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September 30, 2005
Conference Confidential

Comment était la conférence mondiale des détectives privés à Las Vegas? Formidable, avec quelques 1200 détectives venus du monde entier, pour la première conf de ce genre depuis... 1889.

How did the World Conference of private Investigators go in Las Vegas? It was awesome, with some 1,200 P.I.s from around the world for the first conference of this kind since... 1889.

Photo Hosted at Buzznet.comCes quatre journées de rencontres et de séminaires étaient organisées par PI Magazine, le magazine américain des "private investigators". Des pointures du milieu familiers de la télévision U.S. avaient fait le déplacement. Parmi eux:

Those four days of meetings and seminars were organized by PI Magazine, the American publication for private investigators. Big shots of the milieu and other familiar faces on American TV came to speak, among them:

John Walsh a évoqué avec émotion son jeune fils kidnappé et assassiné et a raconté comment, avec sa femme, il a révolutionné le traitement des affaires d'enfants disparus aux Etats-Unis, grâce à l'émission de télévision "America's Most Wanted": "Je détestais les médias tellement que je les ai rejoint."

John Walsh spoke with emotion about his young son who was kidnapped and killed, and how he and his wife revolutionized the treatment of missing-children cases with the TV show "America's Most Wanted": "I hated the media so much, I joined them."

Mes intervenants préférés: Cynthia Hetherington, la virtuose des enquêtes sur Internet (sa lettre d'infos gratuite est un must-read) et Corey Friedman, le directeur de mon ancienne école, Nick Harris Academy. Corey est un expert en "prétextes téléphoniques" et son parcours est fascinant: magicien à 13 ans, ancien fic, urgentiste, serrurier et désormais détective privé et chasseur de primes.

My favourite speakers: Cynthia Hetherington, the virtuosa of internet searches (her free newsletter is a must-read) and Corey Friedman, the director of my former school, Nick Harris Academy. Corey is an expert in telephone pretextes and his is resume is fascinating: a magician at 13 ans, a former cop, paramedics, locksmith and now private investigator and bond recovery professional.

DETECTIVE CASTING

Deux voire trois sociétés de production télé arpentaient la conférence pour préparer des show de télé-réalité autour de détectives privés. Une émission envisage d'envoyer un détective résoudre des enquêtes dans l'Amérique profonde, au frais de la télé. Le public pourrait se rendre compte que les "privés" ne passent pas leur vie à suivre des époux volages (en fait, beaucoup refusent carrément les enquêtes matrimoniales.)

Two or three production companies were scouring the conference, in preparation for reality shows featuring private detectives. A show is considering sending a PI to solve cases in the heart of America, at the TV's expense. The public could realize that "private eyes" don't spend their lives shadowing cheating spouses (in fact, many refuse to have anything to do with matrimonial affairs).

Difficile de divulguer des détails sur le contenu des séminaires: les secrets des détectives préservent leur valeur s'ils restent... secrets et les privés redoutent la dissémination d'information. Je le faisais remarquer à Tamara Thompson, une détective de Oakland, qui tient un blog sur le milieu des détectives, My PI News: elle me disait que les sites de journalisme sont les premiers à mentionner son blog tandis que les "privés" sont naturellement plus réticents.

It's hard to divulge a lot of details about the content of those seminars: PI's secrets keep their value by remaining... secret and detectives dislike dissemination of information. I was mentioning this to Tamara Thompson, a detective from Oakland who runs a blog about detectives, My PI News: she told me that journalism sites are the most prompt to mention her blog whereas gumshoes are naturally more reticent.

Les détectives ont beaucoup de choses en commun avec les journalistes: bons vivants, ils adorent raconter des histoires et avec eux, on ne s'ennuit jamais. Mais les journalistes favorisent de loin le bar au buffet, et je dirais l'inverse des détectives. Politiquement, les journalistes que je connais sont largement portés à gauche, alors que les détectives me semblent en majorité conservateurs (beaucoup sont d'anciens policiers et vouent un culte à Ronald Reagan. Il faut voir le nombre de cartes de visite de détectives figurant une arme à feu, alors qu'en réalité, le boulot n'exige pas de port d'arme.)

PIs have a lot in common with journalists: they're bon vivants, love telling stories, and with them, you'll never get bored. But journalists favor the bar to the buffet -- by far, and I'd say that it's the other way round with detectives. Politically speaking, the journalists I know are inclined to the left while it seems to me that a large portion of PIs are conservative (many of them are former cops, and members of the cult of Ronald Reagan. And you should see the number of PIs' business cards containing the picture of a gun, when, in reality, the job doesn't require a gun.)

La conférence a eu ses moments ringards à souhaits, avec un sosie de Humphrey Bogart (ci-dessus) et un imitateur de George Bush venu faire un discours pendant un déjeuner (le moment pour moi de quitter la salle: non seulement il n'était pas drôle pour un penny, mais endurer le vrai président au quotidien me suffit amplement.)

The conference had its cheesy moments, as it should, with a Humphrey Bogart look-a-like (pic above) and a George Bush impersonator who came to give a speech to detectives over lunch (which was the right moment for me to leave the room: not only this guy was not funny for a penny, but enduring the real president on a daily basis is more than enough already).

Photo Hosted at Buzznet.comAu diner de gala, Ben Harroll, le fondateur du musée des détectives privés, The PI Museum, basé à San Diego, est venu costumé en Eugène Vidocq. Il a rappelé à l'assemblée que le tout premier détective privé connu au monde était l'ancien policier français, fondateur du Bureau des Renseignements à Paris en 1834.

At the gala dinner, Ben Harroll, the founder of the great PI Museum, based in San Diego, came dressed as Eugène Vidocq. He reminded the crowd that the first known private detective in the world was a former French policeman, who founded the Bureau des Renseignements in Paris in 1834.

Posted by emmanuelle at September 30, 2005 11:16 AM | TrackBack
Comments


Bon Jour! Good Morning!

Posted by: zona boy at October 1, 2005 08:11 AM

Emmanuelle, a charming and well distilled synopsis of the PI conference. Most PIs are behind the technology curve and I can count on a few fingers those that have a serious blog. There are few investigators disseminating their ideas or industry news but journalists and lawyers are hungrily exploring this terrain.

Posted by: Tamara Thompson at October 5, 2005 03:15 PM

J'aime bien le conseil de Candice DeLong...

Je le savais, inutile de cherche des théories aussi fumeuses que complexes, c'est un fou solitaire qui a tué Kennedy, c'est tout :-)

Quant à l'affaire OJ Simpson, c'est tout simple: il s'agit juste d'un suicide...

Je ne donnerai pas mon sentiment sur Michaël Jackson, c'est évident...

Plus sérieusement, hormis de rares exceptions, je lui donne en effet raison. On a trop vu Colombo (est-ce le même titre aux USA ?) dans notre jeunesse et l'on essaie toujours de voir les choses plus compliquées qu'elles ne sont.

Et toi Emmanuelle, où en sont tes activités de détective ?

Amicalement,

Bruno

Posted by: Bruno at October 6, 2005 08:30 AM

Salut Bruno,
Comme ca, tu sais qui était derrière le meurtre de Kennedy? Ca m'intéresse! (Et Oliver Stone)

Comme quoi il faut toujours citer le contexte... Candice DeLong a utilisé pas mal d'exemples où les enquêteurs ont eu tendance à perdre de vue ce qui parait le plus évident. Justement, dans l'affaire OJ Simpson, c'est cherchez le conjoint. Les premiers soupçons se sont portés naturellement sur l'ex-mari jaloux adepte des tabassages conjugaux. On en revient toujours à "qui avait des raisons de tuer cette personne?"

Mes aventures de "privé" sont encore trop rares à mon goût. J'attends avec impatience le dernier numéro du magazine qui publie tes enquêtes, mais la poste a des ratées visiblement... Rien dans la boite depuis plusieurs semaines.
Bien à toi,
e

Posted by: Emmanuelle at October 10, 2005 09:26 PM


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