
J'avais manqué cet article de samedi dans Libération: Guillemette Faure, notre blogueuse française préférée, ex-new yorkaise désormais rapatriée rue 89 à Paris, fait l'objet d'un portrait bien croqué à l'occasion de la parution de son nouveau livre "Un bébé toute seule." Elle y raconte dans son style direct habituel ses tentatives pour concevoir un bébé dans une clinique de Manhattan.
Ici, aux Etats-Unis, les femmes célibataires (très rarement par choix, faut-il le préciser?) ont accès aux banques de sperme et à la procréation assistée, contrairement à la France où il faut être en couple hétérosexuel et où règne «un regard plus conservateur sur la famille, qu’on imagine toujours façon Ricoré» selon Guillemette. J'ai hâte de recevoir son livre, par voie d'Amazon France, et d'en reparler sur ce blog avec l'auteur.
Here in the U.S., single women (very rarely as a first choice, in case it's even worth mentioning) can access sperm banks and medically assisted procreation. That's not the case in France, where these methods are only available to heterosexual couples. In general, France has "a more conservative view on family, that people only envision like in a commercial for the breakfast drink Ricoré," according to Guillemette. I'm eager to receive her book by way of Amazon France, and to talk about it with the author on this very blog.
Sur une recommandation de l'ami Jim Lowney: une analyse très drôle des publications financières américaines comme le Wall Street Journal, Forbes et Fortune qui succombent à la mode de la vidéo sur leurs sites web et accumulent les gaffes.
Libération publie aujourd'hui mon papier sur le fascinant "mouvement" Anonymous de protestation contre la Scientologie, vu des Etats-Unis, avec une page de portraits d'"Anonymes" parisiens rejoints par Nono Le Clown lors de la troisième manifestation mondiale, surnommée "Operation Reconnect" samedi après-midi (lire le compte-rendu de Renaud Lecadre.) Je n'ai pas pu assister à la manif de Washington (pour cause de vacances hors des Etats-Unis), mais les forums des Anonymes semblent dire qu'il y avait entre 200 et 300 manifestants, à peu près autant que le 15 mars quand j'étais tombée sur leur rallye festif par hasard.
Au niveau global, la mobilisation serait égale ou inférieure à celle du mois dernier, à en croire plusieurs "leaders" régionaux. Des Anons chargés du recensement sur Enturbulation.org estime qu' "Operation Reconnect" a rassemblé 9 000 personnes dans une centaine de villes du monde entier (le chiffre n'est pas définitif: voir discussion et carte mondiale.) Ces estimations me paraissent un peu optimistes, car les villes championnes du mouvement comme L.A. ou Londres ont vu 300-400 personnes chacune, mais de nombreuses autres comme Moscou, Lausanne ou Paris n'ont réuni qu'une toute petite poignée d'Anonymes. Ce qui n'enlève rien au caractère jamais vu de ce réseau.
CONNECTIVITE LIMITEE EN FRANCE / FRENCH CONNECTION LIMITED
Faute de davantage de place dans le journal, un encadré sur la faiblesse du mouvement en France a sauté: "Je ne pense pas qu’ [Anonymous] existe vraiment en France," estime Karin Pouw, porte-parole de l’Eglise de Scientologie Internationale, tout en se réjouissant d’ "un changement de situation" (en février, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, s’était interrogée sur la pertinence du mot "secte" pour qualifier la Scientologie.)
Explications avancées pour ce manque de mobilisation: le tout-anglais jusqu'à tout récemment sur les sites-clefs d’Anonymous et "le manque de visibilité de la Scientologie en France", selon un informaticien membre-pivot de la branche française. Face à une secte reconnue en tant que telle, "les gens n’ont pas la même motivation [qu’aux Etats-Unis] pour rejoindre la cause." A noter que des opposants comme Nono Le Clown affirment décrocher des rendez-vous avec des élus politiques "de différents partis" pour exprimer leurs inquiétudes face à la Scientologie.
Here's how French Anons explain the lack of involvement in the usually demonstration-happy France: this is due to the English-only (until very recently) content on Anonymous' main websites and forums and the fact that "Scientology is just not visible in France," according to a young computer guy and key French Anon. When a cult is recognized as such in a country, "people don't have the same motivation [as in the U.S.] to fight for the cause." A point worth mentioning: CoS opponents such as Nono Le Clown seem to be able to line up meetings with elected officials "of different parties" to express their concerns about Scientology.
Aux Etats-Unis, c'est autrement plus difficile. Et c'est un aspect qui n'a pas pu être exploré longuement dans l'article de Libération. J'ai contacté plusieurs plusieurs lobbyistes, hommes politiques concernés et l’Association Américaine de Psychiatrie (la Scientologie lutte activement contre cette discipline) qui ont décliné ou ignoré des demandes répétées de commentaires pour cet article. «Beaucoup d’élus et de leaders religieux craignent de dire publiquement ce qu’ils me disent en privé: certains affirment avoir déjà été intimidés par la Scientologie,» me disait le révérend John Wetzel, un pasteur luthérien qui agit en «lobbyiste» bénévole des critiques de la scientologie à Washington. Arnie Lerma, un ancien membre de la Scientologie devenu activiste critique affirme carrément: "Nous menons un combat façon guerrilla car il n'y a aucun courage à Washington."
Photo in Los Angeles: Sklathill. In the London Tube: a photo by a London Anon.
Matt était invité de Bill Moyers sur PBS hier soir pour parler du candidat républicain aux présidentielles John McCain qu'il connait un petit peu et la vidéo est ici.
Les propos conspirationnistes de Marion Cotillard de l'an dernier sur Paris Première (voir vidéo) déterrés par Marianne commencent à agiter la presse anglo-saxonne, remarque un blog du Los Angeles Times et l'avocat de l'actrice, l'ancien journaliste Vincent Tolédano, n'a rien trouvé de mieux que de sortir l'excuse du "propos sorti de son contexte" alors que la belle icône était filmée... Jugez plutôt. Les jeunes actrices qui montent en tireront une leçon: "Eviter les interviews en pleine nuit au fin-fond des catacombes avec un type sympa qui vous fait parler de choses sérieuses.". Elle a de la chance que cette vidéo ne refasse surface qu'après la soirée des Oscars. Sinon, bonjour l'atmosphère empoisonnée lors de la séance d'interviews dimanche dernier en coulisses des Oscars devant 400 journalistes du monde entier...
J'imagine mal cette mini-controverse s'étendre au délà des médias conservateurs et des talk-shows sur Fox News, qui se sont déjà attaqués (sans grand effet) à d'autres célébrités conspirationnistes dont Charlie Sheen et David Lynch (qui pousse le commentaire bien plus loin que Marion Cotillard.) Qui sait si la Française ne va pas devenir culte dans certains milieux puisqu'apparemment, un tiers des Américains croient en une forme ou une autre de complot gouvernemental relatif aux attaques du 11 septembre.
Le Guardian s'inquiète plus du fait que le cachet de Marion Cotillard a sans doute décuplé depuis son Oscar. Selon le journal, elle risque de devenir trop chère pour le cinéma français et de disparaitre des écrans nationaux, comme Juliette Binoche, également lauréate d'un oscar, il y a dix ans. Marion Cotillard, qui a charmé tous les médias américains jusqu'à présent, peut souffrir davantage de compte-rendus comme celui de Liz Smith aujourd'hui dans le New York Post qui la décrit en diva entourée de protecteurs écartant la foule à la soirée d'Elton John avec ces mots:"Make way for Marion!" ou de récits de journalistes français déçus de n'avoir pas décroché d'interviews à Los Angeles avant ou après les Oscars, y compris à la réception en l'honneur des nominés français chez le Consul de France. L'un d'eux me disait: "Elle a ignoré toute la presse française venue l'attendre à l'aéroport et est passée avec un vêtement sur la tête comme Michael Jackson"
Kate à Fishbowl L.A. rebondit aujourd'hui sur la "controverse" autour du chanteur (formidable) Beck et du double suicide de la belle noiseuse/blogueuse Theresa Duncan et de son compagnon, l'artiste Jeremy Blake.
Avant leur fin tragique, le couple avait accusé Beck d'avoir fait dérailler leur projet de film, "Alice Underground", dans lequel le chanteur devait faire ses débuts au cinéma en 2003 ou 2004. Le film ne s'est jamais fait, et Theresa Duncan était persuadée que la Scientologie avait intimidé Beck (un adepte de la secte) pour lui faire renoncer au film. A noter que vers la fin de leur vie, selon de nombreux amis cités dans les médias, Theresa Duncan et Jeremy Blake montraient des signes de paranoia accrue. Un article dans le Vanity Fair de janvier, cité dans le New York Post d'hier, donne la parole à Beck: il affirme qu'il n'avait jamais été question pour lui de jouer dans ce film et qualifie la version des événements du couple de "totalement fausse."
Or Kate, a retrouvé trace dans.... les archives de mon blog en 2003 la mention d'une interview de Beck dans le quotidien italien Corriere Della Sera dans lequel il signale son tournage imminent d'un film inspiré par Alice aux Pays des Merveilles. Un long-métrage qui ressemble fort à celui qu'il dit aujourd'hui n'avoir jamais envisagé de tourner. Beck aurait-il la mémoire brouillée? Grâce à la fan de Beck qui m'avait signalé l'article à l'époque, j'ai retrouvé l'article original dans les archives du CdS. Voici l'extrait qui peut intéresser les experts en "Beckology"et "Duncanology" et ma traduction (3 ans d'italien au lycée à mon compte seulement... Toute correction est la bienvenue.)
Beck: «Canzoni per Wenders E ora divento un vero attore»)
August 5, 2003 interview with Sandra Cesarale in Corriere della Sera
Adesso il 33enne cantante e compositore californiano si prepara al debutto nel cinema. Ma non prima di terminare il suo tour europeo che partirà da Urbino dopodomani (unica data italiana) ospite di punta del Festival «Frequenze Disturbate», una due giorni dedicata al rock indipendente che vedrà anche, tra gli altri, I Am Kloot, Giardini di Mirò e Notwist.The 33 year-old Californian singer-songwriter is preparing his debut in cinema – but not until he's wrapped up his European tour [...]Perché si è messo a recitare?
«Sono sempre stato tentato dal cinema. C' era un periodo, sette anni fa, in cui ho provato a fare qualcosa per il grande schermo. Una volta mi ha cercato perfino John Waters».
Why are you going to act?“I’ve always been tempted by cinema. There was a time, 7 years ago, when I tried to do something for the big screen. John Waters even tried to cast me once."
Com' è andata?
«Mi sarebbe piaciuto accettare, Waters fa il genere di film che amo: liberi, intelligenti, surreali. Ma avevo un tour in ballo, ho dovuto rinunciare. Gli altri progetti, invece, finivano per diventare troppo hollywoodiani».
How did it go?"I would have loved to accept, since Waters makes the kind of movies I love: they're free, intelligent, surreal. But I had to decline because of touring. Other offers turned out to be too Hollywoodian."
E Wim Wenders?
«Lo adoro, non so nemmeno quante volte ho rivisto Il cielo sopra Berlino».And Wim Wenders?"I adore him. I don't know how many times I've watched Wings of Desire."
Questo film come sarà?
«Energico e pieno di personaggi: una specie di "Alice nel paese delle meraviglie" catapultato negli anni Settanta. Ancora non ha un titolo, lo dirigerà una mia amica che debutta dietro la macchina da presa. Ma io mi fido di lei. Inizieremo le riprese in autunno».
What about [your debut] movie?“It will be full of energy and full of characters: some kind of Alice in Wonderland set in the 70s. It still doesn’t have a title. The director is a friend of mine and it will be her directorial debut. But I trust her. We will begin shooting in the Fall.”
Sans rentrer dans le débat sur l'influence de Beck ou le rôle de la sciento dans la détérioration mentale du couple (car franchement, je n'en sais rien) l'article de Vanity Fair provoque déjà une polémique en soit. Des oeuvres de Jeremy Blake sont actuellement exposées à Washington et plusieurs de ses créations vidéo (très envoutantes) sont au musée d'art de San Diego jusqu'au 13 janvier.
(photos by Michael Totten)
Quand j'ai interviewé le blogueur de guerre Michael Totten à la Blog World Expo le mois dernier pour cet article sur les blogs militaires, il s'apprêtait à repartir en Iraq, à Falloujah. Son parcours est rare: ce jeune homme de l'Oregon qui n'est ni journaliste ni militaire à la base part régulièrement en reportage tout seul au Moyen-Orient ou embarqué avec des troupes américaines en Irak, grâce aux dons des fidèles lecteurs de son blog.
Ses reportages, comme cette chronique de Falloujah pour le New York Daily News, sont personnels et très différents de ce qu'on lit d'habitude sur la guerre, car Michael Totten, contrairement aux journalistes des médias traditionaux sous pression, peut se permettre de passer des semaines à observer la vie quotidienne avant d'écrire.
His reports, such as this dispatch from Fallujah published in the New York Daily News, are personnal and very different from what you usually read about the war: unlike journalists from traditional medias who are under big pressure to file news stories, Michael Totten can afford spending weeks observing the daily life before putting it in writing.
Pour plus de détails sur ses aventures et sa perception de la guerre en Irak, voici quelques courts extraits de mon interview radio avec lui (en anglais et légèrement édité):
De retour d'un piquet de grève des scénaristes devant les studios Paramount pour la Radio Suisse Romande, j'ai trouvé les scribes de Hollywood bien inquiets: le conflit s'annonce dur, disent-il. Ils sont furieux du "spin" des studios qui affirment, via entre autre, le site de Nikki Finke, s'être "fait planter" hier au milieu des négociations par les scénaristes peu désireux d'éviter la grève. La version des scénaristes diffère, forcément: cela fait deux ans qu'ils essayent d'éviter la grève mais les studios refusent de leur faire une proposition tangible sur la réevaluation des droits d'auteur sur les DVD et sur l'introduction de droits d'auteurs sur les films et les séries téléchargées via le Net.
Faut-il plaindre les scénaristes, qui gagnent parfois 30, 50, 100 000 Dollars par épisode de série télé? Faut-il sortir le mouchoir pour ce trentenaire qui a vendu le scénario de son premier long-métrage pour 1 million de Dollars et s'est acheté une maison cash au bord de la plage à Santa Monica (c'était avant la flambée de l'immobilier à L.A....) Je laisse à "Dee," scénariste sur une sitcom à gros succès, le soin d'expliquer comment fonctionne le système pour les scénaristes de télé (son mp3 à écouter -- en anglais.)
Pour l'heure, le public américain est le premier public concerné: les émissions comiques de fin de soirée sont suspendues. Leurs séries préférées comme 24 Heures Chrono ont seulement quelques épisodes en boite pour tenir jusqu'en décembre, mais après? Le public en Europe sera surtout affecté l'an prochain: beaucoup de films et d'épisodes de séries télé ont été tournés dans l'urgence avant le déclenchement de la grève. Ceux sur le point d'être tournés ne pourront pas être réecrits et améliorés en cours de tournage par les scénaristes comme c'est souvent le cas. Ensuite, la saison des "pilotes" où les studios sélectionnent les séries du futur risque d'être perturbée. La qualité de notre divertissement ne peut qu'en pâtir, affirment les scénaristes, et le public risque de se tourner de plus en plus vers l'Internet (reason.tv par exemple?)
Le producteur français à Hollywood Marc Frydman soulignait récemment que ce chaos pourrait bénéficier aux cinémas étrangers: c'était en effet à la faveur d'une grève à Hollywood que François Truffaut avait été contacté par United Artist pour travailler aux Etats-Unis dans les années 70...

Le livre de Matt sur Amazon!
Aujourd'hui marque le 45ième anniversaire de la mort de Marilyn Monroe. J'ai fait un reportage éco pour la Radio Suisse Romande sur son statut de star parmi les plus "productives" et mieux payées de Hollywood. Elle aurait gagné plus de 8 millions de Dollars en 2006, selon les estimations de Forbes. Marilyn a un agent, le fondateur de CMG Worldwide, qui gère son site Web, signe quelque 400 contrats de merchandising chaque année (aussi bien pour des T-shirts que pour une gamme de vin, le "Marilyn Merlot") et la place dans des spots publicitaires. Dans cette pub particulièrement curieuse pour Visa, elle est une professeur-hologramme dans une université du futur.
Ainsi l'image de Marilyn est numérisée pour ce genre de cameos ou pour intégrer des jeux videos comme Les Sims. J'ai demandé à l'agent de Marilyn, Mark Roesler, s'il avait l'intention de la "ressusciter" grâce aux nouvelles technologies afin de lui faire jouer de nouveaux rôles dans des films (ce que son agence a fait avec Laurence Olivier) mais il pense que Marilyn est de fait, intouchable: "Faire revivre Marilyn dans un film en tant que star... ce serait courir le risque de changer son image," a-t-il dit. "Les générations futures ne seraient pas nécessairement capables de distinguer la 'nouvelle Marilyn' de 'l'ancienne'... Ce serait très risqué... Ce serait courir le risque de changer son image et sa réputation."
Des fans qui se sont appropriés Marilyn sont très critiques de cette gestion de la carrière post-mortem de leur idole. L'un d'eux, l'acteur Mark Bellinghaus a assemblé un musée en ligne formidable de photos rares et d'objets personnels (la photo ci-dessus fait partie de sa collection publique fascinante à visiter ici. Il a entre autre plusieurs photos de Marilyn dans son appartement de Doheny Drive à West Hollywood.)
Donc Michael Moore a planté les journalistes de Los Angeles aujourd'hui en annulant une conférence de presse et les à invité à la place à le rejoindre à une manif pour la réforme du système de santé avec (à ses côtés) le maire de L.A, Antonio Villaraigosa (démocrate) devant la mairie. De nombreux journalistes étaient fous de rage et ont refusé d'y aller. J'y suis allé pour la radio suisse romande. Comme l'a remarqué l'ami Tony: Moore n'est pas arrivé au bout de son régime et va devoir continuer à hanter les bars à salade. Il est gargantuesque! Dans son nouveau documentaire, Sicko, Moore espère clairement déclencher une mini-révolution sur le système de santé aux Etats-Unis (détaillé très bien ici) et sa campagne de promotion du film a tout d'une campagne politique.
Voici un extrait de son discours en mp3 devant une petite audience (cliquez ici pour écouter), et la traduction en français:
Here's an excerpt of his speech here in mp3 in front of a pretty small audience (click here to listen), and then the French translation:
"Pour appeler les choses par leur nom, les assurances médicales sont un racket. Elles ne veulent pas assurer les gens susceptibles de tomber malades ni les gens qui sont déjà tombés malades par le passé car cela peut leur couter cher. Même quand elles remboursent les patients, elles envoient des enquêteurs pour trouver une bonne raison de tout annuler. Je ne compte plus les histoires cauchemardesques. Et quand un docteur voit un patient, il doit appeler un bureaucrate de l'assurance à l'autre bout du pays pour demander sa permission avant de pouvoir lancer tel ou tel traitement. C'est complètement dingue! C'est absurde!"
Moore a raison sur ce plan là: c'est complètement dingue. Quand notre ami Cathy était malade d'un cancer, j'étais horrifiée d'entendre qu'elle s'était vu refuser tel traitement par la compagnie d'assurance, qu'il avait fallu que son docteur les appelle pour leur mettre la pression, que sa franchise augmentait d'année en année parce que, pardi, Cathy leur coutait cher avec ce cancer! Un cauchemar puissance deux, comme si mourir n'était déjà pas suffisant à gérer.
Non seulement le système américain est injuste et cher comme ca n'est pas permis, mais le gaspillage est à tomber à la renverse et le niveau de bureaucratie si choquant qu'il pourrait sortir illlico un fonctionnaire français de la torpeur du mois de juillet. J'ai eu la chance de goûter à quatre des systèmes de santé décrits dans Sicko: en France, en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et à Cuba et à mon sens, le système français est de très loin le meilleur, le plus juste et le plus humain.
Not only is the American system expensive as Hell and unfair, but it's wasteful as sin and generates enough red tape to outrage even a French bureaucrat in the July torpor. I'm lucky to have experienced four of the health care systems described in Sicko: in France, U.S, Great Britain, Cuba, and in my view by far the very best is the French health care system, also the warmest and the most humane.
Enfin un zeste de répit après deux semaines de boulot intense, un anniversaire incognito (passé à tirer la langue sur un article), des petites enquêtes et quelques pleines bourriches de e-mails en souffrance. Quoi de neuf récemment? Le triomphe de notre chroniqueuse du coeur préféré, Amy Alkon alias "The Advice Goddess" (la déesse des bons conseils), au gala du Club de la Presse de Los Angeles samedi: meilleur titre et meilleures chroniques. Félicitations déesse Amy! (elle est la belle rousse en noir.)
Le maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, ne peux pas passer l'occasion de serrer la louche à tous ces journalistes et d'embrasser des beautés influentes (Arianna Huffington, Judy Woodruff.) Je l'ai photograpié en pleine séance de flatteries avec Arianna, pour montrer ensuite la photo à Maia en rigolant ("Regarde ses yeux rouges de raccoon!") quand soudain une main se pose sur mon épaule. C'est Antonio (photos ci-dessus), qui tient absolument à échanger des amabilités (sans doute parce qu'il a reconnu Matt après ses dernières visites au Los Angeles Times.) Les Américains ont de bonnes expressions pour décrire le talent des lobbyistes et hommes politiques onctueux ("slick") qui saluent tout le monde dans une pièce ("they work the room.")
Le maire a forcément fait quelques plaisanteries sur son problème actuel avec les médias, à savoir leur intérêt pour son divorce imminent sur fond de rumeurs d'infidélité. Les divorces de stars politiques en poste sont rarissimes aux Etats-Unis, comme en France d'ailleurs, d'où un parallèle Antonio / Ségo dans le site Wonkette: French & Mexican Socialists All Getting Divorced. Wonkette remarque qu'Antonio est bien dans le pétrin, car son nom de famille, Villaraigosa, est une contraction de son nom ("Villar") et de celui de sa future ex-femme (Raigosa.): "Ce genre de bêtises peut paraitre romantique sur le moment, mais si vous vous retrouvez élu, des millions of gens se moqueront de votre fantaisie hippie qui a mal tourné."
Est-ce que, comme un correspondant de média français à Washington l'affirmait récemment, il faut donner à Sarko et Cécilia "maximum un an" avant qu'un divorce ne soit enclenché? D'ailleurs, est-ce tellement importantr?
+ Guillemette dans Rue 89: Et si Ségolène Royal et François Hollande étaient américains... (avec l'avis éclairé de Matt Welch.)*
+ Fishbowl L.A.: LA Press Club voting process: Why L.A. isn't Dallas

A week, a blogroll, and a deadly duel on Jewcy by Nick Gillespie, Tim Cavanaugh and Terry Colon. (+ get the Suck book)
+ another pal on Jewcy: Whiz kid of warfare Noah Shachtman.
UPDATE May 15, 2007: Matt's article "You're on fire, L.A.!"
Le feu vu de / the fire as seen from Barnsdall Park.
Juste au-dessus de chez nous, l'immense parc Griffith, le poumon de Los Angeles, est en feu: tout le monde roule au ralenti sur Hollywood boulevard, pendu à son téléphone portable pour décrire la scène apocalyptique aux amis dans un concert de sirènes de pompiers. L'horizon est rougeoyante et les flammes semblent se rapprocher dangereusement du magnifique observatoire Griffith récemment rénové (le bâtiment crème de style art déco coiffé d'un dôme sombre dans la scène finale du film de James Dean, La Fureur de Vivre.)
Ca sent le barbecue géant, des rues entières sont en train d'être évacuées, les coyotes descendent des collines racontent les témoins, et des joyaux architecturaux sont en danger: la maison Ennis Brown de Frank Lloyd Wright ou "Harvey House" de John Lautner visitée récemment pour un article dans le dernier numéro de Vogue.
The air smells like a giant barbecue, entire streets are being evacuated, coyotes are running down the hills say witnessses, and architectural jewels are in danger:Frank Lloyd Wright's Ennis Brown house or the "Harvey House" by John Lautner, which I recently visited for an article in the last issue of Vogue -- the French edition.
Du parking lot de Fatburger sur Vermont avenue. Voir le blog du Los Angeles Times sur cet incendie apparemment provoqué par un jeune sans-abri assoupi avec une cigarette... Voir la gallerie de photos envoyées par les internautes.

C'est le joyeux lancement de Rue 89, le nouveau site de nos ex-collègues de Libération, mené par les deux anciens correspondants aux USA et auteurs du fameux blog A l'heure américaine, Pascal Riché et Laurent Mauriac. Nous avons suivi le Making Of de ce site d'infos et d'opinion coopératif avec grand intérêt, en ayant même eu le privilège de voir la maquette énergique, aux couleurs très Bauhaus. Ce coup de chapeau survient bien tardivement sur ce blog négligé, mais voilà: bravo Rue 89 et à vous lire!
Kate Coe du blog spécialisé sur les médias de Los Angeles Fishbowl L.A. (Fishbowl = boule aquarium) me pose 20 questions sur mes habitudes de lecture blogs et papier, l'avenir des journaux, mon hygiène dentaire et une licorne domestique.
Il y a eu l'histoire du magicien Roy attaqué par son tigre à Las Vegas, et celle de l'acteur porno défoncé au crack qui avait transmis le VIH à plusieurs starlettes à Los Angeles, mais j'ai rarement reçu autant de réactions à un article qu'après la publication mercredi du Grand Angle dans Libération sur la crise existentielle de Starbucks: «La chaine du café broie du noir.»
Un prof de management m'a écrit car j'imagine que les contradictions de Starbucks sont intriguantes pour ses élèves, ainsi qu'un certain «Monsieur Poulet» (!) qui vend des tee-shirts en coton issus du commerce équitable... Celui-ci est carrément réussi.
A teacher in management sent me a note, since, I guess that Starbucks contradictions give good food for thought to his students, as well as a certain «Monsieur Poulet» (Mr. Chicken) who sells T-shirt made of Fair trade cotton with French inscriptions... This one is especially tasty.
Tout le monde semble avoir une opinion sur Starbucks et celles des lecteurs de Libé sont bien intéressantes. Ils sont nombreux à dénoncer la multinationale (pour ses méthodes d'implantation au rouleau-compresseur, son manque d'âme, son café au goût de brulé...) mais certains signalent qu'ils fréquentent Starbucks pour jouir du service à l'américaine (et si vous vous demandez pourquoi personne de Starbucks n'intervient dans l'article, c'est parce que Starbucks USA et Starbucks France n'ont pas exaucé mes demandes répétées d'entretiens.)
Rolan commente sur le site de Libé:
«Les cafés Starbucks sont largement critiquables, mais lorsque j'ai besoin de me poser je vais dans un Starbucks sans état d'âme: j'ai arrêté d'aller dans le petit café du coin parce que la patronne ne dit pas bonjour, parce que le patron me regarde d'un sale oeil, parce que les saoulards au bar puent la bière et grognent des insanités, parce que les serveurs pressent à la consommation (expérience facile: restez 30 minutes sans commander à une table de café...) Moi je dis: vive Starbucks!»
«Starbucks coffee is easily criticized, but when I need to sit down I go to a Starbucks without further conscious wrangling: I stopped going to the little corner café because the woman owner would not say "bonjour," the owner would look at me weird, and drunks at the bar would stink of beer and grunt insanities, and because waiters would pressure me to consume (try this: stay 30 minutes in a café without ordering...) That's why I say: vive Starbucks!"
Ce commentaire m'a rappelée la fois où j'ai du rentrer deux jours à Paris pour interviewer Mathieu "j'ai besoin urgent d'un oinj pendant l'entretien" Kassovitz. Il fallait retranscrire l'entretien en temps record avant de rentrer à Los Angeles. Toute crevée, en bonne française américanisée, j'étais descendue au café du coin à Bastille pour demander un café «à emporter» pour remonter bosser avec mon gobelet. Comme au Starbucks.
Mais non seulement le cafetier n'avait pas de gobelet à emporter mais il m'a bien fait sentir que je commettais là un sacrilège. De là à brancher mon ordinateur dans un coin pour faire le travail du même café... j'aurais pu tenter le coup, mais à mes risques et périls. De fait, c'est peut-être pour cela que les terrasses des cafés parisiens sont si mythiques: on y voit des gens se parler, flirter, lire le journal... pas courbés sur leur ordinateur, iPod aux oreilles, comme au Starbucks à L.A.
But not only did the café manager not have any take-away cup, he also made me feel very intensely that I was committing a sacrilege. Plugging my laptop in the café to work ... would have been risqué. Of course, that's probably the reason why the Paris café terraces are so mythical: you see people chat, flirt, read the newspapers ... but not hunched over their laptops with iPod earbuds on, like in a L.A. Starbucks.
A Los Angeles, je vais au Starbucks de temps en temps, pour commander du café noir et leur délicieux gâteaux à la carotte. Comme au Mc Donald's où les serveurs poussent à la consommation («And do you want fries with that?») , les «baristas» demandent si je veux un supplément "lait de soja" ou une dose d'expresso... dans un café déjà fort à terrasser un coyote. Je prends toujours soin de ne pas utiliser le jargon Starbucks et commande un "small coffee" au lieu de "tall coffee". Mais ils sont inmanquablement très aimables et donnent des coupons gratuits si le délai de préparation du café dépasse 3 minutes.
Mon frère Olivier a longtemps boycotté Starbucks pour leur politique floue sur le commerce équitable, et surtout parce qu'il «trouve ça dégueulasse de mettre des sirops à la noisette ou au caramel dans du café... Starbucks sert les gens qui n'aiment pas le café au départ!» me disait-il tout à l'heure au téléphone.
My brother Olivier has boycotted Starbucks for a while because of their blurry position on Fair Trade coffee, but more recently because he finds it "disgusting to add hazelnut or caramel syrup in coffee.... Starbucks serves people who don't like coffee to start with!" he told me earlier today on the phone.
Je ne suis encore jamais allée dans un Starbucks en France, qui, comme l'explique le prof Bryant Simon dans l'article, ne fait pas directement concurrence aux cafés français puisque la chaine propose des produits différents, du café à emporter aux milk-shakes cafféinés. La spécialiste du design Virginia Postrel, brièvement interviewée dans l'article, me disait qu'elle avait trouvé un Starbucks parisien «bien moins plaisant esthétiquement que le McDonald's» visité lors du même séjour.
Pour ceux que cela intéresse, allez-sur les sites mentionnés dans l'article: Starbucksgossip de Jim Romenesko, un forum pour employés de «la sirène de Seattle », I hateStarbucks.com, orchestré par un Américain qui vit à Londres et veut "fournir une lueur d'espoir aux gens fatigués par la mono-culture capitaliste." Guettez aussi le prochain livre du professeur Bryant Simon, qui a visité des centaines de Starbucks à travers le monde et a interviewé des gens de toute la galaxie Starbucks, des fermiers d'Amérique centrale aux cadres de Seattle.
Je vous laisse avec le sketche de mon comique américain préféré, Denis Leary, qui entre dans un Starbucks et cherche en vain à obtenir un "café au goût de café." Un classique!
(Illustration from Slate.com, by Robert Neubecker.)
Pour les Angelenos désireux d'en savoir plus sur la révolution YouTube et ce que la montée en puissance des sites communautaires signifie pour la télévision de Papa (=les chaines traditionnelles), Kevin Roderick du blog LAObserved interviewe ce jeudi au Club de la Presse de Los Angeles Nicole Lapin de CNN. Décrite par Wired comme une sosie surdouée de Lindsay Lohan, Nicole Lapin a étudié entre autres à Sciences Po Paris avant de présenter "CNN Pipeline", un nouveau service de la chaine d'info pour "news junkies" graves: il permet de regarder en direct sur le Net, les images de 4 événements majeurs à travers le monde en continu (voir cette critique du service sur le blog Many Highways + chez TVNewser.) - Plus d'infos sur le site du Club de la Presse de Los Angeles.
(*) Everyone who attends gets a one-year VIP pass to CNN Pipeline, the network's premium broadband news service, sez LA Observed.
(image: Mediabistro.)
L'amie et gourou tech de L.A. Xeni Jardin conclut aujourd'hui sa série de reportages radio HACKING THE HIMALAYAS sur NPR. Dans laquelle des pirates occidentaux introduisent les dernières technologies au Tibet, où des moines bouddhistes envoient des e-mails de leur monastère du bout du monde; où les Tibétins connectés s'assurent que leur équipement sans-fil est protégé contre les attaques de singes. Passionnant! Toute la série est archivée sur cette page et les coulisses du reportage sont racontées sur le blog de Xeni.
L'amie et gourou tech de L.A. Xeni Jardin conclut aujourd'hui sa série de reportages radio HACKING THE HIMALAYAS sur NPR. Dans laquelle des pirates occidentaux introduisent les dernières technologies au Tibet, où des moines bouddhistes envoient des e-mails de leur monastère du bout du monde; où les Tibétins connectés s'assurent que leur équipement sans-fil est protégé contre les attaques de singes. Passionnant! Toute la série est archivée sur cette page et les coulisses du reportage sont racontées sur le blog de Xeni.
L'amie et gourou tech de L.A. Xeni Jardin conclut aujourd'hui sa série de reportages radio HACKING THE HIMALAYAS sur NPR. Dans laquelle des pirates occidentaux introduisent les dernières technologies au Tibet, où des moines bouddhistes envoient des e-mails de leur monastère du bout du monde; où les Tibétins connectés s'assurent que leur équipement sans-fil est protégé contre les attaques de singes. Passionnant! Toute la série est archivée sur cette page et les coulisses du reportage sont racontées sur le blog de Xeni.
L'amie et gourou tech de L.A. Xeni Jardin conclut aujourd'hui sa série de reportages radio HACKING THE HIMALAYAS sur NPR. Dans laquelle des pirates occidentaux introduisent les dernières technologies au Tibet, où des moines bouddhistes envoient des e-mails de leur monastère du bout du monde; où les Tibétins connectés s'assurent que leur équipement sans-fil est protégé contre les attaques de singes. Passionnant! Toute la série est archivée sur cette page et les coulisses du reportage sont racontées sur le blog de Xeni.
L'amie et gourou tech de L.A. Xeni Jardin conclut aujourd'hui sa série de reportages radio HACKING THE HIMALAYAS sur NPR. Dans laquelle des pirates occidentaux introduisent les dernières technologies au Tibet, où des moines bouddhistes envoient des e-mails de leur monastère du bout du monde; où les Tibétins connectés s'assurent que leur équipement sans-fil est protégé contre les attaques de singes. Passionnant! Toute la série est archivée sur cette page et les coulisses du reportage sont racontées sur le blog de Xeni.
Quel génie a inventé la junket de cinéma? Le principe est simple comme une tarte aux cornichons: des dizaines de journalistes rassemblés à Los Angeles ou New York voient le film, puis interviewent les stars en petit groupe ou individuellement dans une chambre d’hotel. C’est, hélas, presque toujours le seul couloir d’accès aux stars ou aux réalisateurs, en particulier pour les médias étrangers. Et ca ne s'arrange pas, d’année en année: de plus en plus d’interviews de groupe se muent en «mini-conférences de presse» avec stars, réalisateurs et producteurs se félicitant les uns les autres. Pire: les studios trouvent normal de ne plus projeter le film systematiquement avant les interviews, comme ce fut le cas avant la junket de Serpents dans l’avion (Snakes On A Plane.)
Ce n’est pas que le film soit encore en montage, comme cela arrive parfois. Le réalisateur et New Line Cinema ont décidé de ne pas le montrer à la presse, partant du principe que SOTP «appartient aux fans.» Une décision que j'aurais respecté tout à fait si le studio avait annulé la junket et les interviews. Au lieu de cela, ils nous ont sollicité pour davantage de presse. Et plutôt que de boycoter, j’ai saisi l’occasion de demander des explications en personne.
A la junket, avant les interviews, les journalistes défilent autour du buffet de «purée de serpent» (du homus rebaptisé pour l’occasion.) Mes tentatives de ralliement de collègues («Quelle farce! On est vraiment pris pour des idiots!») ne déclenchent pas vraiment de réactions, seulement des soupirs blasés: «Et oui...» Plusieurs stakhanovistes des junkets partent déjà du principe que le film est nul, forcément, puisqu’on nous le cache.
Or, au dernier moment, New Line nous montre sur une télé 10 minutes du film... très bonnes. Le premier serpent me fait recracher mon Red Bull de peur et je m'étrangle de rire pendant une course-poursuite à la hâche. A juger par cet extrait, le ton de SOTP est parfait, les acteurs sont impec' pour ce genre de film-déconnade, à regarder en groupe dans une salle de ciné un samedi soir. Donc bien la peine de faire des mannières.
NOW, THE INTERVIEWS...
Il s'avère que je ne suis finalement pas la seule piquée par ces conditions de travail. Pendant une interview en petit comité, l’actrice Juliana Margulies (très sympa) nous signale que, coincée dans un avion à New York la veille, elle a raté une projection organisée pour les stars «afin que nous puissions vous parler du film»:
Juliana Margulies: "I really truly believe them when they say: we want the fans to see it first... they are those who put us on the map. It's been such an amazing experience with this blogging, and my friends are e-mailing me, forwarding me the sites and I'm like: 'it's great that they're being respected and heard.'"(grumbles from journalists)
Me: "What about respecting us?"
An Australian journalist jumps in: "This could be all their hype aswell, because the fans haven't seen the film either."
Juliana Margulies (looking sorry): "Well... I don't know. I think we're all on the same boat here. And it's called Snakes on the Plane!"
On s'enquiert ensuite auprès du toujours efficace Samuel L. Jackson:
"Oh shucks! Are you complaining? It sounds as if somebody is angry because they might have to pay!" (Roars laughing.) "You can have a conversation without seeing the film. It's Snakes on a Plane! What do you think is gonna fucking happen? (roars again) "
Vient le tour du réalisateur, David Ellis. Cet ancien cascadeur souriant (décidément, tout le monde sur cette junket est bien sympathique) défend mordicus l’absence de projection:
"It's unfair in some ways to the media, because you guys always get to see the film and it helps you with the questions and that you want to ask... But at the same time, we felt that this is so unusual of a phenomenon that it has become the fans' movie. We wanted to give the movie to the fans, and let them decide whether they like it or don't like it. We took the chance pissing off some of the critics, but we felt that it was a gamble that was worth it."
Ellis ajoute que les projos de presse pour les médias et les "bloggers internet" seront organisées le 17 août, pour coincider avec la Première, deux heures avant la sortie du film aux Etats-Unis.
Tout cela pour dire que les studios se trouvent de plus en plus de bonnes raisons d’éliminer les projections de presse. Aux médias de refuser de jouer à ce petit jeu, à l'instar de plusieurs de mes rédacteurs-en-chef en France. Dans mon cas, c'était la dernière fois.
PPS: DAVID POLAND WRITES:
Movie critic David Poland of Movie City News and the Hot Blog, a favourite of ours, adds:
“As long as international journalists print what they are fed by studios, it will keep happening. The only true response is to boycott... to not write stories unless the studios deliver access on a reasonable level. Even if just 30% of the outlets say “no,” that would force change.""I believe that the studios have a right to do whatever they want. There is no sin in not showing movies or giving easy access to talent. But unless journalists – and more importantly, their editors – are willing to go without, there is zero motivation for studios to take our concerns seriously. New Line has made a smart strategic play to put all their eggs in SoaP into ads and buzz and Sam Jackson. They got an Entertainment Weekly cover out of it. No one should ever talk to talent from a finished film without seeing the movie, unless that is part of the story.”
PPS: more about junkets, courtesy and integrity on the Hot Blog
Quel génie a inventé la junket de cinéma? Le principe est simple comme une tarte aux cornichons: des dizaines de journalistes rassemblés à Los Angeles ou New York voient le film, puis interviewent les stars en petit groupe ou individuellement dans une chambre d’hotel. C’est, hélas, presque toujours le seul couloir d’accès aux stars ou aux réalisateurs, en particulier pour les médias étrangers. Et ca ne s'arrange pas, d’année en année: de plus en plus d’interviews de groupe se muent en «mini-conférences de presse» avec stars, réalisateurs et producteurs se félicitant les uns les autres. Pire: les studios trouvent normal de ne plus projeter le film systematiquement avant les interviews, comme ce fut le cas avant la junket de Serpents dans l’avion (Snakes On A Plane.)
Ce n’est pas que le film soit encore en montage, comme cela arrive parfois. Le réalisateur et New Line Cinema ont décidé de ne pas le montrer à la presse, partant du principe que SOTP «appartient aux fans.» Une décision que j'aurais respecté tout à fait si le studio avait annulé la junket et les interviews. Au lieu de cela, ils nous ont sollicité pour davantage de presse. Et plutôt que de boycoter, j’ai saisi l’occasion de demander des explications en personne.
A la junket, avant les interviews, les journalistes défilent autour du buffet de «purée de serpent» (du homus rebaptisé pour l’occasion.) Mes tentatives de ralliement de collègues («Quelle farce! On est vraiment pris pour des idiots!») ne déclenchent pas vraiment de réactions, seulement des soupirs blasés: «Et oui...» Plusieurs stakhanovistes des junkets partent déjà du principe que le film est nul, forcément, puisqu’on nous le cache.
Or, au dernier moment, New Line nous montre sur une télé 10 minutes du film... très bonnes. Le premier serpent me fait recracher mon Red Bull de peur et je m'étrangle de rire pendant une course-poursuite à la hâche. A juger par cet extrait, le ton de SOTP est parfait, les acteurs sont impec' pour ce genre de film-déconnade, à regarder en groupe dans une salle de ciné un samedi soir. Donc bien la peine de faire des mannières.
NOW, THE INTERVIEWS...
Il s'avère que je ne suis finalement pas la seule piquée par ces conditions de travail. Pendant une interview en petit comité, l’actrice Juliana Margulies (très sympa) nous signale que, coincée dans un avion à New York la veille, elle a raté une projection organisée pour les stars «afin que nous puissions vous parler du film»:
Juliana Margulies: "I really truly believe them when they say: we want the fans to see it first... they are those who put us on the map. It's been such an amazing experience with this blogging, and my friends are e-mailing me, forwarding me the sites and I'm like: 'it's great that they're being respected and heard.'"(grumbles from journalists)
Me: "What about respecting us?"
An Australian journalist jumps in: "This could be all their hype aswell, because the fans haven't seen the film either."
Juliana Margulies (looking sorry): "Well... I don't know. I think we're all on the same boat here. And it's called Snakes on the Plane!"
On s'enquiert ensuite auprès du toujours efficace Samuel L. Jackson:
"Oh shucks! Are you complaining? It sounds as if somebody is angry because they might have to pay!" (Roars laughing.) "You can have a conversation without seeing the film. It's Snakes on a Plane! What do you think is gonna fucking happen? (roars again) "
Vient le tour du réalisateur, David Ellis. Cet ancien cascadeur souriant (décidément, tout le monde sur cette junket est bien sympathique) défend mordicus l’absence de projection:
"It's unfair in some ways to the media, because you guys always get to see the film and it helps you with the questions and that you want to ask... But at the same time, we felt that this is so unusual of a phenomenon that it has become the fans' movie. We wanted to give the movie to the fans, and let them decide whether they like it or don't like it. We took the chance pissing off some of the critics, but we felt that it was a gamble that was worth it."
Ellis ajoute que les projos de presse pour les médias et les "bloggers internet" seront organisées le 17 août, pour coincider avec la Première, deux heures avant la sortie du film aux Etats-Unis.
Tout cela pour dire que les studios se trouvent de plus en plus de bonnes raisons d’éliminer les projections de presse. Aux médias de refuser de jouer à ce petit jeu, à l'instar de plusieurs de mes rédacteurs-en-chef en France. Dans mon cas, c'était la dernière fois.
PPS: DAVID POLAND WRITES:
Movie critic David Poland of Movie City News and the Hot Blog, a favourite of ours, adds:
“As long as international journalists print what they are fed by studios, it will keep happening. The only true response is to boycott... to not write stories unless the studios deliver access on a reasonable level. Even if just 30% of the outlets say “no,” that would force change.""I believe that the studios have a right to do whatever they want. There is no sin in not showing movies or giving easy access to talent. But unless journalists – and more importantly, their editors – are willing to go without, there is zero motivation for studios to take our concerns seriously. New Line has made a smart strategic play to put all their eggs in SoaP into ads and buzz and Sam Jackson. They got an Entertainment Weekly cover out of it. No one should ever talk to talent from a finished film without seeing the movie, unless that is part of the story.”
PPS: more about junkets, courtesy and integrity on the Hot Blog
Quel génie a inventé la junket de cinéma? Le principe est simple comme une tarte aux cornichons: des dizaines de journalistes rassemblés à Los Angeles ou New York voient le film, puis interviewent les stars en petit groupe ou individuellement dans une chambre d’hotel. C’est, hélas, presque toujours le seul couloir d’accès aux stars ou aux réalisateurs, en particulier pour les médias étrangers. Et ca ne s'arrange pas, d’année en année: de plus en plus d’interviews de groupe se muent en «mini-conférences de presse» avec stars, réalisateurs et producteurs se félicitant les uns les autres. Pire: les studios trouvent normal de ne plus projeter le film systematiquement avant les interviews, comme ce fut le cas avant la junket de Serpents dans l’avion (Snakes On A Plane.)
Ce n’est pas que le film soit encore en montage, comme cela arrive parfois. Le réalisateur et New Line Cinema ont décidé de ne pas le montrer à la presse, partant du principe que SOTP «appartient aux fans.» Une décision que j'aurais respecté tout à fait si le studio avait annulé la junket et les interviews. Au lieu de cela, ils nous ont sollicité pour davantage de presse. Et plutôt que de boycoter, j’ai saisi l’occasion de demander des explications en personne.
A la junket, avant les interviews, les journalistes défilent autour du buffet de «purée de serpent» (du homus rebaptisé pour l’occasion.) Mes tentatives de ralliement de collègues («Quelle farce! On est vraiment pris pour des idiots!») ne déclenchent pas vraiment de réactions, seulement des soupirs blasés: «Et oui...» Plusieurs stakhanovistes des junkets partent déjà du principe que le film est nul, forcément, puisqu’on nous le cache.
Or, au dernier moment, New Line nous montre sur une télé 10 minutes du film... très bonnes. Le premier serpent me fait recracher mon Red Bull de peur et je m'étrangle de rire pendant une course-poursuite à la hâche. A juger par cet extrait, le ton de SOTP est parfait, les acteurs sont impec' pour ce genre de film-déconnade, à regarder en groupe dans une salle de ciné un samedi soir. Donc bien la peine de faire des mannières.
NOW, THE INTERVIEWS...
Il s'avère que je ne suis finalement pas la seule piquée par ces conditions de travail. Pendant une interview en petit comité, l’actrice Juliana Margulies (très sympa) nous signale que, coincée dans un avion à New York la veille, elle a raté une projection organisée pour les stars «afin que nous puissions vous parler du film»:
Juliana Margulies: "I really truly believe them when they say: we want the fans to see it first... they are those who put us on the map. It's been such an amazing experience with this blogging, and my friends are e-mailing me, forwarding me the sites and I'm like: 'it's great that they're being respected and heard.'"(grumbles from journalists)
Me: "What about respecting us?"
An Australian journalist jumps in: "This could be all their hype aswell, because the fans haven't seen the film either."
Juliana Margulies (looking sorry): "Well... I don't know. I think we're all on the same boat here. And it's called Snakes on the Plane!"
On s'enquiert ensuite auprès du toujours efficace Samuel L. Jackson:
"Oh shucks! Are you complaining? It sounds as if somebody is angry because they might have to pay!" (Roars laughing.) "You can have a conversation without seeing the film. It's Snakes on a Plane! What do you think is gonna fucking happen? (roars again) "
Vient le tour du réalisateur, David Ellis. Cet ancien cascadeur souriant (décidément, tout le monde sur cette junket est bien sympathique) défend mordicus l’absence de projection:
"It's unfair in some ways to the media, because you guys always get to see the film and it helps you with the questions and that you want to ask... But at the same time, we felt that this is so unusual of a phenomenon that it has become the fans' movie. We wanted to give the movie to the fans, and let them decide whether they like it or don't like it. We took the chance pissing off some of the critics, but we felt that it was a gamble that was worth it."
Ellis ajoute que les projos de presse pour les médias et les "bloggers internet" seront organisées le 17 août, pour coincider avec la Première, deux heures avant la sortie du film aux Etats-Unis.
Tout cela pour dire que les studios se trouvent de plus en plus de bonnes raisons d’éliminer les projections de presse. Aux médias de refuser de jouer à ce petit jeu, à l'instar de plusieurs de mes rédacteurs-en-chef en France. Dans mon cas, c'était la dernière fois.
PPS: DAVID POLAND WRITES:
Movie critic David Poland of Movie City News and the Hot Blog, a favourite of ours, adds:
“As long as international journalists print what they are fed by studios, it will keep happening. The only true response is to boycott... to not write stories unless the studios deliver access on a reasonable level. Even if just 30% of the outlets say “no,” that would force change.""I believe that the studios have a right to do whatever they want. There is no sin in not showing movies or giving easy access to talent. But unless journalists – and more importantly, their editors – are willing to go without, there is zero motivation for studios to take our concerns seriously. New Line has made a smart strategic play to put all their eggs in SoaP into ads and buzz and Sam Jackson. They got an Entertainment Weekly cover out of it. No one should ever talk to talent from a finished film without seeing the movie, unless that is part of the story.”
PPS: more about junkets, courtesy and integrity on the Hot Blog
Quel génie a inventé la junket de cinéma? Le principe est simple comme une tarte aux cornichons: des dizaines de journalistes rassemblés à Los Angeles ou New York voient le film, puis interviewent les stars en petit groupe ou individuellement dans une chambre d’hotel. C’est, hélas, presque toujours le seul couloir d’accès aux stars ou aux réalisateurs, en particulier pour les médias étrangers. Et ca ne s'arrange pas, d’année en année: de plus en plus d’interviews de groupe se muent en «mini-conférences de presse» avec stars, réalisateurs et producteurs se félicitant les uns les autres. Pire: les studios trouvent normal de ne plus projeter le film systematiquement avant les interviews, comme ce fut le cas avant la junket de Serpents dans l’avion (Snakes On A Plane.)
Ce n’est pas que le film soit encore en montage, comme cela arrive parfois. Le réalisateur et New Line Cinema ont décidé de ne pas le montrer à la presse, partant du principe que SOTP «appartient aux fans.» Une décision que j'aurais respecté tout à fait si le studio avait annulé la junket et les interviews. Au lieu de cela, ils nous ont sollicité pour davantage de presse. Et plutôt que de boycoter, j’ai saisi l’occasion de demander des explications en personne.
A la junket, avant les interviews, les journalistes défilent autour du buffet de «purée de serpent» (du homus rebaptisé pour l’occasion.) Mes tentatives de ralliement de collègues («Quelle farce! On est vraiment pris pour des idiots!») ne déclenchent pas vraiment de réactions, seulement des soupirs blasés: «Et oui...» Plusieurs stakhanovistes des junkets partent déjà du principe que le film est nul, forcément, puisqu’on nous le cache.
Or, au dernier moment, New Line nous montre sur une télé 10 minutes du film... très bonnes. Le premier serpent me fait recracher mon Red Bull de peur et je m'étrangle de rire pendant une course-poursuite à la hâche. A juger par cet extrait, le ton de SOTP est parfait, les acteurs sont impec' pour ce genre de film-déconnade, à regarder en groupe dans une salle de ciné un samedi soir. Donc bien la peine de faire des mannières.
NOW, THE INTERVIEWS...
Il s'avère que je ne suis finalement pas la seule piquée par ces conditions de travail. Pendant une interview en petit comité, l’actrice Juliana Margulies (très sympa) nous signale que, coincée dans un avion à New York la veille, elle a raté une projection organisée pour les stars «afin que nous puissions vous parler du film»:
Juliana Margulies: "I really truly believe them when they say: we want the fans to see it first... they are those who put us on the map. It's been such an amazing experience with this blogging, and my friends are e-mailing me, forwarding me the sites and I'm like: 'it's great that they're being respected and heard.'"(grumbles from journalists)
Me: "What about respecting us?"
An Australian journalist jumps in: "This could be all their hype aswell, because the fans haven't seen the film either."
Juliana Margulies (looking sorry): "Well... I don't know. I think we're all on the same boat here. And it's called Snakes on the Plane!"
On s'enquiert ensuite auprès du toujours efficace Samuel L. Jackson:
"Oh shucks! Are you complaining? It sounds as if somebody is angry because they might have to pay!" (Roars laughing.) "You can have a conversation without seeing the film. It's Snakes on a Plane! What do you think is gonna fucking happen? (roars again) "
Vient le tour du réalisateur, David Ellis. Cet ancien cascadeur souriant (décidément, tout le monde sur cette junket est bien sympathique) défend mordicus l’absence de projection:
"It's unfair in some ways to the media, because you guys always get to see the film and it helps you with the questions and that you want to ask... But at the same time, we felt that this is so unusual of a phenomenon that it has become the fans' movie. We wanted to give the movie to the fans, and let them decide whether they like it or don't like it. We took the chance pissing off some of the critics, but we felt that it was a gamble that was worth it."
Ellis ajoute que les projos de presse pour les médias et les "bloggers internet" seront organisées le 17 août, pour coincider avec la Première, deux heures avant la sortie du film aux Etats-Unis.
Tout cela pour dire que les studios se trouvent de plus en plus de bonnes raisons d’éliminer les projections de presse. Aux médias de refuser de jouer à ce petit jeu, à l'instar de plusieurs de mes rédacteurs-en-chef en France. Dans mon cas, c'était la dernière fois.
PPS: DAVID POLAND WRITES:
Movie critic David Poland of Movie City News and the Hot Blog, a favourite of ours, adds:
“As long as international journalists print what they are fed by studios, it will keep happening. The only true response is to boycott... to not write stories unless the studios deliver access on a reasonable level. Even if just 30% of the outlets say “no,” that would force change.""I believe that the studios have a right to do whatever they want. There is no sin in not showing movies or giving easy access to talent. But unless journalists – and more importantly, their editors – are willing to go without, there is zero motivation for studios to take our concerns seriously. New Line has made a smart strategic play to put all their eggs in SoaP into ads and buzz and Sam Jackson. They got an Entertainment Weekly cover out of it. No one should ever talk to talent from a finished film without seeing the movie, unless that is part of the story.”
PPS: more about junkets, courtesy and integrity on the Hot Blog
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Ce n’est pas que le film soit encore en montage, comme cela arrive parfois. Le réalisateur et New Line Cinema ont décidé de ne pas le montrer à la presse, partant du principe que SOTP «appartient aux fans.» Une décision que j'aurais respecté tout à fait si le studio avait annulé la junket et les interviews. Au lieu de cela, ils nous ont sollicité pour davantage de presse. Et plutôt que de boycoter, j’ai saisi l’occasion de demander des explications en personne.
A la junket, avant les interviews, les journalistes défilent autour du buffet de «purée de serpent» (du homus rebaptisé pour l’occasion.) Mes tentatives de ralliement de collègues («Quelle farce! On est vraiment pris pour des idiots!») ne déclenchent pas vraiment de réactions, seulement des soupirs blasés: «Et oui...» Plusieurs stakhanovistes des junkets partent déjà du principe que le film est nul, forcément, puisqu’on nous le cache.
Or, au dernier moment, New Line nous montre sur une télé 10 minutes du film... très bonnes. Le premier serpent me fait recracher mon Red Bull de peur et je m'étrangle de rire pendant une course-poursuite à la hâche. A juger par cet extrait, le ton de SOTP est parfait, les acteurs sont impec' pour ce genre de film-déconnade, à regarder en groupe dans une salle de ciné un samedi soir. Donc bien la peine de faire des mannières.
NOW, THE INTERVIEWS...
Il s'avère que je ne suis finalement pas la seule piquée par ces conditions de travail. Pendant une interview en petit comité, l’actrice Juliana Margulies (très sympa) nous signale que, coincée dans un avion à New York la veille, elle a raté une projection organisée pour les stars «afin que nous puissions vous parler du film»:
Juliana Margulies: "I really truly believe them when they say: we want the fans to see it first... they are those who put us on the map. It's been such an amazing experience with this blogging, and my friends are e-mailing me, forwarding me the sites and I'm like: 'it's great that they're being respected and heard.'"(grumbles from journalists)
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"It's unfair in some ways to the media, because you guys always get to see the film and it helps you with the questions and that you want to ask... But at the same time, we felt that this is so unusual of a phenomenon that it has become the fans' movie. We wanted to give the movie to the fans, and let them decide whether they like it or don't like it. We took the chance pissing off some of the critics, but we felt that it was a gamble that was worth it."
Ellis ajoute que les projos de presse pour les médias et les "bloggers internet" seront organisées le 17 août, pour coincider avec la Première, deux heures avant la sortie du film aux Etats-Unis.
Tout cela pour dire que les studios se trouvent de plus en plus de bonnes raisons d’éliminer les projections de presse. Aux médias de refuser de jouer à ce petit jeu, à l'instar de plusieurs de mes rédacteurs-en-chef en France. Dans mon cas, c'était la dernière fois.
PPS: DAVID POLAND WRITES:
Movie critic David Poland of Movie City News and the Hot Blog, a favourite of ours, adds:
“As long as international journalists print what they are fed by studios, it will keep happening. The only true response is to boycott... to not write stories unless the studios deliver access on a reasonable level. Even if just 30% of the outlets say “no,” that would force change.""I believe that the studios have a right to do whatever they want. There is no sin in not showing movies or giving easy access to talent. But unless journalists – and more importantly, their editors – are willing to go without, there is zero motivation for studios to take our concerns seriously. New Line has made a smart strategic play to put all their eggs in SoaP into ads and buzz and Sam Jackson. They got an Entertainment Weekly cover out of it. No one should ever talk to talent from a finished film without seeing the movie, unless that is part of the story.”
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A ne pas manquer: cet article incroyablement bien mené et explosif par Claire Hoffman sur Joe Francis, le créateur richissime des vidéos Girls Gone Wild, dans le magazine du Los Angeles Times de dimanche (lien via L.A. Observed et Fishbowl L.A.)
Ce type fascinant dans son genre me rappelle furieusement le pornographe français Pierre Woodman, en plus bronzé. Après parution d'un article lui ayant déplu dans Libération, il avait seriné un redacteur-en-chef au téléphone et m'avait réveillée dans mon appartement de Budapest avec des menaces colorées dans le combiné; j'ai vite appris que ce comportement était courant, en particulier avec les femmes journalistes. Joe Francis s'adonne aux mêmes pratiques, mais va plus loin en plaquant la reporteur par derrière sur le capot d'une voiture. Avec la description d'un viol présumé dans l'article, ca sent vraiment le roussi pour l'empire GGW (rebaptisé "Girls With Low Self-Esteem", dans la série TV Arrested Development...)
+ Luke Ford: L.A. Times reporter nails Joe Francis
+ Mark Ebner: The Hustler, the Heiress and the soft-porn king
A ne pas manquer: cet article incroyablement bien mené et explosif par Claire Hoffman sur Joe Francis, le créateur richissime des vidéos Girls Gone Wild, dans le magazine du Los Angeles Times de dimanche (lien via L.A. Observed et Fishbowl L.A.)
Ce type fascinant dans son genre me rappelle furieusement le pornographe français Pierre Woodman, en plus bronzé. Après parution d'un article lui ayant déplu dans Libération, il avait seriné un redacteur-en-chef au téléphone et m'avait réveillée dans mon appartement de Budapest avec des menaces colorées dans le combiné; j'ai vite appris que ce comportement était courant, en particulier avec les femmes journalistes. Joe Francis s'adonne aux mêmes pratiques, mais va plus loin en plaquant la reporteur par derrière sur le capot d'une voiture. Avec la description d'un viol présumé dans l'article, ca sent vraiment le roussi pour l'empire GGW (rebaptisé "Girls With Low Self-Esteem", dans la série TV Arrested Development...)
+ Luke Ford: L.A. Times reporter nails Joe Francis
+ Mark Ebner: The Hustler, the Heiress and the soft-porn king
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Ce type fascinant dans son genre me rappelle furieusement le pornographe français Pierre Woodman, en plus bronzé. Après parution d'un article lui ayant déplu dans Libération, il avait seriné un redacteur-en-chef au téléphone et m'avait réveillée dans mon appartement de Budapest avec des menaces colorées dans le combiné; j'ai vite appris que ce comportement était courant, en particulier avec les femmes journalistes. Joe Francis s'adonne aux mêmes pratiques, mais va plus loin en plaquant la reporteur par derrière sur le capot d'une voiture. Avec la description d'un viol présumé dans l'article, ca sent vraiment le roussi pour l'empire GGW (rebaptisé "Girls With Low Self-Esteem", dans la série TV Arrested Development...)
+ Luke Ford: L.A. Times reporter nails Joe Francis
+ Mark Ebner: The Hustler, the Heiress and the soft-porn king
A ne pas manquer: cet article incroyablement bien mené et explosif par Claire Hoffman sur Joe Francis, le créateur richissime des vidéos Girls Gone Wild, dans le magazine du Los Angeles Times de dimanche (lien via L.A. Observed et Fishbowl L.A.)
Ce type fascinant dans son genre me rappelle furieusement le pornographe français Pierre Woodman, en plus bronzé. Après parution d'un article lui ayant déplu dans Libération, il avait seriné un redacteur-en-chef au téléphone et m'avait réveillée dans mon appartement de Budapest avec des menaces colorées dans le combiné; j'ai vite appris que ce comportement était courant, en particulier avec les femmes journalistes. Joe Francis s'adonne aux mêmes pratiques, mais va plus loin en plaquant la reporteur par derrière sur le capot d'une voiture. Avec la description d'un viol présumé dans l'article, ca sent vraiment le roussi pour l'empire GGW (rebaptisé "Girls With Low Self-Esteem", dans la série TV Arrested Development...)
+ Luke Ford: L.A. Times reporter nails Joe Francis
+ Mark Ebner: The Hustler, the Heiress and the soft-porn king
A ne pas manquer: cet article incroyablement bien mené et explosif par Claire Hoffman sur Joe Francis, le créateur richissime des vidéos Girls Gone Wild, dans le magazine du Los Angeles Times de dimanche (lien via L.A. Observed et Fishbowl L.A.)
Ce type fascinant dans son genre me rappelle furieusement le pornographe français Pierre Woodman, en plus bronzé. Après parution d'un article lui ayant déplu dans Libération, il avait seriné un redacteur-en-chef au téléphone et m'avait réveillée dans mon appartement de Budapest avec des menaces colorées dans le combiné; j'ai vite appris que ce comportement était courant, en particulier avec les femmes journalistes. Joe Francis s'adonne aux mêmes pratiques, mais va plus loin en plaquant la reporteur par derrière sur le capot d'une voiture. Avec la description d'un viol présumé dans l'article, ca sent vraiment le roussi pour l'empire GGW (rebaptisé "Girls With Low Self-Esteem", dans la série TV Arrested Development...)
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+ Mark Ebner: The Hustler, the Heiress and the soft-porn king
Les Irakiens ont le sens de l’hospitalité, dit-on, à tel point qu’on ne peut rien leur refuser sous peine de les offenser. J’ai pu le vérifier en compagnie de soldats américains il y a quelques jours à Medina Wasal, dans le désert: plusieurs villageoises ont insisté pour nous offrir une grosse assiette de dolma (feuilles de vignes farcies), du yaourt fait maison et une cannette de soda fraiche, une fois n'est pas coutume, étant donnée la chaleur écrasante. On a parlé du Liban, de la guerre, et une Irakienne, «Mona» a mis une cassette de Julio Iglesias en français pour nous distraire des horreurs de l’actualité. Bien sur, je n’étais pas en Irak, mais dans le désert au bord de la Vallée de la Mort en Californie, dans l’un des douze villages irakiens reconstitués dans le centre d’entrainement militaire de Fort Irwin.
Plusieurs mois avant leur déployement en Irak, les soldats U.S. suivent un entrainement spécifique pour apprendre à interagir avec la population irakienne dans ces faux-villages, enfouis dans le désert au bout de longues routes poussiéreuses bordées de constructions inachevées et de voitures désossées, comme en Irak. Chaque village a une mosquée, avec des appels à la prière, et des maisons allongées dans lesquelles vivent des immigrés irakiens jour et nuit. Ils sont censés s’habiller, parler, manger, chanter, comme en Iraq, car tout, des sons aux odeurs, doit transporter les soldats U.S. Les Irakiens insultent les Américains en arabe et chantent «Mort à l’Amérique» si besoin est, pour freiner le travail des troupes à la recherche d’insurgés, interprétés, eux, par des militaires rentrés d’Irak. Ces derniers ont reçu des cours de l'acteur Carl Weathers, alias Apollo Creed dans les films Rocky. Tout le monde porte un petit harnais avec des lampes qui clignotent si la personne est touchée par balle ou tuée.
LE JOB D’ETE LE PLUS BIZARRE DU MONDE / THE WORLD’S WEIRDEST SUMMER JOB
Il était impossible de photographier les Irakiens de face: certains ont encore de la famille en Irak, et redoutent des représailles. Dans ce qui doit être le job d’été le plus bizarre jamais crée, ces immigrés sont payés 230 Dollars par jour pour participer à ce grand jeu de rôle guerrier sous 40 degrés à l’ombre. A Medina Jabal (ci-dessous), où nous avons assisté à un exercice avec un faux kamikaze au milieu de la place noire de monde, des figurants Irakiens se repassaient un gros sac de glace sur la tête et des chewing-gums irakiens super sucrés. Les Irakiens se disent contents de leur boulot. Certains étaient contre la guerre en 2003, mais estiment qu'elle est là pour durer, alors aider les USA (leur terre d'asile par ailleurs) revient à aider le peuple Irakien.
L’entrainement tourne souvent au carnage pour les Américains, qui partent du principe que les erreurs commises pendant ce jeu de rôles permettent d’éviter les pertes humaines plus tard. Rien ne remplace le véritable bourbier irakien, mais dans le désert californien, ils apprennent surtout des choses de base: l’importance de savoir quelques mots d’arabe, fouiller les femmes selon les règles, s'assurer que la police locale est armée ou encore d’engager une relation avec la population sans pour autant relâcher sa vigilence. "A leur arrivée ici, les Américains ne savent rien du tout [sur à quoi s'attendre en Irak]," me disait une Irakienne, "il faut tout leur apprendre."
Les Irakiens ont le sens de l’hospitalité, dit-on, à tel point qu’on ne peut rien leur refuser sous peine de les offenser. J’ai pu le vérifier en compagnie de soldats américains il y a quelques jours à Medina Wasal, dans le désert: plusieurs villageoises ont insisté pour nous offrir une grosse assiette de dolma (feuilles de vignes farcies), du yaourt fait maison et une cannette de soda fraiche, une fois n'est pas coutume, étant donnée la chaleur écrasante. On a parlé du Liban, de la guerre, et une Irakienne, «Mona» a mis une cassette de Julio Iglesias en français pour nous distraire des horreurs de l’actualité. Bien sur, je n’étais pas en Irak, mais dans le désert au bord de la Vallée de la Mort en Californie, dans l’un des douze villages irakiens reconstitués dans le centre d’entrainement militaire de Fort Irwin.
Plusieurs mois avant leur déployement en Irak, les soldats U.S. suivent un entrainement spécifique pour apprendre à interagir avec la population irakienne dans ces faux-villages, enfouis dans le désert au bout de longues routes poussiéreuses bordées de constructions inachevées et de voitures désossées, comme en Irak. Chaque village a une mosquée, avec des appels à la prière, et des maisons allongées dans lesquelles vivent des immigrés irakiens jour et nuit. Ils sont censés s’habiller, parler, manger, chanter, comme en Iraq, car tout, des sons aux odeurs, doit transporter les soldats U.S. Les Irakiens insultent les Américains en arabe et chantent «Mort à l’Amérique» si besoin est, pour freiner le travail des troupes à la recherche d’insurgés, interprétés, eux, par des militaires rentrés d’Irak. Ces derniers ont reçu des cours de l'acteur Carl Weathers, alias Apollo Creed dans les films Rocky. Tout le monde porte un petit harnais avec des lampes qui clignotent si la personne est touchée par balle ou tuée.
LE JOB D’ETE LE PLUS BIZARRE DU MONDE / THE WORLD’S WEIRDEST SUMMER JOB
Il était impossible de photographier les Irakiens de face: certains ont encore de la famille en Irak, et redoutent des représailles. Dans ce qui doit être le job d’été le plus bizarre jamais crée, ces immigrés sont payés 230 Dollars par jour pour participer à ce grand jeu de rôle guerrier sous 40 degrés à l’ombre. A Medina Jabal (ci-dessous), où nous avons assisté à un exercice avec un faux kamikaze au milieu de la place noire de monde, des figurants Irakiens se repassaient un gros sac de glace sur la tête et des chewing-gums irakiens super sucrés. Les Irakiens se disent contents de leur boulot. Certains étaient contre la guerre en 2003, mais estiment qu'elle est là pour durer, alors aider les USA (leur terre d'asile par ailleurs) revient à aider le peuple Irakien.
L’entrainement tourne souvent au carnage pour les Américains, qui partent du principe que les erreurs commises pendant ce jeu de rôles permettent d’éviter les pertes humaines plus tard. Rien ne remplace le véritable bourbier irakien, mais dans le désert californien, ils apprennent surtout des choses de base: l’importance de savoir quelques mots d’arabe, fouiller les femmes selon les règles, s'assurer que la police locale est armée ou encore d’engager une relation avec la population sans pour autant relâcher sa vigilence. "A leur arrivée ici, les Américains ne savent rien du tout [sur à quoi s'attendre en Irak]," me disait une Irakienne, "il faut tout leur apprendre."
Les Irakiens ont le sens de l’hospitalité, dit-on, à tel point qu’on ne peut rien leur refuser sous peine de les offenser. J’ai pu le vérifier en compagnie de soldats américains il y a quelques jours à Medina Wasal, dans le désert: plusieurs villageoises ont insisté pour nous offrir une grosse assiette de dolma (feuilles de vignes farcies), du yaourt fait maison et une cannette de soda fraiche, une fois n'est pas coutume, étant donnée la chaleur écrasante. On a parlé du Liban, de la guerre, et une Irakienne, «Mona» a mis une cassette de Julio Iglesias en français pour nous distraire des horreurs de l’actualité. Bien sur, je n’étais pas en Irak, mais dans le désert au bord de la Vallée de la Mort en Californie, dans l’un des douze villages irakiens reconstitués dans le centre d’entrainement militaire de Fort Irwin.
Plusieurs mois avant leur déployement en Irak, les soldats U.S. suivent un entrainement spécifique pour apprendre à interagir avec la population irakienne dans ces faux-villages, enfouis dans le désert au bout de longues routes poussiéreuses bordées de constructions inachevées et de voitures désossées, comme en Irak. Chaque village a une mosquée, avec des appels à la prière, et des maisons allongées dans lesquelles vivent des immigrés irakiens jour et nuit. Ils sont censés s’habiller, parler, manger, chanter, comme en Iraq, car tout, des sons aux odeurs, doit transporter les soldats U.S. Les Irakiens insultent les Américains en arabe et chantent «Mort à l’Amérique» si besoin est, pour freiner le travail des troupes à la recherche d’insurgés, interprétés, eux, par des militaires rentrés d’Irak. Ces derniers ont reçu des cours de l'acteur Carl Weathers, alias Apollo Creed dans les films Rocky. Tout le monde porte un petit harnais avec des lampes qui clignotent si la personne est touchée par balle ou tuée.
LE JOB D’ETE LE PLUS BIZARRE DU MONDE / THE WORLD’S WEIRDEST SUMMER JOB
Il était impossible de photographier les Irakiens de face: certains ont encore de la famille en Irak, et redoutent des représailles. Dans ce qui doit être le job d’été le plus bizarre jamais crée, ces immigrés sont payés 230 Dollars par jour pour participer à ce grand jeu de rôle guerrier sous 40 degrés à l’ombre. A Medina Jabal (ci-dessous), où nous avons assisté à un exercice avec un faux kamikaze au milieu de la place noire de monde, des figurants Irakiens se repassaient un gros sac de glace sur la tête et des chewing-gums irakiens super sucrés. Les Irakiens se disent contents de leur boulot. Certains étaient contre la guerre en 2003, mais estiment qu'elle est là pour durer, alors aider les USA (leur terre d'asile par ailleurs) revient à aider le peuple Irakien.
L’entrainement tourne souvent au carnage pour les Américains, qui partent du principe que les erreurs commises pendant ce jeu de rôles permettent d’éviter les pertes humaines plus tard. Rien ne remplace le véritable bourbier irakien, mais dans le désert californien, ils apprennent surtout des choses de base: l’importance de savoir quelques mots d’arabe, fouiller les femmes selon les règles, s'assurer que la police locale est armée ou encore d’engager une relation avec la population sans pour autant relâcher sa vigilence. "A leur arrivée ici, les Américains ne savent rien du tout [sur à quoi s'attendre en Irak]," me disait une Irakienne, "il faut tout leur apprendre."
Les Irakiens ont le sens de l’hospitalité, dit-on, à tel point qu’on ne peut rien leur refuser sous peine de les offenser. J’ai pu le vérifier en compagnie de soldats américains il y a quelques jours à Medina Wasal, dans le désert: plusieurs villageoises ont insisté pour nous offrir une grosse assiette de dolma (feuilles de vignes farcies), du yaourt fait maison et une cannette de soda fraiche, une fois n'est pas coutume, étant donnée la chaleur écrasante. On a parlé du Liban, de la guerre, et une Irakienne, «Mona» a mis une cassette de Julio Iglesias en français pour nous distraire des horreurs de l’actualité. Bien sur, je n’étais pas en Irak, mais dans le désert au bord de la Vallée de la Mort en Californie, dans l’un des douze villages irakiens reconstitués dans le centre d’entrainement militaire de Fort Irwin.
Plusieurs mois avant leur déployement en Irak, les soldats U.S. suivent un entrainement spécifique pour apprendre à interagir avec la population irakienne dans ces faux-villages, enfouis dans le désert au bout de longues routes poussiéreuses bordées de constructions inachevées et de voitures désossées, comme en Irak. Chaque village a une mosquée, avec des appels à la prière, et des maisons allongées dans lesquelles vivent des immigrés irakiens jour et nuit. Ils sont censés s’habiller, parler, manger, chanter, comme en Iraq, car tout, des sons aux odeurs, doit transporter les soldats U.S. Les Irakiens insultent les Américains en arabe et chantent «Mort à l’Amérique» si besoin est, pour freiner le travail des troupes à la recherche d’insurgés, interprétés, eux, par des militaires rentrés d’Irak. Ces derniers ont reçu des cours de l'acteur Carl Weathers, alias Apollo Creed dans les films Rocky. Tout le monde porte un petit harnais avec des lampes qui clignotent si la personne est touchée par balle ou tuée.
LE JOB D’ETE LE PLUS BIZARRE DU MONDE / THE WORLD’S WEIRDEST SUMMER JOB
Il était impossible de photographier les Irakiens de face: certains ont encore de la famille en Irak, et redoutent des représailles. Dans ce qui doit être le job d’été le plus bizarre jamais crée, ces immigrés sont payés 230 Dollars par jour pour participer à ce grand jeu de rôle guerrier sous 40 degrés à l’ombre. A Medina Jabal (ci-dessous), où nous avons assisté à un exercice avec un faux kamikaze au milieu de la place noire de monde, des figurants Irakiens se repassaient un gros sac de glace sur la tête et des chewing-gums irakiens super sucrés. Les Irakiens se disent contents de leur boulot. Certains étaient contre la guerre en 2003, mais estiment qu'elle est là pour durer, alors aider les USA (leur terre d'asile par ailleurs) revient à aider le peuple Irakien.
L’entrainement tourne souvent au carnage pour les Américains, qui partent du principe que les erreurs commises pendant ce jeu de rôles permettent d’éviter les pertes humaines plus tard. Rien ne remplace le véritable bourbier irakien, mais dans le désert californien, ils apprennent surtout des choses de base: l’importance de savoir quelques mots d’arabe, fouiller les femmes selon les règles, s'assurer que la police locale est armée ou encore d’engager une relation avec la population sans pour autant relâcher sa vigilence. "A leur arrivée ici, les Américains ne savent rien du tout [sur à quoi s'attendre en Irak]," me disait une Irakienne, "il faut tout leur apprendre."
Les Irakiens ont le sens de l’hospitalité, dit-on, à tel point qu’on ne peut rien leur refuser sous peine de les offenser. J’ai pu le vérifier en compagnie de soldats américains il y a quelques jours à Medina Wasal, dans le désert: plusieurs villageoises ont insisté pour nous offrir une grosse assiette de dolma (feuilles de vignes farcies), du yaourt fait maison et une cannette de soda fraiche, une fois n'est pas coutume, étant donnée la chaleur écrasante. On a parlé du Liban, de la guerre, et une Irakienne, «Mona» a mis une cassette de Julio Iglesias en français pour nous distraire des horreurs de l’actualité. Bien sur, je n’étais pas en Irak, mais dans le désert au bord de la Vallée de la Mort en Californie, dans l’un des douze villages irakiens reconstitués dans le centre d’entrainement militaire de Fort Irwin.
Plusieurs mois avant leur déployement en Irak, les soldats U.S. suivent un entrainement spécifique pour apprendre à interagir avec la population irakienne dans ces faux-villages, enfouis dans le désert au bout de longues routes poussiéreuses bordées de constructions inachevées et de voitures désossées, comme en Irak. Chaque village a une mosquée, avec des appels à la prière, et des maisons allongées dans lesquelles vivent des immigrés irakiens jour et nuit. Ils sont censés s’habiller, parler, manger, chanter, comme en Iraq, car tout, des sons aux odeurs, doit transporter les soldats U.S. Les Irakiens insultent les Américains en arabe et chantent «Mort à l’Amérique» si besoin est, pour freiner le travail des troupes à la recherche d’insurgés, interprétés, eux, par des militaires rentrés d’Irak. Ces derniers ont reçu des cours de l'acteur Carl Weathers, alias Apollo Creed dans les films Rocky. Tout le monde porte un petit harnais avec des lampes qui clignotent si la personne est touchée par balle ou tuée.
LE JOB D’ETE LE PLUS BIZARRE DU MONDE / THE WORLD’S WEIRDEST SUMMER JOB
Il était impossible de photographier les Irakiens de face: certains ont encore de la famille en Irak, et redoutent des représailles. Dans ce qui doit être le job d’été le plus bizarre jamais crée, ces immigrés sont payés 230 Dollars par jour pour participer à ce grand jeu de rôle guerrier sous 40 degrés à l’ombre. A Medina Jabal (ci-dessous), où nous avons assisté à un exercice avec un faux kamikaze au milieu de la place noire de monde, des figurants Irakiens se repassaient un gros sac de glace sur la tête et des chewing-gums irakiens super sucrés. Les Irakiens se disent contents de leur boulot. Certains étaient contre la guerre en 2003, mais estiment qu'elle est là pour durer, alors aider les USA (leur terre d'asile par ailleurs) revient à aider le peuple Irakien.
L’entrainement tourne souvent au carnage pour les Américains, qui partent du principe que les erreurs commises pendant ce jeu de rôles permettent d’éviter les pertes humaines plus tard. Rien ne remplace le véritable bourbier irakien, mais dans le désert californien, ils apprennent surtout des choses de base: l’importance de savoir quelques mots d’arabe, fouiller les femmes selon les règles, s'assurer que la police locale est armée ou encore d’engager une relation avec la population sans pour autant relâcher sa vigilence. "A leur arrivée ici, les Américains ne savent rien du tout [sur à quoi s'attendre en Irak]," me disait une Irakienne, "il faut tout leur apprendre."
La canicule à Los Angeles ne suffisant pas, j'ai roulé trois heures sur la route de Death Valley avant de m'enfoncer dans le désert jusqu'à Fort Irwin, le fameux centre d'entrainement militaire pré-Irak où les soldats américains combattent des acteurs-insurgés dans des répliques de villages irakiens.
En attendant d'observer l'entrainement demain, je me suis promenée dans la base, qui semble sortie de nulle part comme un curieux champignon du désert. A première vue, en fin de journée, des soldats se musclent dans la salle de gym en étouffant des jurons (de nombreux panneaux les enjoignent à retenir gros mots et gestes obcènes); ils font des cabrioles du plongeoir de la piscine, jouent au billard et boivent de la bière, sourient aux rares femmes sur place, et se détendent dans le centre de récréation, en s'adonnant à des jeux vidéo guerriers sur écrans géants.
La canicule à Los Angeles ne suffisant pas, j'ai roulé trois heures sur la route de Death Valley avant de m'enfoncer dans le désert jusqu'à Fort Irwin, le fameux centre d'entrainement militaire pré-Irak où les soldats américains combattent des acteurs-insurgés dans des répliques de villages irakiens.
En attendant d'observer l'entrainement demain, je me suis promenée dans la base, qui semble sortie de nulle part comme un curieux champignon du désert. A première vue, en fin de journée, des soldats se musclent dans la salle de gym en étouffant des jurons (de nombreux panneaux les enjoignent à retenir gros mots et gestes obcènes); ils font des cabrioles du plongeoir de la piscine, jouent au billard et boivent de la bière, sourient aux rares femmes sur place, et se détendent dans le centre de récréation, en s'adonnant à des jeux vidéo guerriers sur écrans géants.
La canicule à Los Angeles ne suffisant pas, j'ai roulé trois heures sur la route de Death Valley avant de m'enfoncer dans le désert jusqu'à Fort Irwin, le fameux centre d'entrainement militaire pré-Irak où les soldats américains combattent des acteurs-insurgés dans des répliques de villages irakiens.
En attendant d'observer l'entrainement demain, je me suis promenée dans la base, qui semble sortie de nulle part comme un curieux champignon du désert. A première vue, en fin de journée, des soldats se musclent dans la salle de gym en étouffant des jurons (de nombreux panneaux les enjoignent à retenir gros mots et gestes obcènes); ils font des cabrioles du plongeoir de la piscine, jouent au billard et boivent de la bière, sourient aux rares femmes sur place, et se détendent dans le centre de récréation, en s'adonnant à des jeux vidéo guerriers sur écrans géants.
La canicule à Los Angeles ne suffisant pas, j'ai roulé trois heures sur la route de Death Valley avant de m'enfoncer dans le désert jusqu'à Fort Irwin, le fameux centre d'entrainement militaire pré-Irak où les soldats américains combattent des acteurs-insurgés dans des répliques de villages irakiens.
En attendant d'observer l'entrainement demain, je me suis promenée dans la base, qui semble sortie de nulle part comme un curieux champignon du désert. A première vue, en fin de journée, des soldats se musclent dans la salle de gym en étouffant des jurons (de nombreux panneaux les enjoignent à retenir gros mots et gestes obcènes); ils font des cabrioles du plongeoir de la piscine, jouent au billard et boivent de la bière, sourient aux rares femmes sur place, et se détendent dans le centre de récréation, en s'adonnant à des jeux vidéo guerriers sur écrans géants.
La canicule à Los Angeles ne suffisant pas, j'ai roulé trois heures sur la route de Death Valley avant de m'enfoncer dans le désert jusqu'à Fort Irwin, le fameux centre d'entrainement militaire pré-Irak où les soldats américains combattent des acteurs-insurgés dans des répliques de villages irakiens.
En attendant d'observer l'entrainement demain, je me suis promenée dans la base, qui semble sortie de nulle part comme un curieux champignon du désert. A première vue, en fin de journée, des soldats se musclent dans la salle de gym en étouffant des jurons (de nombreux panneaux les enjoignent à retenir gros mots et gestes obcènes); ils font des cabrioles du plongeoir de la piscine, jouent au billard et boivent de la bière, sourient aux rares femmes sur place, et se détendent dans le centre de récréation, en s'adonnant à des jeux vidéo guerriers sur écrans géants.
Comment disparaitre complètement sans jamais être retrouvé... Je ne parle pas de Zizou (quelle tristesse...) mais du titre d'un bouquin lu la semaine dernière, lors d'un voyage à Washington pendant lequel ce blog fut particulièrement négligé (d'ailleurs, un petit problème technique empêche de réactiver les commentaires pour l'heure...)
Ce livre, publié par feu la maison d'édition ultra-libertarienne Loompanics explique en détails comment se reinventer une nouvelle vie: revêtir une nouvelle identité, en abandonnant conjoint et enfants, un boulot déprimant, des dettes et autres responsabilités. L'auteur du livre, "Doug Richmond" affirme avoir parlé à plusieurs Américains ayant totalement changé de vie, et c'est l'aspect qui m'intéressait le plus.
A l'académie de détectives que j'ai fréquentée, on étudiait souvent ces affaires, mais de la perspective de la famille délaissée et sous le choc, qui appelle un investigateur privé au secours. Tous les cas semblent impliquer inmanquablement un homme de 40 ou 50 ans pris par "le démon de midi", parfois bigame, désireux de redevenir célibataire sans divorcer ni payer de pension à une épouse détestée et des enfants dont ils peuvent se passer. Ils disparaissent du jour au lendemain, après des mois de préparation pour obtenir de faux-papiers, transférer de l'argent offshore etc. Certains surendettés mettent-en-scène un décès fictif en espérant que la prime de l'assurance-vie sortira leur famille d'un gros pétrin financier.
Les meilleurs détectives retrouvent ces fraudeurs grâce à leurs erreurs. Comme le bouquin le signale, ces hommes ont souvent un hobby adoré (modélisme, pêche, moto...) en concurrence avec la femme. Dans leur nouvelle vie, ils le pratiquent en toute liberté: s'inscrivent à des clubs, ou font suivre leur abonnement à "pêche magazine" à leur nouvelle adresse...
J'ai trouvé ce bouquin dans les rayons de la librairie Atomic Books à Baltimore (photo), remplie de manuels du genre: "Comment fabriquer de la méthamphétamine," "Comment fabriquer une bombe", "Comment fabriquer de faux-papiers..." La puissance de feu du premier amendement à la constitution américaine n'a pas fini de m'étonner.
Baltimore est une ville géniale, soit-dit en passant. La visiter était un vieux rêve de fan de John Waters (dont les écrits sont encore meilleurs que les films à mon avis.) Le quartier Hampden est parsemé de flamands roses dans les vitrines des magasins et le café Hon (photo ci-dessus) semble droit sorti d'une scène de Hairspray ou Polyester. Les amis journalistes-blogueurs Laurent et Guillemette, venus de New York, ont été sous le charme et je leur recommande lors de leur prochain saut à "Bawlmore" de visiter le American Visionary Art Museum et de suivre Jesse Walker dans son marché préféré pour les meilleurs crab cakes.

Déformée à Baltimore, avec et sans Matt / Distorted in Baltimore, with and without Matt
Comment disparaitre complètement sans jamais être retrouvé... Je ne parle pas de Zizou (quelle tristesse...) mais du titre d'un bouquin lu la semaine dernière, lors d'un voyage à Washington pendant lequel ce blog fut particulièrement négligé (d'ailleurs, un petit problème technique empêche de réactiver les commentaires pour l'heure...)
Ce livre, publié par feu la maison d'édition ultra-libertarienne Loompanics explique en détails comment se reinventer une nouvelle vie: revêtir une nouvelle identité, en abandonnant conjoint et enfants, un boulot déprimant, des dettes et autres responsabilités. L'auteur du livre, "Doug Richmond" affirme avoir parlé à plusieurs Américains ayant totalement changé de vie, et c'est l'aspect qui m'intéressait le plus.
A l'académie de détectives que j'ai fréquentée, on étudiait souvent ces affaires, mais de la perspective de la famille délaissée et sous le choc, qui appelle un investigateur privé au secours. Tous les cas semblent impliquer inmanquablement un homme de 40 ou 50 ans pris par "le démon de midi", parfois bigame, désireux de redevenir célibataire sans divorcer ni payer de pension à une épouse détestée et des enfants dont ils peuvent se passer. Ils disparaissent du jour au lendemain, après des mois de préparation pour obtenir de faux-papiers, transférer de l'argent offshore etc. Certains surendettés mettent-en-scène un décès fictif en espérant que la prime de l'assurance-vie sortira leur famille d'un gros pétrin financier.
Les meilleurs détectives retrouvent ces fraudeurs grâce à leurs erreurs. Comme le bouquin le signale, ces hommes ont souvent un hobby adoré (modélisme, pêche, moto...) en concurrence avec la femme. Dans leur nouvelle vie, ils le pratiquent en toute liberté: s'inscrivent à des clubs, ou font suivre leur abonnement à "pêche magazine" à leur nouvelle adresse...
J'ai trouvé ce bouquin dans les rayons de la librairie Atomic Books à Baltimore (photo), remplie de manuels du genre: "Comment fabriquer de la méthamphétamine," "Comment fabriquer une bombe", "Comment fabriquer de faux-papiers..." La puissance de feu du premier amendement à la constitution américaine n'a pas fini de m'étonner.
Baltimore est une ville géniale, soit-dit en passant. La visiter était un vieux rêve de fan de John Waters (dont les écrits sont encore meilleurs que les films à mon avis.) Le quartier Hampden est parsemé de flamands roses dans les vitrines des magasins et le café Hon (photo ci-dessus) semble droit sorti d'une scène de Hairspray ou Polyester. Les amis journalistes-blogueurs Laurent et Guillemette, venus de New York, ont été sous le charme et je leur recommande lors de leur prochain saut à "Bawlmore" de visiter le American Visionary Art Museum et de suivre Jesse Walker dans son marché préféré pour les meilleurs crab cakes.

Déformée à Baltimore, avec et sans Matt / Distorted in Baltimore, with and without Matt
Comment disparaitre complètement sans jamais être retrouvé... Je ne parle pas de Zizou (quelle tristesse...) mais du titre d'un bouquin lu la semaine dernière, lors d'un voyage à Washington pendant lequel ce blog fut particulièrement négligé (d'ailleurs, un petit problème technique empêche de réactiver les commentaires pour l'heure...)
Ce livre, publié par feu la maison d'édition ultra-libertarienne Loompanics explique en détails comment se reinventer une nouvelle vie: revêtir une nouvelle identité, en abandonnant conjoint et enfants, un boulot déprimant, des dettes et autres responsabilités. L'auteur du livre, "Doug Richmond" affirme avoir parlé à plusieurs Américains ayant totalement changé de vie, et c'est l'aspect qui m'intéressait le plus.
A l'académie de détectives que j'ai fréquentée, on étudiait souvent ces affaires, mais de la perspective de la famille délaissée et sous le choc, qui appelle un investigateur privé au secours. Tous les cas semblent impliquer inmanquablement un homme de 40 ou 50 ans pris par "le démon de midi", parfois bigame, désireux de redevenir célibataire sans divorcer ni payer de pension à une épouse détestée et des enfants dont ils peuvent se passer. Ils disparaissent du jour au lendemain, après des mois de préparation pour obtenir de faux-papiers, transférer de l'argent offshore etc. Certains surendettés mettent-en-scène un décès fictif en espérant que la prime de l'assurance-vie sortira leur famille d'un gros pétrin financier.
Les meilleurs détectives retrouvent ces fraudeurs grâce à leurs erreurs. Comme le bouquin le signale, ces hommes ont souvent un hobby adoré (modélisme, pêche, moto...) en concurrence avec la femme. Dans leur nouvelle vie, ils le pratiquent en toute liberté: s'inscrivent à des clubs, ou font suivre leur abonnement à "pêche magazine" à leur nouvelle adresse...
J'ai trouvé ce bouquin dans les rayons de la librairie Atomic Books à Baltimore (photo), remplie de manuels du genre: "Comment fabriquer de la méthamphétamine," "Comment fabriquer une bombe", "Comment fabriquer de faux-papiers..." La puissance de feu du premier amendement à la constitution américaine n'a pas fini de m'étonner.
Baltimore est une ville géniale, soit-dit en passant. La visiter était un vieux rêve de fan de John Waters (dont les écrits sont encore meilleurs que les films à mon avis.) Le quartier Hampden est parsemé de flamands roses dans les vitrines des magasins et le café Hon (photo ci-dessus) semble droit sorti d'une scène de Hairspray ou Polyester. Les amis journalistes-blogueurs Laurent et Guillemette, venus de New York, ont été sous le charme et je leur recommande lors de leur prochain saut à "Bawlmore" de visiter le American Visionary Art Museum et de suivre Jesse Walker dans son marché préféré pour les meilleurs crab cakes.

Déformée à Baltimore, avec et sans Matt / Distorted in Baltimore, with and without Matt
Comment disparaitre complètement sans jamais être retrouvé... Je ne parle pas de Zizou (quelle tristesse...) mais du titre d'un bouquin lu la semaine dernière, lors d'un voyage à Washington pendant lequel ce blog fut particulièrement négligé (d'ailleurs, un petit problème technique empêche de réactiver les commentaires pour l'heure...)
Ce livre, publié par feu la maison d'édition ultra-libertarienne Loompanics explique en détails comment se reinventer une nouvelle vie: revêtir une nouvelle identité, en abandonnant conjoint et enfants, un boulot déprimant, des dettes et autres responsabilités. L'auteur du livre, "Doug Richmond" affirme avoir parlé à plusieurs Américains ayant totalement changé de vie, et c'est l'aspect qui m'intéressait le plus.
A l'académie de détectives que j'ai fréquentée, on étudiait souvent ces affaires, mais de la perspective de la famille délaissée et sous le choc, qui appelle un investigateur privé au secours. Tous les cas semblent impliquer inmanquablement un homme de 40 ou 50 ans pris par "le démon de midi", parfois bigame, désireux de redevenir célibataire sans divorcer ni payer de pension à une épouse détestée et des enfants dont ils peuvent se passer. Ils disparaissent du jour au lendemain, après des mois de préparation pour obtenir de faux-papiers, transférer de l'argent offshore etc. Certains surendettés mettent-en-scène un décès fictif en espérant que la prime de l'assurance-vie sortira leur famille d'un gros pétrin financier.
Les meilleurs détectives retrouvent ces fraudeurs grâce à leurs erreurs. Comme le bouquin le signale, ces hommes ont souvent un hobby adoré (modélisme, pêche, moto...) en concurrence avec la femme. Dans leur nouvelle vie, ils le pratiquent en toute liberté: s'inscrivent à des clubs, ou font suivre leur abonnement à "pêche magazine" à leur nouvelle adresse...
J'ai trouvé ce bouquin dans les rayons de la librairie Atomic Books à Baltimore (photo), remplie de manuels du genre: "Comment fabriquer de la méthamphétamine," "Comment fabriquer une bombe", "Comment fabriquer de faux-papiers..." La puissance de feu du premier amendement à la constitution américaine n'a pas fini de m'étonner.
Baltimore est une ville géniale, soit-dit en passant. La visiter était un vieux rêve de fan de John Waters (dont les écrits sont encore meilleurs que les films à mon avis.) Le quartier Hampden est parsemé de flamands roses dans les vitrines des magasins et le café Hon (photo ci-dessus) semble droit sorti d'une scène de Hairspray ou Polyester. Les amis journalistes-blogueurs Laurent et Guillemette, venus de New York, ont été sous le charme et je leur recommande lors de leur prochain saut à "Bawlmore" de visiter le American Visionary Art Museum et de suivre Jesse Walker dans son marché préféré pour les meilleurs crab cakes.

Déformée à Baltimore, avec et sans Matt / Distorted in Baltimore, with and without Matt
Comment disparaitre complètement sans jamais être retrouvé... Je ne parle pas de Zizou (quelle tristesse...) mais du titre d'un bouquin lu la semaine dernière, lors d'un voyage à Washington pendant lequel ce blog fut particulièrement négligé (d'ailleurs, un petit problème technique empêche de réactiver les commentaires pour l'heure...)
Ce livre, publié par feu la maison d'édition ultra-libertarienne Loompanics explique en détails comment se reinventer une nouvelle vie: revêtir une nouvelle identité, en abandonnant conjoint et enfants, un boulot déprimant, des dettes et autres responsabilités. L'auteur du livre, "Doug Richmond" affirme avoir parlé à plusieurs Américains ayant totalement changé de vie, et c'est l'aspect qui m'intéressait le plus.
A l'académie de détectives que j'ai fréquentée, on étudiait souvent ces affaires, mais de la perspective de la famille délaissée et sous le choc, qui appelle un investigateur privé au secours. Tous les cas semblent impliquer inmanquablement un homme de 40 ou 50 ans pris par "le démon de midi", parfois bigame, désireux de redevenir célibataire sans divorcer ni payer de pension à une épouse détestée et des enfants dont ils peuvent se passer. Ils disparaissent du jour au lendemain, après des mois de préparation pour obtenir de faux-papiers, transférer de l'argent offshore etc. Certains surendettés mettent-en-scène un décès fictif en espérant que la prime de l'assurance-vie sortira leur famille d'un gros pétrin financier.
Les meilleurs détectives retrouvent ces fraudeurs grâce à leurs erreurs. Comme le bouquin le signale, ces hommes ont souvent un hobby adoré (modélisme, pêche, moto...) en concurrence avec la femme. Dans leur nouvelle vie, ils le pratiquent en toute liberté: s'inscrivent à des clubs, ou font suivre leur abonnement à "pêche magazine" à leur nouvelle adresse...
J'ai trouvé ce bouquin dans les rayons de la librairie Atomic Books à Baltimore (photo), remplie de manuels du genre: "Comment fabriquer de la méthamphétamine," "Comment fabriquer une bombe", "Comment fabriquer de faux-papiers..." La puissance de feu du premier amendement à la constitution américaine n'a pas fini de m'étonner.
Baltimore est une ville géniale, soit-dit en passant. La visiter était un vieux rêve de fan de John Waters (dont les écrits sont encore meilleurs que les films à mon avis.) Le quartier Hampden est parsemé de flamands roses dans les vitrines des magasins et le café Hon (photo ci-dessus) semble droit sorti d'une scène de Hairspray ou Polyester. Les amis journalistes-blogueurs Laurent et Guillemette, venus de New York, ont été sous le charme et je leur recommande lors de leur prochain saut à "Bawlmore" de visiter le American Visionary Art Museum et de suivre Jesse Walker dans son marché préféré pour les meilleurs crab cakes.

Déformée à Baltimore, avec et sans Matt / Distorted in Baltimore, with and without Matt

Le journaliste-écrivain-scénariste Toby Young et le scénariste et producteur de sitcom Rob Long ont déclenché beaucoup de rires à la soirée du club de la presse de L.A. en leur honneur mercredi, et quelques grognements quand Toby a déclaré à la foule de journalistes, principalement:
"J'essaye d'abandonner le journalisme depuis des années... Mais j'ai tellement échoué dans tous mes efforts, que je suis coincé dans le journalisme."
"I've been trying to give up journalism for years... But I've been so unsuccessful in all my endeavours that I've had to stick with journalism."
Les deux compères ont enchainé une farandole de blagues sur ces losers de journalistes, et une remarque de Rob sur les métiers les plus gratifiants qui sont généralement les moins bien payés, comme... journaliste. Los Angeles regorge d'anciens journalistes devenus scénaristes de télévision et producteurs richissimes. J'en ai encore rencontré un hier soir, très sympa d'ailleurs, au pince-fesses mensuel de l'ancien rédacteur-en-chef devenu producteur TV, Scott Kaufer, au restaurant surplombant Hollywood, Yamashiro. Parfois, on devient rêveur en écoutant ces anciens reporteurs parler de leur nouvelle maison à Malibu, dans cette brise océane délicieuse, tandis que l'on crêve de chaud sans clim' à Silver Lake, dans le vacarme assourdissant des travaux de construction de la voisine.
Mais l'avantage du métier de journaliste (pour peu qu'on ne passe pas ses journées à interviewer des célébritées demeurées multi-millionnaires) est que l'on a pas le temps de s'apitoyer sur son sort lequel, si l'on considère le monde autour de soi, n'a rien de pitoyable. Combien de gens peuvent dire qu'ils prennent beaucoup de plaisir à faire leur métier? Si je nourris le projet de quitter cette profession, ce n'est pas pour le travail au coeur du métier, qui reste fondamentalement formidable.
Dans une interview sur la chaine catholique KTO (les interviews VIP ici sur leur site sont excellentes) le chroniqueur télé et red chef Philippe Vandel évaluait à 10 ou 12 000 le nombre de personnes en France, pays de 60 millions d'habitants, qui font un métier qui les passionne. J'ignore d'où il sort cette estimation, mais il se compte parmi les chanceux.
Dans cet entretien, il racontait aussi que pendant son enfance près de Lyon, il n'avait jamais rêvé d'être journaliste: "Je voulais être le type qui fait les choses, et pas celui qui raconte ce que font les autres." En tant qu'"enfant de la crise", il ne pensait jamais avoir un jour un métier qui lui plairait. Aujourd'hui, il "fait des maths avec les mots" et écrit des livres, fait de la télé, élève ses gamins et a l'air content. Dans les années 80, Vandel était l'une des plumes de mon magazine préféré, Actuel, qui m'a donné envie de me lancer dans le journalisme. A chaque époque son métier.
In this conversation, he was reminiscing about his childhood in France, near my hometown of Lyon, and how he had never dreamed of becoming a journalist: "I wanted to be the guy who does things, not the guy who tells what others are doing." As a "child of the economical crisis," he never expected to some day hold a job that he would enjoy. Today, he and "does math with words" and writes books, works in TV, raises his kids and seems happy. In the '80s, Vandel was one of the best-known bylines in the cult French magazine Actuel, which inspired me to go into journalism. At each season, it's a profession.

Le journaliste-écrivain-scénariste Toby Young et le scénariste et producteur de sitcom Rob Long ont déclenché beaucoup de rires à la soirée du club de la presse de L.A. en leur honneur mercredi, et quelques grognements quand Toby a déclaré à la foule de journalistes, principalement:
"J'essaye d'abandonner le journalisme depuis des années... Mais j'ai tellement échoué dans tous mes efforts, que je suis coincé dans le journalisme."
"I've been trying to give up journalism for years... But I've been so unsuccessful in all my endeavours that I've had to stick with journalism."
Les deux compères ont enchainé une farandole de blagues sur ces losers de journalistes, et une remarque de Rob sur les métiers les plus gratifiants qui sont généralement les moins bien payés, comme... journaliste. Los Angeles regorge d'anciens journalistes devenus scénaristes de télévision et producteurs richissimes. J'en ai encore rencontré un hier soir, très sympa d'ailleurs, au pince-fesses mensuel de l'ancien rédacteur-en-chef devenu producteur TV, Scott Kaufer, au restaurant surplombant Hollywood, Yamashiro. Parfois, on devient rêveur en écoutant ces anciens reporteurs parler de leur nouvelle maison à Malibu, dans cette brise océane délicieuse, tandis que l'on crêve de chaud sans clim' à Silver Lake, dans le vacarme assourdissant des travaux de construction de la voisine.
Mais l'avantage du métier de journaliste (pour peu qu'on ne passe pas ses journées à interviewer des célébritées demeurées multi-millionnaires) est que l'on a pas le temps de s'apitoyer sur son sort lequel, si l'on considère le monde autour de soi, n'a rien de pitoyable. Combien de gens peuvent dire qu'ils prennent beaucoup de plaisir à faire leur métier? Si je nourris le projet de quitter cette profession, ce n'est pas pour le travail au coeur du métier, qui reste fondamentalement formidable.
Dans une interview sur la chaine catholique KTO (les interviews VIP ici sur leur site sont excellentes) le chroniqueur télé et red chef Philippe Vandel évaluait à 10 ou 12 000 le nombre de personnes en France, pays de 60 millions d'habitants, qui font un métier qui les passionne. J'ignore d'où il sort cette estimation, mais il se compte parmi les chanceux.
Dans cet entretien, il racontait aussi que pendant son enfance près de Lyon, il n'avait jamais rêvé d'être journaliste: "Je voulais être le type qui fait les choses, et pas celui qui raconte ce que font les autres." En tant qu'"enfant de la crise", il ne pensait jamais avoir un jour un métier qui lui plairait. Aujourd'hui, il "fait des maths avec les mots" et écrit des livres, fait de la télé, élève ses gamins et a l'air content. Dans les années 80, Vandel était l'une des plumes de mon magazine préféré, Actuel, qui m'a donné envie de me lancer dans le journalisme. A chaque époque son métier.
In this conversation, he was reminiscing about his childhood in France, near my hometown of Lyon, and how he had never dreamed of becoming a journalist: "I wanted to be the guy who does things, not the guy who tells what others are doing." As a "child of the economical crisis," he never expected to some day hold a job that he would enjoy. Today, he and "does math with words" and writes books, works in TV, raises his kids and seems happy. In the '80s, Vandel was one of the best-known bylines in the cult French magazine Actuel, which inspired me to go into journalism. At each season, it's a profession.

Le journaliste-écrivain-scénariste Toby Young et le scénariste et producteur de sitcom Rob Long ont déclenché beaucoup de rires à la soirée du club de la presse de L.A. en leur honneur mercredi, et quelques grognements quand Toby a déclaré à la foule de journalistes, principalement:
"J'essaye d'abandonner le journalisme depuis des années... Mais j'ai tellement échoué dans tous mes efforts, que je suis coincé dans le journalisme."
"I've been trying to give up journalism for years... But I've been so unsuccessful in all my endeavours that I've had to stick with journalism."
Les deux compères ont enchainé une farandole de blagues sur ces losers de journalistes, et une remarque de Rob sur les métiers les plus gratifiants qui sont généralement les moins bien payés, comme... journaliste. Los Angeles regorge d'anciens journalistes devenus scénaristes de télévision et producteurs richissimes. J'en ai encore rencontré un hier soir, très sympa d'ailleurs, au pince-fesses mensuel de l'ancien rédacteur-en-chef devenu producteur TV, Scott Kaufer, au restaurant surplombant Hollywood, Yamashiro. Parfois, on devient rêveur en écoutant ces anciens reporteurs parler de leur nouvelle maison à Malibu, dans cette brise océane délicieuse, tandis que l'on crêve de chaud sans clim' à Silver Lake, dans le vacarme assourdissant des travaux de construction de la voisine.
Mais l'avantage du métier de journaliste (pour peu qu'on ne passe pas ses journées à interviewer des célébritées demeurées multi-millionnaires) est que l'on a pas le temps de s'apitoyer sur son sort lequel, si l'on considère le monde autour de soi, n'a rien de pitoyable. Combien de gens peuvent dire qu'ils prennent beaucoup de plaisir à faire leur métier? Si je nourris le projet de quitter cette profession, ce n'est pas pour le travail au coeur du métier, qui reste fondamentalement formidable.
Dans une interview sur la chaine catholique KTO (les interviews VIP ici sur leur site sont excellentes) le chroniqueur télé et red chef Philippe Vandel évaluait à 10 ou 12 000 le nombre de personnes en France, pays de 60 millions d'habitants, qui font un métier qui les passionne. J'ignore d'où il sort cette estimation, mais il se compte parmi les chanceux.
Dans cet entretien, il racontait aussi que pendant son enfance près de Lyon, il n'avait jamais rêvé d'être journaliste: "Je voulais être le type qui fait les choses, et pas celui qui raconte ce que font les autres." En tant qu'"enfant de la crise", il ne pensait jamais avoir un jour un métier qui lui plairait. Aujourd'hui, il "fait des maths avec les mots" et écrit des livres, fait de la télé, élève ses gamins et a l'air content. Dans les années 80, Vandel était l'une des plumes de mon magazine préféré, Actuel, qui m'a donné envie de me lancer dans le journalisme. A chaque époque son métier.
In this conversation, he was reminiscing about his childhood in France, near my hometown of Lyon, and how he had never dreamed of becoming a journalist: "I wanted to be the guy who does things, not the guy who tells what others are doing." As a "child of the economical crisis," he never expected to some day hold a job that he would enjoy. Today, he and "does math with words" and writes books, works in TV, raises his kids and seems happy. In the '80s, Vandel was one of the best-known bylines in the cult French magazine Actuel, which inspired me to go into journalism. At each season, it's a profession.

Le journaliste-écrivain-scénariste Toby Young et le scénariste et producteur de sitcom Rob Long ont déclenché beaucoup de rires à la soirée du club de la presse de L.A. en leur honneur mercredi, et quelques grognements quand Toby a déclaré à la foule de journalistes, principalement:
"J'essaye d'abandonner le journalisme depuis des années... Mais j'ai tellement échoué dans tous mes efforts, que je suis coincé dans le journalisme."
"I've been trying to give up journalism for years... But I've been so unsuccessful in all my endeavours that I've had to stick with journalism."
Les deux compères ont enchainé une farandole de blagues sur ces losers de journalistes, et une remarque de Rob sur les métiers les plus gratifiants qui sont généralement les moins bien payés, comme... journaliste. Los Angeles regorge d'anciens journalistes devenus scénaristes de télévision et producteurs richissimes. J'en ai encore rencontré un hier soir, très sympa d'ailleurs, au pince-fesses mensuel de l'ancien rédacteur-en-chef devenu producteur TV, Scott Kaufer, au restaurant surplombant Hollywood, Yamashiro. Parfois, on devient rêveur en écoutant ces anciens reporteurs parler de leur nouvelle maison à Malibu, dans cette brise océane délicieuse, tandis que l'on crêve de chaud sans clim' à Silver Lake, dans le vacarme assourdissant des travaux de construction de la voisine.
Mais l'avantage du métier de journaliste (pour peu qu'on ne passe pas ses journées à interviewer des célébritées demeurées multi-millionnaires) est que l'on a pas le temps de s'apitoyer sur son sort lequel, si l'on considère le monde autour de soi, n'a rien de pitoyable. Combien de gens peuvent dire qu'ils prennent beaucoup de plaisir à faire leur métier? Si je nourris le projet de quitter cette profession, ce n'est pas pour le travail au coeur du métier, qui reste fondamentalement formidable.
Dans une interview sur la chaine catholique KTO (les interviews VIP ici sur leur site sont excellentes) le chroniqueur télé et red chef Philippe Vandel évaluait à 10 ou 12 000 le nombre de personnes en France, pays de 60 millions d'habitants, qui font un métier qui les passionne. J'ignore d'où il sort cette estimation, mais il se compte parmi les chanceux.
Dans cet entretien, il racontait aussi que pendant son enfance près de Lyon, il n'avait jamais rêvé d'être journaliste: "Je voulais être le type qui fait les choses, et pas celui qui raconte ce que font les autres." En tant qu'"enfant de la crise", il ne pensait jamais avoir un jour un métier qui lui plairait. Aujourd'hui, il "fait des maths avec les mots" et écrit des livres, fait de la télé, élève ses gamins et a l'air content. Dans les années 80, Vandel était l'une des plumes de mon magazine préféré, Actuel, qui m'a donné envie de me lancer dans le journalisme. A chaque époque son métier.
In this conversation, he was reminiscing about his childhood in France, near my hometown of Lyon, and how he had never dreamed of becoming a journalist: "I wanted to be the guy who does things, not the guy who tells what others are doing." As a "child of the economical crisis," he never expected to some day hold a job that he would enjoy. Today, he and "does math with words" and writes books, works in TV, raises his kids and seems happy. In the '80s, Vandel was one of the best-known bylines in the cult French magazine Actuel, which inspired me to go into journalism. At each season, it's a profession.

Le journaliste-écrivain-scénariste Toby Young et le scénariste et producteur de sitcom Rob Long ont déclenché beaucoup de rires à la soirée du club de la presse de L.A. en leur honneur mercredi, et quelques grognements quand Toby a déclaré à la foule de journalistes, principalement:
"J'essaye d'abandonner le journalisme depuis des années... Mais j'ai tellement échoué dans tous mes efforts, que je suis coincé dans le journalisme."
"I've been trying to give up journalism for years... But I've been so unsuccessful in all my endeavours that I've had to stick with journalism."
Les deux compères ont enchainé une farandole de blagues sur ces losers de journalistes, et une remarque de Rob sur les métiers les plus gratifiants qui sont généralement les moins bien payés, comme... journaliste. Los Angeles regorge d'anciens journalistes devenus scénaristes de télévision et producteurs richissimes. J'en ai encore rencontré un hier soir, très sympa d'ailleurs, au pince-fesses mensuel de l'ancien rédacteur-en-chef devenu producteur TV, Scott Kaufer, au restaurant surplombant Hollywood, Yamashiro. Parfois, on devient rêveur en écoutant ces anciens reporteurs parler de leur nouvelle maison à Malibu, dans cette brise océane délicieuse, tandis que l'on crêve de chaud sans clim' à Silver Lake, dans le vacarme assourdissant des travaux de construction de la voisine.
Mais l'avantage du métier de journaliste (pour peu qu'on ne passe pas ses journées à interviewer des célébritées demeurées multi-millionnaires) est que l'on a pas le temps de s'apitoyer sur son sort lequel, si l'on considère le monde autour de soi, n'a rien de pitoyable. Combien de gens peuvent dire qu'ils prennent beaucoup de plaisir à faire leur métier? Si je nourris le projet de quitter cette profession, ce n'est pas pour le travail au coeur du métier, qui reste fondamentalement formidable.
Dans une interview sur la chaine catholique KTO (les interviews VIP ici sur leur site sont excellentes) le chroniqueur télé et red chef Philippe Vandel évaluait à 10 ou 12 000 le nombre de personnes en France, pays de 60 millions d'habitants, qui font un métier qui les passionne. J'ignore d'où il sort cette estimation, mais il se compte parmi les chanceux.
Dans cet entretien, il racontait aussi que pendant son enfance près de Lyon, il n'avait jamais rêvé d'être journaliste: "Je voulais être le type qui fait les choses, et pas celui qui raconte ce que font les autres." En tant qu'"enfant de la crise", il ne pensait jamais avoir un jour un métier qui lui plairait. Aujourd'hui, il "fait des maths avec les mots" et écrit des livres, fait de la télé, élève ses gamins et a l'air content. Dans les années 80, Vandel était l'une des plumes de mon magazine préféré, Actuel, qui m'a donné envie de me lancer dans le journalisme. A chaque époque son métier.
In this conversation, he was reminiscing about his childhood in France, near my hometown of Lyon, and how he had never dreamed of becoming a journalist: "I wanted to be the guy who does things, not the guy who tells what others are doing." As a "child of the economical crisis," he never expected to some day hold a job that he would enjoy. Today, he and "does math with words" and writes books, works in TV, raises his kids and seems happy. In the '80s, Vandel was one of the best-known bylines in the cult French magazine Actuel, which inspired me to go into journalism. At each season, it's a profession.

"Etre journaliste dans cette ville [Los Angeles] est une existence misérable. On est considéré comme de la drouille, une branche douteuse de l'industrie des relations publiques, le dernier ressort absolu," disait le journaliste-écrivain britannique Toby Young (photo) dans une interview avec Luke Ford, en 2003. Il faisait surtout allusion aux journalistes de Hollywood, traités comme un troupeau de porte-micros.
Ce mépris atteint des proportions presque fascinantes. Un copain envoyé interviewer Johnny Depp à la première de Pirates des Caraibes me racontait que tous les journalistes étaient convoqués à Disneyland, où se déroulait la première, trois heures avant l'arrivée des acteurs. Il a découvert que 240 (240!) équipes de télévision se bousculaient sur un tapis rouge de... 800 mètres de long. Autant dire que les stars du film, épuisées après quelques dizaines d'interviews dans cette cohue, ont laissé en plan des centaines de médias furieux d'avoir gaspillé une journée pour des miettes. Tous les journalistes, des stakhanovistes de junket cinés aux reporters pour la presse "sérieuse" (contraints de participer aussi aux junkets pour avoir accès aux acteurs et réalisateurs) se plaignent du dédain permanent de Hollywood pour leur travail (à ne pas manquer, à ce propos, l'article classique de Sharon Waxman sur son arrivée à Hollywood pour le Washington Post.)
Comme beaucoup, Toby Young a essayé de passer de l'autre côté du miroir et de travailler pour Hollywood. De son échec spectaculaire à Los Angeles, Toby a tiré son nouveau livre, The Sound of No Hands Clapping. Ce soir, nous organisons avec Cathy, Amy et le Los Angeles Press Club une fête en son honneur à Barnsdall Art Park. Après une réception en plein-air avec vue sur Griffith Park et Hollywood, sponsorisée par Pravda Vodka, le scénariste et producteur Rob Long (auteur de l'un de mes livres préférés sur Hollywood) interviewera Toby dans le théâtre et le public pourra poser ses questions. Les réponses affluent, mais le théâtre est grand et il est encore possible de nous rejoindre (détails sur le site du Club de la presse.)
PS: les commentaires désactivés depuis un mois devraient être rétablis sous peu. / Comments have been disactivated for a month but should be back up soon.

"Etre journaliste dans cette ville [Los Angeles] est une existence misérable. On est considéré comme de la drouille, une branche douteuse de l'industrie des relations publiques, le dernier ressort absolu," disait le journaliste-écrivain britannique Toby Young (photo) dans une interview avec Luke Ford, en 2003. Il faisait surtout allusion aux journalistes de Hollywood, traités comme un troupeau de porte-micros.
Ce mépris atteint des proportions presque fascinantes. Un copain envoyé interviewer Johnny Depp à la première de Pirates des Caraibes me racontait que tous les journalistes étaient convoqués à Disneyland, où se déroulait la première, trois heures avant l'arrivée des acteurs. Il a découvert que 240 (240!) équipes de télévision se bousculaient sur un tapis rouge de... 800 mètres de long. Autant dire que les stars du film, épuisées après quelques dizaines d'interviews dans cette cohue, ont laissé en plan des centaines de médias furieux d'avoir gaspillé une journée pour des miettes. Tous les journalistes, des stakhanovistes de junket cinés aux reporters pour la presse "sérieuse" (contraints de participer aussi aux junkets pour avoir accès aux acteurs et réalisateurs) se plaignent du dédain permanent de Hollywood pour leur travail (à ne pas manquer, à ce propos, l'article classique de Sharon Waxman sur son arrivée à Hollywood pour le Washington Post.)
Comme beaucoup, Toby Young a essayé de passer de l'autre côté du miroir et de travailler pour Hollywood. De son échec spectaculaire à Los Angeles, Toby a tiré son nouveau livre, The Sound of No Hands Clapping. Ce soir, nous organisons avec Cathy, Amy et le Los Angeles Press Club une fête en son honneur à Barnsdall Art Park. Après une réception en plein-air avec vue sur Griffith Park et Hollywood, sponsorisée par Pravda Vodka, le scénariste et producteur Rob Long (auteur de l'un de mes livres préférés sur Hollywood) interviewera Toby dans le théâtre et le public pourra poser ses questions. Les réponses affluent, mais le théâtre est grand et il est encore possible de nous rejoindre (détails sur le site du Club de la presse.)
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"Etre journaliste dans cette ville [Los Angeles] est une existence misérable. On est considéré comme de la drouille, une branche douteuse de l'industrie des relations publiques, le dernier ressort absolu," disait le journaliste-écrivain britannique Toby Young (photo) dans une interview avec Luke Ford, en 2003. Il faisait surtout allusion aux journalistes de Hollywood, traités comme un troupeau de porte-micros.
Ce mépris atteint des proportions presque fascinantes. Un copain envoyé interviewer Johnny Depp à la première de Pirates des Caraibes me racontait que tous les journalistes étaient convoqués à Disneyland, où se déroulait la première, trois heures avant l'arrivée des acteurs. Il a découvert que 240 (240!) équipes de télévision se bousculaient sur un tapis rouge de... 800 mètres de long. Autant dire que les stars du film, épuisées après quelques dizaines d'interviews dans cette cohue, ont laissé en plan des centaines de médias furieux d'avoir gaspillé une journée pour des miettes. Tous les journalistes, des stakhanovistes de junket cinés aux reporters pour la presse "sérieuse" (contraints de participer aussi aux junkets pour avoir accès aux acteurs et réalisateurs) se plaignent du dédain permanent de Hollywood pour leur travail (à ne pas manquer, à ce propos, l'article classique de Sharon Waxman sur son arrivée à Hollywood pour le Washington Post.)
Comme beaucoup, Toby Young a essayé de passer de l'autre côté du miroir et de travailler pour Hollywood. De son échec spectaculaire à Los Angeles, Toby a tiré son nouveau livre, The Sound of No Hands Clapping. Ce soir, nous organisons avec Cathy, Amy et le Los Angeles Press Club une fête en son honneur à Barnsdall Art Park. Après une réception en plein-air avec vue sur Griffith Park et Hollywood, sponsorisée par Pravda Vodka, le scénariste et producteur Rob Long (auteur de l'un de mes livres préférés sur Hollywood) interviewera Toby dans le théâtre et le public pourra poser ses questions. Les réponses affluent, mais le théâtre est grand et il est encore possible de nous rejoindre (détails sur le site du Club de la presse.)
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"Etre journaliste dans cette ville [Los Angeles] est une existence misérable. On est considéré comme de la drouille, une branche douteuse de l'industrie des relations publiques, le dernier ressort absolu," disait le journaliste-écrivain britannique Toby Young (photo) dans une interview avec Luke Ford, en 2003. Il faisait surtout allusion aux journalistes de Hollywood, traités comme un troupeau de porte-micros.
Ce mépris atteint des proportions presque fascinantes. Un copain envoyé interviewer Johnny Depp à la première de Pirates des Caraibes me racontait que tous les journalistes étaient convoqués à Disneyland, où se déroulait la première, trois heures avant l'arrivée des acteurs. Il a découvert que 240 (240!) équipes de télévision se bousculaient sur un tapis rouge de... 800 mètres de long. Autant dire que les stars du film, épuisées après quelques dizaines d'interviews dans cette cohue, ont laissé en plan des centaines de médias furieux d'avoir gaspillé une journée pour des miettes. Tous les journalistes, des stakhanovistes de junket cinés aux reporters pour la presse "sérieuse" (contraints de participer aussi aux junkets pour avoir accès aux acteurs et réalisateurs) se plaignent du dédain permanent de Hollywood pour leur travail (à ne pas manquer, à ce propos, l'article classique de Sharon Waxman sur son arrivée à Hollywood pour le Washington Post.)
Comme beaucoup, Toby Young a essayé de passer de l'autre côté du miroir et de travailler pour Hollywood. De son échec spectaculaire à Los Angeles, Toby a tiré son nouveau livre, The Sound of No Hands Clapping. Ce soir, nous organisons avec Cathy, Amy et le Los Angeles Press Club une fête en son honneur à Barnsdall Art Park. Après une réception en plein-air avec vue sur Griffith Park et Hollywood, sponsorisée par Pravda Vodka, le scénariste et producteur Rob Long (auteur de l'un de mes livres préférés sur Hollywood) interviewera Toby dans le théâtre et le public pourra poser ses questions. Les réponses affluent, mais le théâtre est grand et il est encore possible de nous rejoindre (détails sur le site du Club de la presse.)
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"Etre journaliste dans cette ville [Los Angeles] est une existence misérable. On est considéré comme de la drouille, une branche douteuse de l'industrie des relations publiques, le dernier ressort absolu," disait le journaliste-écrivain britannique Toby Young (photo) dans une interview avec Luke Ford, en 2003. Il faisait surtout allusion aux journalistes de Hollywood, traités comme un troupeau de porte-micros.
Ce mépris atteint des proportions presque fascinantes. Un copain envoyé interviewer Johnny Depp à la première de Pirates des Caraibes me racontait que tous les journalistes étaient convoqués à Disneyland, où se déroulait la première, trois heures avant l'arrivée des acteurs. Il a découvert que 240 (240!) équipes de télévision se bousculaient sur un tapis rouge de... 800 mètres de long. Autant dire que les stars du film, épuisées après quelques dizaines d'interviews dans cette cohue, ont laissé en plan des centaines de médias furieux d'avoir gaspillé une journée pour des miettes. Tous les journalistes, des stakhanovistes de junket cinés aux reporters pour la presse "sérieuse" (contraints de participer aussi aux junkets pour avoir accès aux acteurs et réalisateurs) se plaignent du dédain permanent de Hollywood pour leur travail (à ne pas manquer, à ce propos, l'article classique de Sharon Waxman sur son arrivée à Hollywood pour le Washington Post.)
Comme beaucoup, Toby Young a essayé de passer de l'autre côté du miroir et de travailler pour Hollywood. De son échec spectaculaire à Los Angeles, Toby a tiré son nouveau livre, The Sound of No Hands Clapping. Ce soir, nous organisons avec Cathy, Amy et le Los Angeles Press Club une fête en son honneur à Barnsdall Art Park. Après une réception en plein-air avec vue sur Griffith Park et Hollywood, sponsorisée par Pravda Vodka, le scénariste et producteur Rob Long (auteur de l'un de mes livres préférés sur Hollywood) interviewera Toby dans le théâtre et le public pourra poser ses questions. Les réponses affluent, mais le théâtre est grand et il est encore possible de nous rejoindre (détails sur le site du Club de la presse.)
PS: les commentaires désactivés depuis un mois devraient être rétablis sous peu. / Comments have been disactivated for a month but should be back up soon.

Bravo à ma collègue correspondante-pigiste à l'étranger Delphine Minoui, prix Albert Londres 2006 pour sa série d'articles sur l'Irak et l'Iran. Delphine était passée à L.A. l'année dernière, aussi incroyablement charmante que talentueuse (son site est ici). Mercredi, Delphine était dans l'émission Médias du Monde de RFI consacrée aux blogs de journalistes. Laurence Aloir interviewe également Pierre Haski de Libération (ex-Chine), Guillemette à New York et Bibi Lolo à L.A.
L'interview s'est déroulée tôt un matin avec la première tasse de café -- je cherchais mes mots en français, la honte. Et depuis le temps, je crois que le sujet des blogs ne m'inspire plus du tout. Mais les collègues ont toutes sortes de bonnes anecdotes. En revanche, l'émission insiste sur le fait que les journalistes blogueurs ne sont pas payés: or, les exemples de reporteurs-blogueurs payés abondent et pas seulement aux USA. Les quotidiens français qui ont des blogs "officiels" compensent leurs journalistes à ce que je sache...
Perso, je lis beaucoup de blogs de journalistes car mes amis sont souvent journalistes, mais tout l'intérêt des blogs est justement de vous ouvrir sur le quotidien de gens totalement différents. Je déteste la façon dont les séries télés ou les films sur-représentent les journalistes ou les écrivains. Un roman dont le héros est un... écrivain me fait enrager d'entrée. Non mais quelle flemme.
Ma copine Cathy, journaliste, utilise le blog de façon intéressante: pour débloquer sa crampe de l'écrivain. Quand elle peine à écrire une chronique, un petit coup de blog, et la machine est en route. Mon aspect préféré du blog, ce sont les gens bien plus malins que moi qui laissent des commentaires intelligents, plutôt en privé que sur le site d'ailleurs. Ils m'apprenent une foule de choses.
En réponse aux messages sympas au sujet de mon trouble squeletto-musculaire: le docteur m'a conseillée de m'éloigner de l'ordinateur le plus possible. Ma condition s'appelle en anglais "Radial Tunnel Syndrome". Derrière ce nom de science-fiction, rien de catastrophique: on ne m'a pas encore prescrit de prothèse en métal comme le Centaure Mécanique.

Bravo à ma collègue correspondante-pigiste à l'étranger Delphine Minoui, prix Albert Londres 2006 pour sa série d'articles sur l'Irak et l'Iran. Delphine était passée à L.A. l'année dernière, aussi incroyablement charmante que talentueuse (son site est ici). Mercredi, Delphine était dans l'émission Médias du Monde de RFI consacrée aux blogs de journalistes. Laurence Aloir interviewe également Pierre Haski de Libération (ex-Chine), Guillemette à New York et Bibi Lolo à L.A.
L'interview s'est déroulée tôt un matin avec la première tasse de café -- je cherchais mes mots en français, la honte. Et depuis le temps, je crois que le sujet des blogs ne m'inspire plus du tout. Mais les collègues ont toutes sortes de bonnes anecdotes. En revanche, l'émission insiste sur le fait que les journalistes blogueurs ne sont pas payés: or, les exemples de reporteurs-blogueurs payés abondent et pas seulement aux USA. Les quotidiens français qui ont des blogs "officiels" compensent leurs journalistes à ce que je sache...
Perso, je lis beaucoup de blogs de journalistes car mes amis sont souvent journalistes, mais tout l'intérêt des blogs est justement de vous ouvrir sur le quotidien de gens totalement différents. Je déteste la façon dont les séries télés ou les films sur-représentent les journalistes ou les écrivains. Un roman dont le héros est un... écrivain me fait enrager d'entrée. Non mais quelle flemme.
Ma copine Cathy, journaliste, utilise le blog de façon intéressante: pour débloquer sa crampe de l'écrivain. Quand elle peine à écrire une chronique, un petit coup de blog, et la machine est en route. Mon aspect préféré du blog, ce sont les gens bien plus malins que moi qui laissent des commentaires intelligents, plutôt en privé que sur le site d'ailleurs. Ils m'apprenent une foule de choses.
En réponse aux messages sympas au sujet de mon trouble squeletto-musculaire: le docteur m'a conseillée de m'éloigner de l'ordinateur le plus possible. Ma condition s'appelle en anglais "Radial Tunnel Syndrome". Derrière ce nom de science-fiction, rien de catastrophique: on ne m'a pas encore prescrit de prothèse en métal comme le Centaure Mécanique.

Bravo à ma collègue correspondante-pigiste à l'étranger Delphine Minoui, prix Albert Londres 2006 pour sa série d'articles sur l'Irak et l'Iran. Delphine était passée à L.A. l'année dernière, aussi incroyablement charmante que talentueuse (son site est ici). Mercredi, Delphine était dans l'émission Médias du Monde de RFI consacrée aux blogs de journalistes. Laurence Aloir interviewe également Pierre Haski de Libération (ex-Chine), Guillemette à New York et Bibi Lolo à L.A.
L'interview s'est déroulée tôt un matin avec la première tasse de café -- je cherchais mes mots en français, la honte. Et depuis le temps, je crois que le sujet des blogs ne m'inspire plus du tout. Mais les collègues ont toutes sortes de bonnes anecdotes. En revanche, l'émission insiste sur le fait que les journalistes blogueurs ne sont pas payés: or, les exemples de reporteurs-blogueurs payés abondent et pas seulement aux USA. Les quotidiens français qui ont des blogs "officiels" compensent leurs journalistes à ce que je sache...
Perso, je lis beaucoup de blogs de journalistes car mes amis sont souvent journalistes, mais tout l'intérêt des blogs est justement de vous ouvrir sur le quotidien de gens totalement différents. Je déteste la façon dont les séries télés ou les films sur-représentent les journalistes ou les écrivains. Un roman dont le héros est un... écrivain me fait enrager d'entrée. Non mais quelle flemme.
Ma copine Cathy, journaliste, utilise le blog de façon intéressante: pour débloquer sa crampe de l'écrivain. Quand elle peine à écrire une chronique, un petit coup de blog, et la machine est en route. Mon aspect préféré du blog, ce sont les gens bien plus malins que moi qui laissent des commentaires intelligents, plutôt en privé que sur le site d'ailleurs. Ils m'apprenent une foule de choses.
En réponse aux messages sympas au sujet de mon trouble squeletto-musculaire: le docteur m'a conseillée de m'éloigner de l'ordinateur le plus possible. Ma condition s'appelle en anglais "Radial Tunnel Syndrome". Derrière ce nom de science-fiction, rien de catastrophique: on ne m'a pas encore prescrit de prothèse en métal comme le Centaure Mécanique.

Bravo à ma collègue correspondante-pigiste à l'étranger Delphine Minoui, prix Albert Londres 2006 pour sa série d'articles sur l'Irak et l'Iran. Delphine était passée à L.A. l'année dernière, aussi incroyablement charmante que talentueuse (son site est ici). Mercredi, Delphine était dans l'émission Médias du Monde de RFI consacrée aux blogs de journalistes. Laurence Aloir interviewe également Pierre Haski de Libération (ex-Chine), Guillemette à New York et Bibi Lolo à L.A.
L'interview s'est déroulée tôt un matin avec la première tasse de café -- je cherchais mes mots en français, la honte. Et depuis le temps, je crois que le sujet des blogs ne m'inspire plus du tout. Mais les collègues ont toutes sortes de bonnes anecdotes. En revanche, l'émission insiste sur le fait que les journalistes blogueurs ne sont pas payés: or, les exemples de reporteurs-blogueurs payés abondent et pas seulement aux USA. Les quotidiens français qui ont des blogs "officiels" compensent leurs journalistes à ce que je sache...
Perso, je lis beaucoup de blogs de journalistes car mes amis sont souvent journalistes, mais tout l'intérêt des blogs est justement de vous ouvrir sur le quotidien de gens totalement différents. Je déteste la façon dont les séries télés ou les films sur-représentent les journalistes ou les écrivains. Un roman dont le héros est un... écrivain me fait enrager d'entrée. Non mais quelle flemme.
Ma copine Cathy, journaliste, utilise le blog de façon intéressante: pour débloquer sa crampe de l'écrivain. Quand elle peine à écrire une chronique, un petit coup de blog, et la machine est en route. Mon aspect préféré du blog, ce sont les gens bien plus malins que moi qui laissent des commentaires intelligents, plutôt en privé que sur le site d'ailleurs. Ils m'apprenent une foule de choses.
En réponse aux messages sympas au sujet de mon trouble squeletto-musculaire: le docteur m'a conseillée de m'éloigner de l'ordinateur le plus possible. Ma condition s'appelle en anglais "Radial Tunnel Syndrome". Derrière ce nom de science-fiction, rien de catastrophique: on ne m'a pas encore prescrit de prothèse en métal comme le Centaure Mécanique.

Bravo à ma collègue correspondante-pigiste à l'étranger Delphine Minoui, prix Albert Londres 2006 pour sa série d'articles sur l'Irak et l'Iran. Delphine était passée à L.A. l'année dernière, aussi incroyablement charmante que talentueuse (son site est ici). Mercredi, Delphine était dans l'émission Médias du Monde de RFI consacrée aux blogs de journalistes. Laurence Aloir interviewe également Pierre Haski de Libération (ex-Chine), Guillemette à New York et Bibi Lolo à L.A.
L'interview s'est déroulée tôt un matin avec la première tasse de café -- je cherchais mes mots en français, la honte. Et depuis le temps, je crois que le sujet des blogs ne m'inspire plus du tout. Mais les collègues ont toutes sortes de bonnes anecdotes. En revanche, l'émission insiste sur le fait que les journalistes blogueurs ne sont pas payés: or, les exemples de reporteurs-blogueurs payés abondent et pas seulement aux USA. Les quotidiens français qui ont des blogs "officiels" compensent leurs journalistes à ce que je sache...
Perso, je lis beaucoup de blogs de journalistes car mes amis sont souvent journalistes, mais tout l'intérêt des blogs est justement de vous ouvrir sur le quotidien de gens totalement différents. Je déteste la façon dont les séries télés ou les films sur-représentent les journalistes ou les écrivains. Un roman dont le héros est un... écrivain me fait enrager d'entrée. Non mais quelle flemme.
Ma copine Cathy, journaliste, utilise le blog de façon intéressante: pour débloquer sa crampe de l'écrivain. Quand elle peine à écrire une chronique, un petit coup de blog, et la machine est en route. Mon aspect préféré du blog, ce sont les gens bien plus malins que moi qui laissent des commentaires intelligents, plutôt en privé que sur le site d'ailleurs. Ils m'apprenent une foule de choses.
En réponse aux messages sympas au sujet de mon trouble squeletto-musculaire: le docteur m'a conseillée de m'éloigner de l'ordinateur le plus possible. Ma condition s'appelle en anglais "Radial Tunnel Syndrome". Derrière ce nom de science-fiction, rien de catastrophique: on ne m'a pas encore prescrit de prothèse en métal comme le Centaure Mécanique.
Deux choses à noter ce week-end: la deuxième partie de l'émission Nous Autres sur Los Angeles, diffusée vendredi sur France Inter et disponible en Podcast ou en simple téléchargement. Nous Autres donne le micro à Marie, une Strasbourgeoise de 25 ans. Elle ne sait pas encore ce qu'elle va faire dans la vie et est venue à Los Angeles pour "se mettre un coup de pied au cul." Elle chronique sa poursuite à L.A. en anglais et en français dans son très bon blog Est/Ouest. Il m'a tellement plu que j'ai invité Marie à passer boire un pot, puisque nous habitons tous les deux dans le même quartier. Son point de vue sur L.A. (mélange de fascination et d'effroi) est très rafraichissant.
A noter tant qu'on y est pour les Parisiens qui s'intéressent à L.A., un colloque gratuit bientôt à la BNF: Los Angeles, un autre regard sur une ville autre.
Note while we are at it to the Parisians interested in L.A.: this forthcoming free colloquim at the French State Library BNF, Los Angeles, un autre regard sur une ville autre.
Ensuite, Libération lance demain son nouveau supplément du samedi de 48 pages, Ecrans, auquel je fournis une chronique sur les séries TV. Je ne vois encore rien sur le site oueb de Libé, mais il parait qu'une grande campagne d'affichage bat son plein en France. Curieuse de voir ce que ca donne.
En ce qui me concerne, en route pour Palm Springs (les dinosaures sur la photo sont sur le chemin), pour un événement impliquant Heather, le lapin blogueur. En espérant soigner dans l'air du désert un violent trouble musculo-squelettique de ceux contre lequels Stephanie Booth en Suisse nous avait mis en garde. Ouch. Taper sur un clavier ou même changer de vitesse en voiture sont devenus des épreuves. Ca sent le sapin pour emmanuelle.net! Bon week-end.
Deux choses à noter ce week-end: la deuxième partie de l'émission Nous Autres sur Los Angeles, diffusée vendredi sur France Inter et disponible en Podcast ou en simple téléchargement. Nous Autres donne le micro à Marie, une Strasbourgeoise de 25 ans. Elle ne sait pas encore ce qu'elle va faire dans la vie et est venue à Los Angeles pour "se mettre un coup de pied au cul." Elle chronique sa poursuite à L.A. en anglais et en français dans son très bon blog Est/Ouest. Il m'a tellement plu que j'ai invité Marie à passer boire un pot, puisque nous habitons tous les deux dans le même quartier. Son point de vue sur L.A. (mélange de fascination et d'effroi) est très rafraichissant.
A noter tant qu'on y est pour les Parisiens qui s'intéressent à L.A., un colloque gratuit bientôt à la BNF: Los Angeles, un autre regard sur une ville autre.
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Ensuite, Libération lance demain son nouveau supplément du samedi de 48 pages, Ecrans, auquel je fournis une chronique sur les séries TV. Je ne vois encore rien sur le site oueb de Libé, mais il parait qu'une grande campagne d'affichage bat son plein en France. Curieuse de voir ce que ca donne.
En ce qui me concerne, en route pour Palm Springs (les dinosaures sur la photo sont sur le chemin), pour un événement impliquant Heather, le lapin blogueur. En espérant soigner dans l'air du désert un violent trouble musculo-squelettique de ceux contre lequels Stephanie Booth en Suisse nous avait mis en garde. Ouch. Taper sur un clavier ou même changer de vitesse en voiture sont devenus des épreuves. Ca sent le sapin pour emmanuelle.net! Bon week-end.
Deux choses à noter ce week-end: la deuxième partie de l'émission Nous Autres sur Los Angeles, diffusée vendredi sur France Inter et disponible en Podcast ou en simple téléchargement. Nous Autres donne le micro à Marie, une Strasbourgeoise de 25 ans. Elle ne sait pas encore ce qu'elle va faire dans la vie et est venue à Los Angeles pour "se mettre un coup de pied au cul." Elle chronique sa poursuite à L.A. en anglais et en français dans son très bon blog Est/Ouest. Il m'a tellement plu que j'ai invité Marie à passer boire un pot, puisque nous habitons tous les deux dans le même quartier. Son point de vue sur L.A. (mélange de fascination et d'effroi) est très rafraichissant.
A noter tant qu'on y est pour les Parisiens qui s'intéressent à L.A., un colloque gratuit bientôt à la BNF: Los Angeles, un autre regard sur une ville autre.
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Ensuite, Libération lance demain son nouveau supplément du samedi de 48 pages, Ecrans, auquel je fournis une chronique sur les séries TV. Je ne vois encore rien sur le site oueb de Libé, mais il parait qu'une grande campagne d'affichage bat son plein en France. Curieuse de voir ce que ca donne.
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A noter tant qu'on y est pour les Parisiens qui s'intéressent à L.A., un colloque gratuit bientôt à la BNF: Los Angeles, un autre regard sur une ville autre.
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Ensuite, Libération lance demain son nouveau supplément du samedi de 48 pages, Ecrans, auquel je fournis une chronique sur les séries TV. Je ne vois encore rien sur le site oueb de Libé, mais il parait qu'une grande campagne d'affichage bat son plein en France. Curieuse de voir ce que ca donne.
En ce qui me concerne, en route pour Palm Springs (les dinosaures sur la photo sont sur le chemin), pour un événement impliquant Heather, le lapin blogueur. En espérant soigner dans l'air du désert un violent trouble musculo-squelettique de ceux contre lequels Stephanie Booth en Suisse nous avait mis en garde. Ouch. Taper sur un clavier ou même changer de vitesse en voiture sont devenus des épreuves. Ca sent le sapin pour emmanuelle.net! Bon week-end.
Deux choses à noter ce week-end: la deuxième partie de l'émission Nous Autres sur Los Angeles, diffusée vendredi sur France Inter et disponible en Podcast ou en simple téléchargement. Nous Autres donne le micro à Marie, une Strasbourgeoise de 25 ans. Elle ne sait pas encore ce qu'elle va faire dans la vie et est venue à Los Angeles pour "se mettre un coup de pied au cul." Elle chronique sa poursuite à L.A. en anglais et en français dans son très bon blog Est/Ouest. Il m'a tellement plu que j'ai invité Marie à passer boire un pot, puisque nous habitons tous les deux dans le même quartier. Son point de vue sur L.A. (mélange de fascination et d'effroi) est très rafraichissant.
A noter tant qu'on y est pour les Parisiens qui s'intéressent à L.A., un colloque gratuit bientôt à la BNF: Los Angeles, un autre regard sur une ville autre.
Note while we are at it to the Parisians interested in L.A.: this forthcoming free colloquim at the French State Library BNF, Los Angeles, un autre regard sur une ville autre.
Ensuite, Libération lance demain son nouveau supplément du samedi de 48 pages, Ecrans, auquel je fournis une chronique sur les séries TV. Je ne vois encore rien sur le site oueb de Libé, mais il parait qu'une grande campagne d'affichage bat son plein en France. Curieuse de voir ce que ca donne.
En ce qui me concerne, en route pour Palm Springs (les dinosaures sur la photo sont sur le chemin), pour un événement impliquant Heather, le lapin blogueur. En espérant soigner dans l'air du désert un violent trouble musculo-squelettique de ceux contre lequels Stephanie Booth en Suisse nous avait mis en garde. Ouch. Taper sur un clavier ou même changer de vitesse en voiture sont devenus des épreuves. Ca sent le sapin pour emmanuelle.net! Bon week-end.
Ceux qui me connaissent à L.A. savent que je suis bénévole pour le Los Angeles Press Club, ultra-glamour dans les années 40-50: non seulement leur QG était à l'hôtel Roosevelt, à Hollywood, mais à l'époque, le club avait une Miss annuelle. Une année, Miss L.A. Press Club était cette jeune actrice, Marilyn Monroe. J'ignorais que deux ans auparavant, Mamie Van Doren avait également été Miss Press Club (voir la photo tirée du site de Mamie, qui, soit dit en passant, reste très en forme.) Rien de tel que l'exploitation d'une beauté blonde pour promouvoir de façon éhontée deux prochaines soirées au Club, moins pailletées qu'autrefois mais en plein dans notre époque:
INTOONFADA THIS THURSDAY. Matt is moderating an interesting L.A. Press Club panel this Thursday, May 11, at 7:30, talking about the Danish cartoons controversy, specifically how it played out with Borders banning an issue of Skeptical Inquirer magazine.
On the panel will be Skeptical Inquirer guy & constitutional lawyer Eddie Tabash; Reason's Brian Doherty, Edina Lekovic of the Muslim Public Affairs Council.
Go to http://www.lapressclub.org for more details
PRISONER OF X AND NEWS JUNKIE GRILLED BY GENERATION KILL
WHAT: A reception for two now-sober journalistic troublemakers: Allan MacDonell, whose high-flaming memoir, Prisoner of X: 20 Years in the Hole at Hustler Magazine (Feral House), has been featured in the NY Times, NY Post, Rolling Stone, Vanity Fair and NPR; and Jason Leopold, the obsessive-compulsive investigative journalist whose News Junkie (Process) details the felonious conduct behind his rise and fall at the Los Angeles Times, Salon and Dow Jones Newswires, and later his rise once again in the independent media.
FOLLOWED BY: A discussion with the two writers moderated by Evan Wright, whose bestselling Generation Kill, about American grunts in Iraq, won the 2005 PEN award for the best work of researched nonfiction.
WHEN: Thursday, May 18. Reception begins at 6:30 p.m., with presentation and Q & A starting at 7:30 p.m.
WHERE: The Steve Allen Theater located in Los Feliz/East Hollywood, 4773 Hollywood Blvd., one block west of Vermont. Plenty of free parking. Check out steveallentheater.com for information about upcoming events, including the 666 Satanic High Mass.
Go to http://www.lapressclub.org for more details.
PS: check out Luke Ford's interview with Allan McDonell.
Ceux qui me connaissent à L.A. savent que je suis bénévole pour le Los Angeles Press Club, ultra-glamour dans les années 40-50: non seulement leur QG était à l'hôtel Roosevelt, à Hollywood, mais à l'époque, le club avait une Miss annuelle. Une année, Miss L.A. Press Club était cette jeune actrice, Marilyn Monroe. J'ignorais que deux ans auparavant, Mamie Van Doren avait également été Miss Press Club (voir la photo tirée du site de Mamie, qui, soit dit en passant, reste très en forme.) Rien de tel que l'exploitation d'une beauté blonde pour promouvoir de façon éhontée deux prochaines soirées au Club, moins pailletées qu'autrefois mais en plein dans notre époque:
INTOONFADA THIS THURSDAY. Matt is moderating an interesting L.A. Press Club panel this Thursday, May 11, at 7:30, talking about the Danish cartoons controversy, specifically how it played out with Borders banning an issue of Skeptical Inquirer magazine.
On the panel will be Skeptical Inquirer guy & constitutional lawyer Eddie Tabash; Reason's Brian Doherty, Edina Lekovic of the Muslim Public Affairs Council.
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WHAT: A reception for two now-sober journalistic troublemakers: Allan MacDonell, whose high-flaming memoir, Prisoner of X: 20 Years in the Hole at Hustler Magazine (Feral House), has been featured in the NY Times, NY Post, Rolling Stone, Vanity Fair and NPR; and Jason Leopold, the obsessive-compulsive investigative journalist whose News Junkie (Process) details the felonious conduct behind his rise and fall at the Los Angeles Times, Salon and Dow Jones Newswires, and later his rise once again in the independent media.
FOLLOWED BY: A discussion with the two writers moderated by Evan Wright, whose bestselling Generation Kill, about American grunts in Iraq, won the 2005 PEN award for the best work of researched nonfiction.
WHEN: Thursday, May 18. Reception begins at 6:30 p.m., with presentation and Q & A starting at 7:30 p.m.
WHERE: The Steve Allen Theater located in Los Feliz/East Hollywood, 4773 Hollywood Blvd., one block west of Vermont. Plenty of free parking. Check out steveallentheater.com for information about upcoming events, including the 666 Satanic High Mass.
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PS: check out Luke Ford's interview with Allan McDonell.
Ceux qui me connaissent à L.A. savent que je suis bénévole pour le Los Angeles Press Club, ultra-glamour dans les années 40-50: non seulement leur QG était à l'hôtel Roosevelt, à Hollywood, mais à l'époque, le club avait une Miss annuelle. Une année, Miss L.A. Press Club était cette jeune actrice, Marilyn Monroe. J'ignorais que deux ans auparavant, Mamie Van Doren avait également été Miss Press Club (voir la photo tirée du site de Mamie, qui, soit dit en passant, reste très en forme.) Rien de tel que l'exploitation d'une beauté blonde pour promouvoir de façon éhontée deux prochaines soirées au Club, moins pailletées qu'autrefois mais en plein dans notre époque:
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WHAT: A reception for two now-sober journalistic troublemakers: Allan MacDonell, whose high-flaming memoir, Prisoner of X: 20 Years in the Hole at Hustler Magazine (Feral House), has been featured in the NY Times, NY Post, Rolling Stone, Vanity Fair and NPR; and Jason Leopold, the obsessive-compulsive investigative journalist whose News Junkie (Process) details the felonious conduct behind his rise and fall at the Los Angeles Times, Salon and Dow Jones Newswires, and later his rise once again in the independent media.
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WHEN: Thursday, May 18. Reception begins at 6:30 p.m., with presentation and Q & A starting at 7:30 p.m.
WHERE: The Steve Allen Theater located in Los Feliz/East Hollywood, 4773 Hollywood Blvd., one block west of Vermont. Plenty of free parking. Check out steveallentheater.com for information about upcoming events, including the 666 Satanic High Mass.
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WHAT: A reception for two now-sober journalistic troublemakers: Allan MacDonell, whose high-flaming memoir, Prisoner of X: 20 Years in the Hole at Hustler Magazine (Feral House), has been featured in the NY Times, NY Post, Rolling Stone, Vanity Fair and NPR; and Jason Leopold, the obsessive-compulsive investigative journalist whose News Junkie (Process) details the felonious conduct behind his rise and fall at the Los Angeles Times, Salon and Dow Jones Newswires, and later his rise once again in the independent media.
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WHEN: Thursday, May 18. Reception begins at 6:30 p.m., with presentation and Q & A starting at 7:30 p.m.
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Ceux qui me connaissent à L.A. savent que je suis bénévole pour le Los Angeles Press Club, ultra-glamour dans les années 40-50: non seulement leur QG était à l'hôtel Roosevelt, à Hollywood, mais à l'époque, le club avait une Miss annuelle. Une année, Miss L.A. Press Club était cette jeune actrice, Marilyn Monroe. J'ignorais que deux ans auparavant, Mamie Van Doren avait également été Miss Press Club (voir la photo tirée du site de Mamie, qui, soit dit en passant, reste très en forme.) Rien de tel que l'exploitation d'une beauté blonde pour promouvoir de façon éhontée deux prochaines soirées au Club, moins pailletées qu'autrefois mais en plein dans notre époque:
INTOONFADA THIS THURSDAY. Matt is moderating an interesting L.A. Press Club panel this Thursday, May 11, at 7:30, talking about the Danish cartoons controversy, specifically how it played out with Borders banning an issue of Skeptical Inquirer magazine.
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WHAT: A reception for two now-sober journalistic troublemakers: Allan MacDonell, whose high-flaming memoir, Prisoner of X: 20 Years in the Hole at Hustler Magazine (Feral House), has been featured in the NY Times, NY Post, Rolling Stone, Vanity Fair and NPR; and Jason Leopold, the obsessive-compulsive investigative journalist whose News Junkie (Process) details the felonious conduct behind his rise and fall at the Los Angeles Times, Salon and Dow Jones Newswires, and later his rise once again in the independent media.
FOLLOWED BY: A discussion with the two writers moderated by Evan Wright, whose bestselling Generation Kill, about American grunts in Iraq, won the 2005 PEN award for the best work of researched nonfiction.
WHEN: Thursday, May 18. Reception begins at 6:30 p.m., with presentation and Q & A starting at 7:30 p.m.
WHERE: The Steve Allen Theater located in Los Feliz/East Hollywood, 4773 Hollywood Blvd., one block west of Vermont. Plenty of free parking. Check out steveallentheater.com for information about upcoming events, including the 666 Satanic High Mass.
Go to http://www.lapressclub.org for more details.
PS: check out Luke Ford's interview with Allan McDonell.
C'est le titre d'un article brutal dans le Wall Street Journal sur le journal Libération (qui m'emploie à la pige), tandis que le Washington Post se moque de la dernière reculade en date du gouvernement français, sur une loi anti-tabac.
Hier, je suis allée écouter le ministre français de l'économie et des finances Thierry Breton s'adresser à une centaines d'étudiants en affaires de l'université de USC. Il était plutôt bon avec les jeunes quand il s'agissait de "vendre" l'économie française, souvent décrite en termes apocalyptiques dans les médias américains. J'ai vu pas mal de bouches ouvertes quand il a cité des chiffres impressionnants sur les investissements étrangers en France, et toute une série de descriptions forcément ultra-positives, faisant contraste avec les images de foules en colère et de voitures renversées.
Il a affirmé que le "gouvernement a corrigé le système stupide des 35h, heureusement" et a invité ces entrepreneurs de demain à venir bosser et investir en France où ils "payeraient moins d'impôts en travaillant à Paris qu'à New York" (ce qui va dans le sens de tout ce j'entends sur le taux d'imposition record à NYC, mais j'aimerais beaucoup vérifier cela.) J'ai l'impression que ces fans du "free market" ne se bousculeront pas de sitôt au portillon, ayant trouvé Breton trop vague dans ses explications sur sa façon de mener ses réformes (en moins d'une heure, reconnaissons-le, c'était difficile.) Mais une étudiante américaine qui adore la France en touriste me disait qu'elle était trop attachée à "la sécurité de l'emploi à l'américaine" pour déménager à Pawrisss: Explications: "Sécurité, dans le sens où on sait que l’économie américaine fournit des emplois, surtout pour les diplômés des meilleures universités comme celle-ci."
PS: c'est toujours rafraichissant de voir des Français, même ministres. Breton portait un costume impeccable et une chemise rose-rose (pas vraiment une option pour un secrétaire d'état américain) et quand un cinquagénaire barbu lui a rappelé qu'ils avaient travaillé ensemble il y a vingt ans, le ministre l'a reconnu et s'est exclamé devant l'assemblée: "Comme tu as changé! Ce doit être la barbe... et on dirait que tu as pris quelques kilos." Ah, la diplomatie française!
C'est le titre d'un article brutal dans le Wall Street Journal sur le journal Libération (qui m'emploie à la pige), tandis que le Washington Post se moque de la dernière reculade en date du gouvernement français, sur une loi anti-tabac.
Hier, je suis allée écouter le ministre français de l'économie et des finances Thierry Breton s'adresser à une centaines d'étudiants en affaires de l'université de USC. Il était plutôt bon avec les jeunes quand il s'agissait de "vendre" l'économie française, souvent décrite en termes apocalyptiques dans les médias américains. J'ai vu pas mal de bouches ouvertes quand il a cité des chiffres impressionnants sur les investissements étrangers en France, et toute une série de descriptions forcément ultra-positives, faisant contraste avec les images de foules en colère et de voitures renversées.
Il a affirmé que le "gouvernement a corrigé le système stupide des 35h, heureusement" et a invité ces entrepreneurs de demain à venir bosser et investir en France où ils "payeraient moins d'impôts en travaillant à Paris qu'à New York" (ce qui va dans le sens de tout ce j'entends sur le taux d'imposition record à NYC, mais j'aimerais beaucoup vérifier cela.) J'ai l'impression que ces fans du "free market" ne se bousculeront pas de sitôt au portillon, ayant trouvé Breton trop vague dans ses explications sur sa façon de mener ses réformes (en moins d'une heure, reconnaissons-le, c'était difficile.) Mais une étudiante américaine qui adore la France en touriste me disait qu'elle était trop attachée à "la sécurité de l'emploi à l'américaine" pour déménager à Pawrisss: Explications: "Sécurité, dans le sens où on sait que l’économie américaine fournit des emplois, surtout pour les diplômés des meilleures universités comme celle-ci."
PS: c'est toujours rafraichissant de voir des Français, même ministres. Breton portait un costume impeccable et une chemise rose-rose (pas vraiment une option pour un secrétaire d'état américain) et quand un cinquagénaire barbu lui a rappelé qu'ils avaient travaillé ensemble il y a vingt ans, le ministre l'a reconnu et s'est exclamé devant l'assemblée: "Comme tu as changé! Ce doit être la barbe... et on dirait que tu as pris quelques kilos." Ah, la diplomatie française!
C'est le titre d'un article brutal dans le Wall Street Journal sur le journal Libération (qui m'emploie à la pige), tandis que le Washington Post se moque de la dernière reculade en date du gouvernement français, sur une loi anti-tabac.
Hier, je suis allée écouter le ministre français de l'économie et des finances Thierry Breton s'adresser à une centaines d'étudiants en affaires de l'université de USC. Il était plutôt bon avec les jeunes quand il s'agissait de "vendre" l'économie française, souvent décrite en termes apocalyptiques dans les médias américains. J'ai vu pas mal de bouches ouvertes quand il a cité des chiffres impressionnants sur les investissements étrangers en France, et toute une série de descriptions forcément ultra-positives, faisant contraste avec les images de foules en colère et de voitures renversées.
Il a affirmé que le "gouvernement a corrigé le système stupide des 35h, heureusement" et a invité ces entrepreneurs de demain à venir bosser et investir en France où ils "payeraient moins d'impôts en travaillant à Paris qu'à New York" (ce qui va dans le sens de tout ce j'entends sur le taux d'imposition record à NYC, mais j'aimerais beaucoup vérifier cela.) J'ai l'impression que ces fans du "free market" ne se bousculeront pas de sitôt au portillon, ayant trouvé Breton trop vague dans ses explications sur sa façon de mener ses réformes (en moins d'une heure, reconnaissons-le, c'était difficile.) Mais une étudiante américaine qui adore la France en touriste me disait qu'elle était trop attachée à "la sécurité de l'emploi à l'américaine" pour déménager à Pawrisss: Explications: "Sécurité, dans le sens où on sait que l’économie américaine fournit des emplois, surtout pour les diplômés des meilleures universités comme celle-ci."
PS: c'est toujours rafraichissant de voir des Français, même ministres. Breton portait un costume impeccable et une chemise rose-rose (pas vraiment une option pour un secrétaire d'état américain) et quand un cinquagénaire barbu lui a rappelé qu'ils avaient travaillé ensemble il y a vingt ans, le ministre l'a reconnu et s'est exclamé devant l'assemblée: "Comme tu as changé! Ce doit être la barbe... et on dirait que tu as pris quelques kilos." Ah, la diplomatie française!
C'est le titre d'un article brutal dans le Wall Street Journal sur le journal Libération (qui m'emploie à la pige), tandis que le Washington Post se moque de la dernière reculade en date du gouvernement français, sur une loi anti-tabac.
Hier, je suis allée écouter le ministre français de l'économie et des finances Thierry Breton s'adresser à une centaines d'étudiants en affaires de l'université de USC. Il était plutôt bon avec les jeunes quand il s'agissait de "vendre" l'économie française, souvent décrite en termes apocalyptiques dans les médias américains. J'ai vu pas mal de bouches ouvertes quand il a cité des chiffres impressionnants sur les investissements étrangers en France, et toute une série de descriptions forcément ultra-positives, faisant contraste avec les images de foules en colère et de voitures renversées.
Il a affirmé que le "gouvernement a corrigé le système stupide des 35h, heureusement" et a invité ces entrepreneurs de demain à venir bosser et investir en France où ils "payeraient moins d'impôts en travaillant à Paris qu'à New York" (ce qui va dans le sens de tout ce j'entends sur le taux d'imposition record à NYC, mais j'aimerais beaucoup vérifier cela.) J'ai l'impression que ces fans du "free market" ne se bousculeront pas de sitôt au portillon, ayant trouvé Breton trop vague dans ses explications sur sa façon de mener ses réformes (en moins d'une heure, reconnaissons-le, c'était difficile.) Mais une étudiante américaine qui adore la France en touriste me disait qu'elle était trop attachée à "la sécurité de l'emploi à l'américaine" pour déménager à Pawrisss: Explications: "Sécurité, dans le sens où on sait que l’économie américaine fournit des emplois, surtout pour les diplômés des meilleures universités comme celle-ci."
PS: c'est toujours rafraichissant de voir des Français, même ministres. Breton portait un costume impeccable et une chemise rose-rose (pas vraiment une option pour un secrétaire d'état américain) et quand un cinquagénaire barbu lui a rappelé qu'ils avaient travaillé ensemble il y a vingt ans, le ministre l'a reconnu et s'est exclamé devant l'assemblée: "Comme tu as changé! Ce doit être la barbe... et on dirait que tu as pris quelques kilos." Ah, la diplomatie française!
C'est le titre d'un article brutal dans le Wall Street Journal sur le journal Libération (qui m'emploie à la pige), tandis que le Washington Post se moque de la dernière reculade en date du gouvernement français, sur une loi anti-tabac.
Hier, je suis allée écouter le ministre français de l'économie et des finances Thierry Breton s'adresser à une centaines d'étudiants en affaires de l'université de USC. Il était plutôt bon avec les jeunes quand il s'agissait de "vendre" l'économie française, souvent décrite en termes apocalyptiques dans les médias américains. J'ai vu pas mal de bouches ouvertes quand il a cité des chiffres impressionnants sur les investissements étrangers en France, et toute une série de descriptions forcément ultra-positives, faisant contraste avec les images de foules en colère et de voitures renversées.
Il a affirmé que le "gouvernement a corrigé le système stupide des 35h, heureusement" et a invité ces entrepreneurs de demain à venir bosser et investir en France où ils "payeraient moins d'impôts en travaillant à Paris qu'à New York" (ce qui va dans le sens de tout ce j'entends sur le taux d'imposition record à NYC, mais j'aimerais beaucoup vérifier cela.) J'ai l'impression que ces fans du "free market" ne se bousculeront pas de sitôt au portillon, ayant trouvé Breton trop vague dans ses explications sur sa façon de mener ses réformes (en moins d'une heure, reconnaissons-le, c'était difficile.) Mais une étudiante américaine qui adore la France en touriste me disait qu'elle était trop attachée à "la sécurité de l'emploi à l'américaine" pour déménager à Pawrisss: Explications: "Sécurité, dans le sens où on sait que l’économie américaine fournit des emplois, surtout pour les diplômés des meilleures universités comme celle-ci."
PS: c'est toujours rafraichissant de voir des Français, même ministres. Breton portait un costume impeccable et une chemise rose-rose (pas vraiment une option pour un secrétaire d'état américain) et quand un cinquagénaire barbu lui a rappelé qu'ils avaient travaillé ensemble il y a vingt ans, le ministre l'a reconnu et s'est exclamé devant l'assemblée: "Comme tu as changé! Ce doit être la barbe... et on dirait que tu as pris quelques kilos." Ah, la diplomatie française!
Cheeta, le plus vieux chimpanzé du monde a fêté son 74ième anniversaire cet après-midi en Californie entourés d'amis, avec un soda light et un gâteau sans sucre (il a du diabète, mais mis à part ca, il est en super forme.) Quelques photos sont ici; un article suivra. En attendant, voici une interview avec Dan, le "maître" de Cheeta sur NPR (en anglais).
Cheeta, le plus vieux chimpanzé du monde a fêté son 74ième anniversaire cet après-midi en Californie entourés d'amis, avec un soda light et un gâteau sans sucre (il a du diabète, mais mis à part ca, il est en super forme.) Quelques photos sont ici; un article suivra. En attendant, voici une interview avec Dan, le "maître" de Cheeta sur NPR (en anglais).
Cheeta, le plus vieux chimpanzé du monde a fêté son 74ième anniversaire cet après-midi en Californie entourés d'amis, avec un soda light et un gâteau sans sucre (il a du diabète, mais mis à part ca, il est en super forme.) Quelques photos sont ici; un article suivra. En attendant, voici une interview avec Dan, le "maître" de Cheeta sur NPR (en anglais).
Cheeta, le plus vieux chimpanzé du monde a fêté son 74ième anniversaire cet après-midi en Californie entourés d'amis, avec un soda light et un gâteau sans sucre (il a du diabète, mais mis à part ca, il est en super forme.) Quelques photos sont ici; un article suivra. En attendant, voici une interview avec Dan, le "maître" de Cheeta sur NPR (en anglais).
Cheeta, le plus vieux chimpanzé du monde a fêté son 74ième anniversaire cet après-midi en Californie entourés d'amis, avec un soda light et un gâteau sans sucre (il a du diabète, mais mis à part ca, il est en super forme.) Quelques photos sont ici; un article suivra. En attendant, voici une interview avec Dan, le "maître" de Cheeta sur NPR (en anglais).
Lors d'une séance d'interviews ce week-end à New York pour la sortie du nouveau film de Spike Lee, Inside Man (très réussi) Denzel Washington nous a expliqué la différence entre interpréter un flic de New York et un flic de Los Angeles. Son personnage dans Inside Man est new-yorkais pur jus et bavard comme lui. Il décrit les policiers de New York et de Los Angeles dans cet extrait audio (1'22" à télécharger en MP3 ici avec en bonus, une histoire de sandwich aux cornichons.)
"A New York, (pour un flic) il faut avoir du talent dans ses relations avec les gens et savoir s'adapter. A Los Angeles, vous faites signe à la personne d'arrêter sa voiture sur le bas-côté... vous l'isolez, vous sortez de la bagnole... Les flics à L.A. ont plus de contrôle: ils arrivent par derrière. Ici, à New York, vous avez plein de gens autour, vous ne savez pas qui est qui..."
Je peux confirmer: impossible de protester avec les policiers de L.A. Mais si vous faites preuve d'humilité ("Vous avez raison, officer, je me disais justement que je roulais trop vite..") ils sont en général coulants. Du moins dans mon expérience de Frenchie, qui, avec son gros accent, doit certainement les distraire des criminels plus sérieux dans les quartiers alentours, infestés de gangs.
""In New York, (for a cop) you have to have people skills. And you have to adjust. In Los Angeles, you pull out behind someone, you isolate them, you get out of the car... but they have more control. They come out behind you. Here (in NYC), you have people all around, you don't know who's who...""
I can confirm that it's impossible to protest with L.A. cops. But if you act humble ("You're right, officer, I was actually thinking that I was going to fast...") they're pretty lenient. At least that's what I experience as a Frenchie, whose thick accent is probably a little distraction from the more serious thugs in the nearby crime-infested neighborhoods.
(Photo: Universal Studios)
Lors d'une séance d'interviews ce week-end à New York pour la sortie du nouveau film de Spike Lee, Inside Man (très réussi) Denzel Washington nous a expliqué la différence entre interpréter un flic de New York et un flic de Los Angeles. Son personnage dans Inside Man est new-yorkais pur jus et bavard comme lui. Il décrit les policiers de New York et de Los Angeles dans cet extrait audio (1'22" à télécharger en MP3 ici avec en bonus, une histoire de sandwich aux cornichons.)
"A New York, (pour un flic) il faut avoir du talent dans ses relations avec les gens et savoir s'adapter. A Los Angeles, vous faites signe à la personne d'arrêter sa voiture sur le bas-côté... vous l'isolez, vous sortez de la bagnole... Les flics à L.A. ont plus de contrôle: ils arrivent par derrière. Ici, à New York, vous avez plein de gens autour, vous ne savez pas qui est qui..."
Je peux confirmer: impossible de protester avec les policiers de L.A. Mais si vous faites preuve d'humilité ("Vous avez raison, officer, je me disais justement que je roulais trop vite..") ils sont en général coulants. Du moins dans mon expérience de Frenchie, qui, avec son gros accent, doit certainement les distraire des criminels plus sérieux dans les quartiers alentours, infestés de gangs.
""In New York, (for a cop) you have to have people skills. And you have to adjust. In Los Angeles, you pull out behind someone, you isolate them, you get out of the car... but they have more control. They come out behind you. Here (in NYC), you have people all around, you don't know who's who...""
I can confirm that it's impossible to protest with L.A. cops. But if you act humble ("You're right, officer, I was actually thinking that I was going to fast...") they're pretty lenient. At least that's what I experience as a Frenchie, whose thick accent is probably a little distraction from the more serious thugs in the nearby crime-infested neighborhoods.
(Photo: Universal Studios)
Lors d'une séance d'interviews ce week-end à New York pour la sortie du nouveau film de Spike Lee, Inside Man (très réussi) Denzel Washington nous a expliqué la différence entre interpréter un flic de New York et un flic de Los Angeles. Son personnage dans Inside Man est new-yorkais pur jus et bavard comme lui. Il décrit les policiers de New York et de Los Angeles dans cet extrait audio (1'22" à télécharger en MP3 ici avec en bonus, une histoire de sandwich aux cornichons.)
"A New York, (pour un flic) il faut avoir du talent dans ses relations avec les gens et savoir s'adapter. A Los Angeles, vous faites signe à la personne d'arrêter sa voiture sur le bas-côté... vous l'isolez, vous sortez de la bagnole... Les flics à L.A. ont plus de contrôle: ils arrivent par derrière. Ici, à New York, vous avez plein de gens autour, vous ne savez pas qui est qui..."
Je peux confirmer: impossible de protester avec les policiers de L.A. Mais si vous faites preuve d'humilité ("Vous avez raison, officer, je me disais justement que je roulais trop vite..") ils sont en général coulants. Du moins dans mon expérience de Frenchie, qui, avec son gros accent, doit certainement les distraire des criminels plus sérieux dans les quartiers alentours, infestés de gangs.
""In New York, (for a cop) you have to have people skills. And you have to adjust. In Los Angeles, you pull out behind someone, you isolate them, you get out of the car... but they have more control. They come out behind you. Here (in NYC), you have people all around, you don't know who's who...""
I can confirm that it's impossible to protest with L.A. cops. But if you act humble ("You're right, officer, I was actually thinking that I was going to fast...") they're pretty lenient. At least that's what I experience as a Frenchie, whose thick accent is probably a little distraction from the more serious thugs in the nearby crime-infested neighborhoods.
(Photo: Universal Studios)
Lors d'une séance d'interviews ce week-end à New York pour la sortie du nouveau film de Spike Lee, Inside Man (très réussi) Denzel Washington nous a expliqué la différence entre interpréter un flic de New York et un flic de Los Angeles. Son personnage dans Inside Man est new-yorkais pur jus et bavard comme lui. Il décrit les policiers de New York et de Los Angeles dans cet extrait audio (1'22" à télécharger en MP3 ici avec en bonus, une histoire de sandwich aux cornichons.)
"A New York, (pour un flic) il faut avoir du talent dans ses relations avec les gens et savoir s'adapter. A Los Angeles, vous faites signe à la personne d'arrêter sa voiture sur le bas-côté... vous l'isolez, vous sortez de la bagnole... Les flics à L.A. ont plus de contrôle: ils arrivent par derrière. Ici, à New York, vous avez plein de gens autour, vous ne savez pas qui est qui..."
Je peux confirmer: impossible de protester avec les policiers de L.A. Mais si vous faites preuve d'humilité ("Vous avez raison, officer, je me disais justement que je roulais trop vite..") ils sont en général coulants. Du moins dans mon expérience de Frenchie, qui, avec son gros accent, doit certainement les distraire des criminels plus sérieux dans les quartiers alentours, infestés de gangs.
""In New York, (for a cop) you have to have people skills. And you have to adjust. In Los Angeles, you pull out behind someone, you isolate them, you get out of the car... but they have more control. They come out behind you. Here (in NYC), you have people all around, you don't know who's who...""
I can confirm that it's impossible to protest with L.A. cops. But if you act humble ("You're right, officer, I was actually thinking that I was going to fast...") they're pretty lenient. At least that's what I experience as a Frenchie, whose thick accent is probably a little distraction from the more serious thugs in the nearby crime-infested neighborhoods.
(Photo: Universal Studios)
Lors d'une séance d'interviews ce week-end à New York pour la sortie du nouveau film de Spike Lee, Inside Man (très réussi) Denzel Washington nous a expliqué la différence entre interpréter un flic de New York et un flic de Los Angeles. Son personnage dans Inside Man est new-yorkais pur jus et bavard comme lui. Il décrit les policiers de New York et de Los Angeles dans cet extrait audio (1'22" à télécharger en MP3 ici avec en bonus, une histoire de sandwich aux cornichons.)
"A New York, (pour un flic) il faut avoir du talent dans ses relations avec les gens et savoir s'adapter. A Los Angeles, vous faites signe à la personne d'arrêter sa voiture sur le bas-côté... vous l'isolez, vous sortez de la bagnole... Les flics à L.A. ont plus de contrôle: ils arrivent par derrière. Ici, à New York, vous avez plein de gens autour, vous ne savez pas qui est qui..."
Je peux confirmer: impossible de protester avec les policiers de L.A. Mais si vous faites preuve d'humilité ("Vous avez raison, officer, je me disais justement que je roulais trop vite..") ils sont en général coulants. Du moins dans mon expérience de Frenchie, qui, avec son gros accent, doit certainement les distraire des criminels plus sérieux dans les quartiers alentours, infestés de gangs.
""In New York, (for a cop) you have to have people skills. And you have to adjust. In Los Angeles, you pull out behind someone, you isolate them, you get out of the car... but they have more control. They come out behind you. Here (in NYC), you have people all around, you don't know who's who...""
I can confirm that it's impossible to protest with L.A. cops. But if you act humble ("You're right, officer, I was actually thinking that I was going to fast...") they're pretty lenient. At least that's what I experience as a Frenchie, whose thick accent is probably a little distraction from the more serious thugs in the nearby crime-infested neighborhoods.
(Photo: Universal Studios)

"Chacun ses marroniers," m'écrit l'ami photographe Eric de Marseille, "tu as les Oscars, nous on a l'OM-PSG." En effet... et ca empire par rapport à l'année dernière,: accéder à la salle de presse fut encore plus épique cet après-midi, avec des mesures de sécurité dignes de celles des aéroports de LAX et de Paris Charles de Gaulle combinés. En plus, où avais-je la tête, j'ai commis l'erreur de venir en col roulé pour pourfendre la clim' frigorifique: on a failli me renvoyer à la maison. Rappel: il faut venir en salle de presse en smoking pour les hommes et en robe de soirée pour les femmes.
La salle remplie de journalistes du monde entier est loin de frémir comme l'année où Michael Moore était en lice ou celle du "black power" quand plusieurs acteurs noirs ont raflé des honneurs. Cette année, tout le monde à l'air assez blasé ici: Brokeback Mountain est le grand favori, mais la brokeback-mania arrive à saturation et la sélection de films très politiques commence à irriter. Même les gens de gauche n'ont pas franchement envie de passer la soirée à regarder des millionnaires se donner des tapes dans le dos en se félicitant d'être aussi tolérants. Reste à voir comment le présentateur Jon Stewart va s'en sortir... dès sa première phrase, qui vaudra peut-être l'attaque d'anthologie du comique Chevy Chase aux Oscars en 1988: "Bonsoir, hypocrites de Hollywood!"
(photo AP via Yahoo News)

"Chacun ses marroniers," m'écrit l'ami photographe Eric de Marseille, "tu as les Oscars, nous on a l'OM-PSG." En effet... et ca empire par rapport à l'année dernière,: accéder à la salle de presse fut encore plus épique cet après-midi, avec des mesures de sécurité dignes de celles des aéroports de LAX et de Paris Charles de Gaulle combinés. En plus, où avais-je la tête, j'ai commis l'erreur de venir en col roulé pour pourfendre la clim' frigorifique: on a failli me renvoyer à la maison. Rappel: il faut venir en salle de presse en smoking pour les hommes et en robe de soirée pour les femmes.
La salle remplie de journalistes du monde entier est loin de frémir comme l'année où Michael Moore était en lice ou celle du "black power" quand plusieurs acteurs noirs ont raflé des honneurs. Cette année, tout le monde à l'air assez blasé ici: Brokeback Mountain est le grand favori, mais la brokeback-mania arrive à saturation et la sélection de films très politiques commence à irriter. Même les gens de gauche n'ont pas franchement envie de passer la soirée à regarder des millionnaires se donner des tapes dans le dos en se félicitant d'être aussi tolérants. Reste à voir comment le présentateur Jon Stewart va s'en sortir... dès sa première phrase, qui vaudra peut-être l'attaque d'anthologie du comique Chevy Chase aux Oscars en 1988: "Bonsoir, hypocrites de Hollywood!"
(photo AP via Yahoo News)