February 20, 2007
Gringos clandestins / Illegal gringos & chat with Matt

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De retour d'un excellent week-end prolongé au mariage des amoureux C & C (photos) à San Miguel de Allende au Mexique, une magnifique petite ville coloniale du XVIe siècle devenue repaire de retraités américains qui viennent couler des jours paisibles (yoga, ateliers d'écriture, poterie...) au soleil et à frais réduits. Ce séjour à inspiré une chronique à Matt dans le Los Angeles Times, car San Miguel déplore l'afflux d'immigrés américains... clandestins qui s'installent et lancent des petits business mais ne payent pas d'impôts. Evidemment, San Miguel a son lot de jeunes Mexicains partis travailler sans papiers aux Etats-Unis... Drôles de flux migratoires nord-sud.

Back from an excellent, lengthy weekend, at the wedding of lovebirds C & C (photos) à San Miguel de Allende in Mexico, a gorgeous little 16th Century colonial town-turned oasis for American retirees, who spend a quiet life there (doing yoga, writing workshops, pottery...) under the sun and for a better price. This stay has inspired a Matt column in the Los Angeles Times, since San Miguel is sorry to report a a flux of... illegal American immigrants who establish themselves and their small businesses there but don't pay taxes. Of course, San Miguel has its share of young Mexicans who headed North to the U.S., undocumented.... Interesting North-South migratory currents.

Par ailleurs, c'est au tour de Matt de participer à un chat (très 1997) sur le site du Los Angeles Times ce jeudi à 14h heure de Los Angeles (17h à NY, et 23h à Paris) avec les lecteurs des pages Opinion / débats, dont il est rédac chef adjoint. Vu les bloggers dans son réseau de copains en ligne, on parlera sans doute beaucoup de baseball et du futur des journaux à l'heure où le Los Angeles Times repense toute sa politique sur le Web.

By the way, it's Matt's turn to participate to a chat (very 1997) on the L.A. Times website on Thursday at 2 p.m. PT (5 p.m. in NYC, and 11 p.m. in Paris) with readers of the Opinion pages, for which he works as associate editor. Given the bloggers in his network of online pals, there'll be baseball talk and discussions about the future of newspapers, this, when the L.A. Times is rethinking its entire Web strategy.

Posted by Emmanuelle at 6:53 PM | Comments (3) | TrackBack
February 14, 2007
Repeat after me: "I love crepes"

En vidéo ci-dessous, l'entrée du pilote de course "français" Jean Girard (Sacha Baron Cohen) dans la comédie américaine lourdaude Talladega Nights est l'une des scènes de cinéma les plus drôles de 2006. Girard force Ricky Bobby (Will Ferrell) à répéter sous la menace "I love crepes" (Autre phrase de dialogue mémorable: "Like the frightened baby chipmunk, you are scared by anything that is different...")

Watch the entrance (below in video) of "French" car pilot Jean Girard (Sacha Baron Cohen) in the clumsy American comedy Talladega Nights: it's one of the funniest movie scene from 2006. Girard threatens and forces Ricky Bobby (Will Ferrell) to repeat after him "I love crepes" (Other memorable line of dialogue:"Like the frightened baby chipmunk, you are scared by anything that is different...")

Mais pour ceux qui veulent apprendre le français pour de bon et en douceur, essayez les lessons gratuites en MP3 de la BBC. Je suis en train de tester les podcasts pour l' allemand et l'espagnol qui ont l'air très bien faits.

But for those who want to learn French for real, in a gentler way, I recommend trying out the free MP3 language lessons of the BBC. I'm currently testing the podcasts for German and Spanish that seem to be really well done.

Posted by Emmanuelle at 2:22 PM | Comments (0) | TrackBack
February 13, 2007
Citation du jour (sur ces satanés jeunes en ligne) / Quote of the day (on those crazy kids online)

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C'est bien dommage de ne pas avoir l'équivalent du vibrant magazine New York dans notre chère mégapole marginale et mal-aimée de Los Angeles, en panne d'hebdomadaire malgré l'effort de ces zozos en 2004. Mais l'un des petits plaisirs de la vie est de dévorer New York sous le soleil éclatant de Los Angeles (22 degrés cet après-midi) tandis que les new-yorkais se préparent à la tempête de neige.

How sad for our dear, second-rate and hard-to-be-loved megalopolis of Los Angeles not to have the equivalent of the vibrant New York mag despite these guys' efforts to start a weekly in 2004. But one of the small pleasures in life is to read New York from A to Z under the bright, shiny L.A. sun (70 degrees this afternoon) while New Yorkers brace for the blizzard.

L'amie Cathy, abonnée à New York magazine, donc, m'a passée le dernier numéro qui essaye de décrypter “le plus grand gouffre générationnel depuis le Rock & Roll”: NY veut parler de la déshinibition des jeunes sur internet (jeunes=moins de 30 ans, pour mettre les choses au clair), ces ados et étudiants qui s'affichent sur Buzznet, Flickr et Vimeo, et racontent leur vie intime sur Facebook ou Myspace avec une liberté et une insouciance qui font frémir les vieux (dont je fais partie... J'avais fait un article pour le cahier emploi de Libé sur la mine d'informations que les employeurs décèlent sur les candidats à l'embauche sur leurs blogs, moblogs etc.) L'article de NY, très fouillé, cite Clay Shirky, professeur à NYU et blogueur de 42 ans qui a sa théorie sur ce gouffre en question:

Our friend Cathy, a New York subscriber, passed me the last issue that attempts at deciphering the "greatest generation gap since Rock and Roll": NY means the youth's lack of inhibitions on the Internet (youth=under 30, to clarify in case); those teens and students showing off on Buzznet, Flickr and Vimeo, and detailing their private lives on Facebook or Myspace with a sense of freedom and carelessness that make the old (people like me) shiver. I wrote an article last year for the French daily Libération about the mine of information left by potential hires on blogs, moblogs etc. for employers to dig up easily. The NY article, very rich, cites Clay Shirky, a NYU professor and 42 yo blogger who has a theory about the aforementioned gap:

"A chaque fois que les jeunes gens s'adonnent à des activités auxquelles les vieux n'ont pas droit, nous sommes amers. Qu'est ce que nous avions comme occupation à leur âge? Trainer dans le centre commercial ou dans le parking de la superette. Quel poisse d'avoir grandi à notre époque! Et cela nous fait enrager après-coup."
Whenever young people are allowed to indulge in something old people are not allowed to, it makes us bitter. What did we have? The mall and the parking lot of the 7-Eleven? It sucked to grow up when we did! And we’re mad about it now.”

Selon Shirky, les gens sont pressés de dire que leur comportement découle d'une certaine morale, pas d'une simple logique chronologique. "On ne se comportait pas comme [les jeunes d'aujourd'hui] parce que ce n'était pas une option."

People are always eager to believe that their behavior is a matter of morality, not chronology, Shirky argues. “You didn’t behave like that because nobody gave you the option.”

C'est presque difficile de se souvenir de la vie avant la Toile, mais je ne suis pas mécontente d'avoir découvert le Net à 22 ans seulement. C'est un thème dont nous avons un peu parlé avec l'actrice Drew Barrymore lors d'une interview pour le Vogue de Décembre. Elle disait: "J'ai vraiment de la chance d'avoir grandi avant que la technologie ne change vraiment la vie," et pas seulement parce qu'elle a pu garder un peu de temps pour lire des livres, avant que tout notre quotidien soit absorbé par des écrans.

It's somewhat hard to remember a life before the Web, but I'm not unhappy to have discovered the Net at age 22 only. It's something we discussed a bit with actress Drew Barrymore for this interview in the December issue of French Vogue. She said: "I love that I grew-up before technology really hit," and not only because she could spend more time reading books before our days started being swallowed up by screens.

Ses jeunes fans de l'excellent Drewseum, par exemple, Ashley et Anne, ont grandi en ligne et se sont rencontrées sur des forums en ligne consacrés à Drew Barrymore. A 14 ans, quand j'étais fan de Cure, tout se faisait par courrier: les lettres en mauvais anglais aux "curistes" du monde entier, les échanges de photos et de cassettes de concerts piratés, la distribution du fanzine français Three Imaginary Boys ou encore les préparatifs avant les tournées européennes ("Tu sais où crêcher après le concert de Strasbourg?" "Ecris au P'tit Titi et demande-lui!") Un fan de Minsk (à l'époque de l'URSS) m'avait envoyé des pin's communistes en guise de cadeau. Une fan de Budapest contactée dans les années 80 est devenue une très bonne amie et m'a fait invitée à lui rendre visite, ce qui a déclenché mon engouement pour la Hongrie. Bref, on faisait la même chose que les kids d'aujourd'hui, mais en plus lent, en plus petit comité, et faute de webcam ou de Myspace, sans savoir à quoi l'autre ressemblait, ce qui était très bien. Et ce, même lors des rencontres par voie electronique, via le fameux Minitel (quasi objet de culte dans certains cercles aux Etats-Unis.)

Mais la véritable question, conclut New York magazine, "est celle qui se pose pendant toutes les révolutions: "Dans quel camp êtes-vous?"

For instance, her young fans at the excellent Drewseum, Ashley et Anne, grew up online and met in Drew Barrymore forums. At 14, when I was an active fan of Cure, everything would take place by mail: letters in bad English sent to fellow "Cureheads" around the world, photo swaps and exchanges of bootleg concerts on tape, the mailing of the French fanzine Three Imaginary Boys or even the frenetic preparation ahead of European tours ("Do you know where to crash after the Strasbourg concert?" "Write and ask le P'tit Titi!") had mailed me Communist pins as a gift. A fan in Budapest I contacted in the 80s became a very good friend and invited me to visit then, thus sparking my love for Hungary. Anyway, basically, we did exactly what kids do today, except slower, on a smaller scale and since we had no webcam or Myspace, we would communicate without having a clue about what people looked like, which was great. Even when we hooked up electronically, on the famed and quasi-cultish French Minitel.

But the real question, New York magazine concludes " as with any revolution is : "Which side are you on?"

(Photo: Juliette Lewis and the Licks par Tony. Quel rapport me direz-vous? J'ai lu l'article sus-cité dans New York en attendant de l'interviewer cet après-midi. Or, elle incarne très bien la trentenaire qui vit son rêve de jeunesse, puisque cette actrice reconnue a sacrifié le cinéma pour faire du rock à temps plein. )

(Photo: Juliette Lewis and the Licks by Tony. What's the link, you ask? I read the aforementioned article while waiting to interview her this afternoon. And she symbolizes very well the thirty-something woman living the dreams of her youth, since this well-known actress has sacrificed movies to rock full-time. )

Posted by Emmanuelle at 9:40 PM | Comments (6) | TrackBack
February 7, 2007
Rendez-vous with John Waters / A date with John Waters

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Photo Hosted at BuzznetHallelujah. John Waters signait hier sa (très bonne) compilation de chansons pour la Saint Valentin, "A date with John Waters," à Amoeba Records à Hollywood où j'ai fait la queue avec 200 et quelques fans déjantés, dont ce jeune homme de Baltimore (ou un malin qui connait très bien l'attachement du "pape du trash" pour sa ville natale.) Il lui a laissé au passage une photo et un CV d'acteur... Une de plus sur la pile de cadeaux.

Hallelujah. John Waters was at Amoeba records yesterday in Hollywood to sign his (very good) Valentine's Day music compilation, "A date with John Waters." I queued with 200+ quirky fans, among them this Baltimore guy (or a smart letch who knows well the "Pope of trash"'s attachment to his hometown). He also left his headshot and actor's resume ... Another one on the pile of gifts.

Un fan barbu qui sentait le bar avait amené sa copie écornée et tâchée de Crackpot sous le bras (j'avais la mienne) et nous avons comparé nos chapitres préférés: j'adore le "John Waters' Tour of L.A." dans lequel il fouille les poubelles de stars et évite de regarder les piétons, "ces tristes figures de Los Angeles." Une jeune fille adorable posait beaucoup de questions, ses grands yeux écarquillés: elle ne connaissait pas bien l'oeuvre de John Waters mais avait décidé, enfant, que le personnage était merveilleux et une icône indispensable de l'Amérique moderne.

A bearded fan who smelled like a bar had brought his torn and stained copy of Crackpot under his arm (I had mine too) and we compared our favorite chapters: I love the "John Waters' Tour of L.A." where he goes dumpster diving outside star homes and avoids looking at the pedestrians, "those sad figures of L.A.." An adorable young woman asked a lot of questions, her big eyes wide open: she didn't know John Waters' oeuvre very well but had decided, as a child, that he was just a wonderful character and an indispensible icon of modern America.

On n'a guère de temps avec son idole au moment de la signature. Il a été gracieux et au cours de la conversation, m'a dit que je ne faisais pas mon âge, youhou. J'ai oublié de faire comme Antoine de Caunes, qui, selon la légende, prend soin de loucher sur toutes les photos un peu solennelles (avec des éminences grises, ministres, Chirac..) pour agrémenter sa gallerie personnelle -- il faut dire que j'étais contente comme tout. A force d'interviewer des célébrités, je pense de plus en plus qu'elles ferairent mieux de se taire et de garder un peu de mystère, mais pas John Waters. Si seulement il pouvait se remettre à publier des essais comme dans Rolling Stone comme dans les années 80 et donner suite à sa bio, Shocked Value!

When you're up for a signature, there's not much time with your idol. He was gracious and during our little exchange, expressed surprise at my age, yooohoo. I forgot to defuse the photo shoot like French TV star/cineast/producer Antoine de Caunes who, as the legend goes, carefully crosses his eyes on purpose in official pictures (with bigwigs, ministers, French prez Chirac..) to improve his personal gallery of pics for laughs -- but I was just so happy. As I interview celebrities for my job, I think more and more that they'd rather shut up and brew a little bit of mystery for a change but this doesn't apply to Waters. If only he could go back at publishing essays like the ones in Rolling Stone in the 80s or write a follow-up to his autobiography, Shocked Value!

Bonus link: Best John Waters fan site: Dreamland.

+ video promo of John Waters for his CD.

+ a 5 part-documentary on JW by Jonathan Ross on Youtube:

+ Morning Becomes Ecclectic (radio) Dec, 23 2005 + MBE Sept 21, 1998 + The Treatement with Elvis Mitchell (1997)

PS: merci LAist!

Posted by Emmanuelle at 12:07 AM | Comments (2) | TrackBack
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