
En lisant le dossier de Libération de jeudi sur les jeunes Français qui décident de quitter la France "pour mieux respirer" j'ai été envahie d'une grande tristesse. "Tu as lu? C'est tout à fait ça!" m'a dit, navrée, une copine diplomate à Los Angeles. Culture de l'immobilisme, économie sclérosée, agressivité des rapports sociaux: tous les aspects les plus déprimants y sont. Exemple frappant: un jeune bijoutier qui envoit 5 CV à Vancouver, et reçoit 5 propositions d'emploi. En France, sur 22 demandes déposées, il n'avait obtenu qu'une seule réponse positive.
On me demande souvent pourquoi je suis partie fin 1994. Déjà, j'avais toujours eu envie de vivre à Budapest. Ensuite, après la fac (l'école de journalisme de Marseille), j'ai enchainé les stages sans perspectives. Passer sa jeunesse à mendier du boulot au lieu de travailler et d'apprendre me paraissait indigne et absurde. J'ai préféré créer mon propre emploi dans une société plus accueillante. Dix ans après, tout va plutôt bien, et je ne compte pas rentrer en France de sitôt -- ailleurs en Europe, oui. Quelque part, je crois que j'en veux encore à la France de m'avoir poussée à partir. Ce pays formidable sur bien des points pourrait être exceptionnel sans un taux de chômage révoltant, consternant depuis pratiquement l'année de ma naissance.
Le plus remarquable avec la France, c'est que mis-à-part les départs pour le Québec à l'époque de Louis XIV, le pays n'a jamais connu d'hémorragies migratoires -- corrigez-moi si je me trompe. Pas de "potato people" comme ceux partis d'Irlande ou d'Italie, selon l'expression délicate que m'a apprise un jeune latino de Los Angeles. La France est, par excellence, le pays qu'on ne quitte pas: n'existe-t-il pas une expression allemande, "heureux comme Dieu en France?" Est-ce que tout cela est en train de changer? Ma copine Ali, ravie d'être partie vivre en France et Fabulous Amy qui adore Paris ont du mal à comprendre mon amertume.
Budapest et Prague au début/milieu des années 90 étaient remplies de jeunes expats américains, "en réalité, des réfugiés économiques" pour reprendre la tournure d'un chroniqueur du Budapest Week. Ces jeunes avaient voulu fuir la crise et célébrer la chute du rideau de fer, mais dix ans plus tard, presque tous sont rentrés. D'ailleurs, ils se retrouvent le 10 septembre à Brooklyn, et je serai de cette Prague Fest pour renforcer le camp magyar de la "Génératon Expat".
+ Technorati: les liens à l'article de Libé
(Sur la photo, un souvenir de Budapest: mon copain photographe brillantissime Eric était venu me rendre visite sur le boulevard Erzsébet. Affaisé après un reportage très exigent, il avait besoin d'une petite bouffée apaisante et avait tenté vainement de me convertir.)
Merci Miss Lulu. J'ai sans doute mal cherché car j'étais à l'affut de réactions sur la blogosphère francophone. Je m'y remets!
Je trouve au final que la sécurité de l'emploi est "overrated" comme on dit ici: perdre un emploi n'est pas un si gros drame si on peut en retrouver un autre facilement. Quand je vois les Français du bon côté de la barrière, qui s'accrochent à leurs acquis, et ceux qui rament sans grand espoir, il y a vraiment deux France: celle des salariés et celle des précaires. Pas très dynamique comme structure.
Le gros problème aux USA, c'est que la couverture médicale est liée à l'emploi. Il faudrait que cela change. Dans mon cas, la France ne me manque pas mais les Français me manquent. Même si les Français bâtent les records de pessimisme en Europe selon l'article de Libé, on rigole tout de même beaucoup plus avec les Frenchies.
Pour les pains aux raisins... c'est dur. On trouve des pains au chocolat ici, mais à prix d'or ($4!)
La Belgique : le moyen de rentrer en France tout en restant à l'étranger... ;-)
Cet article me concerne peu car je n'ai pas vraiment choisi de partir et de rester, j'ai simplement saisi les opportunites. Je suis d'accord avec certains points de l'article, en particulier au sujet des etudes. Comme ceux cites dans l'article, je suis ravie d'avoir fait mes etudes en France, l'enseignement y est de tres bonne qualite et accessible a tous. Cependant, apres 5 annees d'etude apres le bac, xx mois de chomage me donne le sentiment d'avoir cravache pour rien. La situation des jeunes diplomes est absolument inquietante en France, je ne comprends pas pourquoi les etudes y sont si dures alors qu'il n'y a pas de debouches. Les jeunes diplomes sont plein de talents, ont fait plein de stages a l'etranger, parlenet 3 langues et ils font la queue a l'ANPE. C'est deprimant. Quand je vois comme mes employeurs americains sont ravis par mes connaissances, j'ai l'impression que la France m'a formee pour l'etranger.
[anecdote : tous les ans aux Etats-Unis a lieu le Forum USA, un lieu destine a recruter les cerveaux francais en vadrouille chez l'Oncle Sam. Une annee, il parait que le discours d'accueil donnait le prix de revient de chaque etudiant en France. Histoire de culpabiliser un peu ? C'est pas un guilt-trip qui va nus pousser a rentrer !]
Estelle, j'ai rencontré une fois un sénateur qui fait partie d'une commission "éducation" et parlait de ce problème de "brain-drain à L.A." Après 5 ans passés à l'étranger, les jeunes ne rentrent plus, et pour la France il s'agit de récupérer ces jeune diplomés au cours des premières années. Il était le premier à reconnaitre le manque de débouchés, notamment dans la rec herche. Selon lui, les réformes de l'université avaient du mal à passer, auprès des jeunes en particulier: ils se révèlent très conservateurs, dans le sens frileux, inquieté par toute perspective de changement.
La Belgique,
Emmanuelle: c'est exactement ça que j'aime ici: le type qui peut perdre son boulot à 40 ans et commencer des études de droit. c'est vraiment une qualité que les gens ici ont, probablement parce que tout est justement tellement précaire. Ici on en parle aussi http://jroller.com/comments/kame?entry=c_est_quoi_un_expatri (oui oui, je sais, moi aussi je peux dire des bêtises parfois...), et chez Le Piou il y avait aussi une discussion intéressante.
Salut,
Je te rejoins sur un point. La France est vraiment un pays coupé en 2. Ceux qui ont du boulot, et les précaires.
Il est parfois affligeant de voir comment se comporte les insiders par rapport aux outsiders. Avec plus de 10% de chomâge, il est inévitable que les insiders aient dans leur entourages des outsiders, et pourtant ils persistent à vouloir conserver leurs acquis et à critiquer les outsiders.
J ai été un insider. J ai moi aussi travailler plus pour gagner plus, et les augmentations à 2 chiffres j'ai connus. Et un jour, j'ai dit "STOP", il serait temps de partager et de voir ce qu'il se passe de l'autre côté de la barrière ... bien mal m'en a pris.
D'un autre côté, je ne suis pas persuadé que je trouverai le bonheur ailleurs. Le déracinement, je l'ai connu une fois (en changeant de région), et j'ai pas trop envie de le connaître de nouveau. Envie de me sentir chez moi. Enfin.
Bonne continuation
Kalooni
"Breathing abroad, heartbroken" !
Ca ferait le beau titre d'un "French Expat Blues" à composer d'urgence...
Quelques remarques.
1. Le dossier de Libé frisait l'exagération, voire le contresens.
Pour se barrer de France il faut au minimum avoir une certaine ouverture d'esprit sur l'extérieur, ce qui n'est pas exactement la caractéristique première des Français à l'heure actuelle, en témoigne le non à l'Europe du référendum.
2. "Culture de l'immobilisme, économie sclérosée, agressivité des rapports sociaux" dites-vous fort justement Emmanuelle.
Ajoutons à cela un point très troublant, évoqué par le nouveau ministre des Finances lors de sa première conférence de presse, l'hiver dernier.
En 25 ans la dette de l'Etat est passée de 20% du PIB à bientôt 70%.
C'est gigantesque, et ça montre un effet générationnel incroyable. La génération actuellement au pouvoir rejette ses dettes (donc son incapacité à gérer sainement les affaires publiques) sur la génération suivante, grosso modo la vôtre. Ce qui effectivement peut donner des envies de partir !
J'avoue que ce cynisme, quasi punk, m'effraie beaucoup.
3. De là à se barrer pour de vrai il y a un pas.
Mais il est certain que la France est en train de se mitonner une sérieuse gueule de bois, et des lendemains qui ne vont pas chanter du tout..
Je crois qu'elle a essentiellement besoin de rajeunir. C'est à dire de passer le relais aux gens de votre génération, particulièrement ceux qui auront fait l'expérience de l'ailleurs, comme vous.
Il ne faudrait quand meme pas monter en epingle un phenomene qui reste avant tout un choix personnel.
Pour un expatrie, la question du retour est une question qui revient "forcement" regulierement a l'esprit et il est tentant d'avancer les reponses les plus absolues: la France est un pays fatigue et rigide, les francais sont insupportables, ... bref l'eternel antienne sur le declin francais.
Je ne dis pas que ces raisons ne fassent pas partie des choix motivant un depart mais je crains egalement que cela ne soit egalement un moyen pour se donner le beau role dans son habit d'expatrie aux allures de révolté néoromantique.
En fait, apres plusieurs annees dans un pays etranger, on n'est 'techniquement ' plus vraiment un expatrie et le retour au pays est une nouvelle expatriation. Apres ces annees, on (re)devient pantouflard, on n'a plus l'envie de tenter une nouvelle expatriation et il est alors tenant de s'abriter derriere les arguments les plus definitifs pour ne plus avoir a considerer le retour en France.
Nous sommes partis a l'etranger, tout de suite apres nos etudes par envie d'aller voir ailleurs, mais pas vraiment pour "quitter la France". Puis le boulot de mon mari a fait le reste et les destinations se sont enchainees ... depuis 13 ans. Nous (re)voila au Texas, sans grande motivation! Nous aimerions bien revenir en Europe. En France, je ne sais pas. La France est, a mon avis, plus belle vue de loin meme si la famille et les amis nous manquent.
Merci pour ce billet, cela fait plaisir de voir un avis mesuré sur une question qui a fait (à mon avis inutilement) chauffer beaucoup de claviers ces derniers temps.
Parce que l'expatriation est multiple, parce que certaines personnes choisissent de partir et d'autres sont obligées. Parce que certaines reviennent déçues, certaines reviennent à contre-coeur. Et d'autres restent. Parce que l'on a droit de critiquer la France même si l'on n'y vit plus, parce que "qui aime bien châtie bien".
Je me suis (malheureusement) retrouvé dans cet article, même si je n'ai pas "fui" la France. J'ai juste voulu toquer ailleurs, pour découvrir un pays qui, de loin, me faisait envie. Alors tout ce concert de critiques au sein de la blogosphère, il m'a fait un peu mal. Car les expatriés n'ont rien demandé à personne. Ce sont des gens qui vivent ailleurs, c'est tout.
Hi Emmanuelle. I know how you feel about being a stranger in a strange land. To lesser degree people in the US feel this from state to state and region to region. I know that I certainly do coming from a far more rural area to the NYC metropolitan area. I'd love to go back, but the opportunities just are not available. It seems to me that in the US we are willing to move state to state more than Europeans will go country to country. Now I am aware that there is considerable language and cultural differences between countries, but to a lesser a degree this exists region to region in the US.
Also to the degree that US is less socialized (i.e. lack of socialized medicine you mentioned) that is what part of allows it to present the opportunities that it does. Mind you many, but not the majority of Americans would prefer more socialism. I think part of what makes France, France is the amount of socialization. At least to this outsider I’ve always understood that the French were willing to give up opportunities presented by “Anglo-Saxon” capitalism in order to have the lifestyle that most French seem to want.
(I'm not sure how many in the US follow your blog, but I really enjoy it. My French is mediocre at best and I use the translation to improve my it. Also it is great to read the idiom in both languages. I found it via Reason and your husband whose articles I always enjoy. Although I am probably more of a right leaning libertarian than he is...)
Regards, Tim
Moi j'ai clairement fui le fait de mendier du travail et la sclérose de mes concitoyens. Il est clair que je ne resterai pas au Portugal, nous songeons à venir aux US, mais JAMAIS nous n'envisageons un retour en France. A moins d'un changement radical. Et encore, on prend vite goût à la vie d'expat. Mais comme toi nous restons ouverts sur l'Europe (et Budapest nous avait tentés avant de choisir Lisbonne). Pour ce qui est de la crise, nous en parlions avec mon conjoint en nous souvenant des autocollants contre les gaspi d'énergie dans les classes maternelles et des propos de nos parents "travaille bien à l'école sinon tu ne trouveras pas de travail", nous avons trente années de souvenirs de ce type. Ca forme une génération :(
Pierre, entièrement pas d'accord avec toi, même si tu as raison de mettre le hola: les expatries, à commencer par les Américains de l'étranger ont tendance à regarder leur pays avec des verres fumés, sans bien distinguer la lumière et les couleurs. On exagère les problèmes, on laisse exploser sa rancoeur.
Et oui, on choisit sa vie, et l'expatriation implique des sacrifices au long cours: dans le cas des Frenchies aux USA, cela veut dire un style de vie beaucoup plus crevant, à parler une langue étrangère toute la journée, à bosser énormément dur dans un pays cher, sans week-ends, sans vacances par rapport à nos copains de l'hexagone. Mais difficile, dans ces conditions de devenir un flemmard allergique au changement.
Nos petits récits migratoires sont une "ballade dans le parc" comme disent les Américains par rapport, disons, à l'expérience d'immigrés venus du Mexique ou du Salvador, qui risquent leur vie pour franchir la frontière et débarquent sans parler la langue, triment pour le salaire minimum sur les chantiers de construction de L.A, dans le meilleur des cas.
Mais qui sont les révoltés néo-romantiques dont tu parles? Je n'ai jamais rencontré d'expatriés, d'exilés ou de réfugiés économiques français qui se donnaient le beau rôle: la plupart du temps, ils sont contents d'avoir eu le courage de partir et s'estiment chanceux d'avoir pu faire ce choix et c'est tout. Rentrer en France n'est pas percu comme une nouvelle expatriation mais comme un retour à la case départ puisqu'entre temps... la France ne change guère.
Anyway. Thanks everybody for stopping by! And Tim, you hit a nail: the French public opinion reject Anglo-saxon capitalism violently, but I believe there is a third way to an economy more dynamic, yet still humane. Thank you for the kind words.
Je ne suis pas expat même si j'ai qq fois considéré la perspective de partir tranquille à l'aventure ou la fleur au fusil au pays du capitalisme optimisé (optimiste?), mais je me reconnais à fond dans les arguments avancés par l'article. Est-ce que c'est juste une question de mentalités ? Je pense qu'il y a pas mal de frustration de baby-boomer là-dedans, toute une génération qui a courbé l'échine devant la crise en reportant ses attentes sur la retraite. Pour encadrer ce tableau l'argent devient une valeur en soi avec ceux qui en ont, le gaspillent ou l'entassent, et ceux qui en bavent, jalousent les autres ou deviennent encore plus cyniques qu'eux.
Ceci dit merci pour les commentaires, à part le débat sur la constitution européenne qui n'a rien à voir ici c'était très enrichissant.
Merci Emmanuelle. Votre article est étonnant car il fait écho à la discussion que j'ai eue avec ma compagne (allemande) cet été.
Nous envisageons de partir, tout simplement, dans un de ces pays que l'on appelle je crois PECO (c'est moche non PECO ?). Pourquoi, je ne devrais pas dire, mais j'en ai marre. Tout bêtement. Entreprendre en France (et je sais de quoi je parle), c'est affronter tous les jours des milliers de consultants, des grands penseurs au temps illimité qui vous font monter des dossiers sous PowerPoint sans fin, des banques qui vous regardent de haut, des agios qui vous regardent de très haut, des organismes sociaux qui n'en finissent plus de combler leurs déficits avec vos cotisations. Mais surtout, je crois, c'est affronter le regard du quotidien, de tous ceux qui, si vous vous plantez, vous prennent pour un minable, si vous réussiez, pour un voleur.
j'ai été faire le pingouin un samedi de juin, à Orléans, lors d'un salon de la création d'entreprise. Il fallait exhiber les créateurs. les montrer au public. Ah la belle affaire, les montreurs d'ours avaient le sourire, leurs bestioles dansaient devant unpublic ébahi par la SARL à 1 EURO. Je peux vous dire que j'en ai eu des promesses politiques ce jour-là :)
P.S. Figurez-vous que notre choix non arrêté, oscille entre Lac Balaton et Slovénie. Avec un faible pour le Balaton en ce qui me concerne.
Alors, peut-être qu'un jour nous nous croiserons sur les rives ou les plages de cet endroit.
trop vrai ! je ne suis pas francaise, et je crois bien que je serai une expatriee (immigree) a vie, tout ce que tu ecris la sur la France (L'economie sclerosee, la societe coupee en deux, l'immobilisme... ) pourrait se dire pour Madagascar, mais en trois fois pire. Moi aussi je suis une refugiee economique.
First , regarding expatriation history in France, let's not forget the Protestant exodus at the revocation of the Edit de Nantes, bien plus significatif que les Quebecois du point de vue economique pour la France. 300,000 protestants quittent la France avec leurs pieds de vigne (to South Africa), their banking knowledge, their specialized technical skills.....http://www.yrub.com/histoire/17seditnantes.htm
Second, I left France in march 92 and have since lived in UK and the US. I am now more relaxed about the comparative pros and cons of France and the rest but one thing is sure : a country where 50% of the population lives off the State (between fonctionnaires, quasi, secteur public, RMIstes, chomeurs, pre-retraites, etudiants a vie) cannot succeed. That is the real problem, and that is also the reason why so few of our compatriotes emigrent, although we are now 2Mio abroad up from 1Mio not so long ago. O , and by the way, this is more than the population of all the Dom TOm together (where it is not 50% of the population in the above categories, more like 90%).
Well, anyway - main point is, 300,000 Huguenots expatries from 1685. Enjoy
la société francaise ne se divise pas entre "ceux qui ont du boulot et les précaires" ou bien "les salariés et les précaires" mais entre ceux qui partent à la retraite avec 38 millions d'euros et les autres. Quant aux salariés qui soi disant "s'accrochent à leurs acquis", je dirais plutot qu'ils essayent de sauver les meubles face à un patronat (oh un gros mot!) de plus en plus rapace.
La question de l'expatriation est sur toutes les lèvres depuis longtemps. Je termine mes études dans un domaine où partir à l'étranger est très délicat, et pourtant en 5 ans sur les bancs de la fac nous parlions tous quotidiennement de cette possibilité.
Guitry disait "on ne quitte pas une femme pour une autre, on la quitte à cause d'elle". Le fait est que si je quitte un jour la France, ce ne sera pas à titre principal parce que ma destination me plaira davantage. Ce qui me fera prendre une telle décision est beaucoup plus simple qu'une comparaison politique, ou économique de 2 pays, ou des perspectives personnelles sur l'un ou l'autre territoire. Ce sont les mentalités françaises qui seraient le plus susceptibles de me pousser vers l'avion. Je pense que le noeud du problème français est là, même si les autres phénomènes avancés sont déterminants - et affligeants.
Resterai-je ici faute de pouvoir prendre une décision ? Ce serait bien français.
J'oubliais la tyrannie et l'imbecillité de la démarche syndicaliste comme cause de la stagnation française - merci a Torpedo d'en faire l'éclatante démonstration.
Oui Torpedo, on va faire payer les riches, t'inquiete pas mon grand, retourne faire la grève tranquillement.
"la démarche syndicaliste comme cause de la stagnation française"
tiens ca me rappelle quelque chose. Pétain. Ou Laval. Dans les années 1940. Surement une coïncidence.
Mais oui Fred , vas-y - je n'ai meme pas le courage de consulter les statistiques de taux de syndicalisation en France pour te prouver que ce ne sont pas les successeurs de L ou P qui defont le syndicalisme francais : les syndicalistes francais le font tres bien eux-memes.
Mais surtout, vas y Fredo, met ta casquette et va combattre le fascisme sur les barricades, ne compte pas m'y trouver cependant.
Bon combat contre les moulins - c'est toujours ca de pas travaillé
Pour être franc dans libé il y avait thèse/antithèse. Cela ne m'a pas échappé car je suis le départ pour san francisco en janvier. Un autre article du même jour étais intitulé "Cosmopolitisme" (http://www.liberation.fr/page.php?Article=316711). Il ne faut pas oublier qu'il y avait Synthèse avec "Pour les 18-30 ans, la France est rigide et sans souplesse" (http://www.liberation.fr/page.php?Article=316710).
Pour être objectif et ne pas trop s'atrister, il faut voir que chaque cas est différent : un chercheur ne part pas pour l'argent mais simplement pour pouvoir exercer (comme toi emmanuelle) alors que l'ingénieur (j'en suis) cherchera à gagner plus et à avoir de plus belles opportunités. Une chose est sûre : je reviendrais ici pour mes mômes et plus précisement dans mon village car j'y ai confiance dans l'éducation et la santé.
Pour répondre à fred, je lui conseillerais de se renseigner un peu, il se rendra compte que le syndicalisme français n'a que peu de pouvoir, peu d'argent du contribuable, qu'il s'interesse au corporatisme quebecois ou à la corruption britannique.
Dans la réalité, les syndicats n'ont pas beaucoup de pouvoir même si ils crient fort. Quand on parle syndicat on pense immédiatement grève à la sncf ratp etc Ca c'est du terrorisme, de l'assiègement et ils ne sont que quelques milliers actifs.
le syndicalisme franaçis est trop faible c'est pour ça que les rapports patrons-employés sont si brutaux.
Question comment est-tu partie?Comment as tu créé ton boulot?
Concernant l'emmigration francaise, c'est vrai qu'elle existe peu. Neanmoins, 2 mouvements migratoires ont existe en Bretagne, qui par bien des aspects ressemblait au debut du XXieme siecle aux regions les plus pauvres d'Europe ( en grande partie a cause des Francais, lire Morvan Lebesque). Un macro mouvement migratoire a pousse les bretons vers Paris ( jusqu'a la prostitution pour certaines jeunes filles) et un micro mouvement tres interessant vers les Etats Unis, celui de la ville de Gourin : http://www.entrenewyork.com/modules.php?name=News&file=article&sid=189
Tres interessante cette histoire de Gourin, merci!
Le taux de syndicalisation est tres bas en France et je n'irai pas blamer les syndicats pour l'immobilisme, sauf peut-être dans certaines branches dominée par des syndicats d'extreme gauche.
Je suis moi meme syndiquee au SNJ qui se bat pour defendre les droits des journalistes pigistes, violes en permanence par de nombreux employeurs, et dans ce contexte, ce sont les patrons de presse qui depensent de l'energie a maintenir le status quo. Si les pigistes étaient moins fatalistes, plus engagés et syndiques...
Je ne suis pas entré dans la discussion, bien qu'elle soit trés interessante, vu que je n'ai aucune expérience d'expat'.
je noterai juste, quand même, que mes connaissances expat' ont tendance à rentrer au pays quand leurs enfants atteignent l'age scolaire. Sans que leurs raisons soient bien convaincantes (qualité du système scolaire...). Ca doit avoir à voir avec un soucis de transmission de valeurs, de 'culture', plus ou moins conscient.
Mais je ne peux pas rater la référence au SNJ. Membre de Solidaires, dont le membre le plus connu est SUD (syndicat de tendance 'alter - extrème gauche' et fondé par des fonctionnaires CFDT qui souhaitaient un syndicalisme plus radical, avec un gros entrisme des troskystes) et qui a contribué à ce que le statut des journalistes 'en pied' soit quand même extremement protecteur. C'est bien une profession où ça coûte cher de licencier quelqu'un et ou le marché du travail est assez bloqué !
Par aileurs, n'oublions pas que la 'commission de la carte', qui attribue les cartes professionnelles de journaliste est controlée à parité par le SNJ. Ca pourrait faire penser aux syndicats des dockers (ou au teamsters) ce corporatisme...
Je précise que:
1- Je sais que le SNJ existe depuis fort longtemps, bien avant SUD.
2- Qu'il n'est pas d'obédience troskyste !
3- Que son action en faveur des pigistes est remarquable et necessaire.
4- Que ma femme adorée y a sa carte depuis des années...
ah ah, j'en apprends de belles! Je salue ta femme chérie pour son engagement. Je ne suis pas en faveur d'une protection de l'emploi à tout prix, et c'est mon problème avec les syndicats, qui ont trop tendance à sauvegarder des emplois qui n'ont plus lieu d'être (demande aux gens du Journal du Dimanche combien de temps l'informatisation a pris à cause des syndicats au service de mise-en-page)
Je rêve d'un système plus souple, où se faire embaucher ne serait pas un tel boulet de Sisyphe et où se faire virer serait une réalité pas si dramatique (et ou les placardés de luxe dans le service public ne seraient plus payés à ne rien faire aux frais des contribuables), ce qui peux rester très acceptable tant que le système de santé n'est pas lié à l'emploi, comme aux USA. Et l'emploi à vie, de toute façon, c'est un peu dépassé, non? On serait des nomades de l'emploi, au cours de notre existence.
Aux USA, les journalistes sont choqués quand je leur explique le système français de carte de presse. Ils n'ont pas l'équivalent. Chaque média fournit une sorte de "pass de presse" et tu peux demander une badge auprès de la police locale pour pouvoir passer outre les barrages en cas de seisme, d'innondations etc. Un système centralisé comme en France les horrifie!
PS: concernant les Français qui rentrent au pays pour la qualité des écoles et l'environnement en général, c'est vrai qu'ils parlent tous de cela mais je ne sais pas combien franchissent le pas. Une copine française enceinte à L.A. me jure qu'elle rentrera en France d'ici quelques années, parce qu'elle est horrifiée par la culture ici, des ados cocainés en cure (rehab) à 14 ans aux enfants de huit ans avec des seins, dit-elle, à cause de l'excès d'hormones dans le lait et la viande... sans oublier les écoles-garderies où les élèves n'apprennent pas à écrire mais ont des QCM en guise d'exams, les embouteillages, la road rage pour emmener son enfant à l'école, aux entrainement de foot...
J'avais lu une interview de Michael Vartan, le neveu de Sylvie et acteur dans la série Alias qui est franco-américain et disait qu'il n'avait pas aimé tant que cela les années lycée en France, à bachoter du matin au soir au lieu de prendre l'air et de faire du sport par ex.
Oui, le système de la carte de presse va avec un 'statut' du journaliste et une convention collective, qui entraine par ailleurs un certain nombre d'avantages sympatiques, comme la clause de conscience, de plus grosses indemnitées de licenciement ou un abattement fiscal supplémentaire. A coté de ça, la commission de la carte a réduit à un demi SMIC le niveau de revenus 'journalistiques' nécessaires à l'obtention de la carte, tellement il y a de pigistes qui galèrent !
C'est vraiment une profession à deux vitesses, où on trouve dans la même rédaction des journalistes en CDI avec plein d'avantages et des stagiaires non-rémunérés, qui font en gros le même boulot...
Je suis plutôt d'accord avec la vision d'une France à deux vitesses (les CDI/fonctionnaires et les autres galériens à vie). Pour pousser un peu plus loin l'analyse, on peut même remarquer que ça correspond également à différentes générations (généralisation un peu brute de fonderie, mais ça colle pas mal). D'où l'incompréhension de nos ainés quand on ne trouve pas de taff, les insinuations du type "il ne cherche pas vraiment"... Des pépères, il y en a toujours eu, des vagabonds qui volent de taf en taf au gré de l'intérim et des emplois saisonniers, il y en a toujours eu. Sauf qu'avant c'était plus un choix de vie, on pouvait passer de l'un à l'autre sans trop de conséquences. Maintenant c'est un couperet, et il vaut mieux se trouver du bon côté. Le fossé se creuse entre les deux France et l'incompréhension ne fait que croitre (cf le débat sur le traité européen à la télé avec Jacques Chirac, quand une diplomée raconte que ses camarades sont partis à l'étranger faute de mieux et la réponse à côté de la plaque de chichi...).
Comment certains peuvent-ils encore s'étonner que les jeunes soient de plus en plus nombreux à partir ? Les jeunes sont de plus en plus diplômés, voire sur-diplômés car certains reculent le moment de se présenter sur le marché du travail (sinistré) en rempilant dans des formations complémentaires. Les jeunes ont de plus en plus la maîtrise des outils informatiques et des langues étrangères, certains ayant fait des études ou des stages à l'étranger (la scolarité ou le stage obligatoire à l'étranger devient de plus en plus répandu en écoles d'ingés par exemple, et l'accréditation du diplôme par la CTI est subordonnée à un niveau minimum en anglais). Donc les esprits se sont internationalisés. Je trouve pas de travail en France ? C'est pas si grave, après tout j'ai déjà vécu à l'étranger quelques mois, pourquoi pas y aller travailler. Je ne pense pas qu'il y ait un phénomène de fuite pure et dure, les gens ne vont pas dans un pays qui ne les attire pas, juste pour le fric (même si c'est ce que certains pensent en traitant les jeunes expat d' "opportunistes sans valeurs patriotiques", comme s'ils allaient à l'étranger pour se prostituer ou tourner des films pornos). Je pense que les jeunes partent vers des destinations qui les attire réellement, par contre il est évident que la fuite du marché du trav... euf pardon du marché du chômage français fait de plus en plus partie des éléments déclencheurs lors de la prise de décision de l'expatriation. Donc la fuite, même si elle n'est pas la raison unique du départ, est quand même une réalité croissante.
Enfin, juste un mot sur le Forum USA. C'est super futé de mettre en place des recrutements pour des postes français uniquement pour des expats. Tu cherches du boulot en France et t'en trouves pas ? Et ben vas bosser aux States, comme ça t'auras du boulot là-bas et avec du bol grâce au Forum USA tu trouveras peut-être un job en France. Ou comment pousser les jeunes à s'expatrier...
Bon,deja comparer la France avec les US c'est un peu vaste comme sujet. Si on restreint a la France et la Californie, c'est plus simple.
Je suis nouvel expat en Californie (un an seulement) je suis paye comme en France (i.e. $100k) avec une couverture medicale/retraite/chomage inferieure. Je me plais en Californie, mais je ne comprends pas trop ces reactions de rejets de la France. J'ai la sensation que certains crache un peu dans la soupe.
Objectivement je ne vois pas de grosses differences avec la France. Des emplois il y en a en France. On y paie peut etre un petit peu plus d'impots (et encore le surplus est minime), mais on a des routes, des transports, des ecoles, etc. que je trouve legerement superieurs a ceux de Californie.
La vision France = syndicat/greve/chomeur est assez reductrice. Ca fonctionne pas trop mal. Les patrons essaient d'en gratter le plus possible pour les actionnaires (c'est leur nouveau job) et les syndicats essaient de preserver les emplois. Rien de bien mechant, c'est le jeu du pouvoir et contre-pouvoir.
En ce qui concerne l'education. Je confirme que certains expats rentrent en France lors de l'entree en maternelle ou primaire des petits. Le systeme educatif francais garde qqs avantages apparement... peut etre pas assez de sport, mais bon, les resultats du systeme educatif Californien sont quand meme assez deplorables dans l'ensemble. Franchement, meme dans le golden state, je crois que je rentrais au pays si j'ai des enfants. Il y a plein de choses ici que je n'aimerais pas imposer a mes enfants.
Pour le chomage en France... bonne nouvelle, il va baisser... les babyboomers commencent a partir en retraite (des 52 ans pour certains), ils vont enfin laisser la place !
En ce qui concerne, l'administration francaise elle a des defauts... mais bon, je retrouve les memes defauts dans l'admin. americaine ou anglaise. Je me dis que c'est une propriete intrinseque des administrations et non une specialite francaise.
Je ne trouve pas tres honnete de faire croire aux Francais que la Fance est sclerosee et qu'il fait mieux vivre ailleurs. L'herbe est toujours plus verte a cote. Et certains de ceux qui on decide de partir, tentent de se convaincre qu'ils ont fait le bon choix. Bcp des expats qui critiquent energiquement la France sont ceux qui ont reussi aux US. Mais tout le monde ne reussi pas aux US. Et parmi ceux qui reussissent, combien le doivent a leur education scolaire francaise ?
Tout n'est pas si noir... :)
But, I do understand. The French do some things better than anyone -- but business is not one of them. I was heartened, when I was there this summer, to read of changes by Villepin, I think, and others, trying to make France more business-friendly. Can't remember the woman's name, but she was the first to be elected head of a business organization, and she wants to see changes to make France more competitive and less ridiculous in business.
expat du quebec (montreal) de parent lyonnais au mexique... tu vois le melange hein... la vie au mexique est trop belle a compare a Lyon ou a Montreal... je suis ici depuis 2 semaines et je travaille avec des copains a moi en informatique dans la ville de progresso, yucatan... pas de mauvais commentaire sur la vie ici...on sadapte quoi... la France est belle pour visiter... jy reste 2 ou 3 semaines et je veux en repartir...trop dur violence, tous le monde sèengueule tout le temps dans les rues, ici au mexique, je suis tranquille...
Salut,je suis jeune banquier Algerien, je voudrais juste à coté de tout les commentaires aui précédent vous dire combien je suis fasciné par la beauté des pays d'europe centrale et d'europe de l'est(scandinaves!!) comme sus cité dans un commentaire réspirer mieux , c'est vraie que ça réspire mieux et meme du bon oxigene, une jeune française a fait une reflexion dans laquelle elle dit n'avoir toujours pas réaliser pour quoi elle a quité la france, oui c'est vraie peut etre les choses ont changé en france et ailleurs ,ça vie mieux dans les pays de l'est, et c'est de plus en plus agressssif en france ou en allemagne...Mon reve les amis c'est de partir à Prague et c'est pour les meme raison qui ont pousser les premiers à quiter leurs pays.
je ne crois pas que les départs de papy boomers vont provoquer des changement substentiel a niveau du marché du chômage comme cela a été si bien dit plus haut, les départs ne vont pas se faire instantanément car ils vont s'etaler sur au moins cinq ans. Je crois qu'il y'a des solutions en france à condition que les politiques fassent le nécessaire en terme d'assouplissement en favorisant le travail de nuit par exemple pour ceux qui le souhaite (ex transport collectif de nuit), il faudrait aussi qu'ils évitent de nous rabacher que le btp et l'hôtelerie recrutent à tour de bras, à croire qu'ils veulent nous faire comprendre que nos études sont inutiles.
Je suis anglais, à present je travaille à Paris. France c'est un beau pays, mais je pense qu' elle est trop rigide et conservateur. C'est pas forcement le peuple francais qui sont conservateur c'est plutot la classe politique francaise. A mon avis, Chirac est trop vieux et il a des opinions dépassés.Tous les autres hommes politique en pouvoir viennent de la meme classe sociale et ont les memes vues étroits. Personne n'a pas le courage d'introduire les reformes nécessaires afin de moderniser la France. Ils parlent toujours du "modèle social francais" c'est quoi exactement? Le chomage élevé?
la protectionisme? la manque de souplesse? Ils critiquent également les "pays anglo-saxonnes" mais Grande-bretagne est bien différent aux états-unis, et, en realité, il n'est pas une grande difference entre la grande-bretagne et la france vis-à vis le "modèle social" (Sauf que il y a beaucoup moins de chomage en GB)
comment partir aux USA demarche
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Oui Steve, parce que en Angleterre il y a encore plus de 'working poor' qu'en France. Faut faire gaffe quand on parle du taux de chaumage et d'autres statistiques facilement manipulables. En revanche, je suis tout à fait d'accord concernant le sysème rigide et conservateur. Après 4 ans aux Etats-Unis (belle experience profesionnelle, mais il me serait impossible d'y passer la vie; mentalité et tout ce qui va avec), 2 ans en Gtande Bretagne et 3 ans passés en Suisse voisine, je touve que la Suisse est finalement un meilleur compromis. Mais bon, c'est clair que il serait difficile d'avoir un tel niveau de vie (je parle bien de toutes les classes sociales!) si il n'y avait pas eu de thunes du départ...
En reponse a Loic, tu as peut etre la chance d'etre dans un secteur ou tes conditions de travail en France et aux USA ne sont pas vraiment differentes. J'en conclus donc que tu n'es certainement pas chercheur. Pour ma part je suis au canada.
Dans mon domaine, les conditions sont sans commune mesure entre ce que je pourrais obtenir en France et ce que j'ai actuellement. Au niveau salaire, c'est deux fois mieux et le systeme social est bien developpe ici. De plus tu peux organiser ton propre labo, developper tes idees etc. sans avoir des mandarins qui essaient de tout controler: on t'embauche pour que tu produises la meilleure recherche possible, pas pour booster le CV des full profs locaux.
A chaque fois que je reviens en France (que je remercie tres vivement pour ma formation gratuite), je suis vraiment deprime par le systeme universitaire francais ou le copinage reigne en maitre absolu, ou des types academiquement tres tres limites peuvent se retrouver en charge de commissions nationales X ou Z.
Entierement d'accord avec Loic , je suis diplomée grandes etudes et pour avoir eu le malheur de faire une coupure d'un an et demi en France pour mener à bien bébé et projet de formation qui me tenait à coeur, on me le fait payer aujourd'hui et personne ne m'accorde d'entretien. J'ai 33 ans et 7 ans d'experience. C'est pas dingue!!!! aujourd'hui je regarde d'un oeil nouveau l'etranger et tente d'y partir avec famille sous le bras. Ca s'appelle l'emigration economique. C'est une realité economique qui me fera fuir la France. Mon chauvinisme a les limites de mon estomac!!!!! et j'en ai pas honte. Après tout mes grands parents l'avaient bien fait dans l'autre sens.
Bonjour Emmanuelle,
J'apprécie beaucoup votre parcours, même si l'étude que j'ai conduite au CES sur les créatrices et créateurs d'entreprise à l'étranger démontre que pour les 3/4, ils n'ont ni fui, ni quitté la France, mais ont saisi une opportunité alors même qu'ils étaient déjà à l'étranger... comme salariés ou en fin de contrat. Je leur dédie d'ailleurs mon bloc-notes personnel. Je serais heureux d'y ouvrir ma future page/pays Roumanie en présentant votre entreprise (modalités précisées à http://www.entreprisesaletranger.org/article-1901512.html ).
Amicalement...
Bonjour à toutes et tous,
Le débat est très intéressant. La réalité est cependant parfois très différente des idées échangées. Comme pour celles et ceux qui ont créé leur propres affaires à l'étranger. La très très grande majorité d'entre-eux ne sont pas partis (= n'ont pas fui...) de France pour ce faire, mais étaient déjà - généralement comme salariés du privé - dans leur pays d'accueil... Et ils ont "saisi" une opportunité. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à aller vers mon site qui leur est didié et cliquez sur le premier des mes Liens : "Un atout pour notre pays...".
Amicalement.
Bonjour à toutes et tous,
Le débat est très intéressant. La réalité est cependant parfois très différente des idées échangées. Comme pour celles et ceux qui ont créé leur propres affaires à l'étranger. La très très grande majorité d'entre-eux ne sont pas partis (= n'ont pas fui...) de France pour ce faire, mais étaient déjà - généralement comme salariés du privé - dans leur pays d'accueil... Et ils ont "saisi" une opportunité. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à aller vers mon site qui leur est didié http://entreprisesaletranger.over-blog.com/ et cliquez sur le premier des mes Liens : "Un atout pour notre pays...".
Amicalement.
je veut etudier ou travailler en etranger
je sui lissencier en science commerciale option finance
bonjour ts le monde ,je suis un jeune banquier algerien ,je veux seulement en savoir pour quoi en repend jamais quand un algerien demande un travaille en europ?merci.
bonjour , je suis un jeune banquier algerien je veux travailler a l'etranger et vivre ,merci
je suis licencie en science commercial et j'aimrai bien sui mes etudes au canada
cet article a fait pas mal de remous sur la bloggosphere expat... certains sont entierement d'accords, d'autres pas du tout... il serait interessant d'etudier ces avis de plus pres. un point de discussion etait le fait qu'on quittait cette "france statique et mourante" pour aller aux etats unis, qui ne sont pas beaucoup mieux, sur certains aspects (securité du travail, couverture sociale, etc.)... enfin, moi aussi je me suis retrouvée dans cet article! bientot 10 ans que je suis ici et je ne suis pas prete d'essayer d'aller vivre en france! meme si ce soir, je pourrais tuer pour un pain aux raisins...