
J'avais manqué cet article de samedi dans Libération: Guillemette Faure, notre blogueuse française préférée, ex-new yorkaise désormais rapatriée rue 89 à Paris, fait l'objet d'un portrait bien croqué à l'occasion de la parution de son nouveau livre "Un bébé toute seule." Elle y raconte dans son style direct habituel ses tentatives pour concevoir un bébé dans une clinique de Manhattan.
Ici, aux Etats-Unis, les femmes célibataires (très rarement par choix, faut-il le préciser?) ont accès aux banques de sperme et à la procréation assistée, contrairement à la France où il faut être en couple hétérosexuel et où règne «un regard plus conservateur sur la famille, qu’on imagine toujours façon Ricoré» selon Guillemette. J'ai hâte de recevoir son livre, par voie d'Amazon France, et d'en reparler sur ce blog avec l'auteur.
Here in the U.S., single women (very rarely as a first choice, in case it's even worth mentioning) can access sperm banks and medically assisted procreation. That's not the case in France, where these methods are only available to heterosexual couples. In general, France has "a more conservative view on family, that people only envision like in a commercial for the breakfast drink Ricoré," according to Guillemette. I'm eager to receive her book by way of Amazon France, and to talk about it with the author on this very blog.
Le site du Washington Post m'a demandé de réagir à l'article de l'écrivain Diane Johnson dans le journal de dimanche, The Dollar's Down. But We're Not Out, sur le drame des expatriés américains à Paris confrontés à la flambée de l'Euro face au Dollar.
L'auteur de romans à succès ("Une Américaine à Paris," adapté au cinéma sous le titre "Le Divorce") qui est, me dit-on, charmante dans la vie, a déclenché une bourrasque de commentaires fieleux sur le site du Post. Il faut dire que son timing ne pouvait être moins bon: le récit de ses douloureux sacrifices (fini les coûteuses bouteilles d'eau minérales à table dans les bistros parisiens; adieux voyages à San Francisco en classe affaires...) a peu ému à l'heure où Américains et Européens voient leur pouvoir d'achat érodé et redoutent carrément une dépression économique. Sa candeur de privilégiée m'a rappelée une autre Américaine à Paris, Susan Spano du Los Angeles Times, qui se faisait régulièrement tailler des costards sur le blog de la Française de coeur Amy Alkon (ci-dessus dans un supermarché parisien: photos Gregg Sutter).
Voici ma réponse (peut-être tout aussi détachée de la réalité française?): (Americans in Paris don't have it so bad.)
This successful author (her best-seller,"Le Divorce," was adapted into a movie) is a charming person in life, I'm told, but her column has unleashed a flurry of spiteful comments on the Post's website. It has to be said that her timing couldn't be worse: the details of her dolorous sacrifices (fini expensive bottles of mineral water to spritz up meals at Parisean bistros; adieux airfare in business class to San Francisco...) didn't exactly move many readers at a time when Americans, and Europeans for that matter, are seeing their purchasing power crumble and fear an upcoming economic depression. Diane Johnson's out-of-touch candor reminded me of another American in Paris, Susan Spano of the Los Angeles Times, who was regularly shred to pieces on the blog of our favorite Française de coeur Amy Alkon (fabulous as always above, shopping in a Parisean supermarket -- all photos by Gregg Sutter).
Here is my "rebuttal" (perhaps just as disconnected from the French reality?): (Americans in Paris don't have it so bad.)
Les propos conspirationnistes de Marion Cotillard de l'an dernier sur Paris Première (voir vidéo) déterrés par Marianne commencent à agiter la presse anglo-saxonne, remarque un blog du Los Angeles Times et l'avocat de l'actrice, l'ancien journaliste Vincent Tolédano, n'a rien trouvé de mieux que de sortir l'excuse du "propos sorti de son contexte" alors que la belle icône était filmée... Jugez plutôt. Les jeunes actrices qui montent en tireront une leçon: "Eviter les interviews en pleine nuit au fin-fond des catacombes avec un type sympa qui vous fait parler de choses sérieuses.". Elle a de la chance que cette vidéo ne refasse surface qu'après la soirée des Oscars. Sinon, bonjour l'atmosphère empoisonnée lors de la séance d'interviews dimanche dernier en coulisses des Oscars devant 400 journalistes du monde entier...
J'imagine mal cette mini-controverse s'étendre au délà des médias conservateurs et des talk-shows sur Fox News, qui se sont déjà attaqués (sans grand effet) à d'autres célébrités conspirationnistes dont Charlie Sheen et David Lynch (qui pousse le commentaire bien plus loin que Marion Cotillard.) Qui sait si la Française ne va pas devenir culte dans certains milieux puisqu'apparemment, un tiers des Américains croient en une forme ou une autre de complot gouvernemental relatif aux attaques du 11 septembre.
Le Guardian s'inquiète plus du fait que le cachet de Marion Cotillard a sans doute décuplé depuis son Oscar. Selon le journal, elle risque de devenir trop chère pour le cinéma français et de disparaitre des écrans nationaux, comme Juliette Binoche, également lauréate d'un oscar, il y a dix ans. Marion Cotillard, qui a charmé tous les médias américains jusqu'à présent, peut souffrir davantage de compte-rendus comme celui de Liz Smith aujourd'hui dans le New York Post qui la décrit en diva entourée de protecteurs écartant la foule à la soirée d'Elton John avec ces mots:"Make way for Marion!" ou de récits de journalistes français déçus de n'avoir pas décroché d'interviews à Los Angeles avant ou après les Oscars, y compris à la réception en l'honneur des nominés français chez le Consul de France. L'un d'eux me disait: "Elle a ignoré toute la presse française venue l'attendre à l'aéroport et est passée avec un vêtement sur la tête comme Michael Jackson"
Découvert via le grand supporter de musique française Perez Hilton (sans doute 6 mois après tout le monde en France): cette vidéo énergisante du groupe TTC "Travailler Orgasmic Remix" dont le refrain "J'aime énomément l'argent, c'est pour cela que j'aime bien travailler" évoque une grossière interprétation du slogan de campagne du président Sarko pendant sa campagne: "travailler pour gagner plus". Mais on se rapproche sans doute davantage de la philosophie du fiévreux Jérôme Kerviel: "Nous on va jamais en vacances; on est des fous!"
La bande-annonce suisse du film de Julie Delpy, "2 Jours à Paris" est plus crue et haute en couleurs que la bande-annonce américaine et visionner les deux permet de se faire une bonne idée de ce film très drôle et plein de charme, malgré les inévitables scènes d'hystérie primesautière typique des films français: tous les couples mixtes franco-américains s'y retrouveront. J'ai eu la chance d'assister à la première à Hollywood avec Elsa, qui a interviewé Adam Goldberg, le petit copain américain ronchon dans le film pour Variety: "A part le nom et la profession," dit-il, "mon personnage est tout moi, en un peu plus jaloux et avec une phobie des microbes sensiblement plus développée."
"2 Jours à Paris" recueille de très bonnes critique aux Etats-Unis et pourra certainement passer le cap du million de Dollars de recettes au box-office, un gros succès pour un film français. "La Môme" sorti ici sous le titre "La Vie en Rose" cartonne ici avec plus de 8 millions de Dollars depuis sa sortie (sorry: les Américains ne mesurent pas le succès des films en nombre d'entrées comme en France, mais en recettes sonnantes et trébuchantes.)
+ La critique de Libération & l'interview de Julie Delpy: "La caricature est volontaire."
+ Radio Suisse Romande: Julie Delpy sur tous les fronts: "Je n'ai jamais amené un petit ami américain à Paris, mais si ca m'arrivait un jour... j'ai crée le personnage de Jack comme ça."
+ Anthony Lane: "Even their cat, the aptly named Jean-Luc, is a bundle of pure fury."
+ Julie Delpy tells all about the movie and the shoot to h Magazine: "I objectify [men] a little bit, like to make them pretty.”
Nicolas Sarkozy en vacances aux Etats-Unis se déchaine en français contre les blogerazzi, paparazzi, photographes d'agence. Breitbart.com a un petit compte-rendu audio d'un photographe qui a cru le temps d'une seconde qu'il pouvait se ramasser un pain présidentiel!
Le président français victime d'un effet d'optique en remettant une médaille à la navigatrice Maud Fontenoy? De quoi rire (via Kandidatür) mais pas de quoi en faire une affaire d'état. Sur cette photode Reuters, Sarko bronzé ressemble beaucoup à Antonio Villaraigosa, le maire de Los Angeles empêtré dans un scandale qui n'en finit pas (grâce entre autre au copain journaliste d'investigation Eric Longabardi de ERS News qui ne lui lâche pas les baskets!)
La piquante Laurie Pike de Los Angeles (ici avec son copain Adam à une soirée en 2005) explique au New York Times comment, malgré des dettes astronomiques à l'américaine, elle a réussi à investir dans trois appartements parisiens. J'ai ainsi appris que les appartements à Paris étaient sensiblement moins chers qu'à Hollywood, une fois les charges et taxes comprises. Laurie édite l'excellent blog des Américains à Paris, The Paris Blog, une bonne plate-forme pour louer ses petits pieds-à-terre.
Bravo à Rue89 pour leur scoop (leurs serveurs étant surchargés, voir les détails chez le Nouvel Obs), selon lequel le Journal du Dimanche a renoncé à publier hier un article révélant que Cécilia Sarkozy n'a pas voté pour son mari le 6 mai au second tour de l'élection présidentielle, et pour cause, car... elle n'est pas allée voter tout court!
Une anecdote humiliante pour le nouveau président de la République française. Mais le vrai problème a de quoi hérisser les Américains très favorables à ce réformateur pour une libéralisation de l'économie à l'anglo-saxonne mais en revanche moins sensible à la beauté du Premier Amendement: le JDD aurait passé l'article à la trappe sous la pression du propriétaire du groupe de presse, Arnaud Lagardère, qui considère Nicolas Sarkozy comme "son frère".
Ce n’est pas la première fois que Lagardère intervient sur le contenu, notait rue 89. Il a ainsi obtenu le départ de Alain Genestar de Paris-Match, après la Une sur Cecilia Sarkozy et son amant présumé. Toutes ces amitiés du président Sarkozy avec l'élite médiatique inquiètent beaucoup et irritent, tout comme l'avait fait sa gestion des conférences de presse lors de sa visite américaine.
Pour tout dire, j'étais assez sidérée d'apprendre que le JDD avait eu accès à cette info en toute légalité en France, pays de grandes restrictions dans ce domaine, doté de garde-fous comme la CNIL, ultra-attentive envers toute dissémination d'informations personnelles. J'ai alors déterré le Code Electoral français sur le Net, et en effet, selon l'article L. 68, tout électeur a la possibilité de se voir communiquer les listes d'émargement dans les dix jours qui suivent l'élection. Selon un avocat spécialisé consulté par Le Monde, "rien ne s'oppose à la publication dans un journal de ce genre d'information."
En Californie, où beaucoup d'informations tombent dans le "domaine public", la participation ou l'abstention d'un électeur ne sont pas divulguées à ce que je sache (les détectives peuvent, en revanche, avoir accès aux listes électorales qui donnent l'adresse et les coordonnées des inscrits, avec en prime, leur affiliation politique -- ce que je consulte régulièrement pour mes enquêtes.) Je vais de ce pas demander à Don Ray, le journaliste d'investigation & maestro de la fouille d'archives, si Cecilia Sarkozy aurait pu se faire épingler de la même façon en Californie. (Ci-dessus: Don incognito à Belgrade)
Pour les Californiens: Don propose sur son site un petit quiz sur les différentes infos accessibles au public en Californie grâce notamment à la loi Freedom of Information Act. Il donne aussi d'excellents séminaires et publie des guides précieux pour "interviewer les documents officiels."
BONUS: 104 conseils de Don Ray pour protéger sa vie privée aux Etats-Unis.
BONUS: Don Ray's 104 tips to protect your privacy in the United States..
C'est le gros titre du Drudge Report dimanche après l'élection de Sarkozy, pour lequel 62% des électeurs français expatriés en Californie du sud et dans le sud ouest américain ont voté. Au Café Marly de Los Angeles, les expats français ont éclaté de joie à l'annonce de sa victoire: un participant au "brunch électoral" portait même un tee-shirt tout prêt avec l'inscription: "53% pour Sarko: tout devient possible." Matt se demande sur son blog si cette migration des Français de l'étranger hors période colonniale n'est pas la plus importante depuis le Moyen-Age... Quelqu'un sait?
Plus tard, à la fête d'anniversaire de notre ado préférée Maia, même les amis aux idéaux de gauche ont ressenti le besoin de me prendre par le coude et d'exprimer leur joie et leurs espoirs. Ils ont hâte de voir Sarkozy entreprendre les réformes économiques dont la France a désespérément besoin, et quelque part, envient notre taux de participation de 85% et cette promesse de "rupture". Par comparaison, l'Amérique est coincée avec Bush jusqu'en 2009 (ceci étant tapé alors que je serre des dents, étant moi-même otage de ma voisine chanteuse, une fan de Björk. Elle se croit en lice pour American Idol, la version américaine de Star Academy, et pour plus d'effet se fait accompagner par un copain à la trompette "mariachi".)
Ces élections suscitent un intérêt formidable ici et Breitbart.tv diffusait cet après-midi la vidéo des chaleureux voeux de Tony Blair à Sarkozy, en anglais ET en français. Les Américains et les expatriés semblent privilégier de loin les thèmes économiques (ils ne se sont pas exilés aux Etats-Unis pour les plaisirs du fromage en bombe!), et ne réagissent sans doute pas avec le même émoi aux vidéos comme celle-ci, repérée sur Rue89, dans laquelle le psy Gerard Miller décode les petites phrases de Sarkozy en forme de baffe au voisin allemand.
A ne pas manquer pour rire un peu: la version vidéo de cet éditorial du comique de Los Angeles Bill Maher, un libertarien de gauche (ca existe!) dans Salon.com (via Franco American News): Maher attaque les prédendants républicains à la succession de Bush et tous les Américains qui "se montrent révulsés" à chaque fois qu'ils entendent le mot "France' et critiquent le système de santé français de "médecine socialisée," pourtant, le meilleur au monde (et ô combien de loin, dirais-je même, après avoir testé les systèmes français, américain, anglais, hongrois et cubain.)

C'est le joyeux lancement de Rue 89, le nouveau site de nos ex-collègues de Libération, mené par les deux anciens correspondants aux USA et auteurs du fameux blog A l'heure américaine, Pascal Riché et Laurent Mauriac. Nous avons suivi le Making Of de ce site d'infos et d'opinion coopératif avec grand intérêt, en ayant même eu le privilège de voir la maquette énergique, aux couleurs très Bauhaus. Ce coup de chapeau survient bien tardivement sur ce blog négligé, mais voilà: bravo Rue 89 et à vous lire!
Sur cette photo prise en 1995 par l'ami Eric Franceschi, Ségolène Royal est "souriante et nature, C’était avant qu’elle ne se refasse faire les dents," raconte le photographe dans ce diaporama de photos politiques publié dans 20 Minutes à l'occasion de la parution du livre d'Eric, Et puis s'en vont.
Aux Etats-Unis, la candidate socialiste est presqu'uniquement plébiscitée pour son style et sa beauté classique "toute française", à mille lieues des femmes politiques américaines liftées et laquées. Même les femmes démocrates ne veulent rien à voir avec Ségo, compte-tenu de ses idées très à gauche pour ici. Comme le mentionnait Guillemette dans sa lettre d'information (gratuite!), La France Made In USA, «Quand le camp Royal a tâté le terrain auprès du staff de (Hillary Clinton) l'an dernier pour organiser une rencontre des deux à New York, un silence assourdissant a convaincu les aides de Royal d'annuler le voyage aux Etats-Unis».
Sarko est clairement le favori des Américains, même si le Los Angeles Times soulignait dans un édito ce matin qu'il peut secouer un peu le système, mais ne débarassera pas la France de son caractère protectionniste. A Los Angeles, des membres de la communauté française se retrouveront dimanche matin au Café Marly sur Melrose pour suivre les résultats des présidentielles en direct sur TV5, à l'heure du brunch - tartines ou "French toast", le fameux pain perdu à l'américaine.
Près de 50% des expatriés (ou immigrés?) français de Los Angeles inscrits sur les listes électorales ont voté pour Nicolas Sarkozy (contre 30,5% dans l'hexagone) au premier tour des présidentielles 2007, selon des résultats affichés au Consulat général de France à L.A.: sur 12 500 inscrits (j'arrondis) seulement 3000 ont voté (apparemment, c'est plus que d'habitude) et parmi eux, 1500 pour Sarkozy et 700 pour Segolène Royal. Les résultats sont à peu près similaires au niveau national, où près de 75 000 Français installés aux Etats-Unis sont inscrits pour voter (détails au bas.)
De quoi faire plaisir à "Sarkozy l'Américain", cf petite vidéo parodique dénichée via Agoravox (la chanson de fond est une charmante comptine hongroise.)
(*) Details communiqués par le consulat de France à Los Angeles.
Electeurs inscrits: 12677
Electeurs ayant voté: 3012
Olivier Besancenot: 16
Marie-George Buffet: 11
Gérard Schivardi: 3
François Bayrou: 571
José Bové: 34
Dominique Voyent: 67
Philippe de Villiers: 21
Ségoolène Royal: 713
Frederic Nihous: 7
Jean-Marie Le Pen: 100
Arlette Laguiller: 11
Nicolas Sarkozy: 1458
Vous savez comment les Suisses sont parfois bien meilleurs à analyser la France que les Français eux-mêmes: je pense au fameux Bondy Blog du magazine L'Hebdo monté après les émeutes de banlieue, et plus récemment le blog La France Qui Gagne & La France Qui Perd de la Radio Suisse Romande. La radio donne également la parole à des Français de France et de l'étranger dans une série captivante, Ma France A Moi (inspirée de la chanson de Diam's expliquée ici aux Américains), à laquelle j'ai contribué en tendant le micro à Virginie, une avocate du spectacle très appréciée à Los Angeles. Ses propos sur la France sont assez durs, tout comme ceux d'une Française de Washington qui décrit une rupture entre elle et la France après 9/11.
Perso, "ma France à moi" me consterne par son immobilisme. J'aimerais être plus optimiste et m'accrocher à un "rêve français." Justement, écouter des témoignages comme celui de Abd Al Malik sur la RSR a un effet réconfortant. J'irai voter, comme toujours, sans aucune joie aucune.
+ Haut les coeurs! Une critique du livre The Story of French par Nick Gillespie de Reason, sur la place encore remarquable de la langue française dans le monde.
+ Haut les coeurs bis! Une photo très drôle de l'ami Eric Franceschi à Marseille auteur d'un livre tout neuf de photos politiques: Et Puis S'en Vont....
Personally, "My France" fills me with consternation and I would like to be more optimistic and believe in a "French dream". In fact, listening to testimonies like the one Abd Al Malik on radio RSR has a comforting effect. I'll go vote, as always, but without an ounce of joy.
+ Cheers! A review of the book The Story of French by Reason's ed in chief Nick Gillespie, on the still remarkable hold the French language has on the world.
+ More cheers! This very funny photo below by our friend French photog Eric Franceschi in Marseilles, author of a new book of political photography: Et Puis S'en Vont.... The signs say: "Youth for Segolene."
En vidéo ci-dessous, l'entrée du pilote de course "français" Jean Girard (Sacha Baron Cohen) dans la comédie américaine lourdaude Talladega Nights est l'une des scènes de cinéma les plus drôles de 2006. Girard force Ricky Bobby (Will Ferrell) à répéter sous la menace "I love crepes" (Autre phrase de dialogue mémorable: "Like the frightened baby chipmunk, you are scared by anything that is different...")
Mais pour ceux qui veulent apprendre le français pour de bon et en douceur, essayez les lessons gratuites en MP3 de la BBC. Je suis en train de tester les podcasts pour l' allemand et l'espagnol qui ont l'air très bien faits.
C'est le titre du journal suisse Le Temps dans lequel j'ai trouvé l'un des meilleurs articles sur le lancement de la nouvelle chaine d'info française France 24. Vu des Etats-Unis, France 24 (censée démarrer sur le Net ici ce soir) est déjà comique sur le principe de départ, en étant financée par l'Etat français et à la hauteur seulement de 86 millionsd'€ contre 1,2 milliard pour CNN.
Les promesses d'indépendance de la chaine laissent songeurs, quand l'on sait qu'avant le lancement, Bernadette Chirac faisait passer des CV de journalistes à embaucher... Malheureusement, toutes les infos remontées jusque là des coulisses sentent beaucoup le bricolage et le copinage typiquement à la française.
Néanmoins, après huit ans de collaboration pour les radios françaises de service public (j'ai arrêté en septembre), je sais à quel point des équipes de rédacteurs et techniciens formidables peuvent produire des miracles au quotidien en dépit d'administrations hostiles, avec des moyens réduits et dans des conditions ridicules par rapport à celles de la BBC ou d'autres voisins européens.
France 24 fait des efforts de présence sur le Net et pour rallier les blogueurs: une compagnie de "Buzz Marketing", Buzz Paradise, a invité des blogueurs internationaux à Paris pour visiter les locaux et rencontrer la jeune équipe (lire le compte-rendu sur PointBlog.) Perso, je trouve leur campagne avec la Joconde à côté de la plaque: si dans cette pub, un scoop typique de France 24 concerne une peinture de musée de la Renaissance, comment espérer que cette chaine joue un rôle dans des problèmes actuels un petit peu plus pressants? Comme le dit la chaine dans un courrier aux blogueurs, "j'espère que France 24 va dépasser mes attentes".
Qui, en visitant une webcam dans une contrée exotique, n'a jamais rêvé de traverser l'écran? Le copain de Marseille et photographe Eric Franceschi l'a fait. Il raconte aujourd'hui dans le Los Angeles Times sa fascination pendant trois ans durant pour une webcam dirigée sur une rue de Rovaniemi, une petite ville de Finlande, sur le cercle polaire (où habite le Père Noël, dit-on.) En Mai, il a décidé de se rendre à l'intérieur de l'image (c'est lui au centre, encerclé) et de photographier la rue de la perspective d'un piéton (vignettes autour.) Extrait:
"A Rovaniemi, j'ai eu l'impression d'arriver dans un endroit familier, comme si j'étais passé à travers l'écran sans passer par Roissy et Helsinki. Comme si j'avais voyagé dans le temps, pour me retrouver sur une scène de théâtre, personnage au rôle unique parmi les acteurs de ces scènes urbaines dont je connais le décor presque par cœur."
"Rovaniemi was immediately familiar. Though it took two connecting flights to get there, I felt like I had walked directly through the computer screen without a layover. I was a time traveler, a character or extra on a theater stage with scenery I know by heart."
Le LAT a toute l'histoire en anglais mais seulement un extrait du montage photo d'Eric. La photo détaillée est ici.
Qui, en visitant une webcam dans une contrée exotique, n'a jamais rêvé de traverser l'écran? Le copain de Marseille et photographe Eric Franceschi l'a fait. Il raconte aujourd'hui dans le Los Angeles Times sa fascination pendant trois ans durant pour une webcam dirigée sur une rue de Rovaniemi, une petite ville de Finlande, sur le cercle polaire (où habite le Père Noël, dit-on.) En Mai, il a décidé de se rendre à l'intérieur de l'image (c'est lui au centre, encerclé) et de photographier la rue de la perspective d'un piéton (vignettes autour.) Extrait:
"A Rovaniemi, j'ai eu l'impression d'arriver dans un endroit familier, comme si j'étais passé à travers l'écran sans passer par Roissy et Helsinki. Comme si j'avais voyagé dans le temps, pour me retrouver sur une scène de théâtre, personnage au rôle unique parmi les acteurs de ces scènes urbaines dont je connais le décor presque par cœur."
"Rovaniemi was immediately familiar. Though it took two connecting flights to get there, I felt like I had walked directly through the computer screen without a layover. I was a time traveler, a character or extra on a theater stage with scenery I know by heart."
Le LAT a toute l'histoire en anglais mais seulement un extrait du montage photo d'Eric. La photo détaillée est ici.
Qui, en visitant une webcam dans une contrée exotique, n'a jamais rêvé de traverser l'écran? Le copain de Marseille et photographe Eric Franceschi l'a fait. Il raconte aujourd'hui dans le Los Angeles Times sa fascination pendant trois ans durant pour une webcam dirigée sur une rue de Rovaniemi, une petite ville de Finlande, sur le cercle polaire (où habite le Père Noël, dit-on.) En Mai, il a décidé de se rendre à l'intérieur de l'image (c'est lui au centre, encerclé) et de photographier la rue de la perspective d'un piéton (vignettes autour.) Extrait:
"A Rovaniemi, j'ai eu l'impression d'arriver dans un endroit familier, comme si j'étais passé à travers l'écran sans passer par Roissy et Helsinki. Comme si j'avais voyagé dans le temps, pour me retrouver sur une scène de théâtre, personnage au rôle unique parmi les acteurs de ces scènes urbaines dont je connais le décor presque par cœur."
"Rovaniemi was immediately familiar. Though it took two connecting flights to get there, I felt like I had walked directly through the computer screen without a layover. I was a time traveler, a character or extra on a theater stage with scenery I know by heart."
Le LAT a toute l'histoire en anglais mais seulement un extrait du montage photo d'Eric. La photo détaillée est ici.
Qui, en visitant une webcam dans une contrée exotique, n'a jamais rêvé de traverser l'écran? Le copain de Marseille et photographe Eric Franceschi l'a fait. Il raconte aujourd'hui dans le Los Angeles Times sa fascination pendant trois ans durant pour une webcam dirigée sur une rue de Rovaniemi, une petite ville de Finlande, sur le cercle polaire (où habite le Père Noël, dit-on.) En Mai, il a décidé de se rendre à l'intérieur de l'image (c'est lui au centre, encerclé) et de photographier la rue de la perspective d'un piéton (vignettes autour.) Extrait:
"A Rovaniemi, j'ai eu l'impression d'arriver dans un endroit familier, comme si j'étais passé à travers l'écran sans passer par Roissy et Helsinki. Comme si j'avais voyagé dans le temps, pour me retrouver sur une scène de théâtre, personnage au rôle unique parmi les acteurs de ces scènes urbaines dont je connais le décor presque par cœur."
"Rovaniemi was immediately familiar. Though it took two connecting flights to get there, I felt like I had walked directly through the computer screen without a layover. I was a time traveler, a character or extra on a theater stage with scenery I know by heart."
Le LAT a toute l'histoire en anglais mais seulement un extrait du montage photo d'Eric. La photo détaillée est ici.
Qui, en visitant une webcam dans une contrée exotique, n'a jamais rêvé de traverser l'écran? Le copain de Marseille et photographe Eric Franceschi l'a fait. Il raconte aujourd'hui dans le Los Angeles Times sa fascination pendant trois ans durant pour une webcam dirigée sur une rue de Rovaniemi, une petite ville de Finlande, sur le cercle polaire (où habite le Père Noël, dit-on.) En Mai, il a décidé de se rendre à l'intérieur de l'image (c'est lui au centre, encerclé) et de photographier la rue de la perspective d'un piéton (vignettes autour.) Extrait:
"A Rovaniemi, j'ai eu l'impression d'arriver dans un endroit familier, comme si j'étais passé à travers l'écran sans passer par Roissy et Helsinki. Comme si j'avais voyagé dans le temps, pour me retrouver sur une scène de théâtre, personnage au rôle unique parmi les acteurs de ces scènes urbaines dont je connais le décor presque par cœur."
"Rovaniemi was immediately familiar. Though it took two connecting flights to get there, I felt like I had walked directly through the computer screen without a layover. I was a time traveler, a character or extra on a theater stage with scenery I know by heart."
Le LAT a toute l'histoire en anglais mais seulement un extrait du montage photo d'Eric. La photo détaillée est ici.
PS: another "merci" for Tony, immortalized here below with his sweet afro by Barney in Joncy, France, 1997.
PPS: since the comments have been screwed up for he past 2 months (I know...), Steve Smith e-mails the old-fashioned way: "Who's the guy trying to headbutt you?"
PS: another "merci" for Tony, immortalized here below with his sweet afro by Barney in Joncy, France, 1997.
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PS: another "merci" for Tony, immortalized here below with his sweet afro by Barney in Joncy, France, 1997.
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PS: another "merci" for Tony, immortalized here below with his sweet afro by Barney in Joncy, France, 1997.
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PS: another "merci" for Tony, immortalized here below with his sweet afro by Barney in Joncy, France, 1997.
PPS: since the comments have been screwed up for he past 2 months (I know...), Steve Smith e-mails the old-fashioned way: "Who's the guy trying to headbutt you?"
Selon le Daily Mail, qui a embauché un expert multilingue de la lecture sur les lèvres (et aussi selon l'experte du Times de Londres: la même?), l'insulte qui a fait sortir Zidane de ses gonds était: "Fils de pute terroriste." Si l'épisode est avéré, cette insulte raciale aurait-elle été préméditée, à cause de cet incident entre Zizou et un joueur saoudien en 1998?
Selon le Daily Mail, qui a embauché un expert multilingue de la lecture sur les lèvres (et aussi selon l'experte du Times de Londres: la même?), l'insulte qui a fait sortir Zidane de ses gonds était: "Fils de pute terroriste." Si l'épisode est avéré, cette insulte raciale aurait-elle été préméditée, à cause de cet incident entre Zizou et un joueur saoudien en 1998?
Selon le Daily Mail, qui a embauché un expert multilingue de la lecture sur les lèvres (et aussi selon l'experte du Times de Londres: la même?), l'insulte qui a fait sortir Zidane de ses gonds était: "Fils de pute terroriste." Si l'épisode est avéré, cette insulte raciale aurait-elle été préméditée, à cause de cet incident entre Zizou et un joueur saoudien en 1998?
Selon le Daily Mail, qui a embauché un expert multilingue de la lecture sur les lèvres (et aussi selon l'experte du Times de Londres: la même?), l'insulte qui a fait sortir Zidane de ses gonds était: "Fils de pute terroriste." Si l'épisode est avéré, cette insulte raciale aurait-elle été préméditée, à cause de cet incident entre Zizou et un joueur saoudien en 1998?
Selon le Daily Mail, qui a embauché un expert multilingue de la lecture sur les lèvres (et aussi selon l'experte du Times de Londres: la même?), l'insulte qui a fait sortir Zidane de ses gonds était: "Fils de pute terroriste." Si l'épisode est avéré, cette insulte raciale aurait-elle été préméditée, à cause de cet incident entre Zizou et un joueur saoudien en 1998?
...but already gone to San Francisco, for a story. More later!

Matt at Close Encounter, the space age cocktail bar at Los Angeles International Airport. Plane was delayed and if I remember well, Matt was on the phone with Tim Cavanaugh speaking about Opus Dei.
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Matt at Close Encounter, the space age cocktail bar at Los Angeles International Airport. Plane was delayed and if I remember well, Matt was on the phone with Tim Cavanaugh speaking about Opus Dei.
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