
Cette comédie potache est tordante (voir cette critique de Kyle Smith + la page compilée manuellement par le nouveau moteur de recherche Mahalo) et offre en prime des cameos du génial Harold Ramis et de Paul Feig (ici avec Cathy at à la petite fête du Club de la Presse de L.A. en son honneur il y a deux ans.) En revanche, je me serais bien passée du déluge de publicités inscrites dans les dialogues, encore plus sournoises que les placements de produits à l'ancienne avec des marques en évidence à l'image.
Dans Knocked Up des studios NBC Universal (sortie demain aux USA, le 10 octobre en France sous le titre En cloque, mode d'emploi), les personnages chantent les louanges de produits NBC Universal comme la série télé Everybody Loves Raymond. Le film Spiderman 3 est évoqué au moins à trois reprises dans les conversations et l'acteur James Franco surgit à un moment dans le rôle de... James Franco en train de donner une interview sur son rôle dans Spiderman 3. Le plus curieux là dedans, c'est que Spiderman 3 est le blockbuster d'un studio concurrent, Sony. Lou Lumenick du New York Post se demande quel genre de services les deux studios se sont échangés et remarque que le film entier "est, quelque part, une campagne furtive et lubrique pour le mouvement anti-avortement."

La sortie en France de Shooter cette semaine tombe bien mal à point, mais ce nouveau film d'Antoine Fuqua vaut (vaguement) le détour, comme le souligne l'ami Garnier dans son article: "Shooter, la relève de Rambo" dans Libération. A la projection avec Philippe, nous étions étonnés par l'audacité des références anti-Bush, avec de gros sabots certes, mais inédites jusqu'à présent dans un long-métrage populaire post 11 septembre (entre autre: un méchant en chaise roulante employé par le gouvernement américain évoque les délices d’Abou Ghraib... Un autre méchant ressemble fort à Dick Cheney, avec allusion à son accident de chasse.) Mais le film doit beaucoup de son efficacité à Mark Wahlberg, dont le portrait est signé Bibi ("Mark Wahlberg ou l'étoffe du héros")
Selon notre interview, le réalisateur Antoine Fuqua voulait que Shooter serve de catharsis à tous les Américains patriotes furieux d'avoir été embarqués dans la guerre en Irak sous de faux prétextes et rêvent de se débarasser de Bush et Cheney. Ils sont chercher du réconfort en dehors des cinémas visiblement, car Shooter a raté sa cible au box office américain mais semble se rattraper à l'international.
En parlant du Prisonnier dans l'article précédant, le fan-club anglais Six Of One m'apprend que la chaine britannique Sky One prépare un remake de la série culte avec Christopher Eccleston dans le rôle du numéro 6 immortalisé par Patrick McGoohan! Pendant des années, il avait été question d'un film du Prisonnier avec Mel Gibson. Là, quel intérêt de repeindre la giraffe avec une série remake... d'une série inimitable.
Des fans sont furieux que ce Prisonnier version 2.0 ne soit pas tourné à Portmeirion, le village du Pays de Galles de l'original. Sur ce plan là, je suis d'accord avec les producteurs: l'effet de surprise dans la scène du réveil "- Où suis-je? - Au Village..." ne pourrait plus fonctionner maintenant le vrai village est très connu ("- Où suis-je? - A Portmeirion, banane!") A l'âge de 17 ou 18 ans, j'avais trainé ma meilleure amie Cécile en pèlerinage à Portmeirion par une myriade de trains et de bus à partir de Londres et beaucoup de marche et d'auto-stop. Un bon souvenir, comprenant plusieurs nuits de camping sauvage sous la pluie, le ventre creux. Un site pas mal du tout permet de faire une "visite virtuelle" du Village.
En parlant du Prisonnier dans l'article précédant, le fan-club anglais Six Of One m'apprend que la chaine britannique Sky One prépare un remake de la série culte avec Christopher Eccleston dans le rôle du numéro 6 immortalisé par Patrick McGoohan! Pendant des années, il avait été question d'un film du Prisonnier avec Mel Gibson. Là, quel intérêt de repeindre la giraffe avec une série remake... d'une série inimitable.
Des fans sont furieux que ce Prisonnier version 2.0 ne soit pas tourné à Portmeirion, le village du Pays de Galles de l'original. Sur ce plan là, je suis d'accord avec les producteurs: l'effet de surprise dans la scène du réveil "- Où suis-je? - Au Village..." ne pourrait plus fonctionner maintenant le vrai village est très connu ("- Où suis-je? - A Portmeirion, banane!") A l'âge de 17 ou 18 ans, j'avais trainé ma meilleure amie Cécile en pèlerinage à Portmeirion par une myriade de trains et de bus à partir de Londres et beaucoup de marche et d'auto-stop. Un bon souvenir, comprenant plusieurs nuits de camping sauvage sous la pluie, le ventre creux. Un site pas mal du tout permet de faire une "visite virtuelle" du Village.
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Des fans sont furieux que ce Prisonnier version 2.0 ne soit pas tourné à Portmeirion, le village du Pays de Galles de l'original. Sur ce plan là, je suis d'accord avec les producteurs: l'effet de surprise dans la scène du réveil "- Où suis-je? - Au Village..." ne pourrait plus fonctionner maintenant le vrai village est très connu ("- Où suis-je? - A Portmeirion, banane!") A l'âge de 17 ou 18 ans, j'avais trainé ma meilleure amie Cécile en pèlerinage à Portmeirion par une myriade de trains et de bus à partir de Londres et beaucoup de marche et d'auto-stop. Un bon souvenir, comprenant plusieurs nuits de camping sauvage sous la pluie, le ventre creux. Un site pas mal du tout permet de faire une "visite virtuelle" du Village.
En parlant du Prisonnier dans l'article précédant, le fan-club anglais Six Of One m'apprend que la chaine britannique Sky One prépare un remake de la série culte avec Christopher Eccleston dans le rôle du numéro 6 immortalisé par Patrick McGoohan! Pendant des années, il avait été question d'un film du Prisonnier avec Mel Gibson. Là, quel intérêt de repeindre la giraffe avec une série remake... d'une série inimitable.
Des fans sont furieux que ce Prisonnier version 2.0 ne soit pas tourné à Portmeirion, le village du Pays de Galles de l'original. Sur ce plan là, je suis d'accord avec les producteurs: l'effet de surprise dans la scène du réveil "- Où suis-je? - Au Village..." ne pourrait plus fonctionner maintenant le vrai village est très connu ("- Où suis-je? - A Portmeirion, banane!") A l'âge de 17 ou 18 ans, j'avais trainé ma meilleure amie Cécile en pèlerinage à Portmeirion par une myriade de trains et de bus à partir de Londres et beaucoup de marche et d'auto-stop. Un bon souvenir, comprenant plusieurs nuits de camping sauvage sous la pluie, le ventre creux. Un site pas mal du tout permet de faire une "visite virtuelle" du Village.
En parlant du Prisonnier dans l'article précédant, le fan-club anglais Six Of One m'apprend que la chaine britannique Sky One prépare un remake de la série culte avec Christopher Eccleston dans le rôle du numéro 6 immortalisé par Patrick McGoohan! Pendant des années, il avait été question d'un film du Prisonnier avec Mel Gibson. Là, quel intérêt de repeindre la giraffe avec une série remake... d'une série inimitable.
Des fans sont furieux que ce Prisonnier version 2.0 ne soit pas tourné à Portmeirion, le village du Pays de Galles de l'original. Sur ce plan là, je suis d'accord avec les producteurs: l'effet de surprise dans la scène du réveil "- Où suis-je? - Au Village..." ne pourrait plus fonctionner maintenant le vrai village est très connu ("- Où suis-je? - A Portmeirion, banane!") A l'âge de 17 ou 18 ans, j'avais trainé ma meilleure amie Cécile en pèlerinage à Portmeirion par une myriade de trains et de bus à partir de Londres et beaucoup de marche et d'auto-stop. Un bon souvenir, comprenant plusieurs nuits de camping sauvage sous la pluie, le ventre creux. Un site pas mal du tout permet de faire une "visite virtuelle" du Village.
Beaucoup d'action, de noirceur, de tragédie et pleins de scènes avec Yoda en vedette: le nouveau Star Wars est formidable. Ne me demandez pas de comparer avec les épisodes précédants: je n'ai jamais réussi à visionner un film en entier jusqu'à hier soir. Et bien sur, après coup, certains passages résistent mal à toute tentative d'analyse.
Deux vilains personnages font des déclarations qui rappellent furieusement George W. Bush ("Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous" et un prêche pour la paix, tout en pratiquant la guerre...) mais George Lucas déclare avoir été inspiré par la guerre du Vietnam et... la France napoléonienne.
UPDATE: Xeni goes to the premiere and secretly records scenes on her plasma napkin.
UPDATE 2: Tiffany goes to the same screening as me. I think I saw the same dude with cute kids wearing Star Wars costumes but I didn't recognize Warren Beatty. I never recognize celebrities. Ever.
Beaucoup d'action, de noirceur, de tragédie et pleins de scènes avec Yoda en vedette: le nouveau Star Wars est formidable. Ne me demandez pas de comparer avec les épisodes précédants: je n'ai jamais réussi à visionner un film en entier jusqu'à hier soir. Et bien sur, après coup, certains passages résistent mal à toute tentative d'analyse.
Deux vilains personnages font des déclarations qui rappellent furieusement George W. Bush ("Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous" et un prêche pour la paix, tout en pratiquant la guerre...) mais George Lucas déclare avoir été inspiré par la guerre du Vietnam et... la France napoléonienne.
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Deux vilains personnages font des déclarations qui rappellent furieusement George W. Bush ("Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous" et un prêche pour la paix, tout en pratiquant la guerre...) mais George Lucas déclare avoir été inspiré par la guerre du Vietnam et... la France napoléonienne.
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Deux vilains personnages font des déclarations qui rappellent furieusement George W. Bush ("Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous" et un prêche pour la paix, tout en pratiquant la guerre...) mais George Lucas déclare avoir été inspiré par la guerre du Vietnam et... la France napoléonienne.
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Deux vilains personnages font des déclarations qui rappellent furieusement George W. Bush ("Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous" et un prêche pour la paix, tout en pratiquant la guerre...) mais George Lucas déclare avoir été inspiré par la guerre du Vietnam et... la France napoléonienne.
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Deux vilains personnages font des déclarations qui rappellent furieusement George W. Bush ("Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous" et un prêche pour la paix, tout en pratiquant la guerre...) mais George Lucas déclare avoir été inspiré par la guerre du Vietnam et... la France napoléonienne.
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Beaucoup d'action, de noirceur, de tragédie et pleins de scènes avec Yoda en vedette: le nouveau Star Wars est formidable. Ne me demandez pas de comparer avec les épisodes précédants: je n'ai jamais réussi à visionner un film en entier jusqu'à hier soir. Et bien sur, après coup, certains passages résistent mal à toute tentative d'analyse.
Deux vilains personnages font des déclarations qui rappellent furieusement George W. Bush ("Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous" et un prêche pour la paix, tout en pratiquant la guerre...) mais George Lucas déclare avoir été inspiré par la guerre du Vietnam et... la France napoléonienne.
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J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.
Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.
Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.
Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.
La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."
Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.
The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."
J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.
Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.
Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.
Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.
La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."
Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.
The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."
J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.
Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.
Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.
Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.
La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."
Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.
The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."
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Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.
Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.
Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.
La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."
Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.
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J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.
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Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.
Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.
La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."
Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.
The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."
J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.
Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.
Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.
Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.
La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."
Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.
The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."
J'ai vécu récemment une journée riche en émotions sur des centaines de kilomètres: suis allée dans le désert avec notre prof Dale et ses deux chiens renifleurs et un petit groupe d'élèves-détectives à la recherche d'un cadavre. L'exploration de plusieurs heures n'a rien donné... un soulagement quelque part. Ensuite, il a fallu foncer à Venice Beach interviewer un ancien membre de gang latino, devenu acteur et manager à Hollywood, très sympathique. Foncer est un grand mot vu les bouchons habituels à Los Angeles - de quoi piquer une crise de road rage. Puis il a fallu retourner à Hollywood à temps pour assister à la projection tardive d'un documentaire... Voilà comment on peut parcourir 290 kilomètres en une journée sans quitter la banlieue de L.A.
Mais cet excellent documentaire The Nomi Song par Andrew Horn valait le détour. Pour ceux qui ne le connaissent pas Klaus Nomi: ce chanteur allemand au look inspiré du Bauhaus est devenu icône de l'underground new-yorkais au début des années 80, en se présentant comme une créature de l'espace "venue sauver la race humaine." Ce soprano fut aussi l'un des premiers artistes à mourir du sida en 1983. Klaus Nomi n'arrivait pas à obtenir de contrat avec une maison de disque aux USA. Un label français l'a découvert, ce qui a déclenché sa popularité en Europe. A l'âge de 10-12 ans, j'écoutais Nomi en boucle avec Nina Hagen et Kraftwerk: tous les disques que j'empruntais au Goethe Institut de mon quartier.
Le film contient des interviews précieuses et des vidéos rares: les tous débuts de Nomi dans le spectacle déjanté New Wave Vaudeville Show à New York, et son apparition en choriste de David Bowie dans l'émission Saturday Night Live (Blogger Moonage a un lien à la vidéo!). On apprend aussi que Nomi cuisinait des tartes délicieuses. Sans-le-sou, il échangeait des tartes aux framboises contre des peintures ou des photos prises par ses amis de l'East Village.
Né Klaus Sperber, il vivait dans la peau de son personnage de Nomi à 100% et fabriquait des petites marionnettes en papier et des figurines de lui-même qu'il mettait en scène. Le documentaire est visuellement très beau et stylisé et vous fait regretter de n'avoir pas connu le New York de la fin des années 70.
La salle de ciné était remplie de fans américains trentenaires comme moi, mais ma voisine aux mèches roses était carrément en adoration. Elle a écrasé des larmes pendant le film et déclaré: "Klaus, je l'épouserais sur le champ s'il n'était pas mort!" Elle m'a surtout appris que l'animateur de radio américain ultra-conservateur Rush Limbaugh utilise la musique de Nomi en fond sonore à chaque fois qu'il se lance dans des tirades anti-gay. Affreux! Un autre spectateur remarquait quelque chose de sans doute vrai: "Nomi développait le même personnage, au lieu de se réinventer comme David Bowie. S'il n'était pas mort si prématurément, il n'aurait sans doute jamais survécu aux années 90."
Born Klaus Sperber, he lived his Nomi character 100% and would even fabricate little paper puppets of himself and little figures to play with. The documentary is visually very beautiful and stylized and makes you regret you didn't experience late-'70s New York.
The theater was filled with U.S. fans in their thirties like me, but the girl next to me with pink hair was truly in awe. She wiped a few tears during the screening and said: "Klaus, I would marry him right away if he wasn't dead!" She also taught me that ultra-conservative radio personality Rush Limbaugh plays Nomi music whenever he gets into gay-bashing mode. Awful! Another guy in the audience noticed something that may well be true: "Nomi was developing the same character instead of reinventing himself all the time like David Bowie. If he hadn't died so early, he would have probably not survived the '90s."
(sortie aux USA ce vendredi, en France, le 20 octobre)
Un film assez étonnant (pas génial, loin de là) à l'esthétique rétro-futuriste (inspirée des films de Fritz Lang et de l'expressionisme allemand) très séduisante. Pendant tout le film, on songe aux acteurs qui ont tourné toutes les scènes en studio devant un fond bleu alors que des paysages et décors crées sur ordinateur ont été inserrés après-coup. Le procédé à ses limites (on sent parfois les acteurs jouer dans le vide, trop peu effrayés par les robots terrifiants!) mais les personnages se fondent extrêmement bien dans ces décors CGI. L'un des acteurs, Giovanni Ribisi, explique à E! que filmer dans ces conditions relève du théâtre expérimental:
"C'est le Bauhaus. Ca (il pointe du doigt une chaise) c'est censé représenter un bâtiment et votre vie entière... et votre mère. De quoi perturber n'importe quel acteur. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point j'ai besoin de l'existence tangible des choses (pour jouer.) Je n'arrivais pas à me souvenir de mes dialogues [...] Il y a quelque chose dans la peinture (bleue, du fond bleu) qui vous rend déshydraté."
"It's Bauhaus. This [points to a chair] is supposed to represent a building, and your whole life...and your mother." It can drive any actor to distraction. I didn't realize how much I relied on the tangible existence of things. I couldn't remember my lines [...] There's a thing in the blue paint that makes you dehydrated."
(sortie aux USA ce vendredi, en France, le 20 octobre)
Un film assez étonnant (pas génial, loin de là) à l'esthétique rétro-futuriste (inspirée des films de Fritz Lang et de l'expressionisme allemand) très séduisante. Pendant tout le film, on songe aux acteurs qui ont tourné toutes les scènes en studio devant un fond bleu alors que des paysages et décors crées sur ordinateur ont été inserrés après-coup. Le procédé à ses limites (on sent parfois les acteurs jouer dans le vide, trop peu effrayés par les robots terrifiants!) mais les personnages se fondent extrêmement bien dans ces décors CGI. L'un des acteurs, Giovanni Ribisi, explique à E! que filmer dans ces conditions relève du théâtre expérimental:
"C'est le Bauhaus. Ca (il pointe du doigt une chaise) c'est censé représenter un bâtiment et votre vie entière... et votre mère. De quoi perturber n'importe quel acteur. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point j'ai besoin de l'existence tangible des choses (pour jouer.) Je n'arrivais pas à me souvenir de mes dialogues [...] Il y a quelque chose dans la peinture (bleue, du fond bleu) qui vous rend déshydraté."
"It's Bauhaus. This [points to a chair] is supposed to represent a building, and your whole life...and your mother." It can drive any actor to distraction. I didn't realize how much I relied on the tangible existence of things. I couldn't remember my lines [...] There's a thing in the blue paint that makes you dehydrated."
(sortie aux USA ce vendredi, en France, le 20 octobre)
Un film assez étonnant (pas génial, loin de là) à l'esthétique rétro-futuriste (inspirée des films de Fritz Lang et de l'expressionisme allemand) très séduisante. Pendant tout le film, on songe aux acteurs qui ont tourné toutes les scènes en studio devant un fond bleu alors que des paysages et décors crées sur ordinateur ont été inserrés après-coup. Le procédé à ses limites (on sent parfois les acteurs jouer dans le vide, trop peu effrayés par les robots terrifiants!) mais les personnages se fondent extrêmement bien dans ces décors CGI. L'un des acteurs, Giovanni Ribisi, explique à E! que filmer dans ces conditions relève du théâtre expérimental:
"C'est le Bauhaus. Ca (il pointe du doigt une chaise) c'est censé représenter un bâtiment et votre vie entière... et votre mère. De quoi perturber n'importe quel acteur. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point j'ai besoin de l'existence tangible des choses (pour jouer.) Je n'arrivais pas à me souvenir de mes dialogues [...] Il y a quelque chose dans la peinture (bleue, du fond bleu) qui vous rend déshydraté."
"It's Bauhaus. This [points to a chair] is supposed to represent a building, and your whole life...and your mother." It can drive any actor to distraction. I didn't realize how much I relied on the tangible existence of things. I couldn't remember my lines [...] There's a thing in the blue paint that makes you dehydrated."
(sortie aux USA ce vendredi, en France, le 20 octobre)
Un film assez étonnant (pas génial, loin de là) à l'esthétique rétro-futuriste (inspirée des films de Fritz Lang et de l'expressionisme allemand) très séduisante. Pendant tout le film, on songe aux acteurs qui ont tourné toutes les scènes en studio devant un fond bleu alors que des paysages et décors crées sur ordinateur ont été inserrés après-coup. Le procédé à ses limites (on sent parfois les acteurs jouer dans le vide, trop peu effrayés par les robots terrifiants!) mais les personnages se fondent extrêmement bien dans ces décors CGI. L'un des acteurs, Giovanni Ribisi, explique à E! que filmer dans ces conditions relève du théâtre expérimental:
"C'est le Bauhaus. Ca (il pointe du doigt une chaise) c'est censé représenter un bâtiment et votre vie entière... et votre mère. De quoi perturber n'importe quel acteur. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point j'ai besoin de l'existence tangible des choses (pour jouer.) Je n'arrivais pas à me souvenir de mes dialogues [...] Il y a quelque chose dans la peinture (bleue, du fond bleu) qui vous rend déshydraté."
"It's Bauhaus. This [points to a chair] is supposed to represent a building, and your whole life...and your mother." It can drive any actor to distraction. I didn't realize how much I relied on the tangible existence of things. I couldn't remember my lines [...] There's a thing in the blue paint that makes you dehydrated."
(sortie aux USA ce vendredi, en France, le 20 octobre)
Un film assez étonnant (pas génial, loin de là) à l'esthétique rétro-futuriste (inspirée des films de Fritz Lang et de l'expressionisme allemand) très séduisante. Pendant tout le film, on songe aux acteurs qui ont tourné toutes les scènes en studio devant un fond bleu alors que des paysages et décors crées sur ordinateur ont été inserrés après-coup. Le procédé à ses limites (on sent parfois les acteurs jouer dans le vide, trop peu effrayés par les robots terrifiants!) mais les personnages se fondent extrêmement bien dans ces décors CGI. L'un des acteurs, Giovanni Ribisi, explique à E! que filmer dans ces conditions relève du théâtre expérimental:
"C'est le Bauhaus. Ca (il pointe du doigt une chaise) c'est censé représenter un bâtiment et votre vie entière... et votre mère. De quoi perturber n'importe quel acteur. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point j'ai besoin de l'existence tangible des choses (pour jouer.) Je n'arrivais pas à me souvenir de mes dialogues [...] Il y a quelque chose dans la peinture (bleue, du fond bleu) qui vous rend déshydraté."
"It's Bauhaus. This [points to a chair] is supposed to represent a building, and your whole life...and your mother." It can drive any actor to distraction. I didn't realize how much I relied on the tangible existence of things. I couldn't remember my lines [...] There's a thing in the blue paint that makes you dehydrated."
(sortie aux USA ce vendredi, en France, le 20 octobre)
Un film assez étonnant (pas génial, loin de là) à l'esthétique rétro-futuriste (inspirée des films de Fritz Lang et de l'expressionisme allemand) très séduisante. Pendant tout le film, on songe aux acteurs qui ont tourné toutes les scènes en studio devant un fond bleu alors que des paysages et décors crées sur ordinateur ont été inserrés après-coup. Le procédé à ses limites (on sent parfois les acteurs jouer dans le vide, trop peu effrayés par les robots terrifiants!) mais les personnages se fondent extrêmement bien dans ces décors CGI. L'un des acteurs, Giovanni Ribisi, explique à E! que filmer dans ces conditions relève du théâtre expérimental:
"C'est le Bauhaus. Ca (il pointe du doigt une chaise) c'est censé représenter un bâtiment et votre vie entière... et votre mère. De quoi perturber n'importe quel acteur. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point j'ai besoin de l'existence tangible des choses (pour jouer.) Je n'arrivais pas à me souvenir de mes dialogues [...] Il y a quelque chose dans la peinture (bleue, du fond bleu) qui vous rend déshydraté."
"It's Bauhaus. This [points to a chair] is supposed to represent a building, and your whole life...and your mother." It can drive any actor to distraction. I didn't realize how much I relied on the tangible existence of things. I couldn't remember my lines [...] There's a thing in the blue paint that makes you dehydrated."
(sortie aux USA ce vendredi, en France, le 20 octobre)
Un film assez étonnant (pas génial, loin de là) à l'esthétique rétro-futuriste (inspirée des films de Fritz Lang et de l'expressionisme allemand) très séduisante. Pendant tout le film, on songe aux acteurs qui ont tourné toutes les scènes en studio devant un fond bleu alors que des paysages et décors crées sur ordinateur ont été inserrés après-coup. Le procédé à ses limites (on sent parfois les acteurs jouer dans le vide, trop peu effrayés par les robots terrifiants!) mais les personnages se fondent extrêmement bien dans ces décors CGI. L'un des acteurs, Giovanni Ribisi, explique à E! que filmer dans ces conditions relève du théâtre expérimental:
"C'est le Bauhaus. Ca (il pointe du doigt une chaise) c'est censé représenter un bâtiment et votre vie entière... et votre mère. De quoi perturber n'importe quel acteur. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point j'ai besoin de l'existence tangible des choses (pour jouer.) Je n'arrivais pas à me souvenir de mes dialogues [...] Il y a quelque chose dans la peinture (bleue, du fond bleu) qui vous rend déshydraté."
"It's Bauhaus. This [points to a chair] is supposed to represent a building, and your whole life...and your mother." It can drive any actor to distraction. I didn't realize how much I relied on the tangible existence of things. I couldn't remember my lines [...] There's a thing in the blue paint that makes you dehydrated."
Excellent film rafraîchissant, et l'acteur/réalisateur/scénariste Zach Braff a même un blog autour de ce premier film personnel: une collection d'histoires recueillies au fil des ans. Sort en France le 20.08.2004 (aux dernières nouvelles.)
Excellent film rafraîchissant, et l'acteur/réalisateur/scénariste Zach Braff a même un blog autour de ce premier film personnel: une collection d'histoires recueillies au fil des ans. Sort en France le 20.08.2004 (aux dernières nouvelles.)
Excellent film rafraîchissant, et l'acteur/réalisateur/scénariste Zach Braff a même un blog autour de ce premier film personnel: une collection d'histoires recueillies au fil des ans. Sort en France le 20.08.2004 (aux dernières nouvelles.)
Excellent film rafraîchissant, et l'acteur/réalisateur/scénariste Zach Braff a même un blog autour de ce premier film personnel: une collection d'histoires recueillies au fil des ans. Sort en France le 20.08.2004 (aux dernières nouvelles.)
Excellent film rafraîchissant, et l'acteur/réalisateur/scénariste Zach Braff a même un blog autour de ce premier film personnel: une collection d'histoires recueillies au fil des ans. Sort en France le 20.08.2004 (aux dernières nouvelles.)
Excellent film rafraîchissant, et l'acteur/réalisateur/scénariste Zach Braff a même un blog autour de ce premier film personnel: une collection d'histoires recueillies au fil des ans. Sort en France le 20.08.2004 (aux dernières nouvelles.)
Excellent film rafraîchissant, et l'acteur/réalisateur/scénariste Zach Braff a même un blog autour de ce premier film personnel: une collection d'histoires recueillies au fil des ans. Sort en France le 20.08.2004 (aux dernières nouvelles.)
Les correspondants à Hollywood ont cet avantage: un flot continu d'invitations à des projections de presse. Avant le 11 septembre, elles avaient lieu souvent dans les studios eux-mêmes, ce qui était cool. On faisait une petite ballade dans les fausses rues de New York, en longeant les studios de tournage de Friends ou celui des Simpsons, reconnaissable aux murs peints. Désormais, pour des raisons de sécurité, on se retrouve presque tout le temps dans des salles de ciné. Et parfois avec des ados recrutés par des émissions de radio ("hé les jeunes, un ticket gratuit pour voir 'Le jour d'après', ca vous dit?") ce qui tombe à pic. Ils ont tendance à bavarder et à machouiller des sacs géants de pop corn à côté de vous, mais leur réaction est un bon baromètre. Un bon signe: en cas de gros rires, quand le soda ressort par les narines!
Avant de me farcir un énième film de super-héros, je consulte en général le site de Harry Knowles, Ain't it Cool et le génial outil de recherche de critiques de ciné, MRQE. La projo de presse est peut-être gratuite mais on ne veut pas passer 2 ou 3 heures (circulation dans les bouchons comprise) pour voir un navet. Sauf si évidemment, il faut écrire dessus.
L'autre jour, j'ai oublié de jeter un oeil sur AICN avant Catwoman, et bien mal m'en a pris: même en combinaison de cuir moulante S&M, Halle Berry ne parvient pas à sauver le film au scénario débilissime. Sharon Stone, la méchante de l'histoire, joue comme un pic à glace et ne bénéficie même pas des lumières tamisées alors qu'une amie qui l'a rencontrée à une conférence de Bernard Henri Lévy à Los Angeles (!) assure qu'elle est "une très belle femme." Après avoir interviewé Mathieu Kassovitz sur son thriller hollywoodien avec Halle Berry (Gothika) j'étais très curieuse de voir comment le réalisateur français Pitof s'en était sorti. Pas super bien, mais pas de quoi fouetter une grenouille pour autant: sur AICN, Catwoman inspire des commentaires anti-français sur ce "connard de Français" qui a ruiné le film. Un participant y va carrément: "Gardez les réalisateurs/artistes étranger à distance des films de comic books. Pour la plupart, ils ne comprennent pas le genre. C'est aussi simple que ca." Il va être servi: Alain Chabat fait surface à Hollywood avec des projets d'adaptation de comic book. Qu'en pense le fana de comics Jim Treacher?
The other day, I forgot to look up Catwoman on AICN before going, and boy, should have I! Despite the hot leather S&M catsuit, Halle Berry can't save this movie from its idiotic screenplay. Villainess Sharon Stone acts like an ice-pick and doesn't even benefit from the ultra-soft lighting (a shame, since a friend who met her at in L.A. at a conference by French philosopher Bernard Henry Lévy assures me that she is "a very beautiful woman.") After having interviewed Mathieu Kassovitz about his hollywood thriller with Halle Berry (Gothika), I was very curious to see how Pitof, another French director had done here. This didn't go well, but there is nothing to fry a frog about. On AICN, Catwoman inspires anti-French commentaries on this "French fuck" who ruined the movie. One is brutal: "Keep the foreign director/artists AWAY from American comic movies. They (mostly) just dont understand the genre, plain and simple." He won't be disapointed: French director Alain Chabat is showing up Hollywood with several projects of comic book adaptations. What does comics superfan Jim Treacher say?
Les correspondants à Hollywood ont cet avantage: un flot continu d'invitations à des projections de presse. Avant le 11 septembre, elles avaient lieu souvent dans les studios eux-mêmes, ce qui était cool. On faisait une petite ballade dans les fausses rues de New York, en longeant les studios de tournage de Friends ou celui des Simpsons, reconnaissable aux murs peints. Désormais, pour des raisons de sécurité, on se retrouve presque tout le temps dans des salles de ciné. Et parfois avec des ados recrutés par des émissions de radio ("hé les jeunes, un ticket gratuit pour voir 'Le jour d'après', ca vous dit?") ce qui tombe à pic. Ils ont tendance à bavarder et à machouiller des sacs géants de pop corn à côté de vous, mais leur réaction est un bon baromètre. Un bon signe: en cas de gros rires, quand le soda ressort par les narines!
Avant de me farcir un énième film de super-héros, je consulte en général le site de Harry Knowles, Ain't it Cool et le génial outil de recherche de critiques de ciné, MRQE. La projo de presse est peut-être gratuite mais on ne veut pas passer 2 ou 3 heures (circulation dans les bouchons comprise) pour voir un navet. Sauf si évidemment, il faut écrire dessus.
L'autre jour, j'ai oublié de jeter un oeil sur AICN avant Catwoman, et bien mal m'en a pris: même en combinaison de cuir moulante S&M, Halle Berry ne parvient pas à sauver le film au scénario débilissime. Sharon Stone, la méchante de l'histoire, joue comme un pic à glace et ne bénéficie même pas des lumières tamisées alors qu'une amie qui l'a rencontrée à une conférence de Bernard Henri Lévy à Los Angeles (!) assure qu'elle est "une très belle femme." Après avoir interviewé Mathieu Kassovitz sur son thriller hollywoodien avec Halle Berry (Gothika) j'étais très curieuse de voir comment le réalisateur français Pitof s'en était sorti. Pas super bien, mais pas de quoi fouetter une grenouille pour autant: sur AICN, Catwoman inspire des commentaires anti-français sur ce "connard de Français" qui a ruiné le film. Un participant y va carrément: "Gardez les réalisateurs/artistes étranger à distance des films de comic books. Pour la plupart, ils ne comprennent pas le genre. C'est aussi simple que ca." Il va être servi: Alain Chabat fait surface à Hollywood avec des projets d'adaptation de comic book. Qu'en pense le fana de comics Jim Treacher?
The other day, I forgot to look up Catwoman on AICN before going, and boy, should have I! Despite the hot leather S&M catsuit, Halle Berry can't save this movie from its idiotic screenplay. Villainess Sharon Stone acts like an ice-pick and doesn't even benefit from the ultra-soft lighting (a shame, since a friend who met her at in L.A. at a conference by French philosopher Bernard Henry Lévy assures me that she is "a very beautiful woman.") After having interviewed Mathieu Kassovitz about his hollywood thriller with Halle Berry (Gothika), I was very curious to see how Pitof, another French director had done here. This didn't go well, but there is nothing to fry a frog about. On AICN, Catwoman inspires anti-French commentaries on this "French fuck" who ruined the movie. One is brutal: "Keep the foreign director/artists AWAY from American comic movies. They (mostly) just dont understand the genre, plain and simple." He won't be disapointed: French director Alain Chabat is showing up Hollywood with several projects of comic book adaptations. What does comics superfan Jim Treacher say?
Les correspondants à Hollywood ont cet avantage: un flot continu d'invitations à des projections de presse. Avant le 11 septembre, elles avaient lieu souvent dans les studios eux-mêmes, ce qui était cool. On faisait une petite ballade dans les fausses rues de New York, en longeant les studios de tournage de Friends ou celui des Simpsons, reconnaissable aux murs peints. Désormais, pour des raisons de sécurité, on se retrouve presque tout le temps dans des salles de ciné. Et parfois avec des ados recrutés par des émissions de radio ("hé les jeunes, un ticket gratuit pour voir 'Le jour d'après', ca vous dit?") ce qui tombe à pic. Ils ont tendance à bavarder et à machouiller des sacs géants de pop corn à côté de vous, mais leur réaction est un bon baromètre. Un bon signe: en cas de gros rires, quand le soda ressort par les narines!
Avant de me farcir un énième film de super-héros, je consulte en général le site de Harry Knowles, Ain't it Cool et le génial outil de recherche de critiques de ciné, MRQE. La projo de presse est peut-être gratuite mais on ne veut pas passer 2 ou 3 heures (circulation dans les bouchons comprise) pour voir un navet. Sauf si évidemment, il faut écrire dessus.
L'autre jour, j'ai oublié de jeter un oeil sur AICN avant Catwoman, et bien mal m'en a pris: même en combinaison de cuir moulante S&M, Halle Berry ne parvient pas à sauver le film au scénario débilissime. Sharon Stone, la méchante de l'histoire, joue comme un pic à glace et ne bénéficie même pas des lumières tamisées alors qu'une amie qui l'a rencontrée à une conférence de Bernard Henri Lévy à Los Angeles (!) assure qu'elle est "une très belle femme." Après avoir interviewé Mathieu Kassovitz sur son thriller hollywoodien avec Halle Berry (Gothika) j'étais très curieuse de voir comment le réalisateur français Pitof s'en était sorti. Pas super bien, mais pas de quoi fouetter une grenouille pour autant: sur AICN, Catwoman inspire des commentaires anti-français sur ce "connard de Français" qui a ruiné le film. Un participant y va carrément: "Gardez les réalisateurs/artistes étranger à distance des films de comic books. Pour la plupart, ils ne comprennent pas le genre. C'est aussi simple que ca." Il va être servi: Alain Chabat fait surface à Hollywood avec des projets d'adaptation de comic book. Qu'en pense le fana de comics Jim Treacher?
The other day, I forgot to look up Catwoman on AICN before going, and boy, should have I! Despite the hot leather S&M catsuit, Halle Berry can't save this movie from its idiotic screenplay. Villainess Sharon Stone acts like an ice-pick and doesn't even benefit from the ultra-soft lighting (a shame, since a friend who met her at in L.A. at a conference by French philosopher Bernard Henry Lévy assures me that she is "a very beautiful woman.") After having interviewed Mathieu Kassovitz about his hollywood thriller with Halle Berry (Gothika), I was very curious to see how Pitof, another French director had done here. This didn't go well, but there is nothing to fry a frog about. On AICN, Catwoman inspires anti-French commentaries on this "French fuck" who ruined the movie. One is brutal: "Keep the foreign director/artists AWAY from American comic movies. They (mostly) just dont understand the genre, plain and simple." He won't be disapointed: French director Alain Chabat is showing up Hollywood with several projects of comic book adaptations. What does comics superfan Jim Treacher say?
Les correspondants à Hollywood ont cet avantage: un flot continu d'invitations à des projections de presse. Avant le 11 septembre, elles avaient lieu souvent dans les studios eux-mêmes, ce qui était cool. On faisait une petite ballade dans les fausses rues de New York, en longeant les studios de tournage de Friends ou celui des Simpsons, reconnaissable aux murs peints. Désormais, pour des raisons de sécurité, on se retrouve presque tout le temps dans des salles de ciné. Et parfois avec des ados recrutés par des émissions de radio ("hé les jeunes, un ticket gratuit pour voir 'Le jour d'après', ca vous dit?") ce qui tombe à pic. Ils ont tendance à bavarder et à machouiller des sacs géants de pop corn à côté de vous, mais leur réaction est un bon baromètre. Un bon signe: en cas de gros rires, quand le soda ressort par les narines!
Avant de me farcir un énième film de super-héros, je consulte en général le site de Harry Knowles, Ain't it Cool et le génial outil de recherche de critiques de ciné, MRQE. La projo de presse est peut-être gratuite mais on ne veut pas passer 2 ou 3 heures (circulation dans les bouchons comprise) pour voir un navet. Sauf si évidemment, il faut écrire dessus.
L'autre jour, j'ai oublié de jeter un oeil sur AICN avant Catwoman, et bien mal m'en a pris: même en combinaison de cuir moulante S&M, Halle Berry ne parvient pas à sauver le film au scénario débilissime. Sharon Stone, la méchante de l'histoire, joue comme un pic à glace et ne bénéficie même pas des lumières tamisées alors qu'une amie qui l'a rencontrée à une conférence de Bernard Henri Lévy à Los Angeles (!) assure qu'elle est "une très belle femme." Après avoir interviewé Mathieu Kassovitz sur son thriller hollywoodien avec Halle Berry (Gothika) j'étais très curieuse de voir comment le réalisateur français Pitof s'en était sorti. Pas super bien, mais pas de quoi fouetter une grenouille pour autant: sur AICN, Catwoman inspire des commentaires anti-français sur ce "connard de Français" qui a ruiné le film. Un participant y va carrément: "Gardez les réalisateurs/artistes étranger à distance des films de comic books. Pour la plupart, ils ne comprennent pas le genre. C'est aussi simple que ca." Il va être servi: Alain Chabat fait surface à Hollywood avec des projets d'adaptation de comic book. Qu'en pense le fana de comics Jim Treacher?
The other day, I forgot to look up Catwoman on AICN before going, and boy, should have I! Despite the hot leather S&M catsuit, Halle Berry can't save this movie from its idiotic screenplay. Villainess Sharon Stone acts like an ice-pick and doesn't even benefit from the ultra-soft lighting (a shame, since a friend who met her at in L.A. at a conference by French philosopher Bernard Henry Lévy assures me that she is "a very beautiful woman.") After having interviewed Mathieu Kassovitz about his hollywood thriller with Halle Berry (Gothika), I was very curious to see how Pitof, another French director had done here. This didn't go well, but there is nothing to fry a frog about. On AICN, Catwoman inspires anti-French commentaries on this "French fuck" who ruined the movie. One is brutal: "Keep the foreign director/artists AWAY from American comic movies. They (mostly) just dont understand the genre, plain and simple." He won't be disapointed: French director Alain Chabat is showing up Hollywood with several projects of comic book adaptations. What does comics superfan Jim Treacher say?
Les correspondants à Hollywood ont cet avantage: un flot continu d'invitations à des projections de presse. Avant le 11 septembre, elles avaient lieu souvent dans les studios eux-mêmes, ce qui était cool. On faisait une petite ballade dans les fausses rues de New York, en longeant les studios de tournage de Friends ou celui des Simpsons, reconnaissable aux murs peints. Désormais, pour des raisons de sécurité, on se retrouve presque tout le temps dans des salles de ciné. Et parfois avec des ados recrutés par des émissions de radio ("hé les jeunes, un ticket gratuit pour voir 'Le jour d'après', ca vous dit?") ce qui tombe à pic. Ils ont tendance à bavarder et à machouiller des sacs géants de pop corn à côté de vous, mais leur réaction est un bon baromètre. Un bon signe: en cas de gros rires, quand le soda ressort par les narines!
Avant de me farcir un énième film de super-héros, je consulte en général le site de Harry Knowles, Ain't it Cool et le génial outil de recherche de critiques de ciné, MRQE. La projo de presse est peut-être gratuite mais on ne veut pas passer 2 ou 3 heures (circulation dans les bouchons comprise) pour voir un navet. Sauf si évidemment, il faut écrire dessus.
L'autre jour, j'ai oublié de jeter un oeil sur AICN avant Catwoman, et bien mal m'en a pris: même en combinaison de cuir moulante S&M, Halle Berry ne parvient pas à sauver le film au scénario débilissime. Sharon Stone, la méchante de l'histoire, joue comme un pic à glace et ne bénéficie même pas des lumières tamisées alors qu'une amie qui l'a rencontrée à une conférence de Bernard Henri Lévy à Los Angeles (!) assure qu'elle est "une très belle femme." Après avoir interviewé Mathieu Kassovitz sur son thriller hollywoodien avec Halle Berry (Gothika) j'étais très curieuse de voir comment le réalisateur français Pitof s'en était sorti. Pas super bien, mais pas de quoi fouetter une grenouille pour autant: sur AICN, Catwoman inspire des commentaires anti-français sur ce "connard de Français" qui a ruiné le film. Un participant y va carrément: "Gardez les réalisateurs/artistes étranger à distance des films de comic books. Pour la plupart, ils ne comprennent pas le genre. C'est aussi simple que ca." Il va être servi: Alain Chabat fait surface à Hollywood avec des projets d'adaptation de comic book. Qu'en pense le fana de comics Jim Treacher?
The other day, I forgot to look up Catwoman on AICN before going, and boy, should have I! Despite the hot leather S&M catsuit, Halle Berry can't save this movie from its idiotic screenplay. Villainess Sharon Stone acts like an ice-pick and doesn't even benefit from the ultra-soft lighting (a shame, since a friend who met her at in L.A. at a conference by French philosopher Bernard Henry Lévy assures me that she is "a very beautiful woman.") After having interviewed Mathieu Kassovitz about his hollywood thriller with Halle Berry (Gothika), I was very curious to see how Pitof, another French director had done here. This didn't go well, but there is nothing to fry a frog about. On AICN, Catwoman inspires anti-French commentaries on this "French fuck" who ruined the movie. One is brutal: "Keep the foreign director/artists AWAY from American comic movies. They (mostly) just dont understand the genre, plain and simple." He won't be disapointed: French director Alain Chabat is showing up Hollywood with several projects of comic book adaptations. What does comics superfan Jim Treacher say?
Les correspondants à Hollywood ont cet avantage: un flot continu d'invitations à des projections de presse. Avant le 11 septembre, elles avaient lieu souvent dans les studios eux-mêmes, ce qui était cool. On faisait une petite ballade dans les fausses rues de New York, en longeant les studios de tournage de Friends ou celui des Simpsons, reconnaissable aux murs peints. Désormais, pour des raisons de sécurité, on se retrouve presque tout le temps dans des salles de ciné. Et parfois avec des ados recrutés par des émissions de radio ("hé les jeunes, un ticket gratuit pour voir 'Le jour d'après', ca vous dit?") ce qui tombe à pic. Ils ont tendance à bavarder et à machouiller des sacs géants de pop corn à côté de vous, mais leur réaction est un bon baromètre. Un bon signe: en cas de gros rires, quand le soda ressort par les narines!
Avant de me farcir un énième film de super-héros, je consulte en général le site de Harry Knowles, Ain't it Cool et le génial outil de recherche de critiques de ciné, MRQE. La projo de presse est peut-être gratuite mais on ne veut pas passer 2 ou 3 heures (circulation dans les bouchons comprise) pour voir un navet. Sauf si évidemment, il faut écrire dessus.
L'autre jour, j'ai oublié de jeter un oeil sur AICN avant Catwoman, et bien mal m'en a pris: même en combinaison de cuir moulante S&M, Halle Berry ne parvient pas à sauver le film au scénario débilissime. Sharon Stone, la méchante de l'histoire, joue comme un pic à glace et ne bénéficie même pas des lumières tamisées alors qu'une amie qui l'a rencontrée à une conférence de Bernard Henri Lévy à Los Angeles (!) assure qu'elle est "une très belle femme." Après avoir interviewé Mathieu Kassovitz sur son thriller hollywoodien avec Halle Berry (Gothika) j'étais très curieuse de voir comment le réalisateur français Pitof s'en était sorti. Pas super bien, mais pas de quoi fouetter une grenouille pour autant: sur AICN, Catwoman inspire des commentaires anti-français sur ce "connard de Français" qui a ruiné le film. Un participant y va carrément: "Gardez les réalisateurs/artistes étranger à distance des films de comic books. Pour la plupart, ils ne comprennent pas le genre. C'est aussi simple que ca." Il va être servi: Alain Chabat fait surface à Hollywood avec des projets d'adaptation de comic book. Qu'en pense le fana de comics Jim Treacher?
The other day, I forgot to look up Catwoman on AICN before going, and boy, should have I! Despite the hot leather S&M catsuit, Halle Berry can't save this movie from its idiotic screenplay. Villainess Sharon Stone acts like an ice-pick and doesn't even benefit from the ultra-soft lighting (a shame, since a friend who met her at in L.A. at a conference by French philosopher Bernard Henry Lévy assures me that she is "a very beautiful woman.") After having interviewed Mathieu Kassovitz about his hollywood thriller with Halle Berry (Gothika), I was very curious to see how Pitof, another French director had done here. This didn't go well, but there is nothing to fry a frog about. On AICN, Catwoman inspires anti-French commentaries on this "French fuck" who ruined the movie. One is brutal: "Keep the foreign director/artists AWAY from American comic movies. They (mostly) just dont understand the genre, plain and simple." He won't be disapointed: French director Alain Chabat is showing up Hollywood with several projects of comic book adaptations. What does comics superfan Jim Treacher say?
Les correspondants à Hollywood ont cet avantage: un flot continu d'invitations à des projections de presse. Avant le 11 septembre, elles avaient lieu souvent dans les studios eux-mêmes, ce qui était cool. On faisait une petite ballade dans les fausses rues de New York, en longeant les studios de tournage de Friends ou celui des Simpsons, reconnaissable aux murs peints. Désormais, pour des raisons de sécurité, on se retrouve presque tout le temps dans des salles de ciné. Et parfois avec des ados recrutés par des émissions de radio ("hé les jeunes, un ticket gratuit pour voir 'Le jour d'après', ca vous dit?") ce qui tombe à pic. Ils ont tendance à bavarder et à machouiller des sacs géants de pop corn à côté de vous, mais leur réaction est un bon baromètre. Un bon signe: en cas de gros rires, quand le soda ressort par les narines!
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L'autre jour, j'ai oublié de jeter un oeil sur AICN avant Catwoman, et bien mal m'en a pris: même en combinaison de cuir moulante S&M, Halle Berry ne parvient pas à sauver le film au scénario débilissime. Sharon Stone, la méchante de l'histoire, joue comme un pic à glace et ne bénéficie même pas des lumières tamisées alors qu'une amie qui l'a rencontrée à une conférence de Bernard Henri Lévy à Los Angeles (!) assure qu'elle est "une très belle femme." Après avoir interviewé Mathieu Kassovitz sur son thriller hollywoodien avec Halle Berry (Gothika) j'étais très curieuse de voir comment le réalisateur français Pitof s'en était sorti. Pas super bien, mais pas de quoi fouetter une grenouille pour autant: sur AICN, Catwoman inspire des commentaires anti-français sur ce "connard de Français" qui a ruiné le film. Un participant y va carrément: "Gardez les réalisateurs/artistes étranger à distance des films de comic books. Pour la plupart, ils ne comprennent pas le genre. C'est aussi simple que ca." Il va être servi: Alain Chabat fait surface à Hollywood avec des projets d'adaptation de comic book. Qu'en pense le fana de comics Jim Treacher?
The other day, I forgot to look up Catwoman on AICN before going, and boy, should have I! Despite the hot leather S&M catsuit, Halle Berry can't save this movie from its idiotic screenplay. Villainess Sharon Stone acts like an ice-pick and doesn't even benefit from the ultra-soft lighting (a shame, since a friend who met her at in L.A. at a conference by French philosopher Bernard Henry Lévy assures me that she is "a very beautiful woman.") After having interviewed Mathieu Kassovitz about his hollywood thriller with Halle Berry (Gothika), I was very curious to see how Pitof, another French director had done here. This didn't go well, but there is nothing to fry a frog about. On AICN, Catwoman inspires anti-French commentaries on this "French fuck" who ruined the movie. One is brutal: "Keep the foreign director/artists AWAY from American comic movies. They (mostly) just dont understand the genre, plain and simple." He won't be disapointed: French director Alain Chabat is showing up Hollywood with several projects of comic book adaptations. What does comics superfan Jim Treacher say?