
Notre espion en tongs à Austin nous apprend que le musée d'histoire du Texas va consacrer une grande exposition à l'une de des séries télé préférées de notre enfance, particulièrement exotique dans la France de Mitterrand: Dallas!
J'ignore si cette expo va creuser l'un des aspects les plus intéressants de Dallas: son rôle dans le rejet du communisme en Europe de l'Est, particulièrement en Roumanie. A lire: cet article de Matt et Nick dans le Washington Post, How Dallas won the cold war, qui a déclenché l'ire de plusieurs Reaganiens dans les commentaires. Extrait du papier:
"Cette vision caricaturale de la libre-entreprise et du train de vie qui en découlait regorgeait de sexe et d'alcool, offrant un cocktail irrésistible aux Américains déprimés par la stagflation mais également aux téléspectateurs de la France à l'Union Soviétique en passant par la Roumanie de Ceaucescu.Dallas était bien plus qu'une série télé. C'était une force culturelle capable de changer l'atmosphère."
"It was the booze-and-sex-soaked caricature of free enterprise and executive lifestyles that proved irresistible not just to stagflation-weary Americans but viewers from France to the Soviet Union to Ceausescu's Romania."Dallas" wasn't simply a television show. It was an atmosphere-altering cultural force."
En Europe de l'Est, où plusieurs générations vivaient souvent sous le même toit dans les années 80, les fans de la série appréciaient de voir cette famille de rois du pétrole vivre dans la même maison (chose hautement improbable dans ce milieu aux Etats-Unis), diner ensemble et se mêler des affaires des uns et des autres. Le succès phénoménal de la série dans une centaine de pays reste sinon difficile à expliquer (le livre d'une chercheuse Néerlandaise, Watching Dallas, a tenté de percer le mystère et une anthropologue française a comparé Dallas à un poème d'Homère...)
Pour avoir redécouvert la première saison de la série, je trouve que Dallas résiste curieusement bien à la "revoyure" et reste étrangement captivante dans toute sa gloire kitsch. Au fil des ans, j'ai acquis l'avantage culturel douteux d'avoir à la fois visité le ranch de Southfork au Texas ET "Southforscu," en Roumanie, une réplique érigée par un mafieux inspiré par JR, dans une plaine perdue au milieu du pays. Ailleurs sur le Web:
Crazy Days and Nigths, ce blogueur anonyme ultra-addictif de Los Angeles qui se présente comme un avocat des stars est en train d'étoffer sa rubrique "Scientologie" avec des articles fort intéressants sur la secte à Hollywood. Il renvoit notamment à Wikileaks, ce site collaboratif crée par des dissidents chinois. Il est devenu le point de rendez-vous de "whistle blowers" du monde entier, dont d'anciens membres de l'Eglise de Sciento qui s'en donnent à coeur joie pour exposer des documents confidentiels au grand jour. Bien entendu, attention aux faux. Ceci dit, c'est incroyable à quel point le mouvement des Anonymous a incité toutes sortes d'anciens de la secte à parler en public ou à publier des d'information inédites sur la Scientologie aux Etats-Unis ces quatre derniers mois.
+ retour à 2004: ma gaffe avec Tom Cruise.
"Today is the one-year anniversary of the death of our friend Cathy Seipp. I say "our" because she so impacted her core group of friends, of which Matt Welch wrote on this date last year, "[Cathy] deserves all the credit in the world for creating this community of unlike-minded weirdoes around her." Read on...

Le Parisien a publié hier le compte-rendu de ma visite chez l'écrivain de polars Harlan Coben à Ridgewood, dans le New Jersey: un grand type chaleureux, très porté sur la famille et manifestement hanté par la douleur d'avoir perdu ses parents à un très jeune âge. Sa maison victorienne du XIXeS est à couper le souffle. Il avoue ne pas l'avoir achetée vraiment pour ses qualités historiques mais parce qu' "elle se trouvait en vente au bon moment et était déjà complètement rénovée", ce qui convenait parfaitement à cet écrivain peu bricoleur, pas du genre à passer ses dimanches à manier les outils dans le garage transformé en atelier comme tant de pères de famille américains.
Parmi les choses qui m'ont le plus étonnée: apprendre qu'il fait très peu de recherches pour ses livres. Contrairement à Elmore Leonard armé d'un recherchiste de choc, l'ami Gregg Sutter qui interviewe des détectives à travers le monde et passe des nuits en tournée avec des flics, Harlan Coben invente pratiquement toutes les scènes de commissariat, de visites à la morgue et autres détails de situation. Il se renseigne sur le Web ou passe quelques coups de fil à des amis procureurs mais c'est tout. Et cela fonctionne très bien. Autre détail frappant: ses ventes en France, estimée à 400 000 exemplaires en moyenne par ouvrage, souvent mieux qu'aux Etats-Unis où ses romans sont aussi des méga best-sellers. Un journaliste-écrivain envieux a tenté de d'analyser la méthode de Coben pour produire autant de succès de librairie, l'an dernier dans ce long article pour The Atlantic.
Plus généralement, je trouve les chiffres de vente de livres de loisirs aux Etats-Unis vraiment bas pour un pays de 300 millions d'habitants. Selon une récente enquête gouvernementale, les jeunes entre 15 et 24 ans passent 2 heures et demi par jour à regarder la télévision mais seulement 7 minutes à lire pour le plaisir, que ce soit des livres, des journaux, ou des textes sur le Web.
Photos: Andrew Lichtenstein
Les propos conspirationnistes de Marion Cotillard de l'an dernier sur Paris Première (voir vidéo) déterrés par Marianne commencent à agiter la presse anglo-saxonne, remarque un blog du Los Angeles Times et l'avocat de l'actrice, l'ancien journaliste Vincent Tolédano, n'a rien trouvé de mieux que de sortir l'excuse du "propos sorti de son contexte" alors que la belle icône était filmée... Jugez plutôt. Les jeunes actrices qui montent en tireront une leçon: "Eviter les interviews en pleine nuit au fin-fond des catacombes avec un type sympa qui vous fait parler de choses sérieuses.". Elle a de la chance que cette vidéo ne refasse surface qu'après la soirée des Oscars. Sinon, bonjour l'atmosphère empoisonnée lors de la séance d'interviews dimanche dernier en coulisses des Oscars devant 400 journalistes du monde entier...
J'imagine mal cette mini-controverse s'étendre au délà des médias conservateurs et des talk-shows sur Fox News, qui se sont déjà attaqués (sans grand effet) à d'autres célébrités conspirationnistes dont Charlie Sheen et David Lynch (qui pousse le commentaire bien plus loin que Marion Cotillard.) Qui sait si la Française ne va pas devenir culte dans certains milieux puisqu'apparemment, un tiers des Américains croient en une forme ou une autre de complot gouvernemental relatif aux attaques du 11 septembre.
Le Guardian s'inquiète plus du fait que le cachet de Marion Cotillard a sans doute décuplé depuis son Oscar. Selon le journal, elle risque de devenir trop chère pour le cinéma français et de disparaitre des écrans nationaux, comme Juliette Binoche, également lauréate d'un oscar, il y a dix ans. Marion Cotillard, qui a charmé tous les médias américains jusqu'à présent, peut souffrir davantage de compte-rendus comme celui de Liz Smith aujourd'hui dans le New York Post qui la décrit en diva entourée de protecteurs écartant la foule à la soirée d'Elton John avec ces mots:"Make way for Marion!" ou de récits de journalistes français déçus de n'avoir pas décroché d'interviews à Los Angeles avant ou après les Oscars, y compris à la réception en l'honneur des nominés français chez le Consul de France. L'un d'eux me disait: "Elle a ignoré toute la presse française venue l'attendre à l'aéroport et est passée avec un vêtement sur la tête comme Michael Jackson"
Ah, c'est un peu dommage pour Marion Cotillard que son triomphe aux Oscars ait été sensiblement éclipsé par la vidéo de la "saillie virile" de Sarkozy au salon de l'agriculture (remixée ici sur Libélabos.)
Pour la première fois en neuf ans, je n'ai pas couvert la cérémonie puisque je vis désormais dans la rieuse capitale Washington, et la regarder chez soi en pyjama permet de se demander qui donc en dehors de Hollywood se coltine cette soirée si ringarde. Pas vraiment d'Oscars Parties à DC: ici les gens se retrouvent avec des bières et des chips pour suivre les soirées electorales ou dévorer le 10 000ième débat entre Obama et Hilary!
It was the first time in 9 years that I didn't cover the Oscar ceremony, since I now live in merry Washington, DC. Watching the show at home in pajamas make you wonder who the Hell outside of Hollywood bothers to watch this unbearably cheesy event. DC is not famous for its Oscar-watching parties: here, people bring beers and chips to watch election evenings on teevee or the 10,000th debate between Obama and Hilary!
L'Oscar de la gracieuse et talentueuse Marion Cotillard fut une merveilleuse surprise, car tout le monde donnait Julie Christie gagnante. J'avais couvert pour Libération la trajectoire de La Vie en Rose aux Etats-Unis, en ayant pu observer à quel point la jeune actrice s'était investie dans la campagne des Oscars, dès la Premiere de la Vie en Rose au festival du Film français de Los Angeles, COLCOA en avril (photo ci-dessus.)
Le distributeur du film aux Etats-Unis, PictureHouse, a orchestré une véritable "campagne electorale": Marion Cotillard est venue plusieurs fois à Los Angeles entre l'automne et début février pour enchainer les projections-débats du film devant toutes les associations imagineables (le collectif des femmes scénaristes, le syndicat des réalisateurs etc.) les déjeuners avec le gratin hollywoodien, les interviews sans fin, les serrages de mains. Quand la concurrence est si rude dans une catégorie, il faut vraiment suer pour remporter sa statuette: se montrer, se faire connaitre, charmer, verser une petite larme d'émotion... un peu comme Hilary.
Picturehouse, the distribution company in charge of La Vie en Rose in the U.S. had orchestrated something similar to an "election campaign": Marion Cotillard came several times between the Fall and early February for a demanding schedule of non-stop screenings and Q and As in front of every possible association in Hollywood (women screenwriters, Director's Guild etc.) luncheons with Hollywood movers and shakers, never-ending interviews, hand-shaking sessions... When competition is that tough in an Oscar category, a nominee really needs to sweat it out to win a trophee: you show up, make yourself known, you charm, you even wipe a little emotional tear from time to time... A little bit like Hilary!
Cotillard a expliqué hier dans la salle de presse des Oscars: "J'ai passé tout le mois dernier à parler de moi, ce qui n'est pas ce que je préfère faire dans la vie, donc ca m'a paru long, et c'est bien plus long qu'en France. (En France) on ne fait pas ca, on ne fait pas campagne comme ca."
Sur cette bonne nouvelle cocorico, je clos ce blog Los Angeles pour redémarrer bientôt sous une bannière Washingtonienne. Les dernières semaines et l'installation ici n'ont pas toujours été évidentes. Dur de quitter Los Angeles et la Californie et de si bons amis. A bientôt!
C'est officiel: la neige en ce moment à Washington est tellement exquise que nous quittons la Californie pour nous installer dans la capitale américaine le 1er janvier où Matt prendra les rennes du magazine de politique et culture libertarien Reason (pour en savoir plus sur les libertariens américains, lire lib•er•tar•ian dans le Washington Post ou la conversation entre le journaliste de gauche Bill Moyers et Nick Gillespie de Reason, sur Reason.tv)
Il y aura un pot d'adieux (et surprise-party de Noël) au club de la presse de Los Angeles le 13 décembre à 19h.
+ the Jason Ross / Daily Show classic: Not The Daily Show, With Some Writer

Espoir du jour: celui de voir les chaussures Croc disparaître des rues de Los Angeles et redevenir ce qu’elles auraient toujours du être, des sabots de jardin. Ces galoches en plastique coloré sont devenues très à la mode aux Etats-Unis, y compris à New York nous dit Guillemette en partance pour Paris (où elle risque de retrouver ces créations du Diable apparemment...) mais de plus en plus d’articles font état d’accidents dans des escalateurs: des enfants en Croc ont eu leurs orteils "croqués" par des escaliers mécaniques. Le sang des organes en bouillie est facile à laver sur le plastique, mais les parents sont tout de même furieux: cette controverse sent le procès imminent! (photo: Nancy Rudnick @ Buzznet)
Le boulot n'arrête pas ces jours-ci, et en fana de robots, j'ai rejoint mon collègue de télévision Thierry au Wired Nextfest, le grand salon futuriste du magazine le plus branché organisé cette année à Los Angeles. Nous avions prévu de faire un sujet sur Bill Dube, un ingénieur pour le gouvernement U.S. et, à ses heures perdues, inventeur du KillaCycle: la moto électrique la plus rapide du monde, capable de passer de 0 à 100 kilomètres heures en 1 seconde. La bombe. Ou comme la décrit Bill: "Une perceuse géante sans fil et à roues." Au téléphone de chez lui dans le Colorado, il avait assuré qu'il ne ferait pas de démonstration du KillaCycle à NextFest: "La moto sera là, mais il n'y aura jamais une esplanade assez longue pour la faire rouler, vu sa vitesse de démarrage. Dommage, hein?"
Bill n'a pas pu résister à la tentation ce matin. Au terme d'une interview avec le site de fans de high-tech TG Daily devant le centre de convention de L.A., il a enfourchée sa "moto qui tue", s'est élancé à toute allure et s'est écrasé contre un van. La vidéo de TG Daily le montre au sol inanimé. Pendant ce temps-là, nous le cherchions partout à l'intérieur du salon pour notre interview, quand on nous a appris qu'il était à l'hosto. La moto a un peu souffert. Je lui ai envoyé un e-mail de bons voeux de rétablissement. Bill est capable de taper des courriels et nous répond qu'il "se porte bien". En Américain comme on les admire, il lève les deux pouces en l'air en regardant le bon côté de la chose: la batterie de 990 cellules lithium-ion de la moto, même endommagée, n'a pas pris feu :
"C'est à l'opposé de ce qui se serait produit si nous avions utilisé des batteries Li-Ion traditionnelles, comme celles utilisées dans les ordinateurs portables, qui auraient explosé et causé un incendie spectaculaire."
"This is a STARK contrast to what would have happened had we been using traditional Li-Ion cells. Traditional (old fashioned) Li-Ion cells (like they use in laptops) would have burst into flames and created a spectacular fire."
Cela aurait pu être pire, donc. Bill sera de retour au salon demain vendredi. NextFest, c'est comme une plongée dans un numéro de Wired en 3D, avec des inventions que l'on peut toucher. Pour tout dire, le futur ici sent un peu le réchauffé avec une quarantaine d'innovations sur 150 déjà dévoilées dans d'autres expos, comme la décapotable electro-solaire des monégasques Venturi Automobiles (c'était néanmoins leur grande première aux Etats-Unis.) Les robots androïdes sont les vedettes du salon, même s'ils ne peuvent pas faire grand chose pour nous assister pour le moment. Mais quand on songe à la complexité de ces technologies, il y a de quoi s'émerveiller devant ces robots capables d'expressions faciales, comme le petit garçon Zeno de l'équipe d'inventeurs texans très rock n'roll de Hanson Robotics (ci-dessous) également co-créateurs du robot Einstein, Albert Hubo, qui a passé la moitié de son temps au salon à smurfer sur Toxic de Britney Spears.
Le corres de l'émission Nouvo en Californie, Didier Bonvin, est sur place pour couvrir le salon et rapporte que Google veut financer la première course lunaire de robots, Lune 2.0.
La bande-annonce suisse du film de Julie Delpy, "2 Jours à Paris" est plus crue et haute en couleurs que la bande-annonce américaine et visionner les deux permet de se faire une bonne idée de ce film très drôle et plein de charme, malgré les inévitables scènes d'hystérie primesautière typique des films français: tous les couples mixtes franco-américains s'y retrouveront. J'ai eu la chance d'assister à la première à Hollywood avec Elsa, qui a interviewé Adam Goldberg, le petit copain américain ronchon dans le film pour Variety: "A part le nom et la profession," dit-il, "mon personnage est tout moi, en un peu plus jaloux et avec une phobie des microbes sensiblement plus développée."
"2 Jours à Paris" recueille de très bonnes critique aux Etats-Unis et pourra certainement passer le cap du million de Dollars de recettes au box-office, un gros succès pour un film français. "La Môme" sorti ici sous le titre "La Vie en Rose" cartonne ici avec plus de 8 millions de Dollars depuis sa sortie (sorry: les Américains ne mesurent pas le succès des films en nombre d'entrées comme en France, mais en recettes sonnantes et trébuchantes.)
+ La critique de Libération & l'interview de Julie Delpy: "La caricature est volontaire."
+ Radio Suisse Romande: Julie Delpy sur tous les fronts: "Je n'ai jamais amené un petit ami américain à Paris, mais si ca m'arrivait un jour... j'ai crée le personnage de Jack comme ça."
+ Anthony Lane: "Even their cat, the aptly named Jean-Luc, is a bundle of pure fury."
+ Julie Delpy tells all about the movie and the shoot to h Magazine: "I objectify [men] a little bit, like to make them pretty.”
Aujourd'hui marque le 45ième anniversaire de la mort de Marilyn Monroe. J'ai fait un reportage éco pour la Radio Suisse Romande sur son statut de star parmi les plus "productives" et mieux payées de Hollywood. Elle aurait gagné plus de 8 millions de Dollars en 2006, selon les estimations de Forbes. Marilyn a un agent, le fondateur de CMG Worldwide, qui gère son site Web, signe quelque 400 contrats de merchandising chaque année (aussi bien pour des T-shirts que pour une gamme de vin, le "Marilyn Merlot") et la place dans des spots publicitaires. Dans cette pub particulièrement curieuse pour Visa, elle est une professeur-hologramme dans une université du futur.
Ainsi l'image de Marilyn est numérisée pour ce genre de cameos ou pour intégrer des jeux videos comme Les Sims. J'ai demandé à l'agent de Marilyn, Mark Roesler, s'il avait l'intention de la "ressusciter" grâce aux nouvelles technologies afin de lui faire jouer de nouveaux rôles dans des films (ce que son agence a fait avec Laurence Olivier) mais il pense que Marilyn est de fait, intouchable: "Faire revivre Marilyn dans un film en tant que star... ce serait courir le risque de changer son image," a-t-il dit. "Les générations futures ne seraient pas nécessairement capables de distinguer la 'nouvelle Marilyn' de 'l'ancienne'... Ce serait très risqué... Ce serait courir le risque de changer son image et sa réputation."
Des fans qui se sont appropriés Marilyn sont très critiques de cette gestion de la carrière post-mortem de leur idole. L'un d'eux, l'acteur Mark Bellinghaus a assemblé un musée en ligne formidable de photos rares et d'objets personnels (la photo ci-dessus fait partie de sa collection publique fascinante à visiter ici. Il a entre autre plusieurs photos de Marilyn dans son appartement de Doheny Drive à West Hollywood.)
Une triste nouvelle pour les admirateurs de «l’Elvis de l’espace» Burt Rutan et de ses efforts d'ingénieur et d'entrepreneur pour que le tourisme spatial devienne enfin réalité: une explosion dans les hangars de sa compagnie Scaled Composites dans le désert au nord de Los Angeles a fait trois morts et plusieurs blessés.
On ne sait pas encore grand chose, si ce n'est que SC construit actuellement des véhicules spatiaux pour Virgin Galactic, la compagnie de tourisme spatial qui a prévu d'envoyer des voyageurs dans l'espace en 2009: Richard Branson et Philippe Starck, le directeur artistique de Virgin Galactic ont prévu de monter dans la première fusée. Rand Simberg a des détails sur son blog Transterrestrial Musings.
We don't know much yet, except that SC was building space véhicles for Virgin Galactic, the space tourism company that is scheduled to send private citizens in space in 2009: Richard Branson and Philippe Starck, Virgin Galactic's art director are due to take the first flight. Rand Simberg has details on his blog, Transterrestrial Musings.
C'était il y a 10 ans dans le village de Joncy en Saône-et-Loire: le plus beau jour de ma vie. Avec Matt, chaque jour est comme un anniversaire: "la grenouille" a rejoint "son prince américain" comme sur cette jolie carte envoyée par l'amie Amy Alkon. Pour fêter l'occasion, j'ai envoyé un e-mail aux sénatrices de Californie Barbara Boxer et Dianne Feinstein.
Je leur ai dit que ca me dérangeait beaucoup de pouvoir célébrer mon anniversaire de mariage à Los Angeles, alors que des dizaines de milliers de couples bi-nationaux sont incapables de vivre ensemble aux Etats-Unis. Pourquoi? Parce qu'ils sont gays. C'est Christian, un jeune Allemand rencontré à Los Angeles il y a quelques années qui m'a informée de cette injustice.
Ainsi, un Américain qui tombe amoureux d'un Français (ou d'un Anglais, Canadien, Mexicain...) ou une américaine qui tombe amoureuse d'une étrangère ne peuvent pas faire venir leur moitié aux USA, car les services d'immigration ne reconnaissent pas les unions gay. Même les états dotés d'un semblant de Pacs comme le Massachusetts ne facilitent pas l'immigration des conjoints du même sexe. A moins de pouvoir décrocher un visa de travail, le ou la fiance(e) étranger(e) doit quitter les Etats-Unis quand son visa de tourisme arrive à expiration: le couple est condamné à vivre une relation à distance ou à émigrer dans un pays plus accueillant, comme le Canada. Le Los Angeles Times a recemment publié un article sur ces restrictions peu connues.
Ce vide juridique et l'absence de mariage gay reconnu sur le plan fédéral entrainent des situations déchirantes. Il faut voir le documentaire "Through Thick and Thin (Contre Vents et Marées)" de Sebastian Cordoba, notamment l'histoire de Mark (américain) et Fred (français), deux profs ensemble depuis 17 ans et parents de deux enfants dans le New Jersey. Voici une interview du réalisateur et la présentation de Mark et Fred dans la vidéo ci-dessous:
Exsangues après des années de bataille contre l'administration, Mark et Fred envisagent de déménager en France, où un autre problème les attend: leurs enfants risquent de ne pas être reconnus comme les leur. Car malgré tout, les Etats-Unis sont plus ouverts que de nombreux pays européens en terme d'adoption par les couples homos...
Autre histoire bouleversante: celle de Terry et Charly qui maintiennent depuis années une relation à distance entre l'Idaho et Manchester en Angleterre. En voyant ces adultes rompus aux épreuves réduits en larmes devant leurs webcams en s'embrassant pour la nuit, on a honte que n'importe quels fêtards (hétéros) puissent se marier à Las Vegas sur un coup de tête en 40 minutes tandis que des êtres humains si dévoués l'un à l'autre souffrent autant.
The film has another especially heart-breaking story: Terry and Charly who've been maintaining a strong relationship between Idaho and Manchester, UK. When watching those two tough adult men reduced to tears in front of their webcam when they kiss each other good night, you're ashamed that any couple of drunks who happen to be straight can get hitched in Vegas in 40 minutes while human beings so devoted to each other suffer so much.
En mai, un projet de loi a été introduit au congrès L'UAFA, pour permettre aux homos et lesbiennes américains ou résidents permanents de faire venir leur conjoint étranger en toute légalité. J'ai demandé à mes sénatrices de soutenir l'UAFA: le blog d'Immigration Equality facilite la tâche, tout comme le site de la ACLU et j'invite les amis qui partagent mon point de vue de contacter leur élu pour leur signaler quels changements nous voulons.
+ Out4Immigration: http://www.o4i.org/
Photo and more by Rev. Tony Pierce
Il y a quelques jours, un copain français de Los Angeles sur le point de payer ses impôts à l'Oncle Sam était songeur face à l'usage qui sera fait de son argent, entre la guerre en Iraq et des services publics que la classe moyenne de L.A. utilise très peu (écoles, transports en commun, Medicaid...) et sont le plus souvent consommés par les plus démunis. L'argent public est certainement plus rare et fait moins de miracles ici qu'en France. Mais à nous aussi de savoir profiter de ce que la ville et notre maire, ce bon-vivant, mettent à notre disposition (cf. la croisade de la comique Sandra Tsing Loh pour redorer le blason des écoles publiques à L.A.)
J'ai découvert récemment la piscine de Griffith Park de style espagnol construite en 1927 (photo ci-dessous et un historique): entrée gratuite sur présentation de sa carte de bibliothèque municipale, 1 Dollar 50 pour les adultes. 95% de ceux qui fréquentent la piscine sont latinos car, comme d'habitude, les immigrés sont les plus motivés pour profiter des parcs, des aires de jeu et des espaces publics comme la très bonne bibliothèque du quartier financée en partie par Leo DiCaprio. A Griffith Park, quelques branchés tatoués (pas Beckham... il n'arrive que vendredi!) viennent bronzer et lire au bord de la piscine qui offre aussi des cours de natation ou d'aquagym.
Seuls petits problèmes: pas de cabines pour se changer apparemment, mais on me dit que c'est normal dans les piscines américaines très fesses-à-l'air (qui a dit que les Américains étaient coincés?) et le petit parking déborde comme une coupe de crème glacée Pinkberry. A croire que personne ne sait à la mairie de L.A. que la population californienne va passer de 38 à 60 millions d'ici à 2050..
Among the few bad marks: there are no changing cabins, apparently, but I'm told that that's how it is in happy-naked-butt American pools (who said that Americans were puritans?), and the small parking lot is already swelling like aPinkberry ice cream cup, as if nobody knew in L.A. that the California population will balloon from 38 to 60 millions by 2050.
En terme de conflit d'intérêt journaliste-politicien, je pensais qu'on ne pouvait pas faire beaucoup mieux que la relation extra-conjugale récemment révélée de François Hollande, patron du parti socialiste français, avec la journaliste de Paris-Match chargée de couvrir le parti socialiste pour le magazine (du moins, de ce que j'en ai lu: les médias français hors Canard Enchainé préférant pratiquer l'omerta) mais le maire latino de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, joue dans la même ligue: il divorce sur fond d'adultère avec une journaliste de la chaine en espagnol Telemundo, qui couvrait le maire de Los Angeles.
Je vous laisse deviner qui a annoncé le divorce du maire début juin en ouverture du journal télévisé de Telemundo... C'est la troisième vidéo sur cette page du Los Angeles Times et ca vaut son pesant de tamales: "Les rumeurs étaient donc vraies..." déclare très sérieusement l'autre femme.
Le plus intéressant dans cette affaire c'est que le blogueur Luke Ford, un copain excentrique et qui le revendique, a publié scoop après scoop sur son site pendant que les journaux traditionnels se grattaient la nuque en se demandant sur quel pied danser. Tony à LAist a une interview avec Luke.
Photo by Amy: Antonio stopped by our table at the Los Angeles Press Club gala.
Alan Pavlik de Just Above Sunset nous signale une brève dans la rubrique "célébrités" du cahier immobilier du Los Angeles Times: Johnny Hallyday profite de l'Euro fort pour débarquer à Los Angeles où il doit enregistrer son nouvel album cet été. On apprend que le "Elvis français" et sa jeune épouse Laetitia louent une villa moderne au dessus du Sunset Strip pour quelques sous:
L.A. Graceland for 'French Elvis'
French rock star Johnny Hallyday and his model wife, Laetitia, have leased a house in the Sunset Strip area while he records a new album.
The pair paid $45,000 for a month, including a butler, a maid and a house manager [...]
The Sunset Strip house, built in 2005, has six bedrooms and seven bathrooms in nearly 5,700 square feet. There are pool, city and/or canyon views from almost every room.
The three-story house has an elevator and is fully appointed with art and furniture. There is an outdoor terrace and a separate guesthouse with a kitchen.
The rock star, frequently called the French Elvis, is 64. He has released more than 900 songs, including 42 gold and 20 platinum discs. In 2006, Hallyday vowed to spend at least six months of the year in Switzerland, in protest of France's high taxes.
Si Johnny sort là où il faut, il devrait tomber sur un autre chanteur exilé fiscal musclé, le Français de Californie Michel Polnareff (croisé une fois dans un palace de Beverly Hills, incognito sans ses lunettes blanches.)
La photo ci-dessus n'est pas de moi, mais scannée dans le magazine du Los Angeles Times, West (paix à son âme): elle peut surprendre ceux qui imaginent un L.A. uniquement de paillettes et de toc. Les maisons victoriennes au premier plan, dans le quartier de Angelino Heights, remontent aux années 1880 et sont proches aujourd'hui des gratte-ciels de Downtown.
Tout récemment, j'ai préparé un guide de Los Angeles pour le magazine féminin Jasmin (llustré par un reportage photo de Matthew Frost) plutôt axé sorties et bons plans, mais pour s'acclimater à la cette mégapole fascinante, rien ne vaut une visite guidée. Parmi les plus intriguantes: Esotouric, une série de circuits à Los Angeles pour fans de romans noirs, de Chandler, Fante, Philippe Garnier et férus de "true crime."