

La sortie en France de Shooter cette semaine tombe bien mal à point, mais ce nouveau film d'Antoine Fuqua vaut (vaguement) le détour, comme le souligne l'ami Garnier dans son article: "Shooter, la relève de Rambo" dans Libération. A la projection avec Philippe, nous étions étonnés par l'audacité des références anti-Bush, avec de gros sabots certes, mais inédites jusqu'à présent dans un long-métrage populaire post 11 septembre (entre autre: un méchant en chaise roulante employé par le gouvernement américain évoque les délices d’Abou Ghraib... Un autre méchant ressemble fort à Dick Cheney, avec allusion à son accident de chasse.) Mais le film doit beaucoup de son efficacité à Mark Wahlberg, dont le portrait est signé Bibi ("Mark Wahlberg ou l'étoffe du héros")
Selon notre interview, le réalisateur Antoine Fuqua voulait que Shooter serve de catharsis à tous les Américains patriotes furieux d'avoir été embarqués dans la guerre en Irak sous de faux prétextes et rêvent de se débarasser de Bush et Cheney. Ils sont chercher du réconfort en dehors des cinémas visiblement, car Shooter a raté sa cible au box office américain mais semble se rattraper à l'international.