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February 20, 2006
Blogs, jobs & indiscretions

Photo Hosted at Buzznet.comLibération publie ce lundi mon article sur l'intérêt croissant des employeurs américains et de leurs détectives privés pour les blogs de leurs employés et candidats à l'embauche. ("Full disclosure": le journal a envisagé de signaler ma formation de détective et a visiblement renoncé. Bien entendu, je n'ai aucune relation personnelle ou professionnelle avec les personnes interviewées. Tenir un blog est en soit une façon de travailler constamment à visage découvert...)

Today's French daily Libération runs my article on the growing interest of U.S. employers and their investigators for blogs of employees and of potential hires. ("Full disclosure": the paper discussed mentioning my P.I. training and visibly opted not too. Needless to say, I have no personal of professional relationships with the people interviewed for the story. Keeping a blog is a way to work in a constant "full disclosure" mode...).

Aux Etats-Unis, quatre entreprises sur cinq disent enquêter systématiquement ou presque toujours sur leurs candidats à l'embauche. Quand ils n'ont pas leurs enquêteurs "in house", ils recrutent des cabinets de détectives spécialisés comme Background Network dans l'Ohio (qui tient un blog sur ce secteur dit du "background check".)

In the U.S., four out of five companies say that they run background checks on their job candidates systematically or almost always. When they don't have "in house" investigators, they hire investigation agencies such as Background Network in Ohio (they run a background check blog on the industry.)

J'ai été surprise d'apprendre dans le papier éclairage français qu'il est interdit en France de faire une enquête de préembauche. Ce qui me laisse à penser que les employeurs comptent d'autant plus sur les blogs et les recherches en ligne pour se renseigner sur vous, s'ils n'ont pas accès à tous les documents dit de "domaine public" disponibles aux Américains.

I was surprised to learn in the sidebar article about the situation in France that it's forbidden there to run a pre-employement background check. Which leads me to think that French employers rely even more on blogs and internet searches to find information on people, since they don't have access to all the "public information" documents available to Americans.

Vu les coûts de l'embauche en France et l'engagement que cela représente pour le patron, il me paraitrait normal de pouvoir vérifier si mon futur caissier a déjà été condamné pour vol ou si un professeur dans mon établissement a été condamné pour abus sexuel sur mineur. Je préfère faire ces vérifications moi-même de façon préventive plutôt que d'attendre d'éventuels problèmes et l'ouverture d'une enquête par la police.

Given the high cost of hiring and the committment that it represents for the boss in France, it seems normal to me to be able to check if my future cash-register clerk was sentenced for theft in the past or if a teacher in my school has been sentenced for a sex crime on a minor. I'd rather find out myself preemptively instead of enduring potential problems and waiting for the Police to start an investigation.

Aux USA, les personnes qui travaillent en contact avec de l'argent, des enfants ou sont chargés de la sécurité sont les premières soumises à ces enquêtes, toujours effectuées avec l'accord du candidat. Lequel est libre de refuser. Bien sur, l'employeur peut en conclure que vous avez quelque chose à cacher et votre CV passe à la trappe. Mais pas toujours: le candidat qui prévient son employeur des informations gênantes susceptibles d'être déterrées peut accroitre ses chances. Peter Turecek, cité dans l'article, raconte ici comment sa "transparence" lui a permi d'obtenir son emploi actuel à Kroll.

In the U.S., people working in contact with money or children, or who are in charge of security, are the first to be investigated, always with their expressed agreement. The candidate is free to refuse being investigated. Sure, the employer may conclude that you have something to hide and your resume probably ends up in the can. But not always: the candidate who warns his employer about embarassing information likely to surface during a background check can improve the chances on his side: Peter Turecek, who's quoted in the article, explains how his "transparency" helped him secure his current job at Kroll.

Le problème, c'est que les entreprises U.S. poussent les contrôles au dela des limites du raisonnable et empiètent sur la vie privée: "Nous faisons tous des erreurs, et si nous sommes constamment punis pour chaque petite chose, la société peut devenir un terrible endroit," constatait une chercheuse spécialisée sur les droits à la vie privée au magazine Reason.

The problem is that U.S. companies push the boundaries of control beyond what is reasonable, and are barging into your private life: ""We all make errors and mistakes, and if we are constantly slapped for every single thing we do, it would make a really terrible place to live.", a researcher on privacy rights told Reason magazine.

On pense notamment à cette pratique abusive et très fréquente ici de tests de détection de drogues, d'alcool et même de tabac dans les urines, avant l'embauche ou au grée des caprices de l'employeur. Selon le Los Angeles Times d'hier, certains états autorisent les entreprises à virer des employés qui fument en dehors des heures de bureau. Si une enquête révèle que la personne fume en violation des règles de la compagnie (une photo de vacances au Mexique, cigare à la main sur un blog par ex.) l'employeur a le droit de lui remettre la fameuse "feuille rose" de licenciement. Pourquoi? "C'est à cause de l'argent," comme dirait Popeye. Parce qu'aux USA, ce sont les employeurs et non pas l'Etat qui assument les coûts de la santé de la classe moyenne laborieuse, et l'assurance-maladie d'un fumeur coûte bien plus cher que celle d'un marathonien du dimanche.

We can recall the frequent and abusive practice of pre-employment detection tests for drugs, alcohol and even tobacco in your urine, which some bosses even conduct randomly after hiring. According to yesterday's Los Angeles Times, some states allow companies to sack employees who smoke after hours. If an investigation reveals that you smoke in violation of the company's policy (think of a pic on your blog showing you blowing smoke on your holidays in Mexico, for ex.), your employer has the right to hand you the infamous "pink slip." Why? "It's because of the money," to quote French antihero Popeye of the Bronzés movie fame. Since, in the USA, employers and not the State bear the cost of healthcare for the working middle class, health insurance premiums cost much more to cover a smoking employee than a Sunday marathon-running one.

Posted by emmanuelle at February 20, 2006 12:28 PM
Comments


j'avais beaucoup aimé cet article.

Posted by: Aymeric C. at February 25, 2006 05:12 AM

C'est incroyable qu'il n'est pas permitter en France, specialement avec les lois contre "firing." Ici, tu as raison, il va trop loin. Tous mes amis, je pense, ont fumé marijuana d'un fois ou une autre. S'il on ne fume pas avant le travail, ou toujours...pourquoi c'est important de tous? Moi, je prefere trouver les assistants avec les experiences de la vie, qui peut etre ont appris quelque chose.

Posted by: Amy Alkon at February 25, 2006 11:30 AM

permittée (sigh...j'essaye!)

Posted by: Amy Alkon at February 25, 2006 11:30 AM

bonjour ,

je recherche pour une émission qui s'appelle "le monde au quotidien " diffusée sur direct8 du lundi au vendredi de 11h30 à 12h30 heure française,des personnes qui sont francophones et vivent à l'étranger pour nous parler en direct et via webcam de la vie quotidienne dans leur pays.

L'idée est de faire découvrir la culture d'un pays à travers le témoignage de ceux qui y vivent.
Pour plus d'informations veuillez nous contacter au 01.46.96.49.79 ou à l'adresse lemondeauquotidien@direct8.net

cordialement,
elodie buhagiar

Posted by: elodie buhagiar at February 27, 2006 06:25 AM

Note aux visiteurs: en effacant du spam, j'ai supprimé par erreur plusieurs commentaires intéressants: désolée.

Note to commenters: so sorry... While erasing spam comment, I got rid of several interesting comments by mistake.

Posted by: Emmanuelle at February 27, 2006 06:50 AM

Comments:

Il y a aussi la CNIL qui , en France ,interdit le croisement des fichiers informatiques!
je suis bien contant que mon assurance ne puisse pas voir mes PV.....que mes les flics ne puisse pas savoir d'un clic si je paye mes impots...que la securité sociale ne sache pas combien j'ai sur mon compte en banque....les fichiers peuvent même ne pas être croisés au sein d'une entreprise ( france telecom et Orange)
Bref je suis bien contant que cet organisme tienne BIGBIGBIG BROTHER le plus loin possible de moi


Si on les laisse faire les DRH ne prendrons plus que des clones bien moulés!
Et je ne suis pas sur que les big boss de ces entreprises acceptent que les investigations qu'ils font sur les autres soient retournées contre eux.

Sans parler du fait que ce genre de pratiques légitimées par le monde du travail arrive dans la vie privée ( marriage et autres)


pour finir relisons la petite phrase de MARCHAIS:
le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme, c'est le contraire !

Posted by: Roland at February 28, 2006 08:10 AM

Comments:

En France, certains employeurs demandent tout de même aux personnes qu'ils souhaitent recruter de prouver que leur casier judiciaire est vierge.
Une façon comme vous dites de vérifier que l'enseignant que l'on veut embaucher n'est pas pédophile ou le caissier voleur. Mais est-ce réellement une solution?

Posted by: Marie Guyot at February 28, 2006 08:12 AM

OK, I find this hard to believe: "four out of five companies say that they run background checks ..." I would guess it's more like one or two out of five.
And I thought the US law prohibits former employers from bad-mouthing an ex-employee's performance. A friend was once checking a potential hire's resume and he called the former boss who said "Let me tell you everything I liked about that guy." He was silent for 20 seconds then said "Heard enough?"

Posted by: Amy at February 28, 2006 08:14 AM


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