
Il ne s'agit pas de ce bambi-là accusé de faire boire du "Jus de Jésus" aux enfants, mais de l'acteur Donald Donagan, qui a prêté sa voix et ses traits au petit faon de Disney en 1942 alors qu'il n'avait que 5 ans et demi. Shelley Gabert du site FilmStew.com a retrouvé sa trace à l'occasion de la sortie du dessin-animé en DVD.
Donagan est un semi-retraité du Texas: non seulement Bambi ne l'a pas enrichi mais il a perdu toutes ses économies dans le scandale Enron! Une histoire néanmoins rafraichissante après une journée à couvrir les aventures judiciaires de l'autre Bambi.
Donagan is a semi-pensioner from Texas: Bambi didn't bring him fortune and he lost all his life savings in the Enron scandal! Still, a refreshing story after spending a day covering the legal adventures of the other Bambi...
(mise à jour lundi avec un peu d'audio) En direct de la salle de presse des Oscars: les nominés français ont déchanté, surtout après l'interprétation abominable de la chanson des Choristes, par Beyoncé: elle a chanté les paroles françaises de "Vois sur ton chemin" avec une patate dans la bouche, accompagnée par une chorale du New Jersey au lieu de la chorale du film (pour faciliter les répétitons, en anglais? Pour économiser quelques dollars sur des billets Air France?)
Mais les Oscars ne voulaient que des stars sur le podium: l'auteur de la chanson gagnante, celle de "carnets de voyage", Jorge Drexler a chanté ses remerciements au micro en guise de protestation. Il l'avait mauvaise qu'Antonio Banderas et Carlos Santana aient interprété sa chanson à sa place devant les téléspectateurs du monde entier à sa place.
Clearly the Oscars only wanted stars on the podium: the Oscar-winner of the Motorcycle Diaries song, Jorge Drexler,sung his thank you in a protest gesture. He was upset that Antonio Banderas and Carlos Santana were picked to perform his song in front of a worldwide audience instead of him!

Dans la salle de presse, Cate Blanchett (meilleure actrice dans un second rôle) a répondu gracieusement aux questions habituelles réservées aux lauréates: ce qu'elle pense du Botox, si elle est supersticieuse... (elle avait un gant ayant appartenu à Katharine Hepburn dans son sac.) L'élégante Australienne a fait preuve d'humour dans ce petit échange avec un journaliste: (POUR ECOUTER: télécharger le petit fichier MP3.)
Q: Cate, your temperament is much more that of an actor and less of a movie star. Do you think that an Oscar...
(Blanchett, in her Katharine Hepburn impersonation): Oh darling you caught me on the wrong day!!!Q. Oh, is that what it is? Do you think the Oscar will change --
(Blanchett, roaring): Will change me? Absolutely, you ass****!!"
(later:) Can I have my champagne now?
Now Alexander Payne and his co-screenwriter buddy Jim Taylor are talking about drinking:
Question: what kind of grapes, what kind of wine would you drink to celebrate this oscar, apart from champagne?Taylor: We're having some tequila.
Payne: We just had a couple shots of Patron down there.
Journalist: No Pinot Noir in the...?
Payne: No. Not efficient enough, if you know what I mean!
PS: link to a NPR report about how soft the backstage press is with the Oscar winners, courtesy of L.A. Observed
+ a bunch of links and oscar videos, courtesy of Tony Pierce
Donc Gary Brolsma, le garçon rigolo devenu webstar grâce au tube d'O-Zone (voir article et le montage photo grossier ci-contre) vient du New Jersey, mais le New York Times nous apprend qu'il est aussi d'origine hongroise et qu'il se cloitre chez lui, terrifié de sa soudaine célébrité (merci pour le lien, AssClown!) Sa vidéo a le mérite d'être fraiche et spontanée contrairement au grotesque film porno amateur du chanteur pansu et tatoué Fred Durst ou des entrailles de l'agenda électronique de la plastronneuse Paris Hilton. (Defamer nous met en garde ici...!)
Au fait, Defamer va couvrir les Oscars sur son blog, de devant sa télé et cela va devrait être amusant. J'essayerai de bloguer un peu en direct de la salle de presse (bonus: les stars oscarisées viennent nous voir pour de rapides interviews.) Mais entre les différentes radios, il y a en général trop de boulot pour musarder - c'est du genre une oreille collée sur le portable, l'autre sur le casque pour suivre la cérémonie tout en montant le son des lauréats sur l'ordinateur. Mes souvenirs en salle de presse les années précédantes sont donc assez troubles: Nicole Kidman luisante de sueur et dégoulinante de gratitude irritante; Renée Zellwegger rendant un curieux hommage à ses "parents immigrés" (son père est suisse); Michael Moore applaudi et acclamé par les journalistes (hum... en général ca ne se fait pas trop...) Cette année, je n'ai pas reçu de pass pour le tapis rouge (les conséquences de ce petit incident?) et les camphones sont toujours interdits partout sans bonne raison apparente.
La série de photos la plus populaire sur Yahoo News. Je n'ai pas couvert du tout ces intempéries hollywoodiennes pour les radios françaises: on me dit qu'à côté du tremblement de terre en Iran, nos petits problèmes sont un peu ridicules... En revanche, elles sont friandes du procès de Michael Jackson!
Rentrée à Los Angeles sous des pluies diluviennes: on craint les écoulements de boue, des maisons commencent à s'affaiser un peu partout dans la région. Tout à l'heure, le trottoir devant la superette Trader Joe's à Silver Lake avait complètement disparu (on aurait dit un étang.) Le bureau de Matt est partiellement innondé. On va nous dire que les Angelenos font les chochottes, trop habitués au soleil éclatant pour distinguer une pluie des "orages de proportions bibliques" décrits par les présentateurs TV à bout de souffle, sous leur ciré jaune. Franchement, c'est impressionnant. Le rescapé d'une maison ratatinée dans notre quartier raconte: "J'ai cru à un tremblement de terre!" Au moins ici, tout le monde sait l'effet que ca fait!
A New York, il faisait un froid de canard d'où le refuge à Brooklyn chez Amy et Martin autour d'un "grog" entre amis, dont plusieurs de Budapest. Rien de tel que de séjourner chez une copine qui tient plusieurs blogs sur New York, ici et sur Newyorkology: Amy est imbattable sur tout, y compris les meilleurs plans de NYC à télécharger sur son Palm.
On est tombés d'accord sur les "gates," l'installation de Christo et Jeanne-Claude (ci-contre): un désordre de chiffons qui bouche la vue du parc et le transforme en immense chantier en construction. Loin d'être aussi dramatique et beau que l'atoll rose ou le pont neuf emballé dans de la soie dorée. Si au moins les poteaux n'étaient pas orange, mais transparents. Ou si les étoffes étaient suspendues. Tout le monde converge vers le parc, et c'est sans doute l'aspect le plus émouvant. Ensuite, tout le monde va boire - c'est New York! Jim nous a emmenés dans un bar irlandais où le proprio, un ancien flic, chante du rap aux textes très à gauche.
Adieu Hunter S. Thompson: sale journée pour Matt et les trentenaires de sa génération endeuillée éternellement après Kurt Cobain. L'ami Ken Layne écrit un bel hommage exténué (quelques heures après la naissance de son fils Jesse Dean! Bravo!) sur cet homme qu'il a rencontré, et a été l'un des "piliers de sa vie". Matt avait raconté sa propre rencontre sur le campus de Santa Barbara avec HST à la recherche d'une machine à écrire. Libé publie un article réjouissant sur Hunter S. qui se revendiquait avant tout musicien. Cette disparition m'attriste aussi, mais tout comme ce compte-rendu d'une récente visite d'un HST "à demi-cohérent" dans une librairie à Los Angeles.
En clin d'oeil à la photo publiée ici le 21 janvier, Frederic Guarino nous signale sa série de photos rigolotes réalisées avec Casimir (tout petit sur la photo ci-contre) à Central Park, à New York, qui vient d'être mis à l'orange [D'ailleurs, Matt est déjà à NYC et j'y serai en fin de semaine prochaine pour voir les Gates en vrai!]

Une équipe de l'émission Envoyé Spécial vient de passer plusieurs jours sur la côte Est et à Los Angeles à interviewer des blogueurs (compte-rendus et photos de Cathy Seipp, Marc Brown, Swayframe, Jojo Melons à la blogger-party de vendredi) pour un sujet de 35 minutes, diffusé sans doute fin mars sur France 2. De toute évidence, ce trio fort sympathique désirait sortir des sentiers battus, visuellement (récit de Tony Pierce ici) et dans le contenu (si si!)
Florent, le journaliste, a fait une tonne de recherche et a rendu visite à des blogueurs de tous bords: pas les pionniers de la high-tech ni les journaleux (pour qui écrire et publier est naturel à priori) mais ceux qui ne s'exprimaient pas sur les autres médias auparavant, bref: les "97% vraiment novateurs" selon l'expression de Stéphane Gigandet de Viabloga, apôtre du développement durable des blogs. Florent a même rencontré le très aimable guitariste de jazz Charles Johnson de Little Green Footballs, l'un des blogs les plus prolifiques, influents et détestés en France comme ici d'ailleurs. Il l'a questionné sur sa position farouchement et systématiquement anti-française (le point de vue de Charles sur l'interview ici.)
A San Diego, Pierre Carion a lancé un compte-à-rebours avant la fermeture de son blog-comptoir en mars. Avec humour et une épitaphe temporaire: "Pierre Carion - Neuneu publicateur." Pierre gardera de toute façon son petit coin sur le Web. De plus en plus d'expatriés francophones talentueux racontent l'Amérique désormais! Sans se prendre au sérieux, comme il se doit: la plupart d'entre nous a commencé un blog pour rester en contact avec la famille et les amis sur d'autres continents. Si le Big One secoue Los Angeles ce soir et que je me retrouve écrabouillée sous un palmier, le blog sera un petit souvenir de mon passage et j'aurais été contente d'avoir rencontré de nouveaux amis grâce à aux blogs.
Aux USA, les blogs politiques se bombent la poitrine depuis le Rathergate. En France, on me dit que les blogs sont surtout l'apanage des ados. Si une émission comme Envoyé Spécial apprend aux parents ce que c'est qu'un blog, déclenche des discussions à l'heure du repas ("Tiens, tu as un blog? Tu me donne l'adresse?") et permet d'éviter des drames comme celui-ci, tant mieux. Pierre Carion prédit la fin des blogs en 2005. Je crois qu'ils deviendront tellement courants que plus personne n'en fera tout un plat. Et zou, parlons d'autre chose!
Suzie de Hop Studios a eu la bonté de m'apprendre les rudiments de HTML en 2000, ce qui m'a permi de créer ce petit site. Son prochain livre Buzz marketing with blogs for dummies (quelque chose comme: Le marketing viral avec des blogs, pour les nuls) sort le mois prochain, accompagné d'un... blog qui renvoit à une liste de 16 astuces pour promouvoir son... blog (en anglais.) Très utile pour les nouveaux-venus dans la blogosphère. /
Evitez de vous soulager dans les buissons devant la maison de Amy Alkon à Venice, à Los Angeles, parce notre vengeresse rousse n'a jamais son appareil photo numérique très loin! /
Voilà plusieurs semaines que ce garçon (photo) fait bidonner les bloggers avec son interprétation très personnelle du tube Dragostea Din Tei du boys band roumain O-zone (ok, moldave, qui chante en roumain.)
Qui est ce type surnommé "the Fat Dutch man"? Est-il vraiment hollandais? Et que fait-il pousser dans l'aquarium/terrarium derrière lui, dans la vidéo? Jusqu'à présent, personne n'a retrouvé sa trace, alors qu'il n'avait pas fallu longtemps à des blogueurs pour identifier le "Star War kid" canadien.
En attendant, les vidéos clip-maison du tube de O-Zone se multiplient au Japon (via London Dan avec d'autres liens encore à d'autres versions délirantes plus ou moins olé-olé.)
Ici à Emmanuelle.net, blog ô combien culturel, nous sommes fans de pop musique roumaine, et tout particulièrement de DJ Raoul, le DJ paysan qui mixe sur des tonneaux.
Who is this guy, nicknamed "the Fat Dutch kid"? Is he really Dutch? And what does he grow in that aquarium/terrarium behind him? So far, nobody has managed to track him down, whereas it didn't take too long for bloggers to identify the Canadian "Star War kid".
In the meantime, home-made video clips of the O-Zone song are multiplying in Japon (via London Dan who has even more links to delirious versions more or less naughty.)
Here at Emmanuelle.net, a high-brow cultural blog, we're fans of Romanian pop music, with a soft spot for DJ Raoul, the peasant DJ who mixes on barrels.
Avis aux fans de la divine Sharon Stone qui se demandent quel moustique l'a piquée à Davos il y a deux semaines: quelques théories sont distillées dans mon dernier papier dans Libé. Je ne l'ai jamais vue autrement que sur des tapis rouges, mais elle a assisté l'année dernière à une conférence de Bernard Henri Lévy à Los Angeles et a laissé des souvenirs impérissables à plusieurs de mes amis dans l'assistance... /
Bloguer un samedi soir à minuit est toujours pathétique, comme le rappelle souvent le Lapin Heather, surtout quand on a un article à finir au lieu de s'égarer sur le Net et que les copains font valser les margaritas, mais on m'apprend que j'ai gagné le prix "Pyjama de Satin" du meilleur blog culturel européen! Un événement qui m'a honteusement échappé jusqu'alors. Notez que le meilleur blog d'expatrié est Au Texas, tout le monde est fou sauf moi!
Merci bien aux vaillants Euroblogueurs de Fistful of Euros et aux internautes participants. Shank you, Danke, Köszönom!
Thank you to the valorous Eurobloggers of Fistful of Euros, and to the participating Netizens. Shank you, Danke, Köszönom!
Hier dans le bar japonais de Yamashiro à Hollywood, Allan (fidèle lecteur du blog de Cathy Seipp qui laisse des commentaires toujours impeccablement nuancés quand elle pousse le bouchon un peu loin à son goût!) expliquait combien aux USA, les préoccupations des baby-boomers dominent le discours national et la culture populaire.
Il y a quelques années, par exemple, la génération de Spielberg aux commandes d'Hollywood n'en finissait pas d'explorer la deuxième guerre mondiale et tout ce que leurs parents avait vécu. En ce moment, les médias sont absorbés par la réforme de la "Social Security" de Bush, un problème directement lié à la grande taille de "la génération la plus formidable," comme elle est surnommée ici.
For instance, a few years ago, Spielberg's generation, which controls Hollywood, couldn't stop exploring WWII and everything that their parents ("the Greatest Generation") had experienced. Now, medias are focusing on Bush's reform of Social Security, which is a problem directly linked to the huge size of Generation Boom.
Nancy Rommelmann une amie journaliste qui écrit merveilleusement et blogue ici, raconte dans le magazine du Los Angeles Times comment des baby-boomers de Californie du nord réinventent les rituels funéraires. Extrait:
"Ils ont écrit eux-mêmes leur serments de mariage, ont exigé les naissances à la maison et les hospices. Maintenant qu'ils enterrent leurs parents et envisagent les ultimes préparatifs, ils cherchent des alternatives aux produits chimiques qui avilisent le corps et dégradent la terre et aux cerceuils qui coûtent aussi chers qu'une voiture."
"These are the folks who wrote their own marriage vows and demanded home birth and hospices, and now that they're burying parents and considering their own final arrangements, they're looking for alternatives to being pumped with chemicals that demean the body and degrade the earth, and caskets that cost as much as cars."
Plus tard avec Allan, nous avons évoqué les baby-boomers qui deviennent parents sur le tard (à lire pour plonger dans la discussion: l'opinion post-féministe de Cathy sur son blog et le billet de Nancy.)
Dans le Libération d'aujourd'hui, je présente la série télé qui cartonne actuellement aux USA, Desperate Housewives. Quatre des cinq actrices principales ont la quarantaine bien sonnée. Une rareté aux USA où le jeunisme est une véritable épidémie. Pour Allan, c'est encore là le signe de la domination des baby-boomers quincagénaires, pour qui les jeunettes de 40 ans sont fraîches comme des boutons de roses. Nous verrons peut-être bientôt davantage de femmes mures dans la culture populaire américaine.
In today's Libération, I introduce to French readers the very successful American TV series Desperate Housewives. In which 4 out of the 5 main actresses are "on the wrong side of 40," as Americans say. Which is a rare thing in the youth-obsessed culture here. For Allan, this is again the sign of the Baby Boomers' dominance, since, for the 50-year old running the show, those 40-something actresses are as fresh as rose buttons. So we may soon see more mature women in American popular culture.
A San Diego, Pierre Carion répère les différents panneaux d'interdiction sur les plages de son petit coin de Californie, photos à l'appui. A Los Angeles il y a quelques années, nous avions eu ce panneau publicitaire assez spécial sur Sunset Boulevard. /