September 1, 2007
Podcast de detective sur le terrain / a curbside investigator podcast


Les podcasts sont sans doute la plus belle invention depuis le grille-pain, les lignes de téléphone Vonage et le logiciel libre PDF Creator. J'en télécharge plusieurs religieusement dans mon iPod Shuffle pour les ballades matinales à Silver Lake: les conversations de Tony Pierce avec des gens intéressants, la matinale de la Radio Suisse Romande Le Grand 8, l'émission de débats du philosophe Alain Finkielkraut, Répliques, The Business sur les arcannes de Hollywood, les forums de Zócalo autour de Los Angeles et le podcast linguistique My Daily Phrase German (je sais: l'allemand est drôlement utile à L.A., mais l'Europe me manque.)

Podcasts are probably the best invention since the toaster, along with Vonage phone lines and PDF Creator, and I download a few religiously in my iPod Shuffle for my morning hikes in Silver Lake: Tony Pierce in conversation with interesting folks, Swiss radio news show Le Grand 8, French philosophy debate show Répliques, The Business about the arcana of Hollywood, the Zócalo forums about Los Angeles and language podcast My Daily Phrase German (I know: how incredibly useful in L.A., but I miss Europe.)

Mon nouveau podcast préféré est The Curbside Investigator (trad. "Détective de terrain") par le détective privé de Los Angeles Scott Stys. C'est la seule émission par un enquêteur privé que j'ai pu dénicher sur iTunes, et elle est épatante.

My new favourite podcast is The Curbside Investigator by Los Angeles private investigator Scott Stys. His show is the only one that I could find by a private detective in iTunes and it's awesome.

Scott a démarré son podcast début 2006, en engistrant ses émissions de la banquette de son véhicule de filature, lors de ces longues journées passées à suer, garé dans la rue en attendant que la personne à surveiller sorte de chez elle. La surveillance consiste, en gros, à suivre des personnes soupçonnées de pratiquer la fraude à l'assurance, de bidonner des arrêts-maladie ou de tromper leur conjoint afin de vérifier la situation. L'"Enquêteur de terrain" parle de son quotidien de détective, donne beaucoup de conseils tirés souvent d'histoires personnelles au cours de ses 13 années d'expérience, y compris certaines anecdotes peu flatteuses qui lui ont permis de tirer des leçons, et le rendent d'autant plus sympathique. Il démystifie aussi la profession sans pour autant divulguer les secrets les mieux gardés: non, les détectives privés ne portent pas d'armes à feu en général, même s'il leur arrive de le regretter dans certaines situations.

Pour les détectives qui se lancent dans le métier et ceux que les aventures de privés intéressent (attention toutefois: c'est parfois un peu technique), ce podcast est très précieux. J'imagine que l'initiative de Scott de partager autant d'informations si ouvertement sur son métier, très inhabituelle pour un détective, n'est pas au goût de tous ses collègues, mais j'espère que son podcast se révèle payant d'une façon ou d'une autre et contribue à améliorer l'image de la profession.

Scott started his podcast in early 2006, recording his show seated in his surveillance vehicle, during some of these long, tedious days of waiting in a hot car parked in the street for the subject of the investigation to come out of the house. "Surveillance" is basically shadowing suspected insurance fraudsters, workers comp abusers, cheating spouses, etc. to find out what their whereabouts really are. The Curbside Investigator talks about his daily life, shares a lot of advice and "war stories" from his 13 years or so of experience, including some not so flattering personal tales-turned life lessons, which make the guy even more sympathetic. He also breaks some of the mystique around PIs to the general public without giving away sacred industry secrets -- no, PIs don't usually carry guns, even if they wish they had one sometimes.

For junior PIs starting in the business, and those interested in PI adventures, this podcast is invaluable (but beware: it can become technical). I would think that Scott's very unusual initiative of sharing information so openly is not appreciated by all his colleagues, but I hope that it's paying off for him in some way or another and helps improve the image of the profession.

Posted by Emmanuelle at 9:42 PM | Comments (3)
February 20, 2006
Blogs, jobs & indiscretions

Photo Hosted at Buzznet.comLibération publie ce lundi mon article sur l'intérêt croissant des employeurs américains et de leurs détectives privés pour les blogs de leurs employés et candidats à l'embauche. ("Full disclosure": le journal a envisagé de signaler ma formation de détective et a visiblement renoncé. Bien entendu, je n'ai aucune relation personnelle ou professionnelle avec les personnes interviewées. Tenir un blog est en soit une façon de travailler constamment à visage découvert...)

Today's French daily Libération runs my article on the growing interest of U.S. employers and their investigators for blogs of employees and of potential hires. ("Full disclosure": the paper discussed mentioning my P.I. training and visibly opted not too. Needless to say, I have no personal of professional relationships with the people interviewed for the story. Keeping a blog is a way to work in a constant "full disclosure" mode...).

Aux Etats-Unis, quatre entreprises sur cinq disent enquêter systématiquement ou presque toujours sur leurs candidats à l'embauche. Quand ils n'ont pas leurs enquêteurs "in house", ils recrutent des cabinets de détectives spécialisés comme Background Network dans l'Ohio (qui tient un blog sur ce secteur dit du "background check".)

In the U.S., four out of five companies say that they run background checks on their job candidates systematically or almost always. When they don't have "in house" investigators, they hire investigation agencies such as Background Network in Ohio (they run a background check blog on the industry.)

J'ai été surprise d'apprendre dans le papier éclairage français qu'il est interdit en France de faire une enquête de préembauche. Ce qui me laisse à penser que les employeurs comptent d'autant plus sur les blogs et les recherches en ligne pour se renseigner sur vous, s'ils n'ont pas accès à tous les documents dit de "domaine public" disponibles aux Américains.

I was surprised to learn in the sidebar article about the situation in France that it's forbidden there to run a pre-employement background check. Which leads me to think that French employers rely even more on blogs and internet searches to find information on people, since they don't have access to all the "public information" documents available to Americans.

Vu les coûts de l'embauche en France et l'engagement que cela représente pour le patron, il me paraitrait normal de pouvoir vérifier si mon futur caissier a déjà été condamné pour vol ou si un professeur dans mon établissement a été condamné pour abus sexuel sur mineur. Je préfère faire ces vérifications moi-même de façon préventive plutôt que d'attendre d'éventuels problèmes et l'ouverture d'une enquête par la police.

Given the high cost of hiring and the committment that it represents for the boss in France, it seems normal to me to be able to check if my future cash-register clerk was sentenced for theft in the past or if a teacher in my school has been sentenced for a sex crime on a minor. I'd rather find out myself preemptively instead of enduring potential problems and waiting for the Police to start an investigation.

Aux USA, les personnes qui travaillent en contact avec de l'argent, des enfants ou sont chargés de la sécurité sont les premières soumises à ces enquêtes, toujours effectuées avec l'accord du candidat. Lequel est libre de refuser. Bien sur, l'employeur peut en conclure que vous avez quelque chose à cacher et votre CV passe à la trappe. Mais pas toujours: le candidat qui prévient son employeur des informations gênantes susceptibles d'être déterrées peut accroitre ses chances. Peter Turecek, cité dans l'article, raconte ici comment sa "transparence" lui a permi d'obtenir son emploi actuel à Kroll.

In the U.S., people working in contact with money or children, or who are in charge of security, are the first to be investigated, always with their expressed agreement. The candidate is free to refuse being investigated. Sure, the employer may conclude that you have something to hide and your resume probably ends up in the can. But not always: the candidate who warns his employer about embarassing information likely to surface during a background check can improve the chances on his side: Peter Turecek, who's quoted in the article, explains how his "transparency" helped him secure his current job at Kroll.

Le problème, c'est que les entreprises U.S. poussent les contrôles au dela des limites du raisonnable et empiètent sur la vie privée: "Nous faisons tous des erreurs, et si nous sommes constamment punis pour chaque petite chose, la société peut devenir un terrible endroit," constatait une chercheuse spécialisée sur les droits à la vie privée au magazine Reason.

The problem is that U.S. companies push the boundaries of control beyond what is reasonable, and are barging into your private life: ""We all make errors and mistakes, and if we are constantly slapped for every single thing we do, it would make a really terrible place to live.", a researcher on privacy rights told Reason magazine.

On pense notamment à cette pratique abusive et très fréquente ici de tests de détection de drogues, d'alcool et même de tabac dans les urines, avant l'embauche ou au grée des caprices de l'employeur. Selon le Los Angeles Times d'hier, certains états autorisent les entreprises à virer des employés qui fument en dehors des heures de bureau. Si une enquête révèle que la personne fume en violation des règles de la compagnie (une photo de vacances au Mexique, cigare à la main sur un blog par ex.) l'employeur a le droit de lui remettre la fameuse "feuille rose" de licenciement. Pourquoi? "C'est à cause de l'argent," comme dirait Popeye. Parce qu'aux USA, ce sont les employeurs et non pas l'Etat qui assument les coûts de la santé de la classe moyenne laborieuse, et l'assurance-maladie d'un fumeur coûte bien plus cher que celle d'un marathonien du dimanche.

We can recall the frequent and abusive practice of pre-employment detection tests for drugs, alcohol and even tobacco in your urine, which some bosses even conduct randomly after hiring. According to yesterday's Los Angeles Times, some states allow companies to sack employees who smoke after hours. If an investigation reveals that you smoke in violation of the company's policy (think of a pic on your blog showing you blowing smoke on your holidays in Mexico, for ex.), your employer has the right to hand you the infamous "pink slip." Why? "It's because of the money," to quote French antihero Popeye of the Bronzés movie fame. Since, in the USA, employers and not the State bear the cost of healthcare for the working middle class, health insurance premiums cost much more to cover a smoking employee than a Sunday marathon-running one.

Posted by Emmanuelle at 12:28 PM | Comments (8)
Blogs, jobs & indiscretions

Photo Hosted at Buzznet.comLibération publie ce lundi mon article sur l'intérêt croissant des employeurs américains et de leurs détectives privés pour les blogs de leurs employés et candidats à l'embauche. ("Full disclosure": le journal a envisagé de signaler ma formation de détective et a visiblement renoncé. Bien entendu, je n'ai aucune relation personnelle ou professionnelle avec les personnes interviewées. Tenir un blog est en soit une façon de travailler constamment à visage découvert...)

Today's French daily Libération runs my article on the growing interest of U.S. employers and their investigators for blogs of employees and of potential hires. ("Full disclosure": the paper discussed mentioning my P.I. training and visibly opted not too. Needless to say, I have no personal of professional relationships with the people interviewed for the story. Keeping a blog is a way to work in a constant "full disclosure" mode...).

Aux Etats-Unis, quatre entreprises sur cinq disent enquêter systématiquement ou presque toujours sur leurs candidats à l'embauche. Quand ils n'ont pas leurs enquêteurs "in house", ils recrutent des cabinets de détectives spécialisés comme Background Network dans l'Ohio (qui tient un blog sur ce secteur dit du "background check".)

In the U.S., four out of five companies say that they run background checks on their job candidates systematically or almost always. When they don't have "in house" investigators, they hire investigation agencies such as Background Network in Ohio (they run a background check blog on the industry.)

J'ai été surprise d'apprendre dans le papier éclairage français qu'il est interdit en France de faire une enquête de préembauche. Ce qui me laisse à penser que les employeurs comptent d'autant plus sur les blogs et les recherches en ligne pour se renseigner sur vous, s'ils n'ont pas accès à tous les documents dit de "domaine public" disponibles aux Américains.

I was surprised to learn in the sidebar article about the situation in France that it's forbidden there to run a pre-employement background check. Which leads me to think that French employers rely even more on blogs and internet searches to find information on people, since they don't have access to all the "public information" documents available to Americans.

Vu les coûts de l'embauche en France et l'engagement que cela représente pour le patron, il me paraitrait normal de pouvoir vérifier si mon futur caissier a déjà été condamné pour vol ou si un professeur dans mon établissement a été condamné pour abus sexuel sur mineur. Je préfère faire ces vérifications moi-même de façon préventive plutôt que d'attendre d'éventuels problèmes et l'ouverture d'une enquête par la police.

Given the high cost of hiring and the committment that it represents for the boss in France, it seems normal to me to be able to check if my future cash-register clerk was sentenced for theft in the past or if a teacher in my school has been sentenced for a sex crime on a minor. I'd rather find out myself preemptively instead of enduring potential problems and waiting for the Police to start an investigation.

Aux USA, les personnes qui travaillent en contact avec de l'argent, des enfants ou sont chargés de la sécurité sont les premières soumises à ces enquêtes, toujours effectuées avec l'accord du candidat. Lequel est libre de refuser. Bien sur, l'employeur peut en conclure que vous avez quelque chose à cacher et votre CV passe à la trappe. Mais pas toujours: le candidat qui prévient son employeur des informations gênantes susceptibles d'être déterrées peut accroitre ses chances. Peter Turecek, cité dans l'article, raconte ici comment sa "transparence" lui a permi d'obtenir son emploi actuel à Kroll.

In the U.S., people working in contact with money or children, or who are in charge of security, are the first to be investigated, always with their expressed agreement. The candidate is free to refuse being investigated. Sure, the employer may conclude that you have something to hide and your resume probably ends up in the can. But not always: the candidate who warns his employer about embarassing information likely to surface during a background check can improve the chances on his side: Peter Turecek, who's quoted in the article, explains how his "transparency" helped him secure his current job at Kroll.

Le problème, c'est que les entreprises U.S. poussent les contrôles au dela des limites du raisonnable et empiètent sur la vie privée: "Nous faisons tous des erreurs, et si nous sommes constamment punis pour chaque petite chose, la société peut devenir un terrible endroit," constatait une chercheuse spécialisée sur les droits à la vie privée au magazine Reason.

The problem is that U.S. companies push the boundaries of control beyond what is reasonable, and are barging into your private life: ""We all make errors and mistakes, and if we are constantly slapped for every single thing we do, it would make a really terrible place to live.", a researcher on privacy rights told Reason magazine.

On pense notamment à cette pratique abusive et très fréquente ici de tests de détection de drogues, d'alcool et même de tabac dans les urines, avant l'embauche ou au grée des caprices de l'employeur. Selon le Los Angeles Times d'hier, certains états autorisent les entreprises à virer des employés qui fument en dehors des heures de bureau. Si une enquête révèle que la personne fume en violation des règles de la compagnie (une photo de vacances au Mexique, cigare à la main sur un blog par ex.) l'employeur a le droit de lui remettre la fameuse "feuille rose" de licenciement. Pourquoi? "C'est à cause de l'argent," comme dirait Popeye. Parce qu'aux USA, ce sont les employeurs et non pas l'Etat qui assument les coûts de la santé de la classe moyenne laborieuse, et l'assurance-maladie d'un fumeur coûte bien plus cher que celle d'un marathonien du dimanche.

We can recall the frequent and abusive practice of pre-employment detection tests for drugs, alcohol and even tobacco in your urine, which some bosses even conduct randomly after hiring. According to yesterday's Los Angeles Times, some states allow companies to sack employees who smoke after hours. If an investigation reveals that you smoke in violation of the company's policy (think of a pic on your blog showing you blowing smoke on your holidays in Mexico, for ex.), your employer has the right to hand you the infamous "pink slip." Why? "It's because of the money," to quote French antihero Popeye of the Bronzés movie fame. Since, in the USA, employers and not the State bear the cost of healthcare for the working middle class, health insurance premiums cost much more to cover a smoking employee than a Sunday marathon-running one.

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Photo Hosted at Buzznet.comLibération publie ce lundi mon article sur l'intérêt croissant des employeurs américains et de leurs détectives privés pour les blogs de leurs employés et candidats à l'embauche. ("Full disclosure": le journal a envisagé de signaler ma formation de détective et a visiblement renoncé. Bien entendu, je n'ai aucune relation personnelle ou professionnelle avec les personnes interviewées. Tenir un blog est en soit une façon de travailler constamment à visage découvert...)

Today's French daily Libération runs my article on the growing interest of U.S. employers and their investigators for blogs of employees and of potential hires. ("Full disclosure": the paper discussed mentioning my P.I. training and visibly opted not too. Needless to say, I have no personal of professional relationships with the people interviewed for the story. Keeping a blog is a way to work in a constant "full disclosure" mode...).

Aux Etats-Unis, quatre entreprises sur cinq disent enquêter systématiquement ou presque toujours sur leurs candidats à l'embauche. Quand ils n'ont pas leurs enquêteurs "in house", ils recrutent des cabinets de détectives spécialisés comme Background Network dans l'Ohio (qui tient un blog sur ce secteur dit du "background check".)

In the U.S., four out of five companies say that they run background checks on their job candidates systematically or almost always. When they don't have "in house" investigators, they hire investigation agencies such as Background Network in Ohio (they run a background check blog on the industry.)

J'ai été surprise d'apprendre dans le papier éclairage français qu'il est interdit en France de faire une enquête de préembauche. Ce qui me laisse à penser que les employeurs comptent d'autant plus sur les blogs et les recherches en ligne pour se renseigner sur vous, s'ils n'ont pas accès à tous les documents dit de "domaine public" disponibles aux Américains.

I was surprised to learn in the sidebar article about the situation in France that it's forbidden there to run a pre-employement background check. Which leads me to think that French employers rely even more on blogs and internet searches to find information on people, since they don't have access to all the "public information" documents available to Americans.

Vu les coûts de l'embauche en France et l'engagement que cela représente pour le patron, il me paraitrait normal de pouvoir vérifier si mon futur caissier a déjà été condamné pour vol ou si un professeur dans mon établissement a été condamné pour abus sexuel sur mineur. Je préfère faire ces vérifications moi-même de façon préventive plutôt que d'attendre d'éventuels problèmes et l'ouverture d'une enquête par la police.

Given the high cost of hiring and the committment that it represents for the boss in France, it seems normal to me to be able to check if my future cash-register clerk was sentenced for theft in the past or if a teacher in my school has been sentenced for a sex crime on a minor. I'd rather find out myself preemptively instead of enduring potential problems and waiting for the Police to start an investigation.

Aux USA, les personnes qui travaillent en contact avec de l'argent, des enfants ou sont chargés de la sécurité sont les premières soumises à ces enquêtes, toujours effectuées avec l'accord du candidat. Lequel est libre de refuser. Bien sur, l'employeur peut en conclure que vous avez quelque chose à cacher et votre CV passe à la trappe. Mais pas toujours: le candidat qui prévient son employeur des informations gênantes susceptibles d'être déterrées peut accroitre ses chances. Peter Turecek, cité dans l'article, raconte ici comment sa "transparence" lui a permi d'obtenir son emploi actuel à Kroll.

In the U.S., people working in contact with money or children, or who are in charge of security, are the first to be investigated, always with their expressed agreement. The candidate is free to refuse being investigated. Sure, the employer may conclude that you have something to hide and your resume probably ends up in the can. But not always: the candidate who warns his employer about embarassing information likely to surface during a background check can improve the chances on his side: Peter Turecek, who's quoted in the article, explains how his "transparency" helped him secure his current job at Kroll.

Le problème, c'est que les entreprises U.S. poussent les contrôles au dela des limites du raisonnable et empiètent sur la vie privée: "Nous faisons tous des erreurs, et si nous sommes constamment punis pour chaque petite chose, la société peut devenir un terrible endroit," constatait une chercheuse spécialisée sur les droits à la vie privée au magazine Reason.

The problem is that U.S. companies push the boundaries of control beyond what is reasonable, and are barging into your private life: ""We all make errors and mistakes, and if we are constantly slapped for every single thing we do, it would make a really terrible place to live.", a researcher on privacy rights told Reason magazine.

On pense notamment à cette pratique abusive et très fréquente ici de tests de détection de drogues, d'alcool et même de tabac dans les urines, avant l'embauche ou au grée des caprices de l'employeur. Selon le Los Angeles Times d'hier, certains états autorisent les entreprises à virer des employés qui fument en dehors des heures de bureau. Si une enquête révèle que la personne fume en violation des règles de la compagnie (une photo de vacances au Mexique, cigare à la main sur un blog par ex.) l'employeur a le droit de lui remettre la fameuse "feuille rose" de licenciement. Pourquoi? "C'est à cause de l'argent," comme dirait Popeye. Parce qu'aux USA, ce sont les employeurs et non pas l'Etat qui assument les coûts de la santé de la classe moyenne laborieuse, et l'assurance-maladie d'un fumeur coûte bien plus cher que celle d'un marathonien du dimanche.

We can recall the frequent and abusive practice of pre-employment detection tests for drugs, alcohol and even tobacco in your urine, which some bosses even conduct randomly after hiring. According to yesterday's Los Angeles Times, some states allow companies to sack employees who smoke after hours. If an investigation reveals that you smoke in violation of the company's policy (think of a pic on your blog showing you blowing smoke on your holidays in Mexico, for ex.), your employer has the right to hand you the infamous "pink slip." Why? "It's because of the money," to quote French antihero Popeye of the Bronzés movie fame. Since, in the USA, employers and not the State bear the cost of healthcare for the working middle class, health insurance premiums cost much more to cover a smoking employee than a Sunday marathon-running one.

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Photo Hosted at Buzznet.comLibération publie ce lundi mon article sur l'intérêt croissant des employeurs américains et de leurs détectives privés pour les blogs de leurs employés et candidats à l'embauche. ("Full disclosure": le journal a envisagé de signaler ma formation de détective et a visiblement renoncé. Bien entendu, je n'ai aucune relation personnelle ou professionnelle avec les personnes interviewées. Tenir un blog est en soit une façon de travailler constamment à visage découvert...)

Today's French daily Libération runs my article on the growing interest of U.S. employers and their investigators for blogs of employees and of potential hires. ("Full disclosure": the paper discussed mentioning my P.I. training and visibly opted not too. Needless to say, I have no personal of professional relationships with the people interviewed for the story. Keeping a blog is a way to work in a constant "full disclosure" mode...).

Aux Etats-Unis, quatre entreprises sur cinq disent enquêter systématiquement ou presque toujours sur leurs candidats à l'embauche. Quand ils n'ont pas leurs enquêteurs "in house", ils recrutent des cabinets de détectives spécialisés comme Background Network dans l'Ohio (qui tient un blog sur ce secteur dit du "background check".)

In the U.S., four out of five companies say that they run background checks on their job candidates systematically or almost always. When they don't have "in house" investigators, they hire investigation agencies such as Background Network in Ohio (they run a background check blog on the industry.)

J'ai été surprise d'apprendre dans le papier éclairage français qu'il est interdit en France de faire une enquête de préembauche. Ce qui me laisse à penser que les employeurs comptent d'autant plus sur les blogs et les recherches en ligne pour se renseigner sur vous, s'ils n'ont pas accès à tous les documents dit de "domaine public" disponibles aux Américains.

I was surprised to learn in the sidebar article about the situation in France that it's forbidden there to run a pre-employement background check. Which leads me to think that French employers rely even more on blogs and internet searches to find information on people, since they don't have access to all the "public information" documents available to Americans.

Vu les coûts de l'embauche en France et l'engagement que cela représente pour le patron, il me paraitrait normal de pouvoir vérifier si mon futur caissier a déjà été condamné pour vol ou si un professeur dans mon établissement a été condamné pour abus sexuel sur mineur. Je préfère faire ces vérifications moi-même de façon préventive plutôt que d'attendre d'éventuels problèmes et l'ouverture d'une enquête par la police.

Given the high cost of hiring and the committment that it represents for the boss in France, it seems normal to me to be able to check if my future cash-register clerk was sentenced for theft in the past or if a teacher in my school has been sentenced for a sex crime on a minor. I'd rather find out myself preemptively instead of enduring potential problems and waiting for the Police to start an investigation.

Aux USA, les personnes qui travaillent en contact avec de l'argent, des enfants ou sont chargés de la sécurité sont les premières soumises à ces enquêtes, toujours effectuées avec l'accord du candidat. Lequel est libre de refuser. Bien sur, l'employeur peut en conclure que vous avez quelque chose à cacher et votre CV passe à la trappe. Mais pas toujours: le candidat qui prévient son employeur des informations gênantes susceptibles d'être déterrées peut accroitre ses chances. Peter Turecek, cité dans l'article, raconte ici comment sa "transparence" lui a permi d'obtenir son emploi actuel à Kroll.

In the U.S., people working in contact with money or children, or who are in charge of security, are the first to be investigated, always with their expressed agreement. The candidate is free to refuse being investigated. Sure, the employer may conclude that you have something to hide and your resume probably ends up in the can. But not always: the candidate who warns his employer about embarassing information likely to surface during a background check can improve the chances on his side: Peter Turecek, who's quoted in the article, explains how his "transparency" helped him secure his current job at Kroll.

Le problème, c'est que les entreprises U.S. poussent les contrôles au dela des limites du raisonnable et empiètent sur la vie privée: "Nous faisons tous des erreurs, et si nous sommes constamment punis pour chaque petite chose, la société peut devenir un terrible endroit," constatait une chercheuse spécialisée sur les droits à la vie privée au magazine Reason.

The problem is that U.S. companies push the boundaries of control beyond what is reasonable, and are barging into your private life: ""We all make errors and mistakes, and if we are constantly slapped for every single thing we do, it would make a really terrible place to live.", a researcher on privacy rights told Reason magazine.

On pense notamment à cette pratique abusive et très fréquente ici de tests de détection de drogues, d'alcool et même de tabac dans les urines, avant l'embauche ou au grée des caprices de l'employeur. Selon le Los Angeles Times d'hier, certains états autorisent les entreprises à virer des employés qui fument en dehors des heures de bureau. Si une enquête révèle que la personne fume en violation des règles de la compagnie (une photo de vacances au Mexique, cigare à la main sur un blog par ex.) l'employeur a le droit de lui remettre la fameuse "feuille rose" de licenciement. Pourquoi? "C'est à cause de l'argent," comme dirait Popeye. Parce qu'aux USA, ce sont les employeurs et non pas l'Etat qui assument les coûts de la santé de la classe moyenne laborieuse, et l'assurance-maladie d'un fumeur coûte bien plus cher que celle d'un marathonien du dimanche.

We can recall the frequent and abusive practice of pre-employment detection tests for drugs, alcohol and even tobacco in your urine, which some bosses even conduct randomly after hiring. According to yesterday's Los Angeles Times, some states allow companies to sack employees who smoke after hours. If an investigation reveals that you smoke in violation of the company's policy (think of a pic on your blog showing you blowing smoke on your holidays in Mexico, for ex.), your employer has the right to hand you the infamous "pink slip." Why? "It's because of the money," to quote French antihero Popeye of the Bronzés movie fame. Since, in the USA, employers and not the State bear the cost of healthcare for the working middle class, health insurance premiums cost much more to cover a smoking employee than a Sunday marathon-running one.

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Blogs, jobs & indiscretions

Photo Hosted at Buzznet.comLibération publie ce lundi mon article sur l'intérêt croissant des employeurs américains et de leurs détectives privés pour les blogs de leurs employés et candidats à l'embauche. ("Full disclosure": le journal a envisagé de signaler ma formation de détective et a visiblement renoncé. Bien entendu, je n'ai aucune relation personnelle ou professionnelle avec les personnes interviewées. Tenir un blog est en soit une façon de travailler constamment à visage découvert...)

Today's French daily Libération runs my article on the growing interest of U.S. employers and their investigators for blogs of employees and of potential hires. ("Full disclosure": the paper discussed mentioning my P.I. training and visibly opted not too. Needless to say, I have no personal of professional relationships with the people interviewed for the story. Keeping a blog is a way to work in a constant "full disclosure" mode...).

Aux Etats-Unis, quatre entreprises sur cinq disent enquêter systématiquement ou presque toujours sur leurs candidats à l'embauche. Quand ils n'ont pas leurs enquêteurs "in house", ils recrutent des cabinets de détectives spécialisés comme Background Network dans l'Ohio (qui tient un blog sur ce secteur dit du "background check".)

In the U.S., four out of five companies say that they run background checks on their job candidates systematically or almost always. When they don't have "in house" investigators, they hire investigation agencies such as Background Network in Ohio (they run a background check blog on the industry.)

J'ai été surprise d'apprendre dans le papier éclairage français qu'il est interdit en France de faire une enquête de préembauche. Ce qui me laisse à penser que les employeurs comptent d'autant plus sur les blogs et les recherches en ligne pour se renseigner sur vous, s'ils n'ont pas accès à tous les documents dit de "domaine public" disponibles aux Américains.

I was surprised to learn in the sidebar article about the situation in France that it's forbidden there to run a pre-employement background check. Which leads me to think that French employers rely even more on blogs and internet searches to find information on people, since they don't have access to all the "public information" documents available to Americans.

Vu les coûts de l'embauche en France et l'engagement que cela représente pour le patron, il me paraitrait normal de pouvoir vérifier si mon futur caissier a déjà été condamné pour vol ou si un professeur dans mon établissement a été condamné pour abus sexuel sur mineur. Je préfère faire ces vérifications moi-même de façon préventive plutôt que d'attendre d'éventuels problèmes et l'ouverture d'une enquête par la police.

Given the high cost of hiring and the committment that it represents for the boss in France, it seems normal to me to be able to check if my future cash-register clerk was sentenced for theft in the past or if a teacher in my school has been sentenced for a sex crime on a minor. I'd rather find out myself preemptively instead of enduring potential problems and waiting for the Police to start an investigation.

Aux USA, les personnes qui travaillent en contact avec de l'argent, des enfants ou sont chargés de la sécurité sont les premières soumises à ces enquêtes, toujours effectuées avec l'accord du candidat. Lequel est libre de refuser. Bien sur, l'employeur peut en conclure que vous avez quelque chose à cacher et votre CV passe à la trappe. Mais pas toujours: le candidat qui prévient son employeur des informations gênantes susceptibles d'être déterrées peut accroitre ses chances. Peter Turecek, cité dans l'article, raconte ici comment sa "transparence" lui a permi d'obtenir son emploi actuel à Kroll.

In the U.S., people working in contact with money or children, or who are in charge of security, are the first to be investigated, always with their expressed agreement. The candidate is free to refuse being investigated. Sure, the employer may conclude that you have something to hide and your resume probably ends up in the can. But not always: the candidate who warns his employer about embarassing information likely to surface during a background check can improve the chances on his side: Peter Turecek, who's quoted in the article, explains how his "transparency" helped him secure his current job at Kroll.

Le problème, c'est que les entreprises U.S. poussent les contrôles au dela des limites du raisonnable et empiètent sur la vie privée: "Nous faisons tous des erreurs, et si nous sommes constamment punis pour chaque petite chose, la société peut devenir un terrible endroit," constatait une chercheuse spécialisée sur les droits à la vie privée au magazine Reason.

The problem is that U.S. companies push the boundaries of control beyond what is reasonable, and are barging into your private life: ""We all make errors and mistakes, and if we are constantly slapped for every single thing we do, it would make a really terrible place to live.", a researcher on privacy rights told Reason magazine.

On pense notamment à cette pratique abusive et très fréquente ici de tests de détection de drogues, d'alcool et même de tabac dans les urines, avant l'embauche ou au grée des caprices de l'employeur. Selon le Los Angeles Times d'hier, certains états autorisent les entreprises à virer des employés qui fument en dehors des heures de bureau. Si une enquête révèle que la personne fume en violation des règles de la compagnie (une photo de vacances au Mexique, cigare à la main sur un blog par ex.) l'employeur a le droit de lui remettre la fameuse "feuille rose" de licenciement. Pourquoi? "C'est à cause de l'argent," comme dirait Popeye. Parce qu'aux USA, ce sont les employeurs et non pas l'Etat qui assument les coûts de la santé de la classe moyenne laborieuse, et l'assurance-maladie d'un fumeur coûte bien plus cher que celle d'un marathonien du dimanche.

We can recall the frequent and abusive practice of pre-employment detection tests for drugs, alcohol and even tobacco in your urine, which some bosses even conduct randomly after hiring. According to yesterday's Los Angeles Times, some states allow companies to sack employees who smoke after hours. If an investigation reveals that you smoke in violation of the company's policy (think of a pic on your blog showing you blowing smoke on your holidays in Mexico, for ex.), your employer has the right to hand you the infamous "pink slip." Why? "It's because of the money," to quote French antihero Popeye of the Bronzés movie fame. Since, in the USA, employers and not the State bear the cost of healthcare for the working middle class, health insurance premiums cost much more to cover a smoking employee than a Sunday marathon-running one.

Posted by Emmanuelle at 12:28 PM | Comments (8)
October 31, 2005
Enquêteurs et Privés au Club de la Presse / Hacks meet Dicks at the Press Club

Photo Hosted at Buzznet.comOn me demande souvent quelle différence il y a entre le métier de journaliste et celui de détective privé, lequel est le plus intéressant, excitant, satisfaisant... Ce que je raconterai sans doute sur ce blog dès que j'aurais un peu plus d'expérience. Pour l'heure, je travaille principalement en tant que journaliste, et mes enquêtes pour des détectives privés établis représentent une petite portion de mes activités, à garder d'ailleurs bien séparées. On est loin de poursuites en voitures à la James Bond: ce sont en majorité des interviews, des recherches de témoins, de documents...

I'm often asked about the difference between working as a journalist and as a private investigator: which job is the most interesting, thrilling, satisfying.... Which I'll describe on this blog as soon as I've gained a little more experience. For now, I work mostly as a journalist and my investigations for established PIs only represent a fraction of my activities, which are to be kept clearly separated by the way. We're far from James Bond-style car chases: the work involves mostly interviews, looking for witnesses, documents...

Mais si vous êtes curieux de rencontrer des pros accomplis dans ces deux métiers passionants, et que vous vivez à Los Angeles, rejoignez-nous le 9 novembre au club de la presse pour rencontrer des journalistes d'investigation et des détectives parmi les meilleurs de la ville. Certains, comme Adam Dawson, sont d'anciens journalistes devenus détectives privés réputés. La boutique Silver Lake Wine sponsorise l'événement et nous fera goûter des vins à la réception précédant le débat qui sera animé par Don Ray, un journaliste d'investigation formidable en public. Il forme des détectives à la recherche de documents gouvernementaux, tout un marathon ici aux USA. De nombreux journalistes et détectives sont invités: ce devrait être très sympa et informatif.

But if you are curious to meet accomplished pros in those two fascinating fields, and if you live in Southern California, join us on Nov. 9 at the L.A. Press Club to meet some of the best investigative reporters and private detectives in Los Angeles. Some of them, like Adam Dawson, are former journalists who have become renowned PIs. The Silver Lake Wine boutique will sponsor the reception and will have us taste delicious wines before the debate, which will be moderated by Don Ray, an investigative reporter and fantastic public speaker. He happens to also train PIs in public records research. Many journalists and PIs have been invited: it should be fun and informative.

EVENEMENT / EVENT! "Digging deep: What reporters can learn from and about private investigators."

WHEN: Wednesday, November 9, 2005
6:30 – 7:30 p.m. wine reception and snacks
7:30 - 8:30 Debate followed by Q and A

WHO:


MODERATOR: investigative reporter and trainer Don Ray of the Daily Journal

SPONSORS: PR Newswire and Silver Lake Wine.

Journalists aren't the only ones digging deep for information. Private investigators do pretty much the same kind of research, but with a different approach and different tools. What can reporters learn from the best private eyes? In an age when, as the Los Angeles Times recently stated, "Private eyes are now seen as essential in high-profile cases," and when traditional journalistic methods aren't enough to get every crucial bit of data, an increasing number of production companies, reporters and book writers are hiring outside investigative agencies. Does working with P.I.s violate journalistic ethics? Are investigators portrayed fairly in the media? Can the two sides learn from one another?

WHERE the Los Angeles Press Club's swank new headquarters

Steve Allen Theater
4773 Hollywood Blvd.
(2 blocks west of Vermont in Hollywood / Los Feliz)
Free parking

COST: none but donations appreciated

RSVP to rsvp -- at-- lapressclub.org

More info: http://www.lapressclub.org
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Posted by Emmanuelle at 12:35 PM | Comments (4)
September 30, 2005
Conference Confidential

Comment était la conférence mondiale des détectives privés à Las Vegas? Formidable, avec quelques 1200 détectives venus du monde entier, pour la première conf de ce genre depuis... 1889.

How did the World Conference of private Investigators go in Las Vegas? It was awesome, with some 1,200 P.I.s from around the world for the first conference of this kind since... 1889.

Photo Hosted at Buzznet.comCes quatre journées de rencontres et de séminaires étaient organisées par PI Magazine, le magazine américain des "private investigators". Des pointures du milieu familiers de la télévision U.S. avaient fait le déplacement. Parmi eux:

Those four days of meetings and seminars were organized by PI Magazine, the American publication for private investigators. Big shots of the milieu and other familiar faces on American TV came to speak, among them:

John Walsh a évoqué avec émotion son jeune fils kidnappé et assassiné et a raconté comment, avec sa femme, il a révolutionné le traitement des affaires d'enfants disparus aux Etats-Unis, grâce à l'émission de télévision "America's Most Wanted": "Je détestais les médias tellement que je les ai rejoint."

John Walsh spoke with emotion about his young son who was kidnapped and killed, and how he and his wife revolutionized the treatment of missing-children cases with the TV show "America's Most Wanted": "I hated the media so much, I joined them."

Mes intervenants préférés: Cynthia Hetherington, la virtuose des enquêtes sur Internet (sa lettre d'infos gratuite est un must-read) et Corey Friedman, le directeur de mon ancienne école, Nick Harris Academy. Corey est un expert en "prétextes téléphoniques" et son parcours est fascinant: magicien à 13 ans, ancien fic, urgentiste, serrurier et désormais détective privé et chasseur de primes.

My favourite speakers: Cynthia Hetherington, the virtuosa of internet searches (her free newsletter is a must-read) and Corey Friedman, the director of my former school, Nick Harris Academy. Corey is an expert in telephone pretextes and his is resume is fascinating: a magician at 13 ans, a former cop, paramedics, locksmith and now private investigator and bond recovery professional.

DETECTIVE CASTING

Deux voire trois sociétés de production télé arpentaient la conférence pour préparer des show de télé-réalité autour de détectives privés. Une émission envisage d'envoyer un détective résoudre des enquêtes dans l'Amérique profonde, au frais de la télé. Le public pourrait se rendre compte que les "privés" ne passent pas leur vie à suivre des époux volages (en fait, beaucoup refusent carrément les enquêtes matrimoniales.)

Two or three production companies were scouring the conference, in preparation for reality shows featuring private detectives. A show is considering sending a PI to solve cases in the heart of America, at the TV's expense. The public could realize that "private eyes" don't spend their lives shadowing cheating spouses (in fact, many refuse to have anything to do with matrimonial affairs).

Difficile de divulguer des détails sur le contenu des séminaires: les secrets des détectives préservent leur valeur s'ils restent... secrets et les privés redoutent la dissémination d'information. Je le faisais remarquer à Tamara Thompson, une détective de Oakland, qui tient un blog sur le milieu des détectives, My PI News: elle me disait que les sites de journalisme sont les premiers à mentionner son blog tandis que les "privés" sont naturellement plus réticents.

It's hard to divulge a lot of details about the content of those seminars: PI's secrets keep their value by remaining... secret and detectives dislike dissemination of information. I was mentioning this to Tamara Thompson, a detective from Oakland who runs a blog about detectives, My PI News: she told me that journalism sites are the most prompt to mention her blog whereas gumshoes are naturally more reticent.

Les détectives ont beaucoup de choses en commun avec les journalistes: bons vivants, ils adorent raconter des histoires et avec eux, on ne s'ennuit jamais. Mais les journalistes favorisent de loin le bar au buffet, et je dirais l'inverse des détectives. Politiquement, les journalistes que je connais sont largement portés à gauche, alors que les détectives me semblent en majorité conservateurs (beaucoup sont d'anciens policiers et vouent un culte à Ronald Reagan. Il faut voir le nombre de cartes de visite de détectives figurant une arme à feu, alors qu'en réalité, le boulot n'exige pas de port d'arme.)

PIs have a lot in common with journalists: they're bon vivants, love telling stories, and with them, you'll never get bored. But journalists favor the bar to the buffet -- by far, and I'd say that it's the other way round with detectives. Politically speaking, the journalists I know are inclined to the left while it seems to me that a large portion of PIs are conservative (many of them are former cops, and members of the cult of Ronald Reagan. And you should see the number of PIs' business cards containing the picture of a gun, when, in reality, the job doesn't require a gun.)

La conférence a eu ses moments ringards à souhaits, avec un sosie de Humphrey Bogart (ci-dessus) et un imitateur de George Bush venu faire un discours pendant un déjeuner (le moment pour moi de quitter la salle: non seulement il n'était pas drôle pour un penny, mais endurer le vrai président au quotidien me suffit amplement.)

The conference had its cheesy moments, as it should, with a Humphrey Bogart look-a-like (pic above) and a George Bush impersonator who came to give a speech to detectives over lunch (which was the right moment for me to leave the room: not only this guy was not funny for a penny, but enduring the real president on a daily basis is more than enough already).

Photo Hosted at Buzznet.comAu diner de gala, Ben Harroll, le fondateur du musée des détectives privés, The PI Museum, basé à San Diego, est venu costumé en Eugène Vidocq. Il a rappelé à l'assemblée que le tout premier détective privé connu au monde était l'ancien policier français, fondateur du Bureau des Renseignements à Paris en 1834.

At the gala dinner, Ben Harroll, the founder of the great PI Museum, based in San Diego, came dressed as Eugène Vidocq. He reminded the crowd that the first known private detective in the world was a former French policeman, who founded the Bureau des Renseignements in Paris in 1834.

Posted by Emmanuelle at 11:16 AM | Comments (4) | TrackBack
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Comment était la conférence mondiale des détectives privés à Las Vegas? Formidable, avec quelques 1200 détectives venus du monde entier, pour la première conf de ce genre depuis... 1889.

How did the World Conference of private Investigators go in Las Vegas? It was awesome, with some 1,200 P.I.s from around the world for the first conference of this kind since... 1889.

Photo Hosted at Buzznet.comCes quatre journées de rencontres et de séminaires étaient organisées par PI Magazine, le magazine américain des "private investigators". Des pointures du milieu familiers de la télévision U.S. avaient fait le déplacement. Parmi eux:

Those four days of meetings and seminars were organized by PI Magazine, the American publication for private investigators. Big shots of the milieu and other familiar faces on American TV came to speak, among them:

John Walsh a évoqué avec émotion son jeune fils kidnappé et assassiné et a raconté comment, avec sa femme, il a révolutionné le traitement des affaires d'enfants disparus aux Etats-Unis, grâce à l'émission de télévision "America's Most Wanted": "Je détestais les médias tellement que je les ai rejoint."

John Walsh spoke with emotion about his young son who was kidnapped and killed, and how he and his wife revolutionized the treatment of missing-children cases with the TV show "America's Most Wanted": "I hated the media so much, I joined them."

Mes intervenants préférés: Cynthia Hetherington, la virtuose des enquêtes sur Internet (sa lettre d'infos gratuite est un must-read) et Corey Friedman, le directeur de mon ancienne école, Nick Harris Academy. Corey est un expert en "prétextes téléphoniques" et son parcours est fascinant: magicien à 13 ans, ancien fic, urgentiste, serrurier et désormais détective privé et chasseur de primes.

My favourite speakers: Cynthia Hetherington, the virtuosa of internet searches (her free newsletter is a must-read) and Corey Friedman, the director of my former school, Nick Harris Academy. Corey is an expert in telephone pretextes and his is resume is fascinating: a magician at 13 ans, a former cop, paramedics, locksmith and now private investigator and bond recovery professional.

DETECTIVE CASTING

Deux voire trois sociétés de production télé arpentaient la conférence pour préparer des show de télé-réalité autour de détectives privés. Une émission envisage d'envoyer un détective résoudre des enquêtes dans l'Amérique profonde, au frais de la télé. Le public pourrait se rendre compte que les "privés" ne passent pas leur vie à suivre des époux volages (en fait, beaucoup refusent carrément les enquêtes matrimoniales.)

Two or three production companies were scouring the conference, in preparation for reality shows featuring private detectives. A show is considering sending a PI to solve cases in the heart of America, at the TV's expense. The public could realize that "private eyes" don't spend their lives shadowing cheating spouses (in fact, many refuse to have anything to do with matrimonial affairs).

Difficile de divulguer des détails sur le contenu des séminaires: les secrets des détectives préservent leur valeur s'ils restent... secrets et les privés redoutent la dissémination d'information. Je le faisais remarquer à Tamara Thompson, une détective de Oakland, qui tient un blog sur le milieu des détectives, My PI News: elle me disait que les sites de journalisme sont les premiers à mentionner son blog tandis que les "privés" sont naturellement plus réticents.

It's hard to divulge a lot of details about the content of those seminars: PI's secrets keep their value by remaining... secret and detectives dislike dissemination of information. I was mentioning this to Tamara Thompson, a detective from Oakland who runs a blog about detectives, My PI News: she told me that journalism sites are the most prompt to mention her blog whereas gumshoes are naturally more reticent.

Les détectives ont beaucoup de choses en commun avec les journalistes: bons vivants, ils adorent raconter des histoires et avec eux, on ne s'ennuit jamais. Mais les journalistes favorisent de loin le bar au buffet, et je dirais l'inverse des détectives. Politiquement, les journalistes que je connais sont largement portés à gauche, alors que les détectives me semblent en majorité conservateurs (beaucoup sont d'anciens policiers et vouent un culte à Ronald Reagan. Il faut voir le nombre de cartes de visite de détectives figurant une arme à feu, alors qu'en réalité, le boulot n'exige pas de port d'arme.)

PIs have a lot in common with journalists: they're bon vivants, love telling stories, and with them, you'll never get bored. But journalists favor the bar to the buffet -- by far, and I'd say that it's the other way round with detectives. Politically speaking, the journalists I know are inclined to the left while it seems to me that a large portion of PIs are conservative (many of them are former cops, and members of the cult of Ronald Reagan. And you should see the number of PIs' business cards containing the picture of a gun, when, in reality, the job doesn't require a gun.)

La conférence a eu ses moments ringards à souhaits, avec un sosie de Humphrey Bogart (ci-dessus) et un imitateur de George Bush venu faire un discours pendant un déjeuner (le moment pour moi de quitter la salle: non seulement il n'était pas drôle pour un penny, mais endurer le vrai président au quotidien me suffit amplement.)

The conference had its cheesy moments, as it should, with a Humphrey Bogart look-a-like (pic above) and a George Bush impersonator who came to give a speech to detectives over lunch (which was the right moment for me to leave the room: not only this guy was not funny for a penny, but enduring the real president on a daily basis is more than enough already).

Photo Hosted at Buzznet.comAu diner de gala, Ben Harroll, le fondateur du musée des détectives privés, The PI Museum, basé à San Diego, est venu costumé en Eugène Vidocq. Il a rappelé à l'assemblée que le tout premier détective privé connu au monde était l'ancien policier français, fondateur du Bureau des Renseignements à Paris en 1834.

At the gala dinner, Ben Harroll, the founder of the great PI Museum, based in San Diego, came dressed as Eugène Vidocq. He reminded the crowd that the first known private detective in the world was a former French policeman, who founded the Bureau des Renseignements in Paris in 1834.

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Comment était la conférence mondiale des détectives privés à Las Vegas? Formidable, avec quelques 1200 détectives venus du monde entier, pour la première conf de ce genre depuis... 1889.

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Photo Hosted at Buzznet.comCes quatre journées de rencontres et de séminaires étaient organisées par PI Magazine, le magazine américain des "private investigators". Des pointures du milieu familiers de la télévision U.S. avaient fait le déplacement. Parmi eux:

Those four days of meetings and seminars were organized by PI Magazine, the American publication for private investigators. Big shots of the milieu and other familiar faces on American TV came to speak, among them:

John Walsh a évoqué avec émotion son jeune fils kidnappé et assassiné et a raconté comment, avec sa femme, il a révolutionné le traitement des affaires d'enfants disparus aux Etats-Unis, grâce à l'émission de télévision "America's Most Wanted": "Je détestais les médias tellement que je les ai rejoint."

John Walsh spoke with emotion about his young son who was kidnapped and killed, and how he and his wife revolutionized the treatment of missing-children cases with the TV show "America's Most Wanted": "I hated the media so much, I joined them."

Mes intervenants préférés: Cynthia Hetherington, la virtuose des enquêtes sur Internet (sa lettre d'infos gratuite est un must-read) et Corey Friedman, le directeur de mon ancienne école, Nick Harris Academy. Corey est un expert en "prétextes téléphoniques" et son parcours est fascinant: magicien à 13 ans, ancien fic, urgentiste, serrurier et désormais détective privé et chasseur de primes.

My favourite speakers: Cynthia Hetherington, the virtuosa of internet searches (her free newsletter is a must-read) and Corey Friedman, the director of my former school, Nick Harris Academy. Corey is an expert in telephone pretextes and his is resume is fascinating: a magician at 13 ans, a former cop, paramedics, locksmith and now private investigator and bond recovery professional.

DETECTIVE CASTING

Deux voire trois sociétés de production télé arpentaient la conférence pour préparer des show de télé-réalité autour de détectives privés. Une émission envisage d'envoyer un détective résoudre des enquêtes dans l'Amérique profonde, au frais de la télé. Le public pourrait se rendre compte que les "privés" ne passent pas leur vie à suivre des époux volages (en fait, beaucoup refusent carrément les enquêtes matrimoniales.)

Two or three production companies were scouring the conference, in preparation for reality shows featuring private detectives. A show is considering sending a PI to solve cases in the heart of America, at the TV's expense. The public could realize that "private eyes" don't spend their lives shadowing cheating spouses (in fact, many refuse to have anything to do with matrimonial affairs).

Difficile de divulguer des détails sur le contenu des séminaires: les secrets des détectives préservent leur valeur s'ils restent... secrets et les privés redoutent la dissémination d'information. Je le faisais remarquer à Tamara Thompson, une détective de Oakland, qui tient un blog sur le milieu des détectives, My PI News: elle me disait que les sites de journalisme sont les premiers à mentionner son blog tandis que les "privés" sont naturellement plus réticents.

It's hard to divulge a lot of details about the content of those seminars: PI's secrets keep their value by remaining... secret and detectives dislike dissemination of information. I was mentioning this to Tamara Thompson, a detective from Oakland who runs a blog about detectives, My PI News: she told me that journalism sites are the most prompt to mention her blog whereas gumshoes are naturally more reticent.

Les détectives ont beaucoup de choses en commun avec les journalistes: bons vivants, ils adorent raconter des histoires et avec eux, on ne s'ennuit jamais. Mais les journalistes favorisent de loin le bar au buffet, et je dirais l'inverse des détectives. Politiquement, les journalistes que je connais sont largement portés à gauche, alors que les détectives me semblent en majorité conservateurs (beaucoup sont d'anciens policiers et vouent un culte à Ronald Reagan. Il faut voir le nombre de cartes de visite de détectives figurant une arme à feu, alors qu'en réalité, le boulot n'exige pas de port d'arme.)

PIs have a lot in common with journalists: they're bon vivants, love telling stories, and with them, you'll never get bored. But journalists favor the bar to the buffet -- by far, and I'd say that it's the other way round with detectives. Politically speaking, the journalists I know are inclined to the left while it seems to me that a large portion of PIs are conservative (many of them are former cops, and members of the cult of Ronald Reagan. And you should see the number of PIs' business cards containing the picture of a gun, when, in reality, the job doesn't require a gun.)

La conférence a eu ses moments ringards à souhaits, avec un sosie de Humphrey Bogart (ci-dessus) et un imitateur de George Bush venu faire un discours pendant un déjeuner (le moment pour moi de quitter la salle: non seulement il n'était pas drôle pour un penny, mais endurer le vrai président au quotidien me suffit amplement.)

The conference had its cheesy moments, as it should, with a Humphrey Bogart look-a-like (pic above) and a George Bush impersonator who came to give a speech to detectives over lunch (which was the right moment for me to leave the room: not only this guy was not funny for a penny, but enduring the real president on a daily basis is more than enough already).

Photo Hosted at Buzznet.comAu diner de gala, Ben Harroll, le fondateur du musée des détectives privés, The PI Museum, basé à San Diego, est venu costumé en Eugène Vidocq. Il a rappelé à l'assemblée que le tout premier détective privé connu au monde était l'ancien policier français, fondateur du Bureau des Renseignements à Paris en 1834.

At the gala dinner, Ben Harroll, the founder of the great PI Museum, based in San Diego, came dressed as Eugène Vidocq. He reminded the crowd that the first known private detective in the world was a former French policeman, who founded the Bureau des Renseignements in Paris in 1834.

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Comment était la conférence mondiale des détectives privés à Las Vegas? Formidable, avec quelques 1200 détectives venus du monde entier, pour la première conf de ce genre depuis... 1889.

How did the World Conference of private Investigators go in Las Vegas? It was awesome, with some 1,200 P.I.s from around the world for the first conference of this kind since... 1889.

Photo Hosted at Buzznet.comCes quatre journées de rencontres et de séminaires étaient organisées par PI Magazine, le magazine américain des "private investigators". Des pointures du milieu familiers de la télévision U.S. avaient fait le déplacement. Parmi eux:

Those four days of meetings and seminars were organized by PI Magazine, the American publication for private investigators. Big shots of the milieu and other familiar faces on American TV came to speak, among them:

John Walsh a évoqué avec émotion son jeune fils kidnappé et assassiné et a raconté comment, avec sa femme, il a révolutionné le traitement des affaires d'enfants disparus aux Etats-Unis, grâce à l'émission de télévision "America's Most Wanted": "Je détestais les médias tellement que je les ai rejoint."

John Walsh spoke with emotion about his young son who was kidnapped and killed, and how he and his wife revolutionized the treatment of missing-children cases with the TV show "America's Most Wanted": "I hated the media so much, I joined them."

Mes intervenants préférés: Cynthia Hetherington, la virtuose des enquêtes sur Internet (sa lettre d'infos gratuite est un must-read) et Corey Friedman, le directeur de mon ancienne école, Nick Harris Academy. Corey est un expert en "prétextes téléphoniques" et son parcours est fascinant: magicien à 13 ans, ancien fic, urgentiste, serrurier et désormais détective privé et chasseur de primes.

My favourite speakers: Cynthia Hetherington, the virtuosa of internet searches (her free newsletter is a must-read) and Corey Friedman, the director of my former school, Nick Harris Academy. Corey is an expert in telephone pretextes and his is resume is fascinating: a magician at 13 ans, a former cop, paramedics, locksmith and now private investigator and bond recovery professional.

DETECTIVE CASTING

Deux voire trois sociétés de production télé arpentaient la conférence pour préparer des show de télé-réalité autour de détectives privés. Une émission envisage d'envoyer un détective résoudre des enquêtes dans l'Amérique profonde, au frais de la télé. Le public pourrait se rendre compte que les "privés" ne passent pas leur vie à suivre des époux volages (en fait, beaucoup refusent carrément les enquêtes matrimoniales.)

Two or three production companies were scouring the conference, in preparation for reality shows featuring private detectives. A show is considering sending a PI to solve cases in the heart of America, at the TV's expense. The public could realize that "private eyes" don't spend their lives shadowing cheating spouses (in fact, many refuse to have anything to do with matrimonial affairs).

Difficile de divulguer des détails sur le contenu des séminaires: les secrets des détectives préservent leur valeur s'ils restent... secrets et les privés redoutent la dissémination d'information. Je le faisais remarquer à Tamara Thompson, une détective de Oakland, qui tient un blog sur le milieu des détectives, My PI News: elle me disait que les sites de journalisme sont les premiers à mentionner son blog tandis que les "privés" sont naturellement plus réticents.

It's hard to divulge a lot of details about the content of those seminars: PI's secrets keep their value by remaining... secret and detectives dislike dissemination of information. I was mentioning this to Tamara Thompson, a detective from Oakland who runs a blog about detectives, My PI News: she told me that journalism sites are the most prompt to mention her blog whereas gumshoes are naturally more reticent.

Les détectives ont beaucoup de choses en commun avec les journalistes: bons vivants, ils adorent raconter des histoires et avec eux, on ne s'ennuit jamais. Mais les journalistes favorisent de loin le bar au buffet, et je dirais l'inverse des détectives. Politiquement, les journalistes que je connais sont largement portés à gauche, alors que les détectives me semblent en majorité conservateurs (beaucoup sont d'anciens policiers et vouent un culte à Ronald Reagan. Il faut voir le nombre de cartes de visite de détectives figurant une arme à feu, alors qu'en réalité, le boulot n'exige pas de port d'arme.)

PIs have a lot in common with journalists: they're bon vivants, love telling stories, and with them, you'll never get bored. But journalists favor the bar to the buffet -- by far, and I'd say that it's the other way round with detectives. Politically speaking, the journalists I know are inclined to the left while it seems to me that a large portion of PIs are conservative (many of them are former cops, and members of the cult of Ronald Reagan. And you should see the number of PIs' business cards containing the picture of a gun, when, in reality, the job doesn't require a gun.)

La conférence a eu ses moments ringards à souhaits, avec un sosie de Humphrey Bogart (ci-dessus) et un imitateur de George Bush venu faire un discours pendant un déjeuner (le moment pour moi de quitter la salle: non seulement il n'était pas drôle pour un penny, mais endurer le vrai président au quotidien me suffit amplement.)

The conference had its cheesy moments, as it should, with a Humphrey Bogart look-a-like (pic above) and a George Bush impersonator who came to give a speech to detectives over lunch (which was the right moment for me to leave the room: not only this guy was not funny for a penny, but enduring the real president on a daily basis is more than enough already).

Photo Hosted at Buzznet.comAu diner de gala, Ben Harroll, le fondateur du musée des détectives privés, The PI Museum, basé à San Diego, est venu costumé en Eugène Vidocq. Il a rappelé à l'assemblée que le tout premier détective privé connu au monde était l'ancien policier français, fondateur du Bureau des Renseignements à Paris en 1834.

At the gala dinner, Ben Harroll, the founder of the great PI Museum, based in San Diego, came dressed as Eugène Vidocq. He reminded the crowd that the first known private detective in the world was a former French policeman, who founded the Bureau des Renseignements in Paris in 1834.

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Conference Confidential

Comment était la conférence mondiale des détectives privés à Las Vegas? Formidable, avec quelques 1200 détectives venus du monde entier, pour la première conf de ce genre depuis... 1889.

How did the World Conference of private Investigators go in Las Vegas? It was awesome, with some 1,200 P.I.s from around the world for the first conference of this kind since... 1889.

Photo Hosted at Buzznet.comCes quatre journées de rencontres et de séminaires étaient organisées par PI Magazine, le magazine américain des "private investigators". Des pointures du milieu familiers de la télévision U.S. avaient fait le déplacement. Parmi eux:

Those four days of meetings and seminars were organized by PI Magazine, the American publication for private investigators. Big shots of the milieu and other familiar faces on American TV came to speak, among them:

John Walsh a évoqué avec émotion son jeune fils kidnappé et assassiné et a raconté comment, avec sa femme, il a révolutionné le traitement des affaires d'enfants disparus aux Etats-Unis, grâce à l'émission de télévision "America's Most Wanted": "Je détestais les médias tellement que je les ai rejoint."

John Walsh spoke with emotion about his young son who was kidnapped and killed, and how he and his wife revolutionized the treatment of missing-children cases with the TV show "America's Most Wanted": "I hated the media so much, I joined them."

Mes intervenants préférés: Cynthia Hetherington, la virtuose des enquêtes sur Internet (sa lettre d'infos gratuite est un must-read) et Corey Friedman, le directeur de mon ancienne école, Nick Harris Academy. Corey est un expert en "prétextes téléphoniques" et son parcours est fascinant: magicien à 13 ans, ancien fic, urgentiste, serrurier et désormais détective privé et chasseur de primes.

My favourite speakers: Cynthia Hetherington, the virtuosa of internet searches (her free newsletter is a must-read) and Corey Friedman, the director of my former school, Nick Harris Academy. Corey is an expert in telephone pretextes and his is resume is fascinating: a magician at 13 ans, a former cop, paramedics, locksmith and now private investigator and bond recovery professional.

DETECTIVE CASTING

Deux voire trois sociétés de production télé arpentaient la conférence pour préparer des show de télé-réalité autour de détectives privés. Une émission envisage d'envoyer un détective résoudre des enquêtes dans l'Amérique profonde, au frais de la télé. Le public pourrait se rendre compte que les "privés" ne passent pas leur vie à suivre des époux volages (en fait, beaucoup refusent carrément les enquêtes matrimoniales.)

Two or three production companies were scouring the conference, in preparation for reality shows featuring private detectives. A show is considering sending a PI to solve cases in the heart of America, at the TV's expense. The public could realize that "private eyes" don't spend their lives shadowing cheating spouses (in fact, many refuse to have anything to do with matrimonial affairs).

Difficile de divulguer des détails sur le contenu des séminaires: les secrets des détectives préservent leur valeur s'ils restent... secrets et les privés redoutent la dissémination d'information. Je le faisais remarquer à Tamara Thompson, une détective de Oakland, qui tient un blog sur le milieu des détectives, My PI News: elle me disait que les sites de journalisme sont les premiers à mentionner son blog tandis que les "privés" sont naturellement plus réticents.

It's hard to divulge a lot of details about the content of those seminars: PI's secrets keep their value by remaining... secret and detectives dislike dissemination of information. I was mentioning this to Tamara Thompson, a detective from Oakland who runs a blog about detectives, My PI News: she told me that journalism sites are the most prompt to mention her blog whereas gumshoes are naturally more reticent.

Les détectives ont beaucoup de choses en commun avec les journalistes: bons vivants, ils adorent raconter des histoires et avec eux, on ne s'ennuit jamais. Mais les journalistes favorisent de loin le bar au buffet, et je dirais l'inverse des détectives. Politiquement, les journalistes que je connais sont largement portés à gauche, alors que les détectives me semblent en majorité conservateurs (beaucoup sont d'anciens policiers et vouent un culte à Ronald Reagan. Il faut voir le nombre de cartes de visite de détectives figurant une arme à feu, alors qu'en réalité, le boulot n'exige pas de port d'arme.)

PIs have a lot in common with journalists: they're bon vivants, love telling stories, and with them, you'll never get bored. But journalists favor the bar to the buffet -- by far, and I'd say that it's the other way round with detectives. Politically speaking, the journalists I know are inclined to the left while it seems to me that a large portion of PIs are conservative (many of them are former cops, and members of the cult of Ronald Reagan. And you should see the number of PIs' business cards containing the picture of a gun, when, in reality, the job doesn't require a gun.)

La conférence a eu ses moments ringards à souhaits, avec un sosie de Humphrey Bogart (ci-dessus) et un imitateur de George Bush venu faire un discours pendant un déjeuner (le moment pour moi de quitter la salle: non seulement il n'était pas drôle pour un penny, mais endurer le vrai président au quotidien me suffit amplement.)

The conference had its cheesy moments, as it should, with a Humphrey Bogart look-a-like (pic above) and a George Bush impersonator who came to give a speech to detectives over lunch (which was the right moment for me to leave the room: not only this guy was not funny for a penny, but enduring the real president on a daily basis is more than enough already).

Photo Hosted at Buzznet.comAu diner de gala, Ben Harroll, le fondateur du musée des détectives privés, The PI Museum, basé à San Diego, est venu costumé en Eugène Vidocq. Il a rappelé à l'assemblée que le tout premier détective privé connu au monde était l'ancien policier français, fondateur du Bureau des Renseignements à Paris en 1834.

At the gala dinner, Ben Harroll, the founder of the great PI Museum, based in San Diego, came dressed as Eugène Vidocq. He reminded the crowd that the first known private detective in the world was a former French policeman, who founded the Bureau des Renseignements in Paris in 1834.

Posted by Emmanuelle at 11:16 AM | Comments (4) | TrackBack
Conference Confidential

Comment était la conférence mondiale des détectives privés à Las Vegas? Formidable, avec quelques 1200 détectives venus du monde entier, pour la première conf de ce genre depuis... 1889.

How did the World Conference of private Investigators go in Las Vegas? It was awesome, with some 1,200 P.I.s from around the world for the first conference of this kind since... 1889.

Photo Hosted at Buzznet.comCes quatre journées de rencontres et de séminaires étaient organisées par PI Magazine, le magazine américain des "private investigators". Des pointures du milieu familiers de la télévision U.S. avaient fait le déplacement. Parmi eux:

Those four days of meetings and seminars were organized by PI Magazine, the American publication for private investigators. Big shots of the milieu and other familiar faces on American TV came to speak, among them:

John Walsh a évoqué avec émotion son jeune fils kidnappé et assassiné et a raconté comment, avec sa femme, il a révolutionné le traitement des affaires d'enfants disparus aux Etats-Unis, grâce à l'émission de télévision "America's Most Wanted": "Je détestais les médias tellement que je les ai rejoint."

John Walsh spoke with emotion about his young son who was kidnapped and killed, and how he and his wife revolutionized the treatment of missing-children cases with the TV show "America's Most Wanted": "I hated the media so much, I joined them."

Mes intervenants préférés: Cynthia Hetherington, la virtuose des enquêtes sur Internet (sa lettre d'infos gratuite est un must-read) et Corey Friedman, le directeur de mon ancienne école, Nick Harris Academy. Corey est un expert en "prétextes téléphoniques" et son parcours est fascinant: magicien à 13 ans, ancien fic, urgentiste, serrurier et désormais détective privé et chasseur de primes.

My favourite speakers: Cynthia Hetherington, the virtuosa of internet searches (her free newsletter is a must-read) and Corey Friedman, the director of my former school, Nick Harris Academy. Corey is an expert in telephone pretextes and his is resume is fascinating: a magician at 13 ans, a former cop, paramedics, locksmith and now private investigator and bond recovery professional.

DETECTIVE CASTING

Deux voire trois sociétés de production télé arpentaient la conférence pour préparer des show de télé-réalité autour de détectives privés. Une émission envisage d'envoyer un détective résoudre des enquêtes dans l'Amérique profonde, au frais de la télé. Le public pourrait se rendre compte que les "privés" ne passent pas leur vie à suivre des époux volages (en fait, beaucoup refusent carrément les enquêtes matrimoniales.)

Two or three production companies were scouring the conference, in preparation for reality shows featuring private detectives. A show is considering sending a PI to solve cases in the heart of America, at the TV's expense. The public could realize that "private eyes" don't spend their lives shadowing cheating spouses (in fact, many refuse to have anything to do with matrimonial affairs).

Difficile de divulguer des détails sur le contenu des séminaires: les secrets des détectives préservent leur valeur s'ils restent... secrets et les privés redoutent la dissémination d'information. Je le faisais remarquer à Tamara Thompson, une détective de Oakland, qui tient un blog sur le milieu des détectives, My PI News: elle me disait que les sites de journalisme sont les premiers à mentionner son blog tandis que les "privés" sont naturellement plus réticents.

It's hard to divulge a lot of details about the content of those seminars: PI's secrets keep their value by remaining... secret and detectives dislike dissemination of information. I was mentioning this to Tamara Thompson, a detective from Oakland who runs a blog about detectives, My PI News: she told me that journalism sites are the most prompt to mention her blog whereas gumshoes are naturally more reticent.

Les détectives ont beaucoup de choses en commun avec les journalistes: bons vivants, ils adorent raconter des histoires et avec eux, on ne s'ennuit jamais. Mais les journalistes favorisent de loin le bar au buffet, et je dirais l'inverse des détectives. Politiquement, les journalistes que je connais sont largement portés à gauche, alors que les détectives me semblent en majorité conservateurs (beaucoup sont d'anciens policiers et vouent un culte à Ronald Reagan. Il faut voir le nombre de cartes de visite de détectives figurant une arme à feu, alors qu'en réalité, le boulot n'exige pas de port d'arme.)

PIs have a lot in common with journalists: they're bon vivants, love telling stories, and with them, you'll never get bored. But journalists favor the bar to the buffet -- by far, and I'd say that it's the other way round with detectives. Politically speaking, the journalists I know are inclined to the left while it seems to me that a large portion of PIs are conservative (many of them are former cops, and members of the cult of Ronald Reagan. And you should see the number of PIs' business cards containing the picture of a gun, when, in reality, the job doesn't require a gun.)

La conférence a eu ses moments ringards à souhaits, avec un sosie de Humphrey Bogart (ci-dessus) et un imitateur de George Bush venu faire un discours pendant un déjeuner (le moment pour moi de quitter la salle: non seulement il n'était pas drôle pour un penny, mais endurer le vrai président au quotidien me suffit amplement.)

The conference had its cheesy moments, as it should, with a Humphrey Bogart look-a-like (pic above) and a George Bush impersonator who came to give a speech to detectives over lunch (which was the right moment for me to leave the room: not only this guy was not funny for a penny, but enduring the real president on a daily basis is more than enough already).

Photo Hosted at Buzznet.comAu diner de gala, Ben Harroll, le fondateur du musée des détectives privés, The PI Museum, basé à San Diego, est venu costumé en Eugène Vidocq. Il a rappelé à l'assemblée que le tout premier détective privé connu au monde était l'ancien policier français, fondateur du Bureau des Renseignements à Paris en 1834.

At the gala dinner, Ben Harroll, the founder of the great PI Museum, based in San Diego, came dressed as Eugène Vidocq. He reminded the crowd that the first known private detective in the world was a former French policeman, who founded the Bureau des Renseignements in Paris in 1834.

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November 15, 2004
"You don't Nomi"

J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.

I had a day recently rich in emotions and covering well over a hundred miles. Started by going out to the desert with our teacher Dale and his two sniffing dogs and a small group of student detectives to look for a corpse. Nothing turned up after several hours of exploration ... which was a relief in a way. Then I had to rush to Venice Beach to interview a former Latino-gang member-turned actor and manager in Hollywood -- a very nice guy. ("Rush" is an overstatement given the usual road rage inducing traffic jams in Los Angeles.) Then had to go back to Hollywood on time for a late-evening screening of a documentary ... This is how you can do nearly 200 miles in one day without even leaving suburban L.A.

Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.

But this excellent documentary The Nomi Song by Andrew Horn was well worth the wait. For those who don't know Klaus Nomi, the German singer with a Bauhaus-inspired look, he became an icon of underground New York in the early '80s, posing as a space creature who "came to save the human race." This soprano was also one of the first artists to die of AIDS in 1983. Klaus Nomi couldn't get a contract with an American record company, so was signed by a French label and subsequently became famous in Europe. When I was about 10 or 12, I would listen to Nomi a lot, along with (Nina Hagen and Kraftwerk, all the fine LPs checked out from my local Goethe Institut.)

Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.

Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.

La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."

The film contains precious interviews and rare videos: you see the very beginnings of Nomi in the crazy New Wave Vaudeville Show in New York, and when he showed up as a back-up singer for David Bowie on Saturday Night Live (Blogger Moonage has a link to the video!). We also learn that Nomi could bake delicious pies. He was always broke and would barter raspberry pies against paintings or photos taken by his friends from the East Village.

Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.

The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."

Posted by Emmanuelle at 7:40 AM | Comments (11)
"You don't Nomi"

J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.

I had a day recently rich in emotions and covering well over a hundred miles. Started by going out to the desert with our teacher Dale and his two sniffing dogs and a small group of student detectives to look for a corpse. Nothing turned up after several hours of exploration ... which was a relief in a way. Then I had to rush to Venice Beach to interview a former Latino-gang member-turned actor and manager in Hollywood -- a very nice guy. ("Rush" is an overstatement given the usual road rage inducing traffic jams in Los Angeles.) Then had to go back to Hollywood on time for a late-evening screening of a documentary ... This is how you can do nearly 200 miles in one day without even leaving suburban L.A.

Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.

But this excellent documentary The Nomi Song by Andrew Horn was well worth the wait. For those who don't know Klaus Nomi, the German singer with a Bauhaus-inspired look, he became an icon of underground New York in the early '80s, posing as a space creature who "came to save the human race." This soprano was also one of the first artists to die of AIDS in 1983. Klaus Nomi couldn't get a contract with an American record company, so was signed by a French label and subsequently became famous in Europe. When I was about 10 or 12, I would listen to Nomi a lot, along with (Nina Hagen and Kraftwerk, all the fine LPs checked out from my local Goethe Institut.)

Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.

Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.

La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."

The film contains precious interviews and rare videos: you see the very beginnings of Nomi in the crazy New Wave Vaudeville Show in New York, and when he showed up as a back-up singer for David Bowie on Saturday Night Live (Blogger Moonage has a link to the video!). We also learn that Nomi could bake delicious pies. He was always broke and would barter raspberry pies against paintings or photos taken by his friends from the East Village.

Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.

The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."

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"You don't Nomi"

J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.

I had a day recently rich in emotions and covering well over a hundred miles. Started by going out to the desert with our teacher Dale and his two sniffing dogs and a small group of student detectives to look for a corpse. Nothing turned up after several hours of exploration ... which was a relief in a way. Then I had to rush to Venice Beach to interview a former Latino-gang member-turned actor and manager in Hollywood -- a very nice guy. ("Rush" is an overstatement given the usual road rage inducing traffic jams in Los Angeles.) Then had to go back to Hollywood on time for a late-evening screening of a documentary ... This is how you can do nearly 200 miles in one day without even leaving suburban L.A.

Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.

But this excellent documentary The Nomi Song by Andrew Horn was well worth the wait. For those who don't know Klaus Nomi, the German singer with a Bauhaus-inspired look, he became an icon of underground New York in the early '80s, posing as a space creature who "came to save the human race." This soprano was also one of the first artists to die of AIDS in 1983. Klaus Nomi couldn't get a contract with an American record company, so was signed by a French label and subsequently became famous in Europe. When I was about 10 or 12, I would listen to Nomi a lot, along with (Nina Hagen and Kraftwerk, all the fine LPs checked out from my local Goethe Institut.)

Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.

Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.

La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."

The film contains precious interviews and rare videos: you see the very beginnings of Nomi in the crazy New Wave Vaudeville Show in New York, and when he showed up as a back-up singer for David Bowie on Saturday Night Live (Blogger Moonage has a link to the video!). We also learn that Nomi could bake delicious pies. He was always broke and would barter raspberry pies against paintings or photos taken by his friends from the East Village.

Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.

The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."

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"You don't Nomi"

J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.

I had a day recently rich in emotions and covering well over a hundred miles. Started by going out to the desert with our teacher Dale and his two sniffing dogs and a small group of student detectives to look for a corpse. Nothing turned up after several hours of exploration ... which was a relief in a way. Then I had to rush to Venice Beach to interview a former Latino-gang member-turned actor and manager in Hollywood -- a very nice guy. ("Rush" is an overstatement given the usual road rage inducing traffic jams in Los Angeles.) Then had to go back to Hollywood on time for a late-evening screening of a documentary ... This is how you can do nearly 200 miles in one day without even leaving suburban L.A.

Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.

But this excellent documentary The Nomi Song by Andrew Horn was well worth the wait. For those who don't know Klaus Nomi, the German singer with a Bauhaus-inspired look, he became an icon of underground New York in the early '80s, posing as a space creature who "came to save the human race." This soprano was also one of the first artists to die of AIDS in 1983. Klaus Nomi couldn't get a contract with an American record company, so was signed by a French label and subsequently became famous in Europe. When I was about 10 or 12, I would listen to Nomi a lot, along with (Nina Hagen and Kraftwerk, all the fine LPs checked out from my local Goethe Institut.)

Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.

Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.

La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."

The film contains precious interviews and rare videos: you see the very beginnings of Nomi in the crazy New Wave Vaudeville Show in New York, and when he showed up as a back-up singer for David Bowie on Saturday Night Live (Blogger Moonage has a link to the video!). We also learn that Nomi could bake delicious pies. He was always broke and would barter raspberry pies against paintings or photos taken by his friends from the East Village.

Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.

The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."

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"You don't Nomi"

J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.

I had a day recently rich in emotions and covering well over a hundred miles. Started by going out to the desert with our teacher Dale and his two sniffing dogs and a small group of student detectives to look for a corpse. Nothing turned up after several hours of exploration ... which was a relief in a way. Then I had to rush to Venice Beach to interview a former Latino-gang member-turned actor and manager in Hollywood -- a very nice guy. ("Rush" is an overstatement given the usual road rage inducing traffic jams in Los Angeles.) Then had to go back to Hollywood on time for a late-evening screening of a documentary ... This is how you can do nearly 200 miles in one day without even leaving suburban L.A.

Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.

But this excellent documentary The Nomi Song by Andrew Horn was well worth the wait. For those who don't know Klaus Nomi, the German singer with a Bauhaus-inspired look, he became an icon of underground New York in the early '80s, posing as a space creature who "came to save the human race." This soprano was also one of the first artists to die of AIDS in 1983. Klaus Nomi couldn't get a contract with an American record company, so was signed by a French label and subsequently became famous in Europe. When I was about 10 or 12, I would listen to Nomi a lot, along with (Nina Hagen and Kraftwerk, all the fine LPs checked out from my local Goethe Institut.)

Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.

Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.

La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."

The film contains precious interviews and rare videos: you see the very beginnings of Nomi in the crazy New Wave Vaudeville Show in New York, and when he showed up as a back-up singer for David Bowie on Saturday Night Live (Blogger Moonage has a link to the video!). We also learn that Nomi could bake delicious pies. He was always broke and would barter raspberry pies against paintings or photos taken by his friends from the East Village.

Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.

The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."

Posted by Emmanuelle at 7:40 AM | Comments (11)
"You don't Nomi"

J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.

I had a day recently rich in emotions and covering well over a hundred miles. Started by going out to the desert with our teacher Dale and his two sniffing dogs and a small group of student detectives to look for a corpse. Nothing turned up after several hours of exploration ... which was a relief in a way. Then I had to rush to Venice Beach to interview a former Latino-gang member-turned actor and manager in Hollywood -- a very nice guy. ("Rush" is an overstatement given the usual road rage inducing traffic jams in Los Angeles.) Then had to go back to Hollywood on time for a late-evening screening of a documentary ... This is how you can do nearly 200 miles in one day without even leaving suburban L.A.

Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.

But this excellent documentary The Nomi Song by Andrew Horn was well worth the wait. For those who don't know Klaus Nomi, the German singer with a Bauhaus-inspired look, he became an icon of underground New York in the early '80s, posing as a space creature who "came to save the human race." This soprano was also one of the first artists to die of AIDS in 1983. Klaus Nomi couldn't get a contract with an American record company, so was signed by a French label and subsequently became famous in Europe. When I was about 10 or 12, I would listen to Nomi a lot, along with (Nina Hagen and Kraftwerk, all the fine LPs checked out from my local Goethe Institut.)

Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.

Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.

La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."

The film contains precious interviews and rare videos: you see the very beginnings of Nomi in the crazy New Wave Vaudeville Show in New York, and when he showed up as a back-up singer for David Bowie on Saturday Night Live (Blogger Moonage has a link to the video!). We also learn that Nomi could bake delicious pies. He was always broke and would barter raspberry pies against paintings or photos taken by his friends from the East Village.

Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.

The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."

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J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.

I had a day recently rich in emotions and covering well over a hundred miles. Started by going out to the desert with our teacher Dale and his two sniffing dogs and a small group of student detectives to look for a corpse. Nothing turned up after several hours of exploration ... which was a relief in a way. Then I had to rush to Venice Beach to interview a former Latino-gang member-turned actor and manager in Hollywood -- a very nice guy. ("Rush" is an overstatement given the usual road rage inducing traffic jams in Los Angeles.) Then had to go back to Hollywood on time for a late-evening screening of a documentary ... This is how you can do nearly 200 miles in one day without even leaving suburban L.A.

Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.

But this excellent documentary The Nomi Song by Andrew Horn was well worth the wait. For those who don't know Klaus Nomi, the German singer with a Bauhaus-inspired look, he became an icon of underground New York in the early '80s, posing as a space creature who "came to save the human race." This soprano was also one of the first artists to die of AIDS in 1983. Klaus Nomi couldn't get a contract with an American record company, so was signed by a French label and subsequently became famous in Europe. When I was about 10 or 12, I would listen to Nomi a lot, along with (Nina Hagen and Kraftwerk, all the fine LPs checked out from my local Goethe Institut.)

Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.

Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.

La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."

The film contains precious interviews and rare videos: you see the very beginnings of Nomi in the crazy New Wave Vaudeville Show in New York, and when he showed up as a back-up singer for David Bowie on Saturday Night Live (Blogger Moonage has a link to the video!). We also learn that Nomi could bake delicious pies. He was always broke and would barter raspberry pies against paintings or photos taken by his friends from the East Village.

Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.

The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."

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October 1, 2004
surveillance et tours de magie / surveillance and magic tricks

Qu’apprend-on dans une école de détectives, en l'occurence Nick Harris Detective Academy où je suis ma formation?
Vendredi par exemple, nous avons étudié la vidéo d'une surveillance effectuée par un jeune détective de l'agence. Un mari soupconneux a demandé à ce que sa femme soit placée sous surveillance. Le détective planque dans sa voiture en attendant que la femme blonde, couverte de bijoux clinquants, sorte de son bureau, 1 heure avant la fin de sa journée de travail (des détails ont été changés.) Puis il la suit a Santa Monica: elle conduit comme une malade, mais ne sait pas qu'un petit appareil GPS permet de la localiser au cas où, même si le détective préfère ne pas la lâcher de vue. On la voit en compagnie d'un petit chevelu puis à l'intérieur d'une maison. Le tout, en filmant de derrière le pare-brise ou avec une caméra cachée (dans un journal plié, la poche d'un blouson...) On oeuvre ensuite à identifier les personnes observées.
Pour quelques minutes d'action, il faut passer des heures à attendre dans sa bagnole et à remonter les pistes et on peut se faire une idée de l'ennui qui guette quand la caméra se met à fixer les alentours et à zoomer pour passer le temps.

So, what do you learn in P.I. school, especially the one I’m now attending, the Nick Harris Detective Academy? On Friday for instance, we studied a surveillance video shot by a young detectiveat the agency. A suspicious husband has asked Nick Harris to put his wife under surveillance. The agent hides in his car until the blond woman covered with jewelry comes out of her office (like, one hour before she's supposed to finish work). Then the agent follows her all around Santa Monica, which requires some expertise because she drives like a lunatic. Unbeknownst to her, a little GPS device allows the agent to locate her, even though he prefers to rely on old-fashion tailgating. You can see her with a short hairy guy, then, inside a home. Meanwhile, the agent keeps filming with his camera, sometimes hidden in a newspaper or a jacket. Then we have to identify the people who appear on screen. For just a few minutes of real action, a detective needs to spend hours waiting in his car, and you get a sense of how boring it is when you see the camera looking around and zooming in and out for no reason.

Notre remarquable prof, le détective Dale Gustafson dit en rigolant que c'est une bonne chose que la loi californienne interdise le son audio dans le cadre de surveillances vidéo (sinon on imagine les commentaires, les sifflements rêveurs etc. ) En guise de travaux pratiques de surveillance, deux élèves récentes de l'école ont décidé de suivre leurs petits copains incognito. L'une a découvert que son mec la trompait, l'autre que son copain lui avait bien caché... qu'il était marié. Seule consolation: la femme du goujat le trompait aussi dans son dos!

Our outstanding teacher, Dale Gustafson, jokes that it's a good thing that the law in California forbids sound recording when you do a video surveillance (otherwise, one can imagine the comments, the idle whistlings etc.) To practise their surveillance skills, two recent graduates from the school decided to follow their boyfriends incognito. One has discovered that her guy was cheating on her. The other one found out that her dude had forgot to mention to her that he was... married. Her only consolation was that his wife was also cheating in his back!

Dale ajoute que les détectives sont comme les magiciens: ils ne doivent en aucun cas divulger leurs secrets. Je peux bloguer tant que je n'en dis pas trop. Coïncidence: le chef de l'agence Nick Harris, Corey Friedman, est magicien depuis l’adolescence et membre du fabuleux Magic Castle. Et il travaille actuellement comme consultant sur la nouvelle (et très bonne) série télé Veronica Mars, sur une lycéenne le jour/détective la nuit. Un rôle dans lequel j'imagine aisement l'intrépide blogueuse adolescente de L.A. Cecile DuBois (sur la photo ci-contre)

Dale says that detectives are like magicians: they should never divulge their secrets. I can blog, as long as I don’t reveal too much. Coincidently, the Nick Harris agency boss, Corey Friedman, has been a magician since his teens and is a member of the fabulous Magic Castle in Hollywood. He also work now as a consultant on the new and very good TV series Veronica Mars, about a teenage girl high-schooler by day, detective by night. A role I could easily imagine being filled by the intrepid L.A. teenage blogger, Cecile DuBois (here on the pic)

Posted by Emmanuelle at 12:54 PM | Comments (9)
surveillance et tours de magie / surveillance and magic tricks

Qu’apprend-on dans une école de détectives, en l'occurence Nick Harris Detective Academy où je suis ma formation?
Vendredi par exemple, nous avons étudié la vidéo d'une surveillance effectuée par un jeune détective de l'agence. Un mari soupconneux a demandé à ce que sa femme soit placée sous surveillance. Le détective planque dans sa voiture en attendant que la femme blonde, couverte de bijoux clinquants, sorte de son bureau, 1 heure avant la fin de sa journée de travail (des détails ont été changés.) Puis il la suit a Santa Monica: elle conduit comme une malade, mais ne sait pas qu'un petit appareil GPS permet de la localiser au cas où, même si le détective préfère ne pas la lâcher de vue. On la voit en compagnie d'un petit chevelu puis à l'intérieur d'une maison. Le tout, en filmant de derrière le pare-brise ou avec une caméra cachée (dans un journal plié, la poche d'un blouson...) On oeuvre ensuite à identifier les personnes observées.
Pour quelques minutes d'action, il faut passer des heures à attendre dans sa bagnole et à remonter les pistes et on peut se faire une idée de l'ennui qui guette quand la caméra se met à fixer les alentours et à zoomer pour passer le temps.

So, what do you learn in P.I. school, especially the one I’m now attending, the Nick Harris Detective Academy? On Friday for instance, we studied a surveillance video shot by a young detectiveat the agency. A suspicious husband has asked Nick Harris to put his wife under surveillance. The agent hides in his car until the blond woman covered with jewelry comes out of her office (like, one hour before she's supposed to finish work). Then the agent follows her all around Santa Monica, which requires some expertise because she drives like a lunatic. Unbeknownst to her, a little GPS device allows the agent to locate her, even though he prefers to rely on old-fashion tailgating. You can see her with a short hairy guy, then, inside a home. Meanwhile, the agent keeps filming with his camera, sometimes hidden in a newspaper or a jacket. Then we have to identify the people who appear on screen. For just a few minutes of real action, a detective needs to spend hours waiting in his car, and you get a sense of how boring it is when you see the camera looking around and zooming in and out for no reason.

Notre remarquable prof, le détective Dale Gustafson dit en rigolant que c'est une bonne chose que la loi californienne interdise le son audio dans le cadre de surveillances vidéo (sinon on imagine les commentaires, les sifflements rêveurs etc. ) En guise de travaux pratiques de surveillance, deux élèves récentes de l'école ont décidé de suivre leurs petits copains incognito. L'une a découvert que son mec la trompait, l'autre que son copain lui avait bien caché... qu'il était marié. Seule consolation: la femme du goujat le trompait aussi dans son dos!

Our outstanding teacher, Dale Gustafson, jokes that it's a good thing that the law in California forbids sound recording when you do a video surveillance (otherwise, one can imagine the comments, the idle whistlings etc.) To practise their surveillance skills, two recent graduates from the school decided to follow their boyfriends incognito. One has discovered that her guy was cheating on her. The other one found out that her dude had forgot to mention to her that he was... married. Her only consolation was that his wife was also cheating in his back!

Dale ajoute que les détectives sont comme les magiciens: ils ne doivent en aucun cas divulger leurs secrets. Je peux bloguer tant que je n'en dis pas trop. Coïncidence: le chef de l'agence Nick Harris, Corey Friedman, est magicien depuis l’adolescence et membre du fabuleux Magic Castle. Et il travaille actuellement comme consultant sur la nouvelle (et très bonne) série télé Veronica Mars, sur une lycéenne le jour/détective la nuit. Un rôle dans lequel j'imagine aisement l'intrépide blogueuse adolescente de L.A. Cecile DuBois (sur la photo ci-contre)

Dale says that detectives are like magicians: they should never divulge their secrets. I can blog, as long as I don’t reveal too much. Coincidently, the Nick Harris agency boss, Corey Friedman, has been a magician since his teens and is a member of the fabulous Magic Castle in Hollywood. He also work now as a consultant on the new and very good TV series Veronica Mars, about a teenage girl high-schooler by day, detective by night. A role I could easily imagine being filled by the intrepid L.A. teenage blogger, Cecile DuBois (here on the pic)

Posted by Emmanuelle at 12:54 PM | Comments (9)
surveillance et tours de magie / surveillance and magic tricks

Qu’apprend-on dans une école de détectives, en l'occurence Nick Harris Detective Academy où je suis ma formation?
Vendredi par exemple, nous avons étudié la vidéo d'une surveillance effectuée par un jeune détective de l'agence. Un mari soupconneux a demandé à ce que sa femme soit placée sous surveillance. Le détective planque dans sa voiture en attendant que la femme blonde, couverte de bijoux clinquants, sorte de son bureau, 1 heure avant la fin de sa journée de travail (des détails ont été changés.) Puis il la suit a Santa Monica: elle conduit comme une malade, mais ne sait pas qu'un petit appareil GPS permet de la localiser au cas où, même si le détective préfère ne pas la lâcher de vue. On la voit en compagnie d'un petit chevelu puis à l'intérieur d'une maison. Le tout, en filmant de derrière le pare-brise ou avec une caméra cachée (dans un journal plié, la poche d'un blouson...) On oeuvre ensuite à identifier les personnes observées.
Pour quelques minutes d'action, il faut passer des heures à attendre dans sa bagnole et à remonter les pistes et on peut se faire une idée de l'ennui qui guette quand la caméra se met à fixer les alentours et à zoomer pour passer le temps.

So, what do you learn in P.I. school, especially the one I’m now attending, the Nick Harris Detective Academy? On Friday for instance, we studied a surveillance video shot by a young detectiveat the agency. A suspicious husband has asked Nick Harris to put his wife under surveillance. The agent hides in his car until the blond woman covered with jewelry comes out of her office (like, one hour before she's supposed to finish work). Then the agent follows her all around Santa Monica, which requires some expertise because she drives like a lunatic. Unbeknownst to her, a little GPS device allows the agent to locate her, even though he prefers to rely on old-fashion tailgating. You can see her with a short hairy guy, then, inside a home. Meanwhile, the agent keeps filming with his camera, sometimes hidden in a newspaper or a jacket. Then we have to identify the people who appear on screen. For just a few minutes of real action, a detective needs to spend hours waiting in his car, and you get a sense of how boring it is when you see the camera looking around and zooming in and out for no reason.

Notre remarquable prof, le détective Dale Gustafson dit en rigolant que c'est une bonne chose que la loi californienne interdise le son audio dans le cadre de surveillances vidéo (sinon on imagine les commentaires, les sifflements rêveurs etc. ) En guise de travaux pratiques de surveillance, deux élèves récentes de l'école ont décidé de suivre leurs petits copains incognito. L'une a découvert que son mec la trompait, l'autre que son copain lui avait bien caché... qu'il était marié. Seule consolation: la femme du goujat le trompait aussi dans son dos!

Our outstanding teacher, Dale Gustafson, jokes that it's a good thing that the law in California forbids sound recording when you do a video surveillance (otherwise, one can imagine the comments, the idle whistlings etc.) To practise their surveillance skills, two recent graduates from the school decided to follow their boyfriends incognito. One has discovered that her guy was cheating on her. The other one found out that her dude had forgot to mention to her that he was... married. Her only consolation was that his wife was also cheating in his back!

Dale ajoute que les détectives sont comme les magiciens: ils ne doivent en aucun cas divulger leurs secrets. Je peux bloguer tant que je n'en dis pas trop. Coïncidence: le chef de l'agence Nick Harris, Corey Friedman, est magicien depuis l’adolescence et membre du fabuleux Magic Castle. Et il travaille actuellement comme consultant sur la nouvelle (et très bonne) série télé Veronica Mars, sur une lycéenne le jour/détective la nuit. Un rôle dans lequel j'imagine aisement l'intrépide blogueuse adolescente de L.A. Cecile DuBois (sur la photo ci-contre)

Dale says that detectives are like magicians: they should never divulge their secrets. I can blog, as long as I don’t reveal too much. Coincidently, the Nick Harris agency boss, Corey Friedman, has been a magician since his teens and is a member of the fabulous Magic Castle in Hollywood. He also work now as a consultant on the new and very good TV series Veronica Mars, about a teenage girl high-schooler by day, detective by night. A role I could easily imagine being filled by the intrepid L.A. teenage blogger, Cecile DuBois (here on the pic)

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surveillance et tours de magie / surveillance and magic tricks

Qu’apprend-on dans une école de détectives, en l'occurence Nick Harris Detective Academy où je suis ma formation?
Vendredi par exemple, nous avons étudié la vidéo d'une surveillance effectuée par un jeune détective de l'agence. Un mari soupconneux a demandé à ce que sa femme soit placée sous surveillance. Le détective planque dans sa voiture en attendant que la femme blonde, couverte de bijoux clinquants, sorte de son bureau, 1 heure avant la fin de sa journée de travail (des détails ont été changés.) Puis il la suit a Santa Monica: elle conduit comme une malade, mais ne sait pas qu'un petit appareil GPS permet de la localiser au cas où, même si le détective préfère ne pas la lâcher de vue. On la voit en compagnie d'un petit chevelu puis à l'intérieur d'une maison. Le tout, en filmant de derrière le pare-brise ou avec une caméra cachée (dans un journal plié, la poche d'un blouson...) On oeuvre ensuite à identifier les personnes observées.
Pour quelques minutes d'action, il faut passer des heures à attendre dans sa bagnole et à remonter les pistes et on peut se faire une idée de l'ennui qui guette quand la caméra se met à fixer les alentours et à zoomer pour passer le temps.

So, what do you learn in P.I. school, especially the one I’m now attending, the Nick Harris Detective Academy? On Friday for instance, we studied a surveillance video shot by a young detectiveat the agency. A suspicious husband has asked Nick Harris to put his wife under surveillance. The agent hides in his car until the blond woman covered with jewelry comes out of her office (like, one hour before she's supposed to finish work). Then the agent follows her all around Santa Monica, which requires some expertise because she drives like a lunatic. Unbeknownst to her, a little GPS device allows the agent to locate her, even though he prefers to rely on old-fashion tailgating. You can see her with a short hairy guy, then, inside a home. Meanwhile, the agent keeps filming with his camera, sometimes hidden in a newspaper or a jacket. Then we have to identify the people who appear on screen. For just a few minutes of real action, a detective needs to spend hours waiting in his car, and you get a sense of how boring it is when you see the camera looking around and zooming in and out for no reason.

Notre remarquable prof, le détective Dale Gustafson dit en rigolant que c'est une bonne chose que la loi californienne interdise le son audio dans le cadre de surveillances vidéo (sinon on imagine les commentaires, les sifflements rêveurs etc. ) En guise de travaux pratiques de surveillance, deux élèves récentes de l'école ont décidé de suivre leurs petits copains incognito. L'une a découvert que son mec la trompait, l'autre que son copain lui avait bien caché... qu'il était marié. Seule consolation: la femme du goujat le trompait aussi dans son dos!

Our outstanding teacher, Dale Gustafson, jokes that it's a good thing that the law in California forbids sound recording when you do a video surveillance (otherwise, one can imagine the comments, the idle whistlings etc.) To practise their surveillance skills, two recent graduates from the school decided to follow their boyfriends incognito. One has discovered that her guy was cheating on her. The other one found out that her dude had forgot to mention to her that he was... married. Her only consolation was that his wife was also cheating in his back!

Dale ajoute que les détectives sont comme les magiciens: ils ne doivent en aucun cas divulger leurs secrets. Je peux bloguer tant que je n'en dis pas trop. Coïncidence: le chef de l'agence Nick Harris, Corey Friedman, est magicien depuis l’adolescence et membre du fabuleux Magic Castle. Et il travaille actuellement comme consultant sur la nouvelle (et très bonne) série télé Veronica Mars, sur une lycéenne le jour/détective la nuit. Un rôle dans lequel j'imagine aisement l'intrépide blogueuse adolescente de L.A. Cecile DuBois (sur la photo ci-contre)

Dale says that detectives are like magicians: they should never divulge their secrets. I can blog, as long as I don’t reveal too much. Coincidently, the Nick Harris agency boss, Corey Friedman, has been a magician since his teens and is a member of the fabulous Magic Castle in Hollywood. He also work now as a consultant on the new and very good TV series Veronica Mars, about a teenage girl high-schooler by day, detective by night. A role I could easily imagine being filled by the intrepid L.A. teenage blogger, Cecile DuBois (here on the pic)

Posted by Emmanuelle at 12:54 PM | Comments (9)
surveillance et tours de magie / surveillance and magic tricks

Qu’apprend-on dans une école de détectives, en l'occurence Nick Harris Detective Academy où je suis ma formation?
Vendredi par exemple, nous avons étudié la vidéo d'une surveillance effectuée par un jeune détective de l'agence. Un mari soupconneux a demandé à ce que sa femme soit placée sous surveillance. Le détective planque dans sa voiture en attendant que la femme blonde, couverte de bijoux clinquants, sorte de son bureau, 1 heure avant la fin de sa journée de travail (des détails ont été changés.) Puis il la suit a Santa Monica: elle conduit comme une malade, mais ne sait pas qu'un petit appareil GPS permet de la localiser au cas où, même si le détective préfère ne pas la lâcher de vue. On la voit en compagnie d'un petit chevelu puis à l'intérieur d'une maison. Le tout, en filmant de derrière le pare-brise ou avec une caméra cachée (dans un journal plié, la poche d'un blouson...) On oeuvre ensuite à identifier les personnes observées.
Pour quelques minutes d'action, il faut passer des heures à attendre dans sa bagnole et à remonter les pistes et on peut se faire une idée de l'ennui qui guette quand la caméra se met à fixer les alentours et à zoomer pour passer le temps.

So, what do you learn in P.I. school, especially the one I’m now attending, the Nick Harris Detective Academy? On Friday for instance, we studied a surveillance video shot by a young detectiveat the agency. A suspicious husband has asked Nick Harris to put his wife under surveillance. The agent hides in his car until the blond woman covered with jewelry comes out of her office (like, one hour before she's supposed to finish work). Then the agent follows her all around Santa Monica, which requires some expertise because she drives like a lunatic. Unbeknownst to her, a little GPS device allows the agent to locate her, even though he prefers to rely on old-fashion tailgating. You can see her with a short hairy guy, then, inside a home. Meanwhile, the agent keeps filming with his camera, sometimes hidden in a newspaper or a jacket. Then we have to identify the people who appear on screen. For just a few minutes of real action, a detective needs to spend hours waiting in his car, and you get a sense of how boring it is when you see the camera looking around and zooming in and out for no reason.

Notre remarquable prof, le détective Dale Gustafson dit en rigolant que c'est une bonne chose que la loi californienne interdise le son audio dans le cadre de surveillances vidéo (sinon on imagine les commentaires, les sifflements rêveurs etc. ) En guise de travaux pratiques de surveillance, deux élèves récentes de l'école ont décidé de suivre leurs petits copains incognito. L'une a découvert que son mec la trompait, l'autre que son copain lui avait bien caché... qu'il était marié. Seule consolation: la femme du goujat le trompait aussi dans son dos!

Our outstanding teacher, Dale Gustafson, jokes that it's a good thing that the law in California forbids sound recording when you do a video surveillance (otherwise, one can imagine the comments, the idle whistlings etc.) To practise their surveillance skills, two recent graduates from the school decided to follow their boyfriends incognito. One has discovered that her guy was cheating on her. The other one found out that her dude had forgot to mention to her that he was... married. Her only consolation was that his wife was also cheating in his back!

Dale ajoute que les détectives sont comme les magiciens: ils ne doivent en aucun cas divulger leurs secrets. Je peux bloguer tant que je n'en dis pas trop. Coïncidence: le chef de l'agence Nick Harris, Corey Friedman, est magicien depuis l’adolescence et membre du fabuleux Magic Castle. Et il travaille actuellement comme consultant sur la nouvelle (et très bonne) série télé Veronica Mars, sur une lycéenne le jour/détective la nuit. Un rôle dans lequel j'imagine aisement l'intrépide blogueuse adolescente de L.A. Cecile DuBois (sur la photo ci-contre)

Dale says that detectives are like magicians: they should never divulge their secrets. I can blog, as long as I don’t reveal too much. Coincidently, the Nick Harris agency boss, Corey Friedman, has been a magician since his teens and is a member of the fabulous Magic Castle in Hollywood. He also work now as a consultant on the new and very good TV series Veronica Mars, about a teenage girl high-schooler by day, detective by night. A role I could easily imagine being filled by the intrepid L.A. teenage blogger, Cecile DuBois (here on the pic)

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surveillance et tours de magie / surveillance and magic tricks

Qu’apprend-on dans une école de détectives, en l'occurence Nick Harris Detective Academy où je suis ma formation?
Vendredi par exemple, nous avons étudié la vidéo d'une surveillance effectuée par un jeune détective de l'agence. Un mari soupconneux a demandé à ce que sa femme soit placée sous surveillance. Le détective planque dans sa voiture en attendant que la femme blonde, couverte de bijoux clinquants, sorte de son bureau, 1 heure avant la fin de sa journée de travail (des détails ont été changés.) Puis il la suit a Santa Monica: elle conduit comme une malade, mais ne sait pas qu'un petit appareil GPS permet de la localiser au cas où, même si le détective préfère ne pas la lâcher de vue. On la voit en compagnie d'un petit chevelu puis à l'intérieur d'une maison. Le tout, en filmant de derrière le pare-brise ou avec une caméra cachée (dans un journal plié, la poche d'un blouson...) On oeuvre ensuite à identifier les personnes observées.
Pour quelques minutes d'action, il faut passer des heures à attendre dans sa bagnole et à remonter les pistes et on peut se faire une idée de l'ennui qui guette quand la caméra se met à fixer les alentours et à zoomer pour passer le temps.

So, what do you learn in P.I. school, especially the one I’m now attending, the Nick Harris Detective Academy? On Friday for instance, we studied a surveillance video shot by a young detectiveat the agency. A suspicious husband has asked Nick Harris to put his wife under surveillance. The agent hides in his car until the blond woman covered with jewelry comes out of her office (like, one hour before she's supposed to finish work). Then the agent follows her all around Santa Monica, which requires some expertise because she drives like a lunatic. Unbeknownst to her, a little GPS device allows the agent to locate her, even though he prefers to rely on old-fashion tailgating. You can see her with a short hairy guy, then, inside a home. Meanwhile, the agent keeps filming with his camera, sometimes hidden in a newspaper or a jacket. Then we have to identify the people who appear on screen. For just a few minutes of real action, a detective needs to spend hours waiting in his car, and you get a sense of how boring it is when you see the camera looking around and zooming in and out for no reason.

Notre remarquable prof, le détective Dale Gustafson dit en rigolant que c'est une bonne chose que la loi californienne interdise le son audio dans le cadre de surveillances vidéo (sinon on imagine les commentaires, les sifflements rêveurs etc. ) En guise de travaux pratiques de surveillance, deux élèves récentes de l'école ont décidé de suivre leurs petits copains incognito. L'une a découvert que son mec la trompait, l'autre que son copain lui avait bien caché... qu'il était marié. Seule consolation: la femme du goujat le trompait aussi dans son dos!

Our outstanding teacher, Dale Gustafson, jokes that it's a good thing that the law in California forbids sound recording when you do a video surveillance (otherwise, one can imagine the comments, the idle whistlings etc.) To practise their surveillance skills, two recent graduates from the school decided to follow their boyfriends incognito. One has discovered that her guy was cheating on her. The other one found out that her dude had forgot to mention to her that he was... married. Her only consolation was that his wife was also cheating in his back!

Dale ajoute que les détectives sont comme les magiciens: ils ne doivent en aucun cas divulger leurs secrets. Je peux bloguer tant que je n'en dis pas trop. Coïncidence: le chef de l'agence Nick Harris, Corey Friedman, est magicien depuis l’adolescence et membre du fabuleux Magic Castle. Et il travaille actuellement comme consultant sur la nouvelle (et très bonne) série télé Veronica Mars, sur une lycéenne le jour/détective la nuit. Un rôle dans lequel j'imagine aisement l'intrépide blogueuse adolescente de L.A. Cecile DuBois (sur la photo ci-contre)

Dale says that detectives are like magicians: they should never divulge their secrets. I can blog, as long as I don’t reveal too much. Coincidently, the Nick Harris agency boss, Corey Friedman, has been a magician since his teens and is a member of the fabulous Magic Castle in Hollywood. He also work now as a consultant on the new and very good TV series Veronica Mars, about a teenage girl high-schooler by day, detective by night. A role I could easily imagine being filled by the intrepid L.A. teenage blogger, Cecile DuBois (here on the pic)

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surveillance et tours de magie / surveillance and magic tricks

Qu’apprend-on dans une école de détectives, en l'occurence Nick Harris Detective Academy où je suis ma formation?
Vendredi par exemple, nous avons étudié la vidéo d'une surveillance effectuée par un jeune détective de l'agence. Un mari soupconneux a demandé à ce que sa femme soit placée sous surveillance. Le détective planque dans sa voiture en attendant que la femme blonde, couverte de bijoux clinquants, sorte de son bureau, 1 heure avant la fin de sa journée de travail (des détails ont été changés.) Puis il la suit a Santa Monica: elle conduit comme une malade, mais ne sait pas qu'un petit appareil GPS permet de la localiser au cas où, même si le détective préfère ne pas la lâcher de vue. On la voit en compagnie d'un petit chevelu puis à l'intérieur d'une maison. Le tout, en filmant de derrière le pare-brise ou avec une caméra cachée (dans un journal plié, la poche d'un blouson...) On oeuvre ensuite à identifier les personnes observées.
Pour quelques minutes d'action, il faut passer des heures à attendre dans sa bagnole et à remonter les pistes et on peut se faire une idée de l'ennui qui guette quand la caméra se met à fixer les alentours et à zoomer pour passer le temps.

So, what do you learn in P.I. school, especially the one I’m now attending, the Nick Harris Detective Academy? On Friday for instance, we studied a surveillance video shot by a young detectiveat the agency. A suspicious husband has asked Nick Harris to put his wife under surveillance. The agent hides in his car until the blond woman covered with jewelry comes out of her office (like, one hour before she's supposed to finish work). Then the agent follows her all around Santa Monica, which requires some expertise because she drives like a lunatic. Unbeknownst to her, a little GPS device allows the agent to locate her, even though he prefers to rely on old-fashion tailgating. You can see her with a short hairy guy, then, inside a home. Meanwhile, the agent keeps filming with his camera, sometimes hidden in a newspaper or a jacket. Then we have to identify the people who appear on screen. For just a few minutes of real action, a detective needs to spend hours waiting in his car, and you get a sense of how boring it is when you see the camera looking around and zooming in and out for no reason.

Notre remarquable prof, le détective Dale Gustafson dit en rigolant que c'est une bonne chose que la loi californienne interdise le son audio dans le cadre de surveillances vidéo (sinon on imagine les commentaires, les sifflements rêveurs etc. ) En guise de travaux pratiques de surveillance, deux élèves récentes de l'école ont décidé de suivre leurs petits copains incognito. L'une a découvert que son mec la trompait, l'autre que son copain lui avait bien caché... qu'il était marié. Seule consolation: la femme du goujat le trompait aussi dans son dos!

Our outstanding teacher, Dale Gustafson, jokes that it's a good thing that the law in California forbids sound recording when you do a video surveillance (otherwise, one can imagine the comments, the idle whistlings etc.) To practise their surveillance skills, two recent graduates from the school decided to follow their boyfriends incognito. One has discovered that her guy was cheating on her. The other one found out that her dude had forgot to mention to her that he was... married. Her only consolation was that his wife was also cheating in his back!

Dale ajoute que les détectives sont comme les magiciens: ils ne doivent en aucun cas divulger leurs secrets. Je peux bloguer tant que je n'en dis pas trop. Coïncidence: le chef de l'agence Nick Harris, Corey Friedman, est magicien depuis l’adolescence et membre du fabuleux Magic Castle. Et il travaille actuellement comme consultant sur la nouvelle (et très bonne) série télé Veronica Mars, sur une lycéenne le jour/détective la nuit. Un rôle dans lequel j'imagine aisement l'intrépide blogueuse adolescente de L.A. Cecile DuBois (sur la photo ci-contre)

Dale says that detectives are like magicians: they should never divulge their secrets. I can blog, as long as I don’t reveal too much. Coincidently, the Nick Harris agency boss, Corey Friedman, has been a magician since his teens and is a member of the fabulous Magic Castle in Hollywood. He also work now as a consultant on the new and very good TV series Veronica Mars, about a teenage girl high-schooler by day, detective by night. A role I could easily imagine being filled by the intrepid L.A. teenage blogger, Cecile DuBois (here on the pic)

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September 28, 2004
MC Jack & Fantômette

Cela me fait un peu bizarre d’apprendre que mon rédacteur en chef bien-aimé et blogueur hélvète «sportif et bronzé, au regard de séducteur» (une description avérée signée L’Hebdo!) passe du journalisme à la banque. Christian Jacot-Descombes n’entre pas vraiment dans les détails sur son blogue mais son transfert de chef de rubrique à L’Hebdo à porte-parole de la Banque Cantonale Vaudoise est remarqué. Au départ, Christian est neuropsychologue de formation, et explique à La Presse: «Ma trajectoire a l'air d'être faite de zigzags… En vérité, mon intérêt pour le langage et la communication est au centre. Ce virage est moins serré que celui qui m'avait mené de l'Hôpital à la Radio Suisse Romande» (où il a présenté les matinales.) Tant que Christian se remet à bloguer, je suis contente. Mais le pourra-t-il?

It feels a bit funny to learn that a beloved editor and Swiss blogger is jumping from journalism to banking. Christian Jacot-Descombes, rightfully described by L’Hebdo as sporty and tanned, with a seductive gaze,” doesn’t go into too much into detail on his blog, but his transfer from culture editor of L’Hebdo newsweekly to spokesperson for the Banque Cantonale Vaudoise is noted in the Lausanne press. Christian was originally trained as a neuropsychologist, and tells La Presse: “My trajectory seems to zig-zag. In fact, my interest in language and communication is at the heart of this. This new turn is not as violent as the one that took me from the hospital to the [Swiss public Radio] RSR” (where he was a presenter of the morning edition.) As long as Christian resumes blogging, I’m happy. But can he?

En parlant de transition: depuis lundi, je suis une formation de détective privé à Los Angeles. Et c’est sans doute la meilleure décision que j’ai prise depuis longtemps. Aux Etats-Unis, de nombreux Private Investigators sont d'anciens journalistes et les deux métiers se complètent formidablement bien. L’idée m'est venue au printemps, alors que je suais sur une enquête particulièrement frustrante à réaliser. Mes parents pensent que c'est en fait un vieux rêve qui remonte au temps où je dévorais les livres de Fantômette, la journaliste-détective héroine des petites filles françaises (une copine d'enfance peut me faire du chantage depuis qu'elle a retrouvé une photo de moi en Fantomette, à une fête costumée quand nous avions 7 ou 8 ans... ma mère m'avait confectionnée un superbe costume.)
Les cours à l'académie de détectives sont super et j'en dirai bientôt plus sur le prof principal (un ancien journaliste d'investigation) à l'académie and les excellentes choses qu'il nous enseigne. Après seulement deux jours de cours, il ne m'a fallu que quelques minutes pour localiser une source essentielle que je chercher à interviewer depuis six mois pour cet article frustrant mentionné plus tôt... Demain, travaux pratiques de surveillance.

Speaking of transitions: since Monday, I’ve been training at a Private Investigators school in Los Angeles. And it’s probably the best decision I’ve made in a long time. In the States, many P.I.’s are former journalists, and both jobs complement each other very well. The idea came to me last spring, while working on a particularly frustrating investigative story. My folks think I had the idea a long time ago, back when I would read every book of Fantomette, the journalist-detective and heroine for many little French girls (there is a particularly blackmailable photo of me dressed as Fantomette at some costume party for seven-year-olds... My mom had sewed a wonderful costume.) The class is great and I’ll soon tell you more about our main instructor (a former investigative journalist) at the detective academy and the good stuff he’s teaching us. After only 2 days at the school, in minutes, I was able to track down this crucial source that I’ve been dying to interview for 6 months, for that frustrating story I mentioned earlier… Tomorrow, surveillance work.

Posted by Emmanuelle at 11:49 PM | Comments (21)
MC Jack & Fantômette

Cela me fait un peu bizarre d’apprendre que mon rédacteur en chef bien-aimé et blogueur hélvète «sportif et bronzé, au regard de séducteur» (une description avérée signée L’Hebdo!) passe du journalisme à la banque. Christian Jacot-Descombes n’entre pas vraiment dans les détails sur son blogue mais son transfert de chef de rubrique à L’Hebdo à porte-parole de la Banque Cantonale Vaudoise est remarqué. Au départ, Christian est neuropsychologue de formation, et explique à La Presse: «Ma trajectoire a l'air d'être faite de zigzags… En vérité, mon intérêt pour le langage et la communication est au centre. Ce virage est moins serré que celui qui m'avait mené de l'Hôpital à la Radio Suisse Romande» (où il a présenté les matinales.) Tant que Christian se remet à bloguer, je suis contente. Mais le pourra-t-il?

It feels a bit funny to learn that a beloved editor and Swiss blogger is jumping from journalism to banking. Christian Jacot-Descombes, rightfully described by L’Hebdo as sporty and tanned, with a seductive gaze,” doesn’t go into too much into detail on his blog, but his transfer from culture editor of L’Hebdo newsweekly to spokesperson for the Banque Cantonale Vaudoise is noted in the Lausanne press. Christian was originally trained as a neuropsychologist, and tells La Presse: “My trajectory seems to zig-zag. In fact, my interest in language and communication is at the heart of this. This new turn is not as violent as the one that took me from the hospital to the [Swiss public Radio] RSR” (where he was a presenter of the morning edition.) As long as Christian resumes blogging, I’m happy. But can he?

En parlant de transition: depuis lundi, je suis une formation de détective privé à Los Angeles. Et c’est sans doute la meilleure décision que j’ai prise depuis longtemps. Aux Etats-Unis, de nombreux Private Investigators sont d'anciens journalistes et les deux métiers se complètent formidablement bien. L’idée m'est venue au printemps, alors que je suais sur une enquête particulièrement frustrante à réaliser. Mes parents pensent que c'est en fait un vieux rêve qui remonte au temps où je dévorais les livres de Fantômette, la journaliste-détective héroine des petites filles françaises (une copine d'enfance peut me faire du chantage depuis qu'elle a retrouvé une photo de moi en Fantomette, à une fête costumée quand nous avions 7 ou 8 ans... ma mère m'avait confectionnée un superbe costume.)
Les cours à l'académie de détectives sont super et j'en dirai bientôt plus sur le prof principal (un ancien journaliste d'investigation) à l'académie and les excellentes choses qu'il nous enseigne. Après seulement deux jours de cours, il ne m'a fallu que quelques minutes pour localiser une source essentielle que je chercher à interviewer depuis six mois pour cet article frustrant mentionné plus tôt... Demain, travaux pratiques de surveillance.

Speaking of transitions: since Monday, I’ve been training at a Private Investigators school in Los Angeles. And it’s probably the best decision I’ve made in a long time. In the States, many P.I.’s are former journalists, and both jobs complement each other very well. The idea came to me last spring, while working on a particularly frustrating investigative story. My folks think I had the idea a long time ago, back when I would read every book of Fantomette, the journalist-detective and heroine for many little French girls (there is a particularly blackmailable photo of me dressed as Fantomette at some costume party for seven-year-olds... My mom had sewed a wonderful costume.) The class is great and I’ll soon tell you more about our main instructor (a former investigative journalist) at the detective academy and the good stuff he’s teaching us. After only 2 days at the school, in minutes, I was able to track down this crucial source that I’ve been dying to interview for 6 months, for that frustrating story I mentioned earlier… Tomorrow, surveillance work.

Posted by Emmanuelle at 11:49 PM | Comments (21)
MC Jack & Fantômette

Cela me fait un peu bizarre d’apprendre que mon rédacteur en chef bien-aimé et blogueur hélvète «sportif et bronzé, au regard de séducteur» (une description avérée signée L’Hebdo!) passe du journalisme à la banque. Christian Jacot-Descombes n’entre pas vraiment dans les détails sur son blogue mais son transfert de chef de rubrique à L’Hebdo à porte-parole de la Banque Cantonale Vaudoise est remarqué. Au départ, Christian est neuropsychologue de formation, et explique à La Presse: «Ma trajectoire a l'air d'être faite de zigzags… En vérité, mon intérêt pour le langage et la communication est au centre. Ce virage est moins serré que celui qui m'avait mené de l'Hôpital à la Radio Suisse Romande» (où il a présenté les matinales.) Tant que Christian se remet à bloguer, je suis contente. Mais le pourra-t-il?

It feels a bit funny to learn that a beloved editor and Swiss blogger is jumping from journalism to banking. Christian Jacot-Descombes, rightfully described by L’Hebdo as sporty and tanned, with a seductive gaze,” doesn’t go into too much into detail on his blog, but his transfer from culture editor of L’Hebdo newsweekly to spokesperson for the Banque Cantonale Vaudoise is noted in the Lausanne press. Christian was originally trained as a neuropsychologist, and tells La Presse: “My trajectory seems to zig-zag. In fact, my interest in language and communication is at the heart of this. This new turn is not as violent as the one that took me from the hospital to the [Swiss public Radio] RSR” (where he was a presenter of the morning edition.) As long as Christian resumes blogging, I’m happy. But can he?

En parlant de transition: depuis lundi, je suis une formation de détective privé à Los Angeles. Et c’est sans doute la meilleure décision que j’ai prise depuis longtemps. Aux Etats-Unis, de nombreux Private Investigators sont d'anciens journalistes et les deux métiers se complètent formidablement bien. L’idée m'est venue au printemps, alors que je suais sur une enquête particulièrement frustrante à réaliser. Mes parents pensent que c'est en fait un vieux rêve qui remonte au temps où je dévorais les livres de Fantômette, la journaliste-détective héroine des petites filles françaises (une copine d'enfance peut me faire du chantage depuis qu'elle a retrouvé une photo de moi en Fantomette, à une fête costumée quand nous avions 7 ou 8 ans... ma mère m'avait confectionnée un superbe costume.)
Les cours à l'académie de détectives sont super et j'en dirai bientôt plus sur le prof principal (un ancien journaliste d'investigation) à l'académie and les excellentes choses qu'il nous enseigne. Après seulement deux jours de cours, il ne m'a fallu que quelques minutes pour localiser une source essentielle que je chercher à interviewer depuis six mois pour cet article frustrant mentionné plus tôt... Demain, travaux pratiques de surveillance.

Speaking of transitions: since Monday, I’ve been training at a Private Investigators school in Los Angeles. And it’s probably the best decision I’ve made in a long time. In the States, many P.I.’s are former journalists, and both jobs complement each other very well. The idea came to me last spring, while working on a particularly frustrating investigative story. My folks think I had the idea a long time ago, back when I would read every book of Fantomette, the journalist-detective and heroine for many little French girls (there is a particularly blackmailable photo of me dressed as Fantomette at some costume party for seven-year-olds... My mom had sewed a wonderful costume.) The class is great and I’ll soon tell you more about our main instructor (a former investigative journalist) at the detective academy and the good stuff he’s teaching us. After only 2 days at the school, in minutes, I was able to track down this crucial source that I’ve been dying to interview for 6 months, for that frustrating story I mentioned earlier… Tomorrow, surveillance work.

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Cela me fait un peu bizarre d’apprendre que mon rédacteur en chef bien-aimé et blogueur hélvète «sportif et bronzé, au regard de séducteur» (une description avérée signée L’Hebdo!) passe du journalisme à la banque. Christian Jacot-Descombes n’entre pas vraiment dans les détails sur son blogue mais son transfert de chef de rubrique à L’Hebdo à porte-parole de la Banque Cantonale Vaudoise est remarqué. Au départ, Christian est neuropsychologue de formation, et explique à La Presse: «Ma trajectoire a l'air d'être faite de zigzags… En vérité, mon intérêt pour le langage et la communication est au centre. Ce virage est moins serré que celui qui m'avait mené de l'Hôpital à la Radio Suisse Romande» (où il a présenté les matinales.) Tant que Christian se remet à bloguer, je suis contente. Mais le pourra-t-il?

It feels a bit funny to learn that a beloved editor and Swiss blogger is jumping from journalism to banking. Christian Jacot-Descombes, rightfully described by L’Hebdo as sporty and tanned, with a seductive gaze,” doesn’t go into too much into detail on his blog, but his transfer from culture editor of L’Hebdo newsweekly to spokesperson for the Banque Cantonale Vaudoise is noted in the Lausanne press. Christian was originally trained as a neuropsychologist, and tells La Presse: “My trajectory seems to zig-zag. In fact, my interest in language and communication is at the heart of this. This new turn is not as violent as the one that took me from the hospital to the [Swiss public Radio] RSR” (where he was a presenter of the morning edition.) As long as Christian resumes blogging, I’m happy. But can he?

En parlant de transition: depuis lundi, je suis une formation de détective privé à Los Angeles. Et c’est sans doute la meilleure décision que j’ai prise depuis longtemps. Aux Etats-Unis, de nombreux Private Investigators sont d'anciens journalistes et les deux métiers se complètent formidablement bien. L’idée m'est venue au printemps, alors que je suais sur une enquête particulièrement frustrante à réaliser. Mes parents pensent que c'est en fait un vieux rêve qui remonte au temps où je dévorais les livres de Fantômette, la journaliste-détective héroine des petites filles françaises (une copine d'enfance peut me faire du chantage depuis qu'elle a retrouvé une photo de moi en Fantomette, à une fête costumée quand nous avions 7 ou 8 ans... ma mère m'avait confectionnée un superbe costume.)
Les cours à l'académie de détectives sont super et j'en dirai bientôt plus sur le prof principal (un ancien journaliste d'investigation) à l'académie and les excellentes choses qu'il nous enseigne. Après seulement deux jours de cours, il ne m'a fallu que quelques minutes pour localiser une source essentielle que je chercher à interviewer depuis six mois pour cet article frustrant mentionné plus tôt... Demain, travaux pratiques de surveillance.

Speaking of transitions: since Monday, I’ve been training at a Private Investigators school in Los Angeles. And it’s probably the best decision I’ve made in a long time. In the States, many P.I.’s are former journalists, and both jobs complement each other very well. The idea came to me last spring, while working on a particularly frustrating investigative story. My folks think I had the idea a long time ago, back when I would read every book of Fantomette, the journalist-detective and heroine for many little French girls (there is a particularly blackmailable photo of me dressed as Fantomette at some costume party for seven-year-olds... My mom had sewed a wonderful costume.) The class is great and I’ll soon tell you more about our main instructor (a former investigative journalist) at the detective academy and the good stuff he’s teaching us. After only 2 days at the school, in minutes, I was able to track down this crucial source that I’ve been dying to interview for 6 months, for that frustrating story I mentioned earlier… Tomorrow, surveillance work.

Posted by Emmanuelle at 11:49 PM | Comments (21)
MC Jack & Fantômette

Cela me fait un peu bizarre d’apprendre que mon rédacteur en chef bien-aimé et blogueur hélvète «sportif et bronzé, au regard de séducteur» (une description avérée signée L’Hebdo!) passe du journalisme à la banque. Christian Jacot-Descombes n’entre pas vraiment dans les détails sur son blogue mais son transfert de chef de rubrique à L’Hebdo à porte-parole de la Banque Cantonale Vaudoise est remarqué. Au départ, Christian est neuropsychologue de formation, et explique à La Presse: «Ma trajectoire a l'air d'être faite de zigzags… En vérité, mon intérêt pour le langage et la communication est au centre. Ce virage est moins serré que celui qui m'avait mené de l'Hôpital à la Radio Suisse Romande» (où il a présenté les matinales.) Tant que Christian se remet à bloguer, je suis contente. Mais le pourra-t-il?

It feels a bit funny to learn that a beloved editor and Swiss blogger is jumping from journalism to banking. Christian Jacot-Descombes, rightfully described by L’Hebdo as sporty and tanned, with a seductive gaze,” doesn’t go into too much into detail on his blog, but his transfer from culture editor of L’Hebdo newsweekly to spokesperson for the Banque Cantonale Vaudoise is noted in the Lausanne press. Christian was originally trained as a neuropsychologist, and tells La Presse: “My trajectory seems to zig-zag. In fact, my interest in language and communication is at the heart of this. This new turn is not as violent as the one that took me from the hospital to the [Swiss public Radio] RSR” (where he was a presenter of the morning edition.) As long as Christian resumes blogging, I’m happy. But can he?

En parlant de transition: depuis lundi, je suis une formation de détective privé à Los Angeles. Et c’est sans doute la meilleure décision que j’ai prise depuis longtemps. Aux Etats-Unis, de nombreux Private Investigators sont d'anciens journalistes et les deux métiers se complètent formidablement bien. L’idée m'est venue au printemps, alors que je suais sur une enquête particulièrement frustrante à réaliser. Mes parents pensent que c'est en fait un vieux rêve qui remonte au temps où je dévorais les livres de Fantômette, la journaliste-détective héroine des petites filles françaises (une copine d'enfance peut me faire du chantage depuis qu'elle a retrouvé une photo de moi en Fantomette, à une fête costumée quand nous avions 7 ou 8 ans... ma mère m'avait confectionnée un superbe costume.)
Les cours à l'académie de détectives sont super et j'en dirai bientôt plus sur le prof principal (un ancien journaliste d'investigation) à l'académie and les excellentes choses qu'il nous enseigne. Après seulement deux jours de cours, il ne m'a fallu que quelques minutes pour localiser une source essentielle que je chercher à interviewer depuis six mois pour cet article frustrant mentionné plus tôt... Demain, travaux pratiques de surveillance.

Speaking of transitions: since Monday, I’ve been training at a Private Investigators school in Los Angeles. And it’s probably the best decision I’ve made in a long time. In the States, many P.I.’s are former journalists, and both jobs complement each other very well. The idea came to me last spring, while working on a particularly frustrating investigative story. My folks think I had the idea a long time ago, back when I would read every book of Fantomette, the journalist-detective and heroine for many little French girls (there is a particularly blackmailable photo of me dressed as Fantomette at some costume party for seven-year-olds... My mom had sewed a wonderful costume.) The class is great and I’ll soon tell you more about our main instructor (a former investigative journalist) at the detective academy and the good stuff he’s teaching us. After only 2 days at the school, in minutes, I was able to track down this crucial source that I’ve been dying to interview for 6 months, for that frustrating story I mentioned earlier… Tomorrow, surveillance work.

Posted by Emmanuelle at 11:49 PM | Comments (21)
MC Jack & Fantômette

Cela me fait un peu bizarre d’apprendre que mon rédacteur en chef bien-aimé et blogueur hélvète «sportif et bronzé, au regard de séducteur» (une description avérée signée L’Hebdo!) passe du journalisme à la banque. Christian Jacot-Descombes n’entre pas vraiment dans les détails sur son blogue mais son transfert de chef de rubrique à L’Hebdo à porte-parole de la Banque Cantonale Vaudoise est remarqué. Au départ, Christian est neuropsychologue de formation, et explique à La Presse: «Ma trajectoire a l'air d'être faite de zigzags… En vérité, mon intérêt pour le langage et la communication est au centre. Ce virage est moins serré que celui qui m'avait mené de l'Hôpital à la Radio Suisse Romande» (où il a présenté les matinales.) Tant que Christian se remet à bloguer, je suis contente. Mais le pourra-t-il?

It feels a bit funny to learn that a beloved editor and Swiss blogger is jumping from journalism to banking. Christian Jacot-Descombes, rightfully described by L’Hebdo as sporty and tanned, with a seductive gaze,” doesn’t go into too much into detail on his blog, but his transfer from culture editor of L’Hebdo newsweekly to spokesperson for the Banque Cantonale Vaudoise is noted in the Lausanne press. Christian was originally trained as a neuropsychologist, and tells La Presse: “My trajectory seems to zig-zag. In fact, my interest in language and communication is at the heart of this. This new turn is not as violent as the one that took me from the hospital to the [Swiss public Radio] RSR” (where he was a presenter of the morning edition.) As long as Christian resumes blogging, I’m happy. But can he?

En parlant de transition: depuis lundi, je suis une formation de détective privé à Los Angeles. Et c’est sans doute la meilleure décision que j’ai prise depuis longtemps. Aux Etats-Unis, de nombreux Private Investigators sont d'anciens journalistes et les deux métiers se complètent formidablement bien. L’idée m'est venue au printemps, alors que je suais sur une enquête particulièrement frustrante à réaliser. Mes parents pensent que c'est en fait un vieux rêve qui remonte au temps où je dévorais les livres de Fantômette, la journaliste-détective héroine des petites filles françaises (une copine d'enfance peut me faire du chantage depuis qu'elle a retrouvé une photo de moi en Fantomette, à une fête costumée quand nous avions 7 ou 8 ans... ma mère m'avait confectionnée un superbe costume.)
Les cours à l'académie de détectives sont super et j'en dirai bientôt plus sur le prof principal (un ancien journaliste d'investigation) à l'académie and les excellentes choses qu'il nous enseigne. Après seulement deux jours de cours, il ne m'a fallu que quelques minutes pour localiser une source essentielle que je chercher à interviewer depuis six mois pour cet article frustrant mentionné plus tôt... Demain, travaux pratiques de surveillance.

Speaking of transitions: since Monday, I’ve been training at a Private Investigators school in Los Angeles. And it’s probably the best decision I’ve made in a long time. In the States, many P.I.’s are former journalists, and both jobs complement each other very well. The idea came to me last spring, while working on a particularly frustrating investigative story. My folks think I had the idea a long time ago, back when I would read every book of Fantomette, the journalist-detective and heroine for many little French girls (there is a particularly blackmailable photo of me dressed as Fantomette at some costume party for seven-year-olds... My mom had sewed a wonderful costume.) The class is great and I’ll soon tell you more about our main instructor (a former investigative journalist) at the detective academy and the good stuff he’s teaching us. After only 2 days at the school, in minutes, I was able to track down this crucial source that I’ve been dying to interview for 6 months, for that frustrating story I mentioned earlier… Tomorrow, surveillance work.

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MC Jack & Fantômette

Cela me fait un peu bizarre d’apprendre que mon rédacteur en chef bien-aimé et blogueur hélvète «sportif et bronzé, au regard de séducteur» (une description avérée signée L’Hebdo!) passe du journalisme à la banque. Christian Jacot-Descombes n’entre pas vraiment dans les détails sur son blogue mais son transfert de chef de rubrique à L’Hebdo à porte-parole de la Banque Cantonale Vaudoise est remarqué. Au départ, Christian est neuropsychologue de formation, et explique à La Presse: «Ma trajectoire a l'air d'être faite de zigzags… En vérité, mon intérêt pour le langage et la communication est au centre. Ce virage est moins serré que celui qui m'avait mené de l'Hôpital à la Radio Suisse Romande» (où il a présenté les matinales.) Tant que Christian se remet à bloguer, je suis contente. Mais le pourra-t-il?

It feels a bit funny to learn that a beloved editor and Swiss blogger is jumping from journalism to banking. Christian Jacot-Descombes, rightfully described by L’Hebdo as sporty and tanned, with a seductive gaze,” doesn’t go into too much into detail on his blog, but his transfer from culture editor of L’Hebdo newsweekly to spokesperson for the Banque Cantonale Vaudoise is noted in the Lausanne press. Christian was originally trained as a neuropsychologist, and tells La Presse: “My trajectory seems to zig-zag. In fact, my interest in language and communication is at the heart of this. This new turn is not as violent as the one that took me from the hospital to the [Swiss public Radio] RSR” (where he was a presenter of the morning edition.) As long as Christian resumes blogging, I’m happy. But can he?

En parlant de transition: depuis lundi, je suis une formation de détective privé à Los Angeles. Et c’est sans doute la meilleure décision que j’ai prise depuis longtemps. Aux Etats-Unis, de nombreux Private Investigators sont d'anciens journalistes et les deux métiers se complètent formidablement bien. L’idée m'est venue au printemps, alors que je suais sur une enquête particulièrement frustrante à réaliser. Mes parents pensent que c'est en fait un vieux rêve qui remonte au temps où je dévorais les livres de Fantômette, la journaliste-détective héroine des petites filles françaises (une copine d'enfance peut me faire du chantage depuis qu'elle a retrouvé une photo de moi en Fantomette, à une fête costumée quand nous avions 7 ou 8 ans... ma mère m'avait confectionnée un superbe costume.)
Les cours à l'académie de détectives sont super et j'en dirai bientôt plus sur le prof principal (un ancien journaliste d'investigation) à l'académie and les excellentes choses qu'il nous enseigne. Après seulement deux jours de cours, il ne m'a fallu que quelques minutes pour localiser une source essentielle que je chercher à interviewer depuis six mois pour cet article frustrant mentionné plus tôt... Demain, travaux pratiques de surveillance.

Speaking of transitions: since Monday, I’ve been training at a Private Investigators school in Los Angeles. And it’s probably the best decision I’ve made in a long time. In the States, many P.I.’s are former journalists, and both jobs complement each other very well. The idea came to me last spring, while working on a particularly frustrating investigative story. My folks think I had the idea a long time ago, back when I would read every book of Fantomette, the journalist-detective and heroine for many little French girls (there is a particularly blackmailable photo of me dressed as Fantomette at some costume party for seven-year-olds... My mom had sewed a wonderful costume.) The class is great and I’ll soon tell you more about our main instructor (a former investigative journalist) at the detective academy and the good stuff he’s teaching us. After only 2 days at the school, in minutes, I was able to track down this crucial source that I’ve been dying to interview for 6 months, for that frustrating story I mentioned earlier… Tomorrow, surveillance work.

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