
Crazy Days and Nigths, ce blogueur anonyme ultra-addictif de Los Angeles qui se présente comme un avocat des stars est en train d'étoffer sa rubrique "Scientologie" avec des articles fort intéressants sur la secte à Hollywood. Il renvoit notamment à Wikileaks, ce site collaboratif crée par des dissidents chinois. Il est devenu le point de rendez-vous de "whistle blowers" du monde entier, dont d'anciens membres de l'Eglise de Sciento qui s'en donnent à coeur joie pour exposer des documents confidentiels au grand jour. Bien entendu, attention aux faux. Ceci dit, c'est incroyable à quel point le mouvement des Anonymous a incité toutes sortes d'anciens de la secte à parler en public ou à publier des d'information inédites sur la Scientologie aux Etats-Unis ces quatre derniers mois.
+ retour à 2004: ma gaffe avec Tom Cruise.

Félicitations Ken Layne! L'ami Ken vient d'acquérir le blog politique de légende Wonkette auprès de Nick Denton
Hasard: en vacances sur une île lointaine, j'ai lu hier le bouquin de Jessica Cutler, alias "Washingtonienne", la stagiaire désinhibée et passablement troublée du Capitole, entretenue par des vieux riches de Washington. Son blog avait alimenté le premier gros sex scandal sur Wonkette... devenue "Bloguette" dans ce "roman" à clef diablement divertissant et fort instructif pour tout(e) novice dans la capitale américaine. Et pas uniquement à cause de ce dont tout le monde se souvient: je n'avais jamais lu de compte-rendus aussi révélateurs sur le quotidien dans les bureaux des élus du Congrès.
Funny: while on vacation on a remote island, I just read "Washingtonienne," by Jessica Cutler, the uninhibited and slightly troubled Capitol intern who had a few friends-with-benefits relationships with rich old dudes in Washington. In 2004, her blog fueled the first big sex scandal on Wonkette... known as "Bloguette" in this very entertaining roman à clef that is a must-read for any novice in the American capital. Not only because of you-know-what: I had never read anything so revealing about the work life in congressional offices before.
Pour conclure le petit tour d'horizon de Blog World Expo: la convention n'était pas vraiment internationale pour sa première édition, mais intéressante pour les blogueurs pros courtisés par toute une gamme de services crées pour ce nouveau marché dans un enthousiasme spéculatif qui rappelait la bulle internet de la fin des années 90.
Parmi les services remarqués: Utterz.com qui permet de bloguer de façon mobile (inscriptions gratuite pour l'heure... à essayer); izea, pour insérer sur son blog un widget d'inscription à une newsletter; Sharedbook, pour imprimer son blog sur la forme d'un vrai livre ou encore SnipPrint, qui permet d'imprimer chaque matin chez soi son journal local personnalisé ainsi que des articles de blogs.

Gordon, Iraq veteran and author of the AcutePolitics milblog.
Pour Ecrans.fr, le site de Libération, j'ai fait un point sur le rôle des blogueurs dans la campagne présidentielle américaine ("Attendez-vous à voir des blogueurs majeurs être nommés ambassadeurs!" a prévenu Henry Copeland de Blogads) et un article sur le contingent croissant de blogs militaires américains devenus des sources quotidiennes pour la Maison Blanche.
Pour Ecrans.fr, le site de Libération, j'ai fait un point sur le rôle des blogueurs dans la campagne présidentielle américaine ("Attendez-vous à voir des blogueurs majeurs être nommés ambassadeurs!" a prévenu Henry Copeland de Blogads) et un article sur le contingent croissant de blogs militaires américains devenus des sources quotidiennes pour la Maison Blanche: certains blogueurs sont même invités à discuter de la guerre en Irak avec le président Bush.
@ the Blog World Expo until Saturday

Couverture de la convention pour Ecrans.fr, relayé sur le site de Libération:
Petite interview décontract' avec Aaron Krane (en tee-shirt et tongs très Silicon Valley), chef du marketing et renifleur de tendances pour Technorati.
Short and relaxed interview with Aaron Krane (wearing the Silicon Valley uniform of tee-shirt and thongs). He's marketing manager and buzz and trends scavenger for Technorati.
Henry, master of Blogads, pondering his next move at Blog World Expo
Political blogs are hot -- but pretty much all conservative around here
McCain, Myth of a Maverick was at the Blog Critics booth
Très rétro-futuriste avec de l'art de l'illustrateur Français Villemard, qui, en 1910, imaginait la vie en l'an 2000 avec des robots de partout. Un bon show avec Xeni en tenue lamée, bien plus mignonne que Max Headroom.
Le site des nouvelles tendances PSFK nous signale le lancement de la version beta d'Amazon MP3, le nouveau kiosque musical d'Amazon sans les verrouillages habituels: on peut écouter ses chansons sur Windows Media Player comme sur iTunes, sur n'importe quel balladeur MP3 et bien sur, on peut graver des CD. C'est Dr. Doctorow qui doit être content: 2,3 millions de morceaux de musique "libérés", dont plus de 100 chansons de Gainsbourg et le dernier album des copains de Tsar, Band, Girls, Money.
Comme je n'achète jamais de musique numérique en ligne, notamment à cause de ces verrouillages irritants, j'ai fêté Amazon MP3 en achetant un album de DJ Sid-the-Apocalypze, un DJ de Miami déniché un peu par hasard ($6.99) La transaction est simple, puisqu'Amazon a toute votre vie en mémoire ou presque: vos cartes de crédit, vos adresses, vos achats passés, vos goûts en général. Seul petit énervement: il faut télécharger un logiciel d'Amazon pour pouvoir réceptionner la musique. Le service n'est pour l'instant disponible qu'aux Etats-Unis mais il y a pas mal de contenu en français (suis tombée sur l'album: "Sensuellement vôtre, par la méta-relaxation"... sans doute pour le marché canadien, le prochain sur la liste d'Amazon?
Les podcasts sont sans doute la plus belle invention depuis le grille-pain, les lignes de téléphone Vonage et le logiciel libre PDF Creator. J'en télécharge plusieurs religieusement dans mon iPod Shuffle pour les ballades matinales à Silver Lake: les conversations de Tony Pierce avec des gens intéressants, la matinale de la Radio Suisse Romande Le Grand 8, l'émission de débats du philosophe Alain Finkielkraut, Répliques, The Business sur les arcannes de Hollywood, les forums de Zócalo autour de Los Angeles et le podcast linguistique My Daily Phrase German (je sais: l'allemand est drôlement utile à L.A., mais l'Europe me manque.)
Mon nouveau podcast préféré est The Curbside Investigator (trad. "Détective de terrain") par le détective privé de Los Angeles Scott Stys. C'est la seule émission par un enquêteur privé que j'ai pu dénicher sur iTunes, et elle est épatante.
Scott a démarré son podcast début 2006, en engistrant ses émissions de la banquette de son véhicule de filature, lors de ces longues journées passées à suer, garé dans la rue en attendant que la personne à surveiller sorte de chez elle. La surveillance consiste, en gros, à suivre des personnes soupçonnées de pratiquer la fraude à l'assurance, de bidonner des arrêts-maladie ou de tromper leur conjoint afin de vérifier la situation. L'"Enquêteur de terrain" parle de son quotidien de détective, donne beaucoup de conseils tirés souvent d'histoires personnelles au cours de ses 13 années d'expérience, y compris certaines anecdotes peu flatteuses qui lui ont permis de tirer des leçons, et le rendent d'autant plus sympathique. Il démystifie aussi la profession sans pour autant divulguer les secrets les mieux gardés: non, les détectives privés ne portent pas d'armes à feu en général, même s'il leur arrive de le regretter dans certaines situations.
Pour les détectives qui se lancent dans le métier et ceux que les aventures de privés intéressent (attention toutefois: c'est parfois un peu technique), ce podcast est très précieux. J'imagine que l'initiative de Scott de partager autant d'informations si ouvertement sur son métier, très inhabituelle pour un détective, n'est pas au goût de tous ses collègues, mais j'espère que son podcast se révèle payant d'une façon ou d'une autre et contribue à améliorer l'image de la profession.
For junior PIs starting in the business, and those interested in PI adventures, this podcast is invaluable (but beware: it can become technical). I would think that Scott's very unusual initiative of sharing information so openly is not appreciated by all his colleagues, but I hope that it's paying off for him in some way or another and helps improve the image of the profession.
Dans la dernière édition de son podcast Budacast, mon vieux copain Drew interviewe Bálint Hamvas, qui photographie chaque semaine une nouvelle rue de Budapest pour son photo blog élégant randomstreet.net. On est immédiatement transportés dans les rues sombres de la capitale hongroise de ma jeunesse sans passer par les boulevards les plus connus. Pour écouter l'émission (en anglais): Random Champion
Photo: Kis Diófa utca, VII. kerület
Deux portraits de blogueurs remarquables dans la presse de Los Angeles aujourd'hui: dans La tragédie de Theresa Duncan, publiée dans le LA Weekly, Kate Coe (du blog Fishbowl L.A.) enquête sur la belle artiste et blogueuse qui s'est suicidée récemment après des espoirs hollywoodiens déçus et une descente dans la paranoia. Le Los Angeles Times daté de demain a déjà en ligne un article qui en dit plus long sur la phobie de Theresa et de son compagnon pour la Scientologie et les forces derrière leur triste fin. Voir aussi sur le blog d'Amy: Making it up as she went along...
Par comparaison, notre vieil ami Luke Ford, un juif orthodoxe chroniqueur de l'industrie du porno et confesseur de troubles incessants (ci-dessus égaré devant l'abbaye de Westminster à Londres, juste parce que la photo me plaisait), est un parangon de normalité. Il fait la Une du Jewish Journal qui nous apprend que Luke Ford a sorti son scoop sur "le mariage kaputt" du maire de Los Angeles en suivant le modèle de la cyberstar Matt Drudge avec l'affaire Lewinsky en 1998: il a obtenu l'info d'un journaliste incapable de la publier dans son journal trop inquiet de prendre un tel risque, et a diffusé la pépite illico sur son site Web.
+ RUMOR ROMP: Le débat sur le site du L.A. Times entre Luke Ford et Eric Spillman de la télévision locale KLTA sur la place des blogueurs et des journalistes traditionnels dans la production d'info.
+ How I Got That Story: Chris Lee, Kate Coe on Theresa Duncan
Au cours d'une interview pour LAist l'année dernière, Tony avait demandé à la belle artiste et blogueuse raffinée Theresa Duncan où elle rêvait d'habiter à Los Angeles. Réponse: "Dans l'observatoire Griffith, pour pouvoir garder un oeil sur Hollywood, l'autre sur l'espace infini." Et l'endroit idéal au moment du Big One? "Endormie dans les bras de Jeremy Blake."
Le suicide de Theresa et la disparition de Jeremy, son compagnon et artiste ( noyé de chagrin, selon toute vraissemblance) ont attristé la blogosphère: L.A. Observed, LAist, Kate à Fishbowl L.A. (une amie), Nancy Rommelmann, NewsGrist leur rendent hommage.
Dans le petit film d'animation ci-dessous (repêché sur YouTube) le couple (avec l'animateur James Dean Conklin) avait crée un univers surprenant, charmant, coloré et plein d'humour mettant en scène une jeune femme ambitieuse et une tranche de pain de mie géante. Un blogueur français, Damien, a une page en français et en anglais dédié à l'art numérique hallucinatoire de Jeremy Blake sur le film Punch Drunk Love.
Merci de me l'avoir signalé mais je sais que les commentaires ne fonctionnent plus depuis un moment. Je tâche de m'en occuper, avec 10 000 autres trucs...
Même ceux d'entre nous peu sensibles au charme de San Francisco peuvent passer des heures à se mouvoir virtuellement dans la ville à même la rue grâce au nouveau service de Google Maps qui offre depuis mardi une option "street view": après les cartes satellite, les vues panoramiques.
Voici par exemple ci-dessus les fameux locaux du journal en ligne pionnier Tabloid.net sur Haight Street dix ans après les glorieuses aventures de Ken Layne, Charlie ou Tony... Bien sûr, Google ne dit pas quand les photos ont été prises et tant pis si un pauvre type est immortalisé en train de sortir d'une boite à strip tease (le zoom est très précis, remarque le Drudge Report.) Les copains libertariens de Reason vont adorer. A quand l'intégration à Second Life?
+ Rue 89: Après les mails, la génétique dans l'oeil de Google
C'est bien dommage de ne pas avoir l'équivalent du vibrant magazine New York dans notre chère mégapole marginale et mal-aimée de Los Angeles, en panne d'hebdomadaire malgré l'effort de ces zozos en 2004. Mais l'un des petits plaisirs de la vie est de dévorer New York sous le soleil éclatant de Los Angeles (22 degrés cet après-midi) tandis que les new-yorkais se préparent à la tempête de neige.
L'amie Cathy, abonnée à New York magazine, donc, m'a passée le dernier numéro qui essaye de décrypter “le plus grand gouffre générationnel depuis le Rock & Roll”: NY veut parler de la déshinibition des jeunes sur internet (jeunes=moins de 30 ans, pour mettre les choses au clair), ces ados et étudiants qui s'affichent sur Buzznet, Flickr et Vimeo, et racontent leur vie intime sur Facebook ou Myspace avec une liberté et une insouciance qui font frémir les vieux (dont je fais partie... J'avais fait un article pour le cahier emploi de Libé sur la mine d'informations que les employeurs décèlent sur les candidats à l'embauche sur leurs blogs, moblogs etc.) L'article de NY, très fouillé, cite Clay Shirky, professeur à NYU et blogueur de 42 ans qui a sa théorie sur ce gouffre en question:
"A chaque fois que les jeunes gens s'adonnent à des activités auxquelles les vieux n'ont pas droit, nous sommes amers. Qu'est ce que nous avions comme occupation à leur âge? Trainer dans le centre commercial ou dans le parking de la superette. Quel poisse d'avoir grandi à notre époque! Et cela nous fait enrager après-coup."
“Whenever young people are allowed to indulge in something old people are not allowed to, it makes us bitter. What did we have? The mall and the parking lot of the 7-Eleven? It sucked to grow up when we did! And we’re mad about it now.”
Selon Shirky, les gens sont pressés de dire que leur comportement découle d'une certaine morale, pas d'une simple logique chronologique. "On ne se comportait pas comme [les jeunes d'aujourd'hui] parce que ce n'était pas une option."
C'est presque difficile de se souvenir de la vie avant la Toile, mais je ne suis pas mécontente d'avoir découvert le Net à 22 ans seulement. C'est un thème dont nous avons un peu parlé avec l'actrice Drew Barrymore lors d'une interview pour le Vogue de Décembre. Elle disait: "J'ai vraiment de la chance d'avoir grandi avant que la technologie ne change vraiment la vie," et pas seulement parce qu'elle a pu garder un peu de temps pour lire des livres, avant que tout notre quotidien soit absorbé par des écrans.
Ses jeunes fans de l'excellent Drewseum, par exemple, Ashley et Anne, ont grandi en ligne et se sont rencontrées sur des forums en ligne consacrés à Drew Barrymore. A 14 ans, quand j'étais fan de Cure, tout se faisait par courrier: les lettres en mauvais anglais aux "curistes" du monde entier, les échanges de photos et de cassettes de concerts piratés, la distribution du fanzine français Three Imaginary Boys ou encore les préparatifs avant les tournées européennes ("Tu sais où crêcher après le concert de Strasbourg?" "Ecris au P'tit Titi et demande-lui!") Un fan de Minsk (à l'époque de l'URSS) m'avait envoyé des pin's communistes en guise de cadeau. Une fan de Budapest contactée dans les années 80 est devenue une très bonne amie et m'a fait invitée à lui rendre visite, ce qui a déclenché mon engouement pour la Hongrie. Bref, on faisait la même chose que les kids d'aujourd'hui, mais en plus lent, en plus petit comité, et faute de webcam ou de Myspace, sans savoir à quoi l'autre ressemblait, ce qui était très bien. Et ce, même lors des rencontres par voie electronique, via le fameux Minitel (quasi objet de culte dans certains cercles aux Etats-Unis.)
Mais la véritable question, conclut New York magazine, "est celle qui se pose pendant toutes les révolutions: "Dans quel camp êtes-vous?"
But the real question, New York magazine concludes " as with any revolution is : "Which side are you on?"
(Photo: Juliette Lewis and the Licks par Tony. Quel rapport me direz-vous? J'ai lu l'article sus-cité dans New York en attendant de l'interviewer cet après-midi. Or, elle incarne très bien la trentenaire qui vit son rêve de jeunesse, puisque cette actrice reconnue a sacrifié le cinéma pour faire du rock à temps plein. )
Antoine, petit-fils anglais de l'écrivain français Charles Exbrayat et sa fiancée Jackie bloguent ce week-end en direct de Saint-Etienne qui célèbre le centenaire de sa naissance (seulement en anglais, hélas). Sur le Exabrayat Blog (photos et podcasts à venir), j'ai appris que ce pionnier des romans de détectives humoristiques décrivait sa ville natale comme l'une des plus laides du monde. J'ai vécu 2 ans à Saint-E avec beaucoup de plaisir. L'hiver, le tramway dans la grande rue enneigée le long du centre commercial en béton très années 70 si moche qu'il en était superbe (Centre Deux?) me rappelait l'Europe de l'Est: pas beau au sens classique du terme, mais plein de caractère. Et à Saint-E, pour reprendre l'expression du Prisonnier, "tout le monde est très sympathique."

L'ami Ken Layne, cyberjournaliste pionnier qui sévit actuellement sur Sploid dévoile sur son site des extraits de son nouvel album enregistré à L.A. avec les Corvids (corvid=corneille or corbeau en français) dont Matt à la guitare. On retrouve les même thèmes country/far-west, mais sur fond de Guerre de Sécession, de conquête de l'Ouest et de ruée vers l'Or avec bien sur, des oiseaux de mauvaise augure comme sur le premier disque (la photo d'époque capture l'esprit de l'oeuvre.)

L'ami Ken Layne, cyberjournaliste pionnier qui sévit actuellement sur Sploid dévoile sur son site des extraits de son nouvel album enregistré à L.A. avec les Corvids (corvid=corneille or corbeau en français) dont Matt à la guitare. On retrouve les même thèmes country/far-west, mais sur fond de Guerre de Sécession, de conquête de l'Ouest et de ruée vers l'Or avec bien sur, des oiseaux de mauvaise augure comme sur le premier disque (la photo d'époque capture l'esprit de l'oeuvre.)

L'ami Ken Layne, cyberjournaliste pionnier qui sévit actuellement sur Sploid dévoile sur son site des extraits de son nouvel album enregistré à L.A. avec les Corvids (corvid=corneille or corbeau en français) dont Matt à la guitare. On retrouve les même thèmes country/far-west, mais sur fond de Guerre de Sécession, de conquête de l'Ouest et de ruée vers l'Or avec bien sur, des oiseaux de mauvaise augure comme sur le premier disque (la photo d'époque capture l'esprit de l'oeuvre.)

L'ami Ken Layne, cyberjournaliste pionnier qui sévit actuellement sur Sploid dévoile sur son site des extraits de son nouvel album enregistré à L.A. avec les Corvids (corvid=corneille or corbeau en français) dont Matt à la guitare. On retrouve les même thèmes country/far-west, mais sur fond de Guerre de Sécession, de conquête de l'Ouest et de ruée vers l'Or avec bien sur, des oiseaux de mauvaise augure comme sur le premier disque (la photo d'époque capture l'esprit de l'oeuvre.)

L'ami Ken Layne, cyberjournaliste pionnier qui sévit actuellement sur Sploid dévoile sur son site des extraits de son nouvel album enregistré à L.A. avec les Corvids (corvid=corneille or corbeau en français) dont Matt à la guitare. On retrouve les même thèmes country/far-west, mais sur fond de Guerre de Sécession, de conquête de l'Ouest et de ruée vers l'Or avec bien sur, des oiseaux de mauvaise augure comme sur le premier disque (la photo d'époque capture l'esprit de l'oeuvre.)
L'ami Tony Pierce a passé un sale week-end: il a appris que l'un des fans de son blog a été arrêté dans l'Oklahoma pour avoir tué une petite fille de 10 ans, dans le but de la manger. "Il n'avait pas de casier judiciaire," écrit Tony (qui, pour le situer, avait fait l'ouverture du sujet d'Envoyé Spécial sur les blogs.) "Il n'avait pas d'arme à feu. Ne prenait pas de drogues, à en lire son blog, et ne buvait pas. Juste un type de la rue, quelqu'un à qui vous pouviez dire 'salut' s'il portait une casquette des Cubs ou un maillot des Raiders."
Le garçon de 24 ans avait repris un article de Tony sur son blog et Tony l'avait signalé dans ses liens. Tony est malade en songeant à la complicité que ce monstre a pu éprouver en lisant son blog, au point de le mettre dans sa liste de liens préférés. Tony avait placé des liens en retour, ce qu'on appelle entre amis ici "un échange de linky love". Hier, Tony a commencé à dire que le type était certainement rejeté par les filles, et que les nanas devraient faire des efforts... avant de reprendre ses esprits, heureusement, et de conclure: "Oui, j'ai perdu la tête."
Un lecteur du megablog Boing Boing a crée ce petit bouton anti-censure, en réaction aux récents événements: Boing Boing est bloqué par les filtres de plusieurs gouvernements de pays où l'internet est centralisé (les Emirats, Quatar...) Ces censeurs ont en commun d'utiliser le logiciel SmartFilter... fier produit d'une compagnie américaine, comme le souligne le prof Reynolds. SmartFilter a décidé que BB contenait de la "nudité" et a classé le blog dans cette catégorie tabou. Malgré des tentatives, Xeni n'a jamais réussi à les faire revenir sur leur position.
Le problème n'est pas nouveau: les filtres crées par ces compagnies bloquent une myriade de sites tout à fait légitimes (sur le cancer du sein, ou des blogs qui ont le malheur d'employer certains mots-clef...) C'est virtuellement impossible d'être retiré de ces listes noires.
Je sais, par exemple, que emmanuelle.net est inaccessible d'au moins une université en France, et apparemment, tous mes e-mails envoyé de mon addresse "emmanuelle.net" sont bloqués par Wanadoo. "Emmanuelle" est peut-être classé en tant que site érotique par des robots ou des employés particulièrement incompétents... Le résultat est le même: les fabricants de filtres n'ont pas la décence de vous avertir que votre site est banni par leurs soins et vous n'avez aucun recours. Leur écrire revient à envoyer un mail au Pape.
D'où cette campagne de boycott contre SmartFilter. Malheureusement, je discutais encore hier avec Phillip Leslie, un économiste de Stanford spécialisé dans les boycotts. Il disait que les boycotts de consommateurs envers des produits ou des entreprises se comptent par centaines à tout instant, et semblent avoir très peu de conséquences sur, entre autres, le cours des actions en bourse. Quelle influence peut avoir l'opinion publique, alertée de la situation par les médias et les blogs?
Boing Boing publie un guide pour surfer en déjouant la censure de SmartFilter. J'avais réuni quelques liens lors de ma présentation à Lift06 à Genève le mois dernier sur l'anonymat sur le Net. Malheureusement, ces solutions sont souvent réservées aux geeks, et je rêve du jour où un site ultra-accessible pour surfer anonymement comme feu-SafeWeb refera surface. Toutefois, les liens sont ci-dessous, en anglais:
Un lecteur du megablog Boing Boing a crée ce petit bouton anti-censure, en réaction aux récents événements: Boing Boing est bloqué par les filtres de plusieurs gouvernements de pays où l'internet est centralisé (les Emirats, Quatar...) Ces censeurs ont en commun d'utiliser le logiciel SmartFilter... fier produit d'une compagnie américaine, comme le souligne le prof Reynolds. SmartFilter a décidé que BB contenait de la "nudité" et a classé le blog dans cette catégorie tabou. Malgré des tentatives, Xeni n'a jamais réussi à les faire revenir sur leur position.
Le problème n'est pas nouveau: les filtres crées par ces compagnies bloquent une myriade de sites tout à fait légitimes (sur le cancer du sein, ou des blogs qui ont le malheur d'employer certains mots-clef...) C'est virtuellement impossible d'être retiré de ces listes noires.
Je sais, par exemple, que emmanuelle.net est inaccessible d'au moins une université en France, et apparemment, tous mes e-mails envoyé de mon addresse "emmanuelle.net" sont bloqués par Wanadoo. "Emmanuelle" est peut-être classé en tant que site érotique par des robots ou des employés particulièrement incompétents... Le résultat est le même: les fabricants de filtres n'ont pas la décence de vous avertir que votre site est banni par leurs soins et vous n'avez aucun recours. Leur écrire revient à envoyer un mail au Pape.
D'où cette campagne de boycott contre SmartFilter. Malheureusement, je discutais encore hier avec Phillip Leslie, un économiste de Stanford spécialisé dans les boycotts. Il disait que les boycotts de consommateurs envers des produits ou des entreprises se comptent par centaines à tout instant, et semblent avoir très peu de conséquences sur, entre autres, le cours des actions en bourse. Quelle influence peut avoir l'opinion publique, alertée de la situation par les médias et les blogs?
Boing Boing publie un guide pour surfer en déjouant la censure de SmartFilter. J'avais réuni quelques liens lors de ma présentation à Lift06 à Genève le mois dernier sur l'anonymat sur le Net. Malheureusement, ces solutions sont souvent réservées aux geeks, et je rêve du jour où un site ultra-accessible pour surfer anonymement comme feu-SafeWeb refera surface. Toutefois, les liens sont ci-dessous, en anglais:
Un lecteur du megablog Boing Boing a crée ce petit bouton anti-censure, en réaction aux récents événements: Boing Boing est bloqué par les filtres de plusieurs gouvernements de pays où l'internet est centralisé (les Emirats, Quatar...) Ces censeurs ont en commun d'utiliser le logiciel SmartFilter... fier produit d'une compagnie américaine, comme le souligne le prof Reynolds. SmartFilter a décidé que BB contenait de la "nudité" et a classé le blog dans cette catégorie tabou. Malgré des tentatives, Xeni n'a jamais réussi à les faire revenir sur leur position.
Le problème n'est pas nouveau: les filtres crées par ces compagnies bloquent une myriade de sites tout à fait légitimes (sur le cancer du sein, ou des blogs qui ont le malheur d'employer certains mots-clef...) C'est virtuellement impossible d'être retiré de ces listes noires.
Je sais, par exemple, que emmanuelle.net est inaccessible d'au moins une université en France, et apparemment, tous mes e-mails envoyé de mon addresse "emmanuelle.net" sont bloqués par Wanadoo. "Emmanuelle" est peut-être classé en tant que site érotique par des robots ou des employés particulièrement incompétents... Le résultat est le même: les fabricants de filtres n'ont pas la décence de vous avertir que votre site est banni par leurs soins et vous n'avez aucun recours. Leur écrire revient à envoyer un mail au Pape.
D'où cette campagne de boycott contre SmartFilter. Malheureusement, je discutais encore hier avec Phillip Leslie, un économiste de Stanford spécialisé dans les boycotts. Il disait que les boycotts de consommateurs envers des produits ou des entreprises se comptent par centaines à tout instant, et semblent avoir très peu de conséquences sur, entre autres, le cours des actions en bourse. Quelle influence peut avoir l'opinion publique, alertée de la situation par les médias et les blogs?
Boing Boing publie un guide pour surfer en déjouant la censure de SmartFilter. J'avais réuni quelques liens lors de ma présentation à Lift06 à Genève le mois dernier sur l'anonymat sur le Net. Malheureusement, ces solutions sont souvent réservées aux geeks, et je rêve du jour où un site ultra-accessible pour surfer anonymement comme feu-SafeWeb refera surface. Toutefois, les liens sont ci-dessous, en anglais:
Un lecteur du megablog Boing Boing a crée ce petit bouton anti-censure, en réaction aux récents événements: Boing Boing est bloqué par les filtres de plusieurs gouvernements de pays où l'internet est centralisé (les Emirats, Quatar...) Ces censeurs ont en commun d'utiliser le logiciel SmartFilter... fier produit d'une compagnie américaine, comme le souligne le prof Reynolds. SmartFilter a décidé que BB contenait de la "nudité" et a classé le blog dans cette catégorie tabou. Malgré des tentatives, Xeni n'a jamais réussi à les faire revenir sur leur position.
Le problème n'est pas nouveau: les filtres crées par ces compagnies bloquent une myriade de sites tout à fait légitimes (sur le cancer du sein, ou des blogs qui ont le malheur d'employer certains mots-clef...) C'est virtuellement impossible d'être retiré de ces listes noires.
Je sais, par exemple, que emmanuelle.net est inaccessible d'au moins une université en France, et apparemment, tous mes e-mails envoyé de mon addresse "emmanuelle.net" sont bloqués par Wanadoo. "Emmanuelle" est peut-être classé en tant que site érotique par des robots ou des employés particulièrement incompétents... Le résultat est le même: les fabricants de filtres n'ont pas la décence de vous avertir que votre site est banni par leurs soins et vous n'avez aucun recours. Leur écrire revient à envoyer un mail au Pape.
D'où cette campagne de boycott contre SmartFilter. Malheureusement, je discutais encore hier avec Phillip Leslie, un économiste de Stanford spécialisé dans les boycotts. Il disait que les boycotts de consommateurs envers des produits ou des entreprises se comptent par centaines à tout instant, et semblent avoir très peu de conséquences sur, entre autres, le cours des actions en bourse. Quelle influence peut avoir l'opinion publique, alertée de la situation par les médias et les blogs?
Boing Boing publie un guide pour surfer en déjouant la censure de SmartFilter. J'avais réuni quelques liens lors de ma présentation à Lift06 à Genève le mois dernier sur l'anonymat sur le Net. Malheureusement, ces solutions sont souvent réservées aux geeks, et je rêve du jour où un site ultra-accessible pour surfer anonymement comme feu-SafeWeb refera surface. Toutefois, les liens sont ci-dessous, en anglais:
Un lecteur du megablog Boing Boing a crée ce petit bouton anti-censure, en réaction aux récents événements: Boing Boing est bloqué par les filtres de plusieurs gouvernements de pays où l'internet est centralisé (les Emirats, Quatar...) Ces censeurs ont en commun d'utiliser le logiciel SmartFilter... fier produit d'une compagnie américaine, comme le souligne le prof Reynolds. SmartFilter a décidé que BB contenait de la "nudité" et a classé le blog dans cette catégorie tabou. Malgré des tentatives, Xeni n'a jamais réussi à les faire revenir sur leur position.
Le problème n'est pas nouveau: les filtres crées par ces compagnies bloquent une myriade de sites tout à fait légitimes (sur le cancer du sein, ou des blogs qui ont le malheur d'employer certains mots-clef...) C'est virtuellement impossible d'être retiré de ces listes noires.
Je sais, par exemple, que emmanuelle.net est inaccessible d'au moins une université en France, et apparemment, tous mes e-mails envoyé de mon addresse "emmanuelle.net" sont bloqués par Wanadoo. "Emmanuelle" est peut-être classé en tant que site érotique par des robots ou des employés particulièrement incompétents... Le résultat est le même: les fabricants de filtres n'ont pas la décence de vous avertir que votre site est banni par leurs soins et vous n'avez aucun recours. Leur écrire revient à envoyer un mail au Pape.
D'où cette campagne de boycott contre SmartFilter. Malheureusement, je discutais encore hier avec Phillip Leslie, un économiste de Stanford spécialisé dans les boycotts. Il disait que les boycotts de consommateurs envers des produits ou des entreprises se comptent par centaines à tout instant, et semblent avoir très peu de conséquences sur, entre autres, le cours des actions en bourse. Quelle influence peut avoir l'opinion publique, alertée de la situation par les médias et les blogs?
Boing Boing publie un guide pour surfer en déjouant la censure de SmartFilter. J'avais réuni quelques liens lors de ma présentation à Lift06 à Genève le mois dernier sur l'anonymat sur le Net. Malheureusement, ces solutions sont souvent réservées aux geeks, et je rêve du jour où un site ultra-accessible pour surfer anonymement comme feu-SafeWeb refera surface. Toutefois, les liens sont ci-dessous, en anglais:
Libération publie ce lundi mon article sur l'intérêt croissant des employeurs américains et de leurs détectives privés pour les blogs de leurs employés et candidats à l'embauche. ("Full disclosure": le journal a envisagé de signaler ma formation de détective et a visiblement renoncé. Bien entendu, je n'ai aucune relation personnelle ou professionnelle avec les personnes interviewées. Tenir un blog est en soit une façon de travailler constamment à visage découvert...)
Aux Etats-Unis, quatre entreprises sur cinq disent enquêter systématiquement ou presque toujours sur leurs candidats à l'embauche. Quand ils n'ont pas leurs enquêteurs "in house", ils recrutent des cabinets de détectives spécialisés comme Background Network dans l'Ohio (qui tient un blog sur ce secteur dit du "background check".)
J'ai été surprise d'apprendre dans le papier éclairage français qu'il est interdit en France de faire une enquête de préembauche. Ce qui me laisse à penser que les employeurs comptent d'autant plus sur les blogs et les recherches en ligne pour se renseigner sur vous, s'ils n'ont pas accès à tous les documents dit de "domaine public" disponibles aux Américains.
Vu les coûts de l'embauche en France et l'engagement que cela représente pour le patron, il me paraitrait normal de pouvoir vérifier si mon futur caissier a déjà été condamné pour vol ou si un professeur dans mon établissement a été condamné pour abus sexuel sur mineur. Je préfère faire ces vérifications moi-même de façon préventive plutôt que d'attendre d'éventuels problèmes et l'ouverture d'une enquête par la police.
Aux USA, les personnes qui travaillent en contact avec de l'argent, des enfants ou sont chargés de la sécurité sont les premières soumises à ces enquêtes, toujours effectuées avec l'accord du candidat. Lequel est libre de refuser. Bien sur, l'employeur peut en conclure que vous avez quelque chose à cacher et votre CV passe à la trappe. Mais pas toujours: le candidat qui prévient son employeur des informations gênantes susceptibles d'être déterrées peut accroitre ses chances. Peter Turecek, cité dans l'article, raconte ici comment sa "transparence" lui a permi d'obtenir son emploi actuel à Kroll.
Le problème, c'est que les entreprises U.S. poussent les contrôles au dela des limites du raisonnable et empiètent sur la vie privée: "Nous faisons tous des erreurs, et si nous sommes constamment punis pour chaque petite chose, la société peut devenir un terrible endroit," constatait une chercheuse spécialisée sur les droits à la vie privée au magazine Reason.
On pense notamment à cette pratique abusive et très fréquente ici de tests de détection de drogues, d'alcool et même de tabac dans les urines, avant l'embauche ou au grée des caprices de l'employeur. Selon le Los Angeles Times d'hier, certains états autorisent les entreprises à virer des employés qui fument en dehors des heures de bureau. Si une enquête révèle que la personne fume en violation des règles de la compagnie (une photo de vacances au Mexique, cigare à la main sur un blog par ex.) l'employeur a le droit de lui remettre la fameuse "feuille rose" de licenciement. Pourquoi? "C'est à cause de l'argent," comme dirait Popeye. Parce qu'aux USA, ce sont les employeurs et non pas l'Etat qui assument les coûts de la santé de la classe moyenne laborieuse, et l'assurance-maladie d'un fumeur coûte bien plus cher que celle d'un marathonien du dimanche.