
Que sont-ils devenus? Je me pose souvent la question en souvenir d'une interview marquante dans la presse, avec quelqu'un qui m'a émue, inspirée, impressionnée. Les médias ne sont pas très doués en général pour assurer un "suivi".
Dans le Los Angeles Times il y a trois ans, j'avais lu avec stupéfaction l'histoire de la californienne Susan Nelson, atteinte d'un cancer du poumon depuis... 1989. Déjà, j'ignorais que l'on pouvait vivre si longtemps avec ce genre de cancer, dont souffrait mon grand-père maternel (il s'était mis à fumer alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne et en Autriche.) Par ailleurs, Susan avait l'air extraordinaire, pleine de vitalité et débordante de cet optimisme téflon, à l'américaine, irritant au début pour une Française grognon fraîchement débarquée aux USA (attitude typique: "chuis-pas-pessimiste-juste-réaliste") mais qui s'avère rapidement essentiel.
Susan enchainait les traitements expérimentaux pour de nouveaux médicaments prometteurs. Mon amie Cathy venait d'être diagnostiquée avec la même maladie, et prenait le même médicament que Susan (Cathy en parle désormais sur son blog, et a des nouvelles encourageantes.)
Susan was moving from one experimental treatment to another, and trying new promising drugs. My friend Cathy had just been diagnosed with the same disease, and was taking the same drug as Susan (Cathy now blogs about dealing with it, and has encouraging news.)
Récemment, en préparant un article, j'ai voulu savoir comme se portait Susan. Je l'ai retrouvée et je l'ai appelée pour une conversation, publiée en anglais sur Science Blog. C'est assez technique: Sue s'est portée volontaire pour essayer un vaccin anti-cancer, GVAX. Son attitude est toujours aussi extraordinaire, une véritable source d'inspiration. Elle est en train de rédiger un guide pour les survivants du cancer, intitulé une phrase prononcé par un clochard, lors d'une discussion dans la rue: ""You Can't Have Cancer, You Look Too Good."
"Q & A with a cancer suvivor."
PS: Sue-emails in late November:
"So here is the latest... I heard on November 9th at UC Davis Medical Center, that the GVAX vaccines helped a bit but not as much as we had hoped for. The tumors in the lungs have increased in size. The unknown is, of course: Did the injections at least slow the growth? I can tell you though that I felt better while receiving the vaccines than I do now - my breathing capacity and comfort level have been somewhat taxing since we last spoke.
I want you and others to know that I have absolutely no regrets for choosing this procedure that included lung surgery. Like I tell others, as cancer patients we sometimes take a gamble and make difficult and very personal decisions in order to extend our lives, provide possible comfort and in my case, to also help others in the future who may unfortunately face these same challenges. I simply follow my heart."