
Donc Michael Moore a planté les journalistes de Los Angeles aujourd'hui en annulant une conférence de presse et les à invité à la place à le rejoindre à une manif pour la réforme du système de santé avec (à ses côtés) le maire de L.A, Antonio Villaraigosa (démocrate) devant la mairie. De nombreux journalistes étaient fous de rage et ont refusé d'y aller. J'y suis allé pour la radio suisse romande. Comme l'a remarqué l'ami Tony: Moore n'est pas arrivé au bout de son régime et va devoir continuer à hanter les bars à salade. Il est gargantuesque! Dans son nouveau documentaire, Sicko, Moore espère clairement déclencher une mini-révolution sur le système de santé aux Etats-Unis (détaillé très bien ici) et sa campagne de promotion du film a tout d'une campagne politique.
Voici un extrait de son discours en mp3 devant une petite audience (cliquez ici pour écouter), et la traduction en français:
Here's an excerpt of his speech here in mp3 in front of a pretty small audience (click here to listen), and then the French translation:
"Pour appeler les choses par leur nom, les assurances médicales sont un racket. Elles ne veulent pas assurer les gens susceptibles de tomber malades ni les gens qui sont déjà tombés malades par le passé car cela peut leur couter cher. Même quand elles remboursent les patients, elles envoient des enquêteurs pour trouver une bonne raison de tout annuler. Je ne compte plus les histoires cauchemardesques. Et quand un docteur voit un patient, il doit appeler un bureaucrate de l'assurance à l'autre bout du pays pour demander sa permission avant de pouvoir lancer tel ou tel traitement. C'est complètement dingue! C'est absurde!"
Moore a raison sur ce plan là: c'est complètement dingue. Quand notre ami Cathy était malade d'un cancer, j'étais horrifiée d'entendre qu'elle s'était vu refuser tel traitement par la compagnie d'assurance, qu'il avait fallu que son docteur les appelle pour leur mettre la pression, que sa franchise augmentait d'année en année parce que, pardi, Cathy leur coutait cher avec ce cancer! Un cauchemar puissance deux, comme si mourir n'était déjà pas suffisant à gérer.
Non seulement le système américain est injuste et cher comme ca n'est pas permis, mais le gaspillage est à tomber à la renverse et le niveau de bureaucratie si choquant qu'il pourrait sortir illlico un fonctionnaire français de la torpeur du mois de juillet. J'ai eu la chance de goûter à quatre des systèmes de santé décrits dans Sicko: en France, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et à Cuba et à mon sens, le système français est de très loin le meilleur, le plus juste et le plus humain.
Not only is the American system expensive as Hell and unfair, but it's wasteful as sin and generates enough red tape to outrage even a French bureaucrat in the July torpor. I'm lucky to have experienced four of the health care systems described in Sicko: in France, U.S, Great Britain, Cuba, and in my view by far the very best is the French health care system, also the warmest and the most humane.
Alan Pavlik de Just Above Sunset nous signale une brève dans la rubrique "célébrités" du cahier immobilier du Los Angeles Times: Johnny Hallyday profite de l'Euro fort pour débarquer à Los Angeles où il doit enregistrer son nouvel album cet été. On apprend que le "Elvis français" et sa jeune épouse Laetitia louent une villa moderne au dessus du Sunset Strip pour quelques sous:
L.A. Graceland for 'French Elvis'
French rock star Johnny Hallyday and his model wife, Laetitia, have leased a house in the Sunset Strip area while he records a new album.
The pair paid $45,000 for a month, including a butler, a maid and a house manager [...]
The Sunset Strip house, built in 2005, has six bedrooms and seven bathrooms in nearly 5,700 square feet. There are pool, city and/or canyon views from almost every room.
The three-story house has an elevator and is fully appointed with art and furniture. There is an outdoor terrace and a separate guesthouse with a kitchen.
The rock star, frequently called the French Elvis, is 64. He has released more than 900 songs, including 42 gold and 20 platinum discs. In 2006, Hallyday vowed to spend at least six months of the year in Switzerland, in protest of France's high taxes.
Si Johnny sort là où il faut, il devrait tomber sur un autre chanteur exilé fiscal musclé, le Français de Californie Michel Polnareff (croisé une fois dans un palace de Beverly Hills, incognito sans ses lunettes blanches.)
La photo ci-dessus n'est pas de moi, mais scannée dans le magazine du Los Angeles Times, West (paix à son âme): elle peut surprendre ceux qui imaginent un L.A. uniquement de paillettes et de toc. Les maisons victoriennes au premier plan, dans le quartier de Angelino Heights, remontent aux années 1880 et sont proches aujourd'hui des gratte-ciels de Downtown.
Tout récemment, j'ai préparé un guide de Los Angeles pour le magazine féminin Jasmin (llustré par un reportage photo de Matthew Frost) plutôt axé sorties et bons plans, mais pour s'acclimater à la cette mégapole fascinante, rien ne vaut une visite guidée. Parmi les plus intriguantes: Esotouric, une série de circuits à Los Angeles pour fans de romans noirs, de Chandler, Fante, Philippe Garnier et férus de "true crime."
Enfin un zeste de répit après deux semaines de boulot intense, un anniversaire incognito (passé à tirer la langue sur un article), des petites enquêtes et quelques pleines bourriches de e-mails en souffrance. Quoi de neuf récemment? Le triomphe de notre chroniqueuse du coeur préféré, Amy Alkon alias "The Advice Goddess" (la déesse des bons conseils), au gala du Club de la Presse de Los Angeles samedi: meilleur titre et meilleures chroniques. Félicitations déesse Amy! (elle est la belle rousse en noir.)
Le maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, ne peux pas passer l'occasion de serrer la louche à tous ces journalistes et d'embrasser des beautés influentes (Arianna Huffington, Judy Woodruff.) Je l'ai photograpié en pleine séance de flatteries avec Arianna, pour montrer ensuite la photo à Maia en rigolant ("Regarde ses yeux rouges de raccoon!") quand soudain une main se pose sur mon épaule. C'est Antonio (photos ci-dessus), qui tient absolument à échanger des amabilités (sans doute parce qu'il a reconnu Matt après ses dernières visites au Los Angeles Times.) Les Américains ont de bonnes expressions pour décrire le talent des lobbyistes et hommes politiques onctueux ("slick") qui saluent tout le monde dans une pièce ("they work the room.")
Le maire a forcément fait quelques plaisanteries sur son problème actuel avec les médias, à savoir leur intérêt pour son divorce imminent sur fond de rumeurs d'infidélité. Les divorces de stars politiques en poste sont rarissimes aux Etats-Unis, comme en France d'ailleurs, d'où un parallèle Antonio / Ségo dans le site Wonkette: French & Mexican Socialists All Getting Divorced. Wonkette remarque qu'Antonio est bien dans le pétrin, car son nom de famille, Villaraigosa, est une contraction de son nom ("Villar") et de celui de sa future ex-femme (Raigosa.): "Ce genre de bêtises peut paraitre romantique sur le moment, mais si vous vous retrouvez élu, des millions of gens se moqueront de votre fantaisie hippie qui a mal tourné."
Est-ce que, comme un correspondant de média français à Washington l'affirmait récemment, il faut donner à Sarko et Cécilia "maximum un an" avant qu'un divorce ne soit enclenché? D'ailleurs, est-ce tellement importantr?
+ Guillemette dans Rue 89: Et si Ségolène Royal et François Hollande étaient américains... (avec l'avis éclairé de Matt Welch.)*
+ Fishbowl L.A.: LA Press Club voting process: Why L.A. isn't Dallas
Merci de me l'avoir signalé mais je sais que les commentaires ne fonctionnent plus depuis un moment. Je tâche de m'en occuper, avec 10 000 autres trucs...
Link: sevenload.com via Breitbart.tv
William Booth du Washington Post, l'une de mes plumes préférées dans la presse américaine, recapitule pour nous le feuilleton cafouilleux de Paris Hilton emprisonnée un jour, puis libérée par le shériff pour "raisons médicales" (risque de dépression nerveuse apparemment), puis re-emprisonnée ce matin sur fond de crise entre le shériff et le procureur de L.A., Rocky Delgadillo. Booth écrit:
"What medical condition could be so serious it could not be treated by the medical staff at the Century Regional Detention Facility, which houses 2,200 inmates, many of them mentally ill, addicted or in poor health?"
Cette guerre entre le shériff Lee Baca, Delgadillo et le juge autour du cas de la starlette a déjà au moins un effet positif: plus de vigilence envers le shériff Baca, un élu du peuple qui raffole des célébrités et ne cache pas son admiration pour l'Eglise de Scientologie (est-il adepte? Le Los Angeles Times évoque ses liens à la sciento seulement en passant.) Rick Ross du site Cult News, la source en matière de secte, a plusieurs articles sur notre shériff "fais-moi-peur".
+ Ray Richmond: "Sheriff Lee Baca clearly feared a PR crapstorm should something have happened to Paris while in county custody, and he blinked."
+ Sharon Waxman : "The national obsession with celebrity collided head-on with the more serious issue of the equal application of justice on Friday."
+ TMZ: It costs more than 10 times the normal amount to jail Paris Hilton.

A propos de la chatte et de ses trois chatons retrouvés dans notre jardin il y a dix jours: les chatons ont disparu depuis cette nuit. Ce matin en sortant nourrir la petite bande, je suis tombée nez à nez avec un coyote venu de la rue. Je l'ai chassé aussitôt. Il n'avait rien dans la gueule, mais les chatons ne sont plus là. Les trois volatilisés d'un coup! La maman chat miaule à fendre le coeur depuis ce matin. Une voisine deux rues plus loin a placé une annonce dans le quartier: son chat manque à l'appel. La dernière fois que quelqu'un l'a vu, il était aux prises avec quatre coyotes à 4 heures du matin (et à Los Angeles, c'est tout vu. Avec en prime la sécheresse (si sévère que nous sommes priés de racourcir nos douches) et les incendies du park Griffith du mois dernier, les coyotes envahissent les quartiers à la recherche d'eau et de nourriture.)
Dans la série noire: le chat en face de chez nous sauvé par l'ami Os il y a trois ans de la gueule d'un coyote s'est évaporé aussi un jour (good bye, Spring Roll).
In this chain of bad news: the cat across the street saved by our friend Os from the mouth of a coyote vanished one day (good bye, Spring Roll).
Le pire, c'est qu'il n'y a pas grand chose à faire: les propriétaires d'animaux domestiques les rentrent le soir à l'intérieur. Les chats errants sont censés se protéger sous les maisons ou sous les voitures, dans les garages. Etant naturellement plus portée sur les humains que les animaux, et n'ayant jamais eu de bêtes (sauf quelques poissons tragiques, dont Bubulle), j'ai tout appris sur les chats ces dix derniers jours grâce aux bénévoles de l'association Feral Cat Alliance et de CatNippers. Ils incitent les habitants à faire stériliser les chats errants le plus vite possible et à les nourrir un minimum pour qu'ils restent en forme. Le rendez-vous est pris pour la maman chat, grâce à un coupon de réduction de la ville de Los Angeles qui rend l'opération peu coûteuse (15 Dollars.)
La journée fut donc assez déchirante, mais l'ami Barney nous envoit un lien vers un chat heureux,la Catcam de Mr. Lee. Ce félin allemand se ballade avec un appareil photo au cou, conçu pour prendre des clichés tout au long d'une journée oisive typique de Mr. Lee, à ras du sol: promenades, flirt, siestes, bonnes bouffes...