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Août 08, 2002
Thanks to friends and readers who forwarded me links to this exciting story on Fax.com being slapped with a huge fine for sending junk faxes.
I'm suing a junk faxer myself in small claims court. The hearing in next Wednesday in Los Angeles. Wish me luck. It's my first lawsuit ever - it had to happen in America, right? For more information on how to sue those f***ers: visiting Junkfax.org is a good start.
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on 11:20 du matin | link
Août 06, 2002
My hard drive belongs to... not Daddy. Ne faites pas comme moi, surtout. Hier, en téléchargeant une chanson de Marilyn sur Morpheus ("My heart belongs to Daddy"), j'ai installé à mon insu un affreux logiciel de "Malware" (malicious ware) ou Spyware qui s'empare des modems des gens pour téléphoner automatiquement à des sites porno à 5 dollars la minute. Une vraie débutante: j'ai cliqué sur un fichier .exe intitulé comme la chanson tirée du film de MM et Yves Montand. Ce vilain programme a saupoudré mes signets de multiples liens à des sites pornos de son choix et a installé un "dialer" dans mon disque dur.
Heureusement, comme j'accède au Net rapide par ligne DSL, ce programme n'a pas pu composer des appels dans des îles exotiques. Mais il l'aurait certainement fait si j'étais sur modem dial-up 56K. Prudence, donc. J'ai passé un temps fou à nettoyer mon disque dur de cette saleté. C'est vraiment crucial de scanner son ordinateur régulièrement avec Ad Aware (gratuit): la nouvelle version sortie en juin permet de repérer pas mal de ces intrus XXX. Même un bon pare-feu et un bon anti-virus laissent passer dans leurs filets une foultitude de logiciels et cookies espions. Mon expérience amère sur Morpheus ne peut que réjouir les mammouths des maisons de disques en guerre contre les pirates en pantoufles.
More info in English, from this May article in the Toronto Star (unavailable online) which seems to state that "dialers" only afflict visitors to porn sites.
"Some of the most popular programs used in Internet scams are called "dialers" - pieces of parasitic software that reside on the Internet waiting to attach themselves to their next unsuspecting host.
Dialers can literally hijack a computer's modem and instruct it to make unauthorized phone calls. Typically, long-distance calls will be made to exotic countries, such as Madagascar and Chad, or to expensive 1-900 numbers that connect people to pornographic sites [...].
"What happens if you get your phone bill 30 to 40 days after it has happened?" says Eric Wenger, a lawyer with the FTC. "You call the telephone company to complain and the company says you must have visited an adult site. What can a person do to prove, 30 to 40 days later, that they haven't?"
For the victims, proving innocence is a near impossible task."
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on 12:14 du soir | link
Août 05, 2002
People around in L.A. are heartbroken by the death of beloved Lakers announcer Chick Hearn. Matt only speaks about him with his hand on his chest and is very sad tonight. I'm also sad, but I don't get it fully: I don't watch basketball, no sports at all, to tell the truth. I'm more amazed by the fact that he was still around, working, being brilliant at it, and beloved by every soul in L.A. The same thing couldn't have happened in today's France.
If I told my Grandma back in France, who is only two years older than Chick, that this guy was still on the air in June, she would laugh, feed me more apple tart, and protest: "How come he hasn't retired, according to the law? He's too old to do things like that. Older folks need to leave room for young people, etc." In France, there's always this idea that jobs are scarce and that people over 60 need to retire quickly in order to pass their jobs to young, unemployed people. Then the newly employed youths can pay taxes for the army of retired 55 to 65 year-old baby boomers.
I actually like the fact that French seniors can retire and have fun without having to work as waitresses or Walmart maintenance guys like in the U.S., to make ends meet in order to pay for obscenely high prescription bills. But they should have a choice. I met this dynamic septuagenarian from Seattle, Irv Thomas, who travelled to Europe while in his 60s and had a bad surprise when he realized that he couldn't find a job to maintain his backpacker lifestyle for a few months: fast-food, waiting tables, barman, dishwasher, you name it. He said everybody in England and in France told him it was against the law to hire him. Now, he maintains his web sites and takes classes at the university and writes books. He's wonderful.
In France, I can't think of any still-active 80+ year-old media personality passing away in the middle of his work week, like anchor Jerry Dunphy two months ago, at 80. Look at 60 minutes: the youngest reporter is 56. The oldest, 84. Barbara Walters and Regis Philbin must have together more than 40 years of AARP eligibiliy: unthinkable in France. There, personalities retire, are let go, and die out of the limelight, like elephants. And invariably, when they pass away, the first thing people say is: "Wasn't he/she dead already?" It's heart-warming to see the youth-neurotic American society begging beloved personalities like Chick to hang on until the end.
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on 10:17 du soir | link
Août 04, 2002

40 ans de réflexion, de rumeurs et une légende. Marilyn a été retrouvée morte le 5 août 1962 et les circonstances de sa disparition restent un mystère, qui explique sans doute en partie la pérénité de sa légende. Quand j'avais 8 ou 10 ans, je dévorais tous les livres sur Marilyn, sans beaucoup d'intérêt pour les chapitres sur sa mort. Pour moi, c'était réglé: elle était très triste, elle s'est tuée, et tout le monde a un pincement au coeur en songeant à sa vie à la fois si glorieuse et si dramatique.
C'était avant le milieu des années 80, et la publication de plusieurs livres-enquêtes très détaillés sur Marilyn, dont le fameux: Goddess : The Secret Lives of Marilyn Monroe par Anthony Summers. A l'occasion du 40ième anniversaire de sa mort, j'ai dû me plonger dans plusieurs livres et déterrer des articles pour une série de reportages sur France Info et Inter (La page spécial Marilyn est là)
Or, il faut bien avouer que l'enquête de la LAPD, la police de Los Angeles, comporte d'énormes zones d'ombre (des tas de documents ont disparu mystérieusement, tiens tiens...) et que, quelque soit leur rôle dans la mort de Marilyn, les Kennedys avaient à priori toutes les raisons de vouloir qu'elle la ferme. Les témoins de l'époque racontent une liaison qui rappelle la débâcle Clinton-Lewinsky: le président John s'envoyait en l'air avec elle quand cela l'arrangeait, pendant trois ans. Elle est tombée amoureuse (de lui? de son statut?) et s'imaginait qu'il allait divorcer de Jackie et l'épouser. Elle appelait la Maison Blanche sans précaution, envoyait des poèmes au président. Tous les ennemis des Kennedy, politiques ou mafieux, étaient au courant de l'affaire et le prez fulminait. Il l'a larguée d'un coup. Elle s'est rabattue sur son frère Bobby, qui l'a abandonnée à son tour. Humiliée, elle aurait décidé de se venger en révélant à la presse le contenu de son journal intime, rempli de détails croustillants.
Disons qu'un suicide de Marilyn, ou une overdose accidentelle tombe un peu trop à pic. A moins que ces témoins, sortis de l'ombre sur le tard (anciens détectives, anciens de la LAPD, amis en tous genre) nous mènent en bâteau, mais à quoi bon?

Newsweek publie cette semaine une série de photos rares de la jeune Marilyn par le photographe hongrois Andre de Dienes.

Mais les photos les plus bouleversantes sont sans doute les dernières de Marilyn prises par George Barris, qui a d'ailleurs un très beau site. La série sur la plage, de Marilyn en chandail, enroulée dans une serviette, ou coquine en pantacourt: c'est lui. J'ai eu le privilège de l'interviewer avec sa fille Caroline, une actrice inspirée par Marilyn, dans son appartement en banlieue de Los Angeles. Enfant, je n'aurais jamais imaginé parler un jour de Marilyn avec quelqu'un qui la connaissait si bien. C'était déjà difficile de croire qu'elle ait existé en chair et en os.
Marilyn est morte alors qu'elle préparait un livre avec George Barris. Il a publié l'ouvrage il y a 7 ans, Marilyn - Her Life In Her Own Words. Les photos sont superbes et le texte est rempli de surprises et d'anecdotes savoureuses. L'une de mes préférées: quand George Barris photographiait Marilyn sur la plage de Santa Monica, une vieille dame coiffée d'un large chapeau de paille observait les séances en silence. Plus tard, le photographe a appris de la bouche de Mae West que c'était elle, la vieille dame mystérieuse. L'ancienne star sulfureuse des années 30 était une fan secrète de la bombe sexuelle du moment.
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on 10:05 du soir | link
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