
Kate à Fishbowl L.A. rebondit aujourd'hui sur la "controverse" autour du chanteur (formidable) Beck et du double suicide de la belle noiseuse/blogueuse Theresa Duncan et de son compagnon, l'artiste Jeremy Blake.
Avant leur fin tragique, le couple avait accusé Beck d'avoir fait dérailler leur projet de film, "Alice Underground", dans lequel le chanteur devait faire ses débuts au cinéma en 2003 ou 2004. Le film ne s'est jamais fait, et Theresa Duncan était persuadée que la Scientologie avait intimidé Beck (un adepte de la secte) pour lui faire renoncer au film. A noter que vers la fin de leur vie, selon de nombreux amis cités dans les médias, Theresa Duncan et Jeremy Blake montraient des signes de paranoia accrue. Un article dans le Vanity Fair de janvier, cité dans le New York Post d'hier, donne la parole à Beck: il affirme qu'il n'avait jamais été question pour lui de jouer dans ce film et qualifie la version des événements du couple de "totalement fausse."
Or Kate, a retrouvé trace dans.... les archives de mon blog en 2003 la mention d'une interview de Beck dans le quotidien italien Corriere Della Sera dans lequel il signale son tournage imminent d'un film inspiré par Alice aux Pays des Merveilles. Un long-métrage qui ressemble fort à celui qu'il dit aujourd'hui n'avoir jamais envisagé de tourner. Beck aurait-il la mémoire brouillée? Grâce à la fan de Beck qui m'avait signalé l'article à l'époque, j'ai retrouvé l'article original dans les archives du CdS. Voici l'extrait qui peut intéresser les experts en "Beckology"et "Duncanology" et ma traduction (3 ans d'italien au lycée à mon compte seulement... Toute correction est la bienvenue.)
Beck: «Canzoni per Wenders E ora divento un vero attore»)
August 5, 2003 interview with Sandra Cesarale in Corriere della Sera
Adesso il 33enne cantante e compositore californiano si prepara al debutto nel cinema. Ma non prima di terminare il suo tour europeo che partirà da Urbino dopodomani (unica data italiana) ospite di punta del Festival «Frequenze Disturbate», una due giorni dedicata al rock indipendente che vedrà anche, tra gli altri, I Am Kloot, Giardini di Mirò e Notwist.The 33 year-old Californian singer-songwriter is preparing his debut in cinema – but not until he's wrapped up his European tour [...]Perché si è messo a recitare?
«Sono sempre stato tentato dal cinema. C' era un periodo, sette anni fa, in cui ho provato a fare qualcosa per il grande schermo. Una volta mi ha cercato perfino John Waters».
Why are you going to act?“I’ve always been tempted by cinema. There was a time, 7 years ago, when I tried to do something for the big screen. John Waters even tried to cast me once."
Com' è andata?
«Mi sarebbe piaciuto accettare, Waters fa il genere di film che amo: liberi, intelligenti, surreali. Ma avevo un tour in ballo, ho dovuto rinunciare. Gli altri progetti, invece, finivano per diventare troppo hollywoodiani».
How did it go?"I would have loved to accept, since Waters makes the kind of movies I love: they're free, intelligent, surreal. But I had to decline because of touring. Other offers turned out to be too Hollywoodian."
E Wim Wenders?
«Lo adoro, non so nemmeno quante volte ho rivisto Il cielo sopra Berlino».And Wim Wenders?"I adore him. I don't know how many times I've watched Wings of Desire."
Questo film come sarà?
«Energico e pieno di personaggi: una specie di "Alice nel paese delle meraviglie" catapultato negli anni Settanta. Ancora non ha un titolo, lo dirigerà una mia amica che debutta dietro la macchina da presa. Ma io mi fido di lei. Inizieremo le riprese in autunno».
What about [your debut] movie?“It will be full of energy and full of characters: some kind of Alice in Wonderland set in the 70s. It still doesn’t have a title. The director is a friend of mine and it will be her directorial debut. But I trust her. We will begin shooting in the Fall.”
Sans rentrer dans le débat sur l'influence de Beck ou le rôle de la sciento dans la détérioration mentale du couple (car franchement, je n'en sais rien) l'article de Vanity Fair provoque déjà une polémique en soit. Des oeuvres de Jeremy Blake sont actuellement exposées à Washington et plusieurs de ses créations vidéo (très envoutantes) sont au musée d'art de San Diego jusqu'au 13 janvier.
C'est officiel: la neige en ce moment à Washington est tellement exquise que nous quittons la Californie pour nous installer dans la capitale américaine le 1er janvier où Matt prendra les rennes du magazine de politique et culture libertarien Reason (pour en savoir plus sur les libertariens américains, lire lib•er•tar•ian dans le Washington Post ou la conversation entre le journaliste de gauche Bill Moyers et Nick Gillespie de Reason, sur Reason.tv)
Il y aura un pot d'adieux (et surprise-party de Noël) au club de la presse de Los Angeles le 13 décembre à 19h.
(photos by Michael Totten)
Quand j'ai interviewé le blogueur de guerre Michael Totten à la Blog World Expo le mois dernier pour cet article sur les blogs militaires, il s'apprêtait à repartir en Iraq, à Falloujah. Son parcours est rare: ce jeune homme de l'Oregon qui n'est ni journaliste ni militaire à la base part régulièrement en reportage tout seul au Moyen-Orient ou embarqué avec des troupes américaines en Irak, grâce aux dons des fidèles lecteurs de son blog.
Ses reportages, comme cette chronique de Falloujah pour le New York Daily News, sont personnels et très différents de ce qu'on lit d'habitude sur la guerre, car Michael Totten, contrairement aux journalistes des médias traditionaux sous pression, peut se permettre de passer des semaines à observer la vie quotidienne avant d'écrire.
His reports, such as this dispatch from Fallujah published in the New York Daily News, are personnal and very different from what you usually read about the war: unlike journalists from traditional medias who are under big pressure to file news stories, Michael Totten can afford spending weeks observing the daily life before putting it in writing.
Pour plus de détails sur ses aventures et sa perception de la guerre en Irak, voici quelques courts extraits de mon interview radio avec lui (en anglais et légèrement édité):