."

Is it true that Los Angeles doesn't really give a toss about David Beckham moving here this summer? Not if you ask Hugh Hefner. Playboy's founder: "Soccer has never really caught up here in America, and Beckham can make a difference," he said yesterday during an interview with a group of journalists at his famed Playboy Mansion. The upcoming arrival of the soccer hunk makes Hef's three girlfriends Holly, Bridget & Kendra (pic) all giddy. His mere name provokes a concert of little screams, "ohhhh" and "aaaahhhh":

Bridget: "He’s going to fit in fine ! I hope he goes to our parties!"

Kendra : "Ohhh… It's so great. Tell David that I want to play soccer with him."

Bridget: "Victoria? She's going to have fun here. We have plans for her, he he he."

Attendez-vous peut-être à apercevoir les Beckhams dans dans le reality show à succès The Girls Next Door sur E! (en France aussi sur CanalSat 54) et qui cartonne auprès du public féminin. L’émission suit les girlfriends de Hef' dans leur quotidien de courtisanes modernes en cours d'émancipation, grâce, justement, à leur succès télévisé.

Expect a glimpse of the Beckhams in the hit reality show The Girls Next Door on E! (available in France too, on CanalSat 54), wildly popular with the female audience. The show follows the trio of Hef's girlfriends in their daily life as modern courtesans engaged in some kind of emancipation process as the TV success grows.

Photo Hosted at BuzznetAgées entre 21 et 33 ans, Kendra, Bridget et Holly ont l'air très heureuses, vivent dans l'oisiveté et le luxe, entretenues par un sybarite de 80 ans dopé au Viagra qui leur impose un couvre-feu à 21 heures pendant la semaine. Elles sont adorables mais il ne se passe rien -- rien de grave en tous les cas, les plus gros rebondissements se résumant à: «Mon Dieu, j’ai pris une deuxième tranche de gâteau hier et je ne rentre plus dans ma robe de soirée!» ou «Zut, le chien a encore fait une crotte dans la limousine

Aged between 21 and 33 y.o., Kendra, Bridget and Holly seem genuinely happy and enjoy a leisurely and luxurious lifestyle, maintained by an 80-year-old, Viagra-fueled sybarite, who imposes a 9 p.m. curfew during the week. They're all adorable, but nothing happens ever -- at least, nothing dramatic. The biggest events being tantamount to: "OMG, I ate a second slice of cake yesterday and now I can't fit into my evening gown!" or "Darn, the dog pooped in the limo again!"»

Comme les Roumains subjugés par le feuilleton Dallas dans les années 80 sous Ceaucescu, les téléspectatrices de l'Amérique profonde rêvent d’avoir les mêmes problèmes. La mère de Kendra, aussi apparemment: "Quand je commence à me plaindre ou que je suis un peu déprimée au téléphone avec ma mère,," raconte la jeune garçon manquée pensionnaire du manoir, "Elle me secoue tout de suite: "Kendra, tu préfères retourner travailler à Papa John (une chaine de pizzérias)? Non? Bon!"

En fait, le plus gros souci des girls est sans doute de plier bagages, comme les jumelles avant elles, si Hef décide de renouveller son harem. De fait, Kendra investit dans l'immobilier. Bridget prend des cours de communication et commence à travailler comme doubleuse de film et télé. Holy espère mettre la bague au doigt de Hef (lire l'analyse de l'ami Tony à LAist, un fan du show.)

Like Romanians entranced by the TV series Dallas in the 80s under Ceaucescu, housewives from the Midwest just dream they could have the same problems. Kendra's mother too, apparently: "When I start complaining or if I'm a bit down when talking on the phone with my mom," the Mansion's tomboy tells us," she puts me right back into place: "Kendra, would you rather go back and work at Papa John's? (a pizza chain --ed)? No? So!"

In fact, the girls' biggest worry must be about the day they may get sent packing by Hef, if he decides to renew his harem (like the twins before). In fact, Kendra invests in real estate. Bridget takes communication classes and does voice-over work. Holly hopes to become the next Mrs. Hefner (read the review of our friend Tony at LAist, a fan of the show.)

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Même si leur arrangement polyamoriste et la machine publicitaire autour laissent songeur, les filles ont des personnalités engageantes, parfaites pour promouvoir la marque Playboy, revigorée après la crise des années 80-90.

Grâce au grand-père de Matt, nous avons une précieuse collection de vieux Playboy à la maison. Ce qui veut dire, entre autres choses, une mine formidable d'interviews en profondeur comme plus aucun magazine n'en fait. Même Playboy a du mal: si les interviewers d'enfer comme David Rensin travaillent encore pour le mag, les stars d'aujourd'hui ne sont plus du même accabit. Leurs armadas de publicistes rechignent à donner au journaliste deux ou trois semaines d'accès en continu, et les dizaines d'heures d'entretiens nécessaires à la confection d'une fameuse interview de Playboy. John, le vidéaste personnel de Hugh Hefner (qui documente ses sorties et contacts avec le public) se souvient avec nostalgie des visites des stars d'un autre âge, de Jimmy Stewart à Elizabeth Taylor "qui avaient beaucoup de charisme et traitaient le personnel avec grands égards."

Even if their polyamorist arrangement and the publicity machine around it makes you pause, the girls have engaging personalities, perfect indeed to promote the Playboy brand, now revived after the '80s and '90s crisis.

Thanks to Matt's late grandpa, we have a precious collection of old Playboys at home. Which means, among other things, a fantastic treasure trove of thorough interviews like no magazine does them today. Not even Playboy, in a way: if ace interviewers such as David Rensin still contribute to the mag, today's stars aren't exactly of the same quality. Their batallions of publicists are reluctant to grant the
journalist two or three weeks of continuous access, and dozens of hours in conversation, which are what the legendary Playboy interviews are made of. John, hugh Hefner's personal videographer (who documents his media and social events) fondly remembers the times when Jimmy Stewart and Elizabeth Taylor would come by the mansion "who had great charisma and treated the staff with a lof of consideration."

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En Europe on dit "Voir Venise et mourir"... A Los Angeles, l'endroit à visiter absolument pour valider son existence est le Manoir Playboy, 10236 Charing Cross Road... notre Palazzo Ducale. Le rituel est connu: le visiteur s'annonce aux grilles dans l'interphone dissimulé dans un faux-rocher, confie sa voiture à un valet et pénètre dans l'enceinte du fameux manoir gothique de style Tudor, construit en 1926-7. Le jardin est un décor de Shangri-la avec zoo privé, une esplanade de gazon tendre où se pavannent des paons dodus, une piscine avec la légendaire grotte de tous les excès (voir la carte satellite de cette vision babylonienne, sans Playmates toutefois.)

In Europe, they say "To see Venice and die"... In Los Angeles, the place to visit absolutely in order to validate your existence is the Playboy Mansion, 10236 Charing Cross Road: our Palazzo Ducale. The ritual is famous: a visitor at the gates introduces himself in the intercom hidden in a fake "talking rock," hands his car to the valet and gets into the Tudor-style and gothic manor built in 1926-7. The garden is a Shangri-la decor with private zoo, a gigantic lush lawn run over by plump peacocks, a pool adorned with the legendary grotto of all excesses (see the satellite map of this Babylonian vision, Playmate-free, though.)

Photo Hosted at BuzznetEn fan de Vegas, j'ai un faible pour les gargouilles, tentures pourpres et canapés en peaux de fauve... Le Manoir est un rêve devenu réalité. Une pièce dans la petite maison-salle de jeux est couverte de miroirs; le sol mou est un immense waterbed (un matelas rempli de liquide, très en vogue dans les années 70 aux Etats-Unis) et la salle-de-bains adjacante est un vrai drudgsore (pot de vaseline, huile pour bébé, Pepto Bismol.) Hier, lors de ma deuxième visite au manoir, des journalistes français étaient horrifiés par le tigre en céramique dans la bibliothèque:

L'un d'eux, à la fois amusé et saturé: "Qu'est ce que c'est laid ici!"

Moi: "Ah bon? J'adore ce genre d'intérieur kitsch... et ces panneaux de bois partout, comme dans un manoir anglais... C'est beau, non?"

Journaliste: "Mais enfin, tu plaisantes... regarde le bois... C'est du bois de merde (toc toc) tu vois, c'est mal fait, ca sonne creux."

Moi, en examinant les boiseries de plus près: "Ben oui, tu as raison... du contre-plaqué peint en marron foncé... comme dans un décor de cinéma..."

J: "Et regarde les peintures comme elles sont laides... C'est d'un goût (tapote la statue d'un lion dans le hall) Tout est faux ici, c'est comme Disneyland. Ca fait combien d'années déjà que tu vis ici? Ah, 9 ans? Je crois que tu es vraiment contaminée!"

As a Vegas fan, I have a weakness for gargoyles, crimson velvet curtains and leopard-skin sofas... The Mansion is a dream come true. A room in the little playhouse in the garden is covered with mirrors; the soft ground is in fact a giant waterbed and the adjacant bathroom is a real drugstore (big pot of vaseline, baby oil, Pepto Bismol...). Yesterday, on my second visit to the Mansion, French journalists were exchanging alarmed comments about the ceramic tiger in the library: One of them, both amused and appalled: "Everything is so ugly around here!"

Me (incredulous): "Really? I love this kind of kitsch interiors... and these wooden panels everywhere, like in an English manor, isn't it beautiful?"

French journo: "You must be kidding... look at the wood, here... shitty wood (knock knock) you see, it's not well done, it sounds shallow."

Me, checking the wooden panels more closely: "Mmm, you're right... looks like some kind plywood painted in a dark shade of brown... Looks like a movie set... "

French journo: "Look at the paintings all around... The taste! (He plonks the statue of a lion in the hall) Everything is fake here, it's like Disneyland. For how long have you been living in L.A.? 9 years? I think you've been well contaminated!"

Le Dali, le Kooning et le Pollock dans une salle d'entrée nous auront échappé. Hugh Hefner est forcément impressionnant (dans une forme étonnante, quoiqu'un peu sourd, mais bon), mais un poil décevant en interview. Il en a tellement donné dans sa vie qu'il est sur pilote automatique et répète souvent les mêmes choses, verbatim, d'une fois à l'autre, 2, 5 ou 10 ans après, pour alimenter le mythe de la compagnie, dirigée aujourd'hui ar sa fille. Pour le coup, j'aimerais lire un jour une interview style Playboy très fouillée et candide du personnage. Voici deux extraits de la petite conf de presse, à écouter ici en MP3: Hefner parle d'amour (avec ses trois girlfriends) et de la mort, à l'américaine: ici, il s'agit toujours toujours de "célébrer son existence." Une employée de Playboy me disait qu'à long terme, le manoir deviendra sans doute une sorte de "musée" partiellement ouvert au public.

The Dali, the Kooning and the Pollock in the living room in the greeting room must have escaped us. Hugh Hefner is impressive, of course, in great shape (a bit deaf, but hey!) but his interviews are a bit of a disapointment. He's given so many of them in his life that he's on automatic pilot and repeats the exact same things from one talk to another, 2, 5 or 10 years later, sometimes verbatim, to sustain the myth of the company, helmed by his daughter. Would love to read a thorough, candid Playboy-type interview of the guy. Here are two excerpt of yesterday's press event that you can listen to (here is to listen to the MP3 file): Hefner speaks about love (with each of his girlfriends) and death, American-style: here, it's always about "celebrating your existence." I was told by an employee that, in the long term, the Manor will probably become some kind of museum, partially opened to the public.

Photos: Dana Ross, et ma gallerie Buzznet

Posted by Emmanuelle at 9:27 AM | Comments (10) | TrackBack
January 1, 2007
Bonne année de Lyon / Happy new year from Lyons, France

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Posted by Emmanuelle at 3:28 PM | Comments (2) | TrackBack
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