
Le site du Washington Post m'a demandé de réagir à l'article de l'écrivain Diane Johnson dans le journal de dimanche, The Dollar's Down. But We're Not Out, sur le drame des expatriés américains à Paris confrontés à la flambée de l'Euro face au Dollar.
L'auteur de romans à succès ("Une Américaine à Paris," adapté au cinéma sous le titre "Le Divorce") qui est, me dit-on, charmante dans la vie, a déclenché une bourrasque de commentaires fieleux sur le site du Post. Il faut dire que son timing ne pouvait être moins bon: le récit de ses douloureux sacrifices (fini les coûteuses bouteilles d'eau minérales à table dans les bistros parisiens; adieux voyages à San Francisco en classe affaires...) a peu ému à l'heure où Américains et Européens voient leur pouvoir d'achat érodé et redoutent carrément une dépression économique. Sa candeur de privilégiée m'a rappelée une autre Américaine à Paris, Susan Spano du Los Angeles Times, qui se faisait régulièrement tailler des costards sur le blog de la Française de coeur Amy Alkon (ci-dessus dans un supermarché parisien: photos Gregg Sutter).
Voici ma réponse (peut-être tout aussi détachée de la réalité française?): (Americans in Paris don't have it so bad.)
This successful author (her best-seller,"Le Divorce," was adapted into a movie) is a charming person in life, I'm told, but her column has unleashed a flurry of spiteful comments on the Post's website. It has to be said that her timing couldn't be worse: the details of her dolorous sacrifices (fini expensive bottles of mineral water to spritz up meals at Parisean bistros; adieux airfare in business class to San Francisco...) didn't exactly move many readers at a time when Americans, and Europeans for that matter, are seeing their purchasing power crumble and fear an upcoming economic depression. Diane Johnson's out-of-touch candor reminded me of another American in Paris, Susan Spano of the Los Angeles Times, who was regularly shred to pieces on the blog of our favorite Française de coeur Amy Alkon (fabulous as always above, shopping in a Parisean supermarket -- all photos by Gregg Sutter).
Here is my "rebuttal" (perhaps just as disconnected from the French reality?): (Americans in Paris don't have it so bad.)
Mon détail préféré dans le scandale Eliot Spitzer, le gouverneur de l'état de New York réputé "plus blanc que blanc" et poussé vers la sortie par une affaire de moeurs et de transfert de fonds illégal: ce radin a fait venir sa dernière call-girl de luxe à 1000 Dollars de l'heure de New York à Washington en train Amtrak, le train régional bondé, au lieu de lui offrir un billet sur le train "rapide" bien plus confortable Acela Express. C'est un peu la différence entre un TER et un TGV, mais il faut dire que cet Acela est hors de prix: environs 130 Dollars par trajet!
Au moins, il ne l'aura pas fait voyager en "autocar chinois": ces bus de Chinatown un tantinet rustiques qui relient Washington à New York en 4 ou 5 heures pour moins de 25 Dollars l'aller. En attendant un peu, il aurait pu lui réserver une place dans le nouveau bus Greyhound avec wi-fi dont le lancement imminent est annoncé sur Newyorkology.
At least he didn't make her travel on a "Chinese bus": those rustic Chinatown buses that take you from Washington to New York in 4 or 5 hours for less than $25 a pop. Had he waited a bit, he could have bought a seat the new Greyhound bus with on-board wi-fi whose imminent launch was announced on Newyorkology.