
Vous vous souvenez des années 80, quand les jeunes Américaines sur les campus exigeaient d'être appellées "women" par les garçons de leur âge au lieu de "girls" et hurlaient au viol à chaque fois qu'un homme osait un compliment sur leur apparence? Je pensais que cette époque d'hystérie collective était révolue. Mais j'apprends par le New York Post que des New-Yorkaises victimes d'agressions verbales machistes ou cochonnes se vengent en photographiant les coupables avec leur téléphone portable. Une demi-douzaine de filles et un garçon publient ensuite les photos en ligne sur un moblog, HollaBack NYC, selon le principe très puritain d'infâmie publique, façon Lettre Ecarlate.
On s'attend à ce que les agresseurs ainsi stigmatisés soient des monstres de muflerie et de grossièreté, la version américaine des lâches sagouins du métro parisien, qui profitent de la cohue des heures de pointe pour peloter les femmes, se frotter contre elles ou s'exhiber. Mais pour déchainer les foudres des vengeresses newyorkaises de Holla Back NYC, il ne suffit pas de grand chose: il y a ce clochard qui a eu l'audace d'appeler une fille "déesse" en espérant obtenir une pièce ou ce black à bonnet qui rappe: "Yo baby, tu es superbe! J'aimerais bien me faire ça! Mmm..." Certes, c'est vulgaire, mais au lieu justement de communiquer ca au type, la "victime" évite toute confrontation et prend la photo sous un faux prétexte! L'une des auteures du blog décrit son aventure la plus traumatisante au New York Post: "Je portais des bottes de cow-boy dorées et ce type me dit: 'Jeune fille, je veux être ton poney!'"
Oh, le cauchemar! L'article ne dit pas si ces nanas sont heureuses en amour, parce qu'avec une telle hostilité d'écorchées vives envers les hommes, c'est mal barré. Quel drôle de pays tout de même, où des femmes qui portent des bottes de strip-teaseuse, des tee-shirts "porn star" ou d'affreux survêtements avec "Juicy" écrit en grosses lettres sur les fesses (la grande mode ici) s'offusquent de susciter des commentaires à voix haute. Sisters, il reste à faire, mais ne nous trompons pas de combat. La meilleure histoire de revanche jamais entendue était très "low-tech", racontée par un copain: une nana énervée par les agissements d'un pervers qui pelotait les femmes dans son wagon de métro a saisi la main du type et l'a levée en l'air en demandant bien fort et en riant: "A qui elle est cette main baladeuse?"
That bastard stole my pony line!
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Hi emmanuelle,
Its the American way "Playing Victim"..and being hypersenstive..about everything. The women in NYC are just repeating the infomation from their schools,tv, magazines.
It would kill me, being in NYC....It seems like walking eggshells. How could you be a man? Being made into a monster for my gender...is close minded and stupid.
Anyway, like your blogs.
later,Chip
je me rappel que en 85 ,dans le vol europe-usa certaine passagères qui retournaient dans leurs states étaient dans tous leurs états rien qu'en évocant le regard des italiens qu'elles avaient croisée!! Ils avaient regardé "droit au travers d'elles" !
Le pays des pom pom girls et wet Tshirt contest n'est pas à un paradoxe prés en ce qui conserne la sexualité !