
Les samedis soir à Hollywood, certains sortent en boite avec Paris Hilton. D'autres, comme Bibi, vont à un séminaire sur l'avenir de la télévision de service public américaine.
Sérieusement, le week-end organisé par
American Cinema Foundation était fort intéressant, avec ses sex-symbols pailletés (ci-contre notre webstar Luke Ford en costume pastel droit sorti de "Deux Flics à Miami" et Cathy) et des invités glamour (Amy et Gregg.) Tous les compte-rendus des débats étaient publiés en temps réel sur le blog de Cathy par notre blogueuse ado préférée, Maia, de son nom de blog CecileDuBois.)
Seriously, this weekend organized by the American Cinema Foundation was very interesting, featuring its own shiny sex-symbols (such as here, our webstar Luke Ford in a pastel suit right out of Miami Vice and Cathy) and glamorous guests (Amy and Gregg.) All the debates were live-blogged at Cathy's blog by our favorite teen blogger, Maia -- the real nom-behind-the-blog of CecileDuBois.)
Cathy (ci-contre avec Mel Stuart, le réalisateur du film culte hallucinogène Charlie et la chocolaterie) a animé une discussion sur le bien-fondé de la chaine de service public PBS: car n'oublions pas que nous sommes dans un pays où chaque dollar du contribuable est soumis à débat. Il règne une grande méfiance envers les services publics, jugés par beaucoup forcément plus incompétents que les services privés.
Aux Etats-Unis, il n'y a pas de redevance "obligatoire" comme en France. Les impôts des Américains financent 15% du budget de Corporation for Public Broadcasting, une sorte d'ORTF qui englobe la télé (PBS) et la radio (NPR) de service public. Le reste du budget, donc 85%, provient de sponsors, des corporations comme McDonald's qui financent des émissions comme Rue Sésame en échange de leur logo en début de générique.
Combien est-ce que la télé de service public coûte au contribuable américain moyen? Un peu plus d'un Dollar par an! Insignifiant par rapport au coût de, au hasard, 30 secondes de guerre en Irak. Tout le reste est couvert par le secteur privé. Mais il y a toujours des gens pour râler contre ce Dollar annuel qui finance une chaine de haute qualité, malgré ses défauts. Le scénariste Rob Long comparait PBS aux épinards ou aux broccolis que nos parents nous forcent à manger: on grince des dents, mais plus tard, on est content de les avoir consommés au lieu de chips graisseuses.
Matt, qui participait au débat (photo), ne veut pas voir ses impôts financer les salaires des stars du service public. Parce qu'aux USA, le "Stéphane Paoli" de la radio NPR, Robert Siegel gagne 262 000 Dollars par an (environs 18 000 Euros par mois!) Peut-être que l'avenir de PBS consistera à distribuer des émissions de qualité non plus sur une chaine hertzienne, mais à télécharger selon ses goûts dans son Ipod ou sa télévision interactive. Mais lors de cette discussion, un couple d'évacués de La Nouvelle Orléans, arrivés à Los Angeles il y a trois semaines a rappelé à l'auditoire que tout le monde n'a pas 200 ou 500 chaines par le cable ou le satellite. Dans des poches de pauvreté comme la Louisiane, PBS est irremplacable.
En résumé, PBS est le broccoli de la télé américaine et comme disait un autre participant, "la chaine américaine la moins merdique", à conserver précieusement. Et à regarder, quand on y pense. Suggestion du prochain débat: Luke Ford est-il d'utilité publique?
PS: Whoops, I realize my Movable Type Blacklist system has been blocking all comments for several days... Trying to fix it now
Wish I'd been there. I had the worst of both worlds, as the Angels ended up putting on a dreadful performance.
Luke Ford should be hired, as a public service, as a gossip columnist at one of the local papers. What do they all have against being entertaining?! (A lot, apparently)!
Luke Ford doit travailler (etre une service publique) d'ecrire "gossip" a-t-un journal a Los Angeles. Quest-ce que tous ont contre l'amusement? (Beaucoup, il semble!)
Excusez moi pour mon mauvais francais. J'espere!
Oops! J'essaye!
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